La VAP promouvoit le fret ferroviaire.


 

Vers le rapport

La VAP Asso­cia­ti­on des char­geurs s’en­ga­ge en faveur de con­di­ti­ons-cad­res adap­tées au mar­ché et d’un sys­tème fer­ro­vi­ai­re suis­se pour le trans­port de mar­chan­di­ses per­for­mant. Thè­mes actuels:

SECTEUR DU FRET

  • Com­ment con­ce­voir l’a­ve­nir du trans­port de mar­chan­di­ses?
  • Qu’est-ce qui fait bouger le sec­teur du fret?
  • Un aper­çu des acteurs du fret ferroviaire.

RÉSEAU

Vous trou­verez ici des infor­ma­ti­ons uti­les sur les voies fer­rées, leur orga­ni­sa­ti­on et l’ac­cès au réseau.

FINANCEMENT

Infor­ma­ti­ons sur les aides finan­ciè­res et les taxes dans le trans­port de marchandises.

SITES

Tout sur le char­ge­ment libre, les ter­minaux, les instal­la­ti­ons de voies de rac­cor­de­ment ou enco­re les hubs logis­ti­ques mul­ti­mo­daux.

INTEROPÉRABILITÉ

La VAP s’en­ga­ge à har­mo­nis­er les con­di­ti­ons-cad­res afin que les trains puis­sent cir­cu­ler sans dif­fi­cul­té sur les réseaux fer­ro­vi­ai­res européens.

DURABILITÉ

Pour un ave­nir clair­voy­ant, il con­vi­ent de con­ce­voir dif­fér­ents domain­es de maniè­re durable.

Innovation

Com­ment pou­vons-nous faire avan­cer l’in­no­va­ti­on dans le trans­port de marchandises?

EXPLOITATION

En faveur d’une con­cur­rence loya­le, nous vou­lons uti­li­ser la force de tous les modes de trans­port et les com­bi­ner de maniè­re opti­ma­le. Car c’est ainsi que le tra­jet sera plus court – et plus éco­no­mi­que – pour chacun d’ent­re nous.

ÉVÉNEMENTS

Vous trou­verez ici des infor­ma­ti­ons com­plé­men­tai­res et de la docu­men­ta­ti­on sur nos mani­fes­ta­ti­ons Forum Fret Fer­ro­vi­ai­re, notre Assem­blée géné­ra­le et autres.

4<sup>e</sup> paquet ferroviaire de l’UE: profiter de l’élan d’innovation

4e paquet ferroviaire de l’UE: profiter de l’élan d’innovation

La pro­tec­tion du cli­mat figu­re en tête de l’agenda poli­tique euro­pé­en. Dans notre région for­te­ment indus­tria­li­sée, un beso­in élevé de mobi­li­té des per­son­nes et de trans­port des mar­chan­di­ses ent­raî­ne depuis long­temps un volu­me con­sidé­ra­ble d’émissions noci­ves pour le cli­mat. Sur la voie de la neu­tra­li­té car­bo­ne, le monde poli­tique attend du sec­teur fer­ro­vi­ai­re qu’il exploi­te sys­té­ma­ti­quement ses avan­ta­ges et appor­te une con­tri­bu­ti­on sub­stan­ti­el­le à une logis­tique plus respec­tueu­se des res­sour­ces. L’innovation nous donne la pos­si­bi­li­té de rend­re la pro­duc­tion des trans­ports de mar­chan­di­ses plus effi­cace, donc moins coû­teu­se et plus con­vi­via­le, tout en aug­men­tant la dis­po­ni­bi­li­té des sil­lons sur nos réseaux fer­ro­vi­ai­res existants.

Le secteur ferroviaire doit se numériser

En réa­li­té, les con­di­ti­ons pour répond­re à ces atten­tes poli­ti­ques sont bon­nes. En Euro­pe, il exis­te un réseau fer­ro­vi­ai­re dense sur lequel le train peut, com­pa­ré à d’autres modes de trans­port, dépla­cer des mas­ses importan­tes avec un fai­ble beso­in en éner­gie et en espace, les prin­ci­paux cen­tres étant tous reliés entre eux. Cepen­dant, dans le sec­teur fer­ro­vi­ai­re, de nombreu­ses nor­mes et métho­des de tra­vail sont lar­ge­ment dépas­sées. Et les spé­ci­fi­ci­tés de chaque pays sont par­fois dia­mé­tra­le­ment oppo­sées. C’est l’une des prin­ci­pa­les rai­sons pour les­quel­les la hausse des per­for­man­ces récla­mée par le sec­teur fer­ro­vi­ai­re ne s’est pas pro­duite jusqu’à pré­sent. Le sec­teur fer­ro­vi­ai­re ne pour­ra répond­re de maniè­re con­vain­can­te aux atten­tes poli­ti­ques éle­vées – jouer le rôle clé men­ti­onné dans la mise en œuvre de la poli­tique cli­ma­tique – que s’il se renou­vel­le fon­da­men­ta­le­ment. Pour cela, il a beso­in d’une pous­sée d’innovation couvrant l’ensemble du sys­tème et de règles sou­ve­rai­nes har­mo­ni­sées cor­re­spond­ant à l’état de la technique.

Interopérabilité harmonisée à l’échelle de l’UE

C’est là que le pilier tech­ni­que du 4e paquet fer­ro­vi­ai­re de l’UE entre en jeu. Il vise une har­mo­ni­sa­ti­on sys­té­ma­tique dans le tra­fic inter­na­tio­nal à voie nor­ma­le. Les États mem­bres sont appelés à appli­quer sys­té­ma­ti­quement les nor­mes d’interopérabilité et à har­mo­nis­er les pro­cé­du­res d’autorisation cor­re­spond­an­tes au niveau inter­na­tio­nal. Cela per­met­tra de sup­p­ri­mer les obs­ta­cles actuels aux trans­ports trans­fron­ta­liers et d’ouvrir la voie à des étapes d’innovation euro­pé­en­nes com­mu­nes. Ainsi, le pilier tech­ni­que devi­ent décisif pour des inno­va­tions réus­sies dans le sec­teur fer­ro­vi­ai­re européen.

Cel­les-ci com­pren­nent quat­re thè­mes et amé­lio­re­ront con­sidé­ra­blem­ent la posi­ti­on du trans­port fer­ro­vi­ai­re sur le mar­ché au cours des pro­chai­nes années:

  • Règles sou­ve­rai­nes har­mo­ni­sées au niveau international
  • Sys­tè­mes tech­ni­ques com­pa­ti­bles par-delà les frontières
  • Pro­ces­sus har­mo­ni­sés au niveau inter­na­tio­nal pour les acti­vi­tés liées à la sécurité
  • Acti­vi­tés com­mu­nes de déve­lo­p­pe­ment intersystémique
L’automatisation devient commercialisable

L’entreprise com­mu­ne «sys­tème fer­ro­vi­ai­re euro­pé­en» (EU-RAIL) a lancé un important déve­lo­p­pe­ment inter­eu­ro­pé­en avec l’European Freight Digi­tal Auto­ma­tic Cou­pler Deli­very Pro­gram (EDDP). Celui-ci doit per­mett­re la numé­ri­sa­ti­on et l’automatisation du trans­port de mar­chan­di­ses. Les travaux de déve­lo­p­pe­ment doi­vent être suf­fi­sam­ment avan­cés d’ici 2025 pour que les attel­ages auto­ma­ti­ques numé­ri­ques soi­ent dis­po­nibles en série pour la migra­ti­on à venir du maté­ri­el roulant.

La Suisse au cœur du projet

Tant d’un point de vue éco­no­mi­que que géo­gra­phi­que, il est judi­cieux que la Suis­se par­ti­ci­pe de maniè­re acti­ve et cohé­ren­te aux acti­vi­tés en cours de l’UE – a for­tio­ri dans le con­tex­te du bras de fer autour de l’accord-cadre insti­tu­ti­on­nel. La révi­si­on de la loi suis­se sur les chem­ins de fer (LCdF), qui vise à adap­ter de maniè­re auto­no­me nos pre­scrip­ti­ons sou­ve­rai­nes aux direc­ti­ves Interop et de sécu­ri­té du 4e paquet fer­ro­vi­ai­re de l’UE, est une impul­si­on bien­ve­nue pour s’attaquer acti­ve­ment aux paquets d’innovation visés. Le sec­teur fer­ro­vi­ai­re suis­se doit et va uti­li­ser dès que pos­si­ble cette pous­sée d’innovation à son avan­ta­ge afin de res­ter un par­ten­aire com­pé­ti­tif dans le sec­teur des trans­ports, où la con­cur­rence com­mer­cia­le est rude.

Transfert du trafic: sur la bonne voie avec le transit

Transfert du trafic: sur la bonne voie avec le transit

Le «rap­port sur le trans­fert juil­let 2019 – juin 2021» du Con­seil fédé­ral pré­sen­te l’évolution du fret tran­sal­pin et de la pol­lu­ti­on de l’environnement sur les axes de tran­sit alpin. Ensuite, il décrit les avan­cées de la mise en œuvre des instru­ments de trans­fert et des mesu­res d’accompagnement. Sur cette base, le Con­seil fédé­ral pro­po­se plu­s­ieurs mesu­res de sou­ti­en du trans­fert. Enfin, il éva­lue la pour­suite de la poli­tique de trans­fert au cours des pro­chai­nes péri­odes de référence.

Une réussite dans le transit

Le rap­port sur le trans­fert 2021 mont­re que la direc­tion prise en ce qui con­cer­ne l’évolution du fret tran­sal­pin est la bonne. Le suivi et l’établissement de rap­ports font leurs preu­ves. Mais il reste enco­re beau­coup à faire. Le nombre de cour­ses tran­sal­pi­nes de véhi­cu­les lourds se situe à près de 900 000 pour l’année 2021. Le volu­me est donc enco­re net­te­ment supé­ri­eur à 650 000 cour­ses, qui est l’objectif défi­ni par la loi. Notam­ment en ce qui con­cer­ne la décar­bo­ni­sa­ti­on à venir du tra­fic pour att­eind­re les objec­tifs cli­ma­ti­ques 2050, d’autres mesu­res sont néces­saires de toute urgence.

Beaucoup de choses ont été faites, mais il reste encore beaucoup à faire

Chez VAP, nous som­mes d’avis qu’il faut ren­forcer les mesu­res qui ont été pri­ses jusqu’ici et notam­ment élar­gir les mesu­res de sou­ti­en finan­ciè­res de maniè­re tech­no­lo­gi­quement neu­tre. À l’heure actu­el­le, seul le trans­port com­bi­né non accom­pa­gné en béné­fi­cie. D’autres for­mes de pro­duc­tion fer­ro­vi­ai­re ne sont pas sou­te­nues. Bien enten­du, nous devons accep­ter les limi­tes du trans­fert du tra­fic dans le tran­sit et faire en sorte d’unir nos forces ici. Il incom­be tou­te­fois à la poli­tique et à l’économie de son­der le potentiel pour une pour­suite du trans­fert dans le tran­sit. C’est ce que nous avons fait par la suite.

Potentiel n° 1: multimodalité

La route, le rail et la voie mari­ti­me se com­plè­tent par­fai­te­ment. Les char­geurs peu­vent com­bi­ner ces modes de trans­port sous forme de solu­ti­ons logis­ti­ques mul­ti­mo­da­les effi­caces, le fret fer­ro­vi­ai­re étant con­sidé­ré comme l’épine dor­sa­le des chaî­nes logis­ti­ques mul­ti­mo­da­les. Par con­sé­quent, la pro­mo­ti­on de la mul­ti­mo­da­li­té doit se faire de maniè­re tech­no­lo­gi­quement neu­tre. À l’heure actu­el­le, c’est le tra­fic com­bi­né non accom­pa­gné qui est prin­ci­pa­le­ment sou­tenu et non le trans­port fer­ro­vi­ai­re de mar­chan­di­ses clas­si­que. Le résul­tat: la part du trans­port par wagons com­plets dans le tran­sit baisse.

Figure 1: évolution de la répartition modale en fret transalpin 1984-2020.

 

Nous esti­mons que c’est une occa­si­on man­quée. En effet, la «loi fédé­ra­le sur le trans­fert de la route au rail du trans­port lourd de mar­chan­di­ses à tra­vers les Alpes» (LTTM)1 auto­ri­se la pro­mo­ti­on de l’ensemble du fret fer­ro­vi­ai­re. Nous pen­so­ns que tou­tes les for­mes de com­bi­nai­son de la route, du rail et de la voie mari­ti­me font par­tie de la logis­tique mul­ti­mo­da­le et qu’elles doi­vent être trai­tées de maniè­re égale tant sur le plan finan­cier que sur le plan infrastructurel.

Potentiel n° 2: suivi de la qualité

Pré­sen­te­ment, seul le tra­fic com­bi­né non accom­pa­gné fait l’objet d’un suivi. Cette mesu­re a pour but de con­stater la qua­li­té dans le tra­fic de tran­sit. Il n’y a pas de suivi de la qua­li­té en revan­che dans le trans­port par wagons com­plets dans le tra­fic de tran­sit. Nous con­sidé­rons que c’est une deu­xiè­me occa­si­on man­quée. Car, ainsi que cela a déjà été dit, la LTTM pré­voit la pro­mo­ti­on de l’ensemble du fret fer­ro­vi­ai­re. Il fau­drait donc sur­veil­ler la qua­li­té de tous les trans­ports mul­ti­mo­daux. Cela est valable de la même façon pour les con­teneurs, les semi-remor­ques, les wagons cou­verts, les wagons-citer­nes et autres.

Figure 2: évolution de la ponctualité dans le fret ferroviaire combiné transalpin 2019-2021.
 

 

Potentiel n° 3: connectivité et productivité

L’Office fédé­ral des trans­ports (OFT), l’Union des trans­ports publics (UTP) ainsi que la VAP se lan­cent dans la numé­ri­sa­ti­on du fret fer­ro­vi­ai­re dans le cadre d’un pro­jet de gran­de enver­gu­re (cf. la moti­on «Ren­forcer l’efficacité du trans­port de mar­chan­di­ses sur le rail grâce à l’automatisation» de Josef Ditt­li, con­seil­ler aux États et pré­si­dent de la VAP). Les tech­no­lo­gies numé­ri­ques per­met­tent de sui­v­re les envois en temps réel, d’accroître la fle­xi­bi­li­té des ent­re­pri­ses de fret fer­ro­vi­ai­re, d’effectuer des con­trô­les de la tempé­ra­tu­re, et donc d’améliorer mas­si­ve­ment la qua­li­té de l’ensemble du fret fer­ro­vi­ai­re. La numé­ri­sa­ti­on auto­ri­se éga­le­ment la con­duite et le con­trô­le de l’intégrité du train numé­ri­ques. Elle per­met, du fait de l’abandon des signaux fixes, d’augmenter con­sidé­ra­blem­ent les capa­ci­tés dans le réseau fer­ro­vi­ai­re existant, sans aucu­ne mesu­re d’aménagement sup­p­lé­men­tai­re. La numé­ri­sa­ti­on et l’automatisation devi­en­nent ainsi des élé­ments essentiels d’une poli­tique de trans­fert tour­née vers l’avenir.

Potentiel n° 4: prix des sillons

Actu­el­le­ment, les prix des sil­lons ne sont pas fixés selon le prin­ci­pe de cau­sa­li­té. En d’autres ter­mes: le fret fer­ro­vi­ai­re doit cofi­nan­cer des stan­dards oné­reux pour le trans­port de voy­a­ge­urs. Par rap­port à la situa­ti­on à l’échelle inter­na­tio­na­le, les prix des sil­lons sont très éle­vés en Suis­se et donc en dehors d’une créa­ti­on de valeur réa­lis­te dans le fret fer­ro­vi­ai­re. Après les bais­ses de prix tem­po­rai­res dans le cadre des mesu­res pour lut­ter cont­re le Covid, avec un prix du sil­lon alors pra­ti­quement nul dans l’espace euro­pé­en, le prix du sil­lon reste enco­re clai­re­ment éloi­g­né de la réfé­rence euro­pé­en­ne. C’est la rai­son pour laquel­le nous con­sidé­rons une baisse dura­ble des prix des sil­lons comme une mesu­re inci­ta­ti­ve urgen­te et efficace.

Potentiel n° 5: redevance sur le trafic des poids lourds liée aux prestations (RPLP)

Actu­el­le­ment, deux tiers des recet­tes de la RPLP sont cré­di­tées sur le comp­te du fonds d’infrastructure fer­ro­vi­ai­re (FIF). Cela cor­re­spond à un mil­li­ard de francs suis­ses par an. Nous sug­gé­rons une véri­fi­ca­ti­on de l’affectation de la RPLP pour des amé­nage­ments dans l’intérêt du fret fer­ro­vi­ai­re. Car bien que la RPLP ait pour but de limi­ter la crois­sance du tra­fic rou­tier lourd et d’encourager le trans­fert du trans­port de mar­chan­di­ses au rail, l’emploi des recet­tes est sou­vent déci­dé pour des amé­nage­ments au pro­fit du trans­port de voy­a­ge­urs. Par com­pa­rai­son: le con­tour­ne­ment nord de Zurich coûte à lui seul 1 mil­li­ard de francs suis­ses pour mett­re à dis­po­si­ti­on des capa­ci­tés dans l’axe est-ouest. Le pro­jet de con­s­truc­tion a été dis­cu­té dans l’EA 2035, mais la prio­ri­té a été don­née à la gare de Sta­del­ho­fen, avec un mon­tant glo­bal comparable.

Potentiel n° 6: lignes d’accès

Le tra­fic est en con­stan­te aug­men­ta­ti­on sur les lignes d’accès. Afin qu’elles soi­ent éga­le­ment attra­yan­tes pour le trans­port de mar­chan­di­ses, le Con­seil fédé­ral insis­te pour que les accords d’aménagement signés avec les pays voi­sins soi­ent respec­tés. En com­plé­ment, le Con­seil fédé­ral a déjà ordon­né avec la moti­on 20.3003 Accord inter­na­tio­nal au sujet de la ligne d’accès à la NLFA sur la rive gau­che du Rhin la réa­li­sa­ti­on d’une ligne alter­na­ti­ve per­for­man­te (ligne de plai­ne) sur la rive gau­che du Rhin au moyen d’un accord inter­na­tio­nal avec la France et la Bel­gi­que. Celle-ci dev­rait être désor­mais trai­tée en prio­ri­té. Nous pré­co­ni­sons un cofi­nance­ment du tron­çon Karls­ru­he-Bâle sur la rive gau­che du Rhin en vue d’une réa­li­sa­ti­on rapi­de d’un tracé de ligne alter­na­tif. C’est la seule maniè­re d’améliorer à brève éché­an­ce la qua­li­té sur la ligne d’accès nord. La CTT‑N s’est lais­sée con­vain­cre par ces argu­ments et a sou­mis la moti­on 22.300 «Amé­na­ger la ligne d’accès à la NLFA Wörth-Stras­bourg afin de pour­suiv­re la poli­tique de trans­fert du tra­fic et de garan­tir la sécu­ri­té de l’approvisionnement de la Suisse».

Potentiel n° 7: alternatives

Il exis­te par natu­re cer­tai­nes limi­tes au trans­fert du tra­fic. Il faut donc unir les forces sur les tra­fics appro­priés. Le rail et la route se com­plè­tent. Les tech­no­lo­gies d’entraînement respec­tueu­ses de l’environnement don­nent un élan décisif au per­fec­tion­ne­ment dura­ble du mode de trans­port qu’est la route. C’est la rai­son pour laquel­le nous œuvrons pour la pro­mo­ti­on d’entraînements respec­tueux de l’environnement avec un libre choix des déten­teurs. L’aménagement de la RPLP per­met­trait de pro­mou­voir des tech­ni­ques respec­tueu­ses de l’environnement et de garan­tir une sécu­ri­té des inves­tis­se­ments pour une péri­ode de dix ans. Le trans­port de mar­chan­di­ses dan­ge­reu­ses par le col du Sim­plon sera garan­ti par une solu­ti­on de la bran­che. Pour en savoir plus, lisez l’article de blog «Trans­port de matiè­res dan­ge­reu­ses sur le Sim­plon».

 
Figure 3: fret routier transalpin 2019: nombre de courses par région source/de destination.

 

À l’occasion de sa réuni­on qui se tien­dra début avril 2022, la CTT‑N se pen­che­ra sur la ques­ti­on de la pro­mo­ti­on sup­p­lé­men­tai­re du fret tran­sal­pin. L’administration mon­trera dans un rap­port com­plé­men­tai­re pour le comp­te de la com­mis­si­on quel­les sont les pos­si­bi­li­tés qui sont dis­po­nibles, outre un ajus­tem­ent des prix des sil­lons, pour finan­cer une mesu­re de ce genre. Il reste à espé­rer que ces mesu­res sup­p­lé­men­tai­res pren­nent déjà en comp­te, d’un point de vue tech­no­lo­gi­quement neu­tre, tous les trans­ports fer­ro­vi­ai­res en transit.

1 Cf. art 8 LTTM

Important transport de marchandises dangereuses au Simplon

Important transport de marchandises dangereuses au Simplon

Selon le rap­port sur le trans­fert du tra­fic de novembre 2021, le Con­seil fédé­ral envi­sa­ge d’interdire le trans­port des mar­chan­di­ses dan­ge­reu­ses au Sim­plon. Il revi­ent ainsi sur l’avis qu’il avait pré­sen­té en 2015 au Par­le­ment, dans lequel il juge­ait le trans­port de mar­chan­di­ses dan­ge­reu­ses au col du Sim­plon «suf­fi­sam­ment sûr». Ceci est d’autant plus éton­nant que l’OFROU fait depuis des années de gros inves­tis­se­ments dans les mesu­res de sécu­ri­té (bas­sin de réten­ti­on, inter­dic­tions de dépas­se­ment, voie de détres­se, etc.) et que la sta­tis­tique des trans­ports ne fait pas état d’une aug­men­ta­ti­on signi­fi­ca­ti­ve des trans­ports de mar­chan­di­ses dangereuses.

Nous pré­co­ni­sons qu’il soit pro­cé­dé à une ana­ly­se de la situa­ti­on de dan­ger en coopé­ra­ti­on avec les repré­sen­tants du sec­teur et que l’on uti­li­se les potentiels d’amélioration ciblés afin de pré­ser­ver ainsi aussi la liber­té entre­pre­neu­ria­le. Des con­ven­ti­ons de ce genre ont déjà appor­té des pro­grès appré­cia­bles pour le trans­port du chlore par rail.

Une inter­dic­tion remet­trait en cause l’approvisionnement de la popu­la­ti­on et de l’économie. Il faut en outre prend­re en comp­te que ces der­niè­res années, des inves­tis­se­ments con­sidé­ra­bles ont été réa­li­sés dans la route du Sim­plon afin d’améliorer la sécu­ri­té. Selon l’Office fédé­ral des rou­tes OFROU, le Sim­plon est con­sidé­ré comme le col le mieux amé­na­gé de Suis­se.
Vous trou­verez une argu­men­ta­ti­on com­plè­te dans la fiche d’information de sci­ence­indus­tries.

Manifestation pour le secteur et les médias: Train de démonstration DAC4EU

Manifestation pour le secteur et les médias: Train de démonstration DAC4EU

Le 25 mars 2022, l’OFT, les CFF, la VAP et l’UTP ont donné des infor­ma­ti­ons sur la phase de test et les vastes avan­ta­ges qui résul­tent de l’at­telage auto­ma­tique numé­ri­que (AAD). Le mes­sa­ge était que le DAK pose les jalons de la numé­ri­sa­ti­on et donc d’une inno­va­ti­on révo­lu­ti­on­n­aire dans le trans­port fer­ro­vi­ai­re de marchandises.

Depuis l’automne 2021, le pre­mier train de mar­chan­di­ses numé­ri­que sil­lon­ne l’Europe à des fins d’expérimentation. Objec­tif: tes­ter l’attelage auto­ma­tique numé­ri­que (DAC) dans des con­di­ti­ons d’exploitation réel­les. CFF Cargo sou­met le train à une bat­te­rie com­plè­te de tests jusqu’à fin mars. À cet égard, les acteurs de la bran­che sont unani­mes sur l’importance majeu­re d’une étroi­te col­la­bo­ra­ti­on natio­na­le et d’une coor­di­na­ti­on à l’échelle euro­pé­en­ne pour la réus­si­te de l’introduction du DAC. Le train d’es­sai est finan­cé par le Minis­tère fédé­ral alle­mand du numé­ri­que et des trans­ports (BMVD).

Plan sectoriel des transports: programme ayant une perspective limitée

Plan sectoriel des transports: programme ayant une perspective limitée

Quelques mots préliminaires sur le contexte

Divers fac­teurs influ­ent sur le Plan sec­to­ri­el des transports/partie Pro­gram­me et donc sur l’a­ve­nir du trans­port fer­ro­vi­ai­re de mar­chan­di­ses (cf. figu­re 1). Le Pro­jet de ter­ri­toire Suis­se, les Per­spec­ti­ves de trans­port et la Stra­té­gie pour le déve­lo­p­pe­ment dura­ble défi­nis­sent l’o­ri­en­ta­ti­on stra­té­gique. Au niveau de la mise en œuvre, les plans direc­teurs, le plan sec­to­ri­el des transports/partie Mise en œuvre, les Pro­jets d’ag­glo­mé­ra­ti­on ainsi que les étapes d’a­mé­nage­ment pour le rail et la route et d’au­t­res bases jouent un rôle.

Illus­tra­ti­on 1: les fac­teurs moteurs d’un rail por­teur d’avenir sont situés à dif­fér­ents niveaux. (Source: Office fédé­ral du déve­lo­p­pe­ment ter­ri­to­ri­al ARE, Plan sec­to­ri­el des trans­ports, par­tie Pro­gram­me)

Le Dépar­te­ment fédé­ral de l’environnement, des trans­ports, de l’énergie et de la com­mu­ni­ca­ti­on (DETEC) défi­ni­ra à par­tir des stra­té­gies existan­tes dans la per­spec­ti­ve à long terme RAIL 2050 les ori­en­ta­ti­ons per­ti­nen­tes pour le rail en matiè­re de trans­port natio­nal et inter­na­tio­nal de per­son­nes et de mar­chan­di­ses par rail et en matiè­re d’infrastructure fer­ro­vi­ai­re. Ces ori­en­ta­ti­ons ser­vi­ront de base aux pro­chai­nes étapes d’aménagement du PRODES. Tou­te­fois, RAIL 2050 n’est pas une stra­té­gie de mobi­li­té transmodale.

Dans son Plan sec­to­ri­el des trans­ports, par­tie Pro­gram­me, le DETEC assu­re la coor­di­na­ti­on des modes de trans­port rou­tier, fer­ro­vi­ai­re, aéri­en et flu­vi­al entre eux ainsi qu’avec le déve­lo­p­pe­ment ter­ri­to­ri­al. Dans cette démar­che, les inté­rêts ter­ri­to­riaux sont au pre­mier plan. Le Plan sec­to­ri­el des trans­ports se com­po­se d’une par­tie Pro­gram­me trai­tant le niveau stra­té­gique et mise à jour pour la der­niè­re fois par le Con­seil fédé­ral le 20 octobre 2021, et de diver­ses par­ties de mise en œuvre rela­ti­ves aux dif­fér­ents modes de transport.

Le déve­lo­p­pe­ment des quar­tiers d’habitation et celui des infra­struc­tures de trans­port vont de pair. La struc­tu­re urbai­ne a des réper­cus­sions sur le sys­tème de trans­port, et vice-versa. La forme des réseaux de trans­port influence le choix du lieu d’implantation des ent­re­pri­ses et des per­son­nes et façon­ne ainsi le ter­ri­toire. Les sché­mas ter­ri­to­riaux ont à leur tour une influence sur les flux de trans­port et sur l’utilisation des capa­ci­tés du réseau. Afin de déve­lo­p­per le sys­tème de trans­port et de l’adapter au déve­lo­p­pe­ment ter­ri­to­ri­al, le Pro­jet de ter­ri­toire Suis­se du 15 décembre 2012 sug­gè­re de com­bi­ner les modes de trans­port en fon­c­tion de leurs atouts et de déve­lo­p­per les zones d’habitation dans les espaces déjà bien des­ser­vis par les trans­ports publics, comme les agglo­mé­ra­ti­ons, les vil­les ou les cen­tres régionaux.

Pour le trans­port de mar­chan­di­ses, il pré­voit à l’horizon 2040 une crois­sance glo­ba­le de 45 %. Si l’on renon­çait à déve­lo­p­per l’infrastructure fer­ro­vi­ai­re, on ris­quer­ait une dégra­da­ti­on de l’accessibilité des vil­les et des cen­tres. L’étape d’aménagement PRODES 2035 garan­tit le finance­ment des infra­struc­tures, prin­ci­pa­le­ment dans le cor­ri­dor Est-Ouest, la région léma­ni­que ainsi que les ter­ri­toires de Zurich et de la Suis­se cen­tra­le. Par ail­leurs, cette étape pré­voit une exten­si­on des instal­la­ti­ons de trans­port de mar­chan­di­ses. Dans le tra­fic mar­chan­di­ses en géné­ral et sur­tout aux heu­res de poin­te, on cré­era des capa­ci­tés sup­p­lé­men­tai­res et on aug­m­en­te­ra les vites­ses de trans­port. Cela ren­force les efforts en faveur d’une explo­ita­ti­on en auto­fi­nance­ment, notam­ment dans le domaine du trans­port de mar­chan­di­ses sur tout le territoire.

Le DETEC a pré­sen­té son Plan sec­to­ri­el des trans­ports, par­tie Infra­struc­tu­re rail (SIS) le 26 jan­vier 2022. Celui-ci pré­sen­te des appro­ches visa­nt à résoud­re les pro­blè­mes dans le domaine des infra­struc­tures fer­ro­vi­ai­res, pré­voit des mesu­res de la Con­fé­dé­ra­ti­on et expli­que de quel­le maniè­re ces mesu­res doi­vent être coor­don­nées au fil du temps entre elles et avec les aut­res acti­vi­tés à inci­dence ter­ri­to­ria­le. Ces mesu­res con­cer­nent les domain­es suivants:

  • les lignes fer­ro­vi­ai­res per­ti­nen­tes pour le Plan sectoriel;
  • les instal­la­ti­ons de trans­bor­de­ment du trans­port com­bi­né d’importance nationale;
  • les gares de voy­a­ge­urs, instal­la­ti­ons de gara­ge, instal­la­ti­ons d’entretien et de révi­si­on du maté­ri­el rou­lant ou les instal­la­ti­ons de tria­ge et de trans­bor­de­ment du réseau à voie nor­ma­le et du réseau à voie étroi­te cofi­nan­cés par la Confédération;
  • les lignes de trans­port d’électricité desti­nées à l’alimentation élec­tri­que du réseau ferroviaire;
  • les sous-sta­ti­ons néces­saires à la mise en ser­vice d’aménagements importants de l’infrastructure.

 

Notre avis sur le sujet

Le DETEC et l’Office fédé­ral du déve­lo­p­pe­ment ter­ri­to­ri­al (ARE) ont mis en con­sul­ta­ti­on le Plan sec­to­ri­el des trans­ports, par­tie Pro­gram­me, le 15 sep­tembre 2020. Vous trou­verez notre répon­se ici. À la VAP, nous som­mes en outre repré­sen­tés au Comi­té con­sul­ta­tif d’élaboration d’une per­spec­ti­ve à long terme RAIL 2050 mis en place par le DETEC et avons pu nous impli­quer à plu­s­ieurs égards dans les travaux. Nous avons résu­mé pour vous ci-après nos prin­ci­pa­les sug­ges­ti­ons d’amélioration du Plan sec­to­ri­el, par­tie Programme.

Illus­tra­ti­on 2: le Plan sec­to­ri­el des trans­ports, par­tie Pro­gram­me, accor­de davan­ta­ge d’importance – quoi­que tou­jours pas assez – au trans­port de mar­chan­di­ses. (Source: Office fédé­ral du déve­lo­p­pe­ment ter­ri­to­ri­al ARE, Plan sec­to­ri­el des trans­ports, par­tie Pro­gram­me)

1. Remarques générales

Le plan sec­to­ri­el adop­te sys­té­ma­ti­quement une appro­che top-down. Il exclut ainsi les scé­na­ri­os potentiels et dur­a­bles d’une appro­che bot­tom-up. Ces scé­na­ri­os offri­rai­ent un plus grand droit de par­ti­ci­pa­ti­on aux can­tons, aux com­mu­nes et aux acteurs pri­vés con­cer­nés. Cette appro­che top-down est en con­tra­dic­tion avec le con­s­tat selon lequel «les for­mes d’offre et les presta­tai­res sont mul­ti­ples» (cf. page 24). La ver­si­on défi­ni­ti­ve se limi­te aux éche­lons de l’État et exclut l’économie.

L’un des prin­ci­paux objec­tifs est la réa­li­sa­ti­on des pre­scrip­ti­ons sur le CO2. Mal­heu­reu­se­ment, le plan sec­to­ri­el ne reflè­te pas suf­fi­sam­ment les évo­lu­ti­ons actu­el­les des dif­fér­ents modes de trans­port, par exemp­le l’abandon com­plet des moteurs à essence de la part de l’industrie auto­mo­bi­le à par­tir de 2030 ou l’utilisation de sys­tè­mes de ges­ti­on du tra­fic ultra­mo­der­nes dans le cadre de la con­duite (par­ti­el­le­ment) auto­no­me et donc une meil­leu­re uti­li­sa­ti­on de l’infrastructure.

Pro­po­si­ti­on de la VAP: le plan sec­to­ri­el dev­rait mieux prend­re en comp­te la logis­tique «verte» comme colon­ne ver­té­bra­le de l’économie suis­se et comme base de la garan­tie de la pro­spé­ri­té de la popu­la­ti­on suisse.

2. Une menace pour le principe du contre-courant

Dans les cha­pi­t­res «Visi­on pour la mobi­li­té et le ter­ri­toire» ainsi que «Stra­té­gies de déve­lo­p­pe­ment et prin­cipes d’action», le plan sec­to­ri­el con­ti­ent des dis­po­si­ti­ons des auto­ri­tés extrê­me­ment détail­lées. Tou­te­fois, la col­la­bo­ra­ti­on ité­ra­ti­ve tout aussi détail­lée de tous les éche­lons de l’État et ainsi le prin­ci­pe du con­tre­cou­rant auquel il est ainsi fait réfé­rence se trou­vent con­sidé­ra­blem­ent limi­tés par ces dis­po­si­ti­ons. Le plan sec­to­ri­el suit une appro­che cen­tra­li­sée – et non fédé­ra­le – dépour­vue de base légale.

Pro­po­si­ti­on de la VAP: le degré de détail des dis­po­si­ti­ons, réfle­xi­ons et expli­ca­ti­ons des auto­ri­tés offre peu de marge pour la coopé­ra­ti­on au sens du prin­ci­pe du con­tre­cou­rant. Pour faci­li­ter les stra­té­gies inter­ré­gio­na­les, la Con­fé­dé­ra­ti­on pour­rait pro­cé­der à une coor­di­na­ti­on générale.

3. Un conflit d’intérêts entre les transports publics et le transport ferroviaire de marchandises

Le plan sec­to­ri­el n’opère pas une distinc­tion détail­lée entre le trans­port de per­son­nes et le trans­port de mar­chan­di­ses, ni entre les défis et les solu­ti­ons d’avenir poten­ti­el­les qui en décou­lent. De plus, le plan sec­to­ri­el parle des trans­ports publics en les oppo­sant au tra­fic indi­vi­du­el moto­ri­sé. Cette maniè­re de voir est trop limi­tée dans le cas du fret fer­ro­vi­ai­re, car celui-ci ne fait pas par­tie des trans­ports publics.

Pro­po­si­ti­on de la VAP: cer­tes, la ver­si­on adop­tée du plan sec­to­ri­el accor­de davan­ta­ge d’importance au fret fer­ro­vi­ai­re. Mais les réfle­xi­ons sur les trans­ports publics con­ti­nuent à pri­mer. Les repré­sen­tants du fret fer­ro­vi­ai­re dev­rai­ent être asso­ciés aux pro­ces­sus ité­ra­tifs des éche­lons de l’État men­ti­onnés plus haut comme le sont ceux des trans­ports publics.

4. Mise à l’écart des entreprises privées

Le plan sec­to­ri­el a été rédi­gé par la Con­fé­dé­ra­ti­on, les can­tons, les villes/communes ainsi que les repré­sen­ta­ti­ons des orga­nis­mes respons­ables des agglo­mé­ra­ti­ons. L’infrastructure indis­pensable pour le trans­port de mar­chan­di­ses (pla­te­for­mes de trans­bor­de­ment, ter­minaux, voies de rac­cor­de­ment, infra­struc­tures por­tuai­res sur les eaux inté­ri­eu­res, ter­minaux de fret aéri­en, etc.) est mise en place et main­te­nue par des ent­re­pri­ses du sec­teur privé. Le plan sec­to­ri­el regrou­pe ces infra­struc­tures pri­vées sous l’appellation «inter­faces de trans­port et prio­ri­tés de déve­lo­p­pe­ment». C’est par ces infra­struc­tures que le trans­port de mar­chan­di­ses est réa­li­sé dans le cadre des chaî­nes logis­ti­ques mul­ti­mo­da­les. Pour­tant, le trans­port de mar­chan­di­ses ne se retrouve pas dans la typo­lo­gie des inter­faces de trans­port pro­po­sée. Celle-ci entend par «ent­re­pri­ses» des ent­re­pri­ses des trans­ports publics, et non les char­geurs pri­vés, qui met­tent en place, finan­cent et gèrent les inter­faces. Il n’est pas envi­sa­gé d’impliquer ces derniers.

Pro­po­si­ti­on de la VAP: il n’est pos­si­ble d’obtenir une mobi­li­té réus­sie, inno­van­te, ori­en­tée vers le cli­ent et donc dura­ble ainsi qu’une large accept­a­ti­on des off­res qu’en impli­quant les ent­re­pri­ses pri­vées con­cer­nées. Cel­les-ci doi­vent être impli­quées dans la mise en œuvre des objec­tifs du plan sec­to­ri­el pour les ques­ti­ons de ges­ti­on du tra­fic, de meil­leu­re uti­li­sa­ti­on des capa­ci­tés, d’augmentation de l’efficience et d’accroissement de la résis­tance des inter­faces de transport.

5. Un développement des infrastructures peu orienté vers la demande

La pro­po­si­ti­on d’une pré­cis­i­on selon laquel­le avant de pro­cé­der à un amé­nage­ment, il faut que tou­tes les aut­res pos­si­bi­li­tés de bon­nes liai­sons aient au pré­alable été épui­sées, met en évi­dence de maniè­re fla­gran­te à quel point le trans­port de mar­chan­di­ses est nég­li­gé dans le plan sec­to­ri­el. Il n’y est pas ques­ti­on de sites de pro­duc­tion et de logis­tique. Il en est de même des inter­faces du trans­port de mar­chan­di­ses. Le plan sec­to­ri­el abor­de le fret fer­ro­vi­ai­re avec une gran­de rete­nue et ne le per­çoit pas comme une inter­face de trans­port ni comme une prio­ri­té de développement.

La pro­po­si­ti­on con­sistant à trai­ter le trans­port de mar­chan­di­ses sépa­ré­ment dans la «Con­cep­ti­on rela­ti­ve au trans­port fer­ro­vi­ai­re de mar­chan­di­ses» est insuf­fi­san­te, et ce pour deux rai­sons: la part du trans­port fer­ro­vi­ai­re de mar­chan­di­ses dans le tra­fic inté­ri­eur n’est que d’à peine 20 %. En outre, comme la con­cep­ti­on s’inscrit dans le sys­tème géné­ral du plan sec­to­ri­el, il y man­que l’adaptation au niveau et l’aspect contraignant.

Pro­po­si­ti­on de la VAP: le Plan sec­to­ri­el des trans­ports ne doit pas nég­li­ger le trans­port de mar­chan­di­ses ni exclure les prin­ci­paux acteurs du sec­teur privé, faute de quoi l’aménagement de l’infrastructure ne sera pas ori­en­té sur la demande.

6. Optimiser la qualité des liaisons

L’axe Est-Ouest, cru­cial pour le trans­port de mar­chan­di­ses, passe en majeu­re par­tie par des espaces inter­mé­di­ai­res, dans les­quels on trouve d’importants sites de pro­duc­tion, de trans­for­ma­ti­on et de logis­tique ainsi que des inter­faces de trans­port (voies de rac­cor­de­ment, ter­minaux). Or le plan sec­to­ri­el ne décrit pas leur rac­cor­de­ment régio­nal au tra­fic de mar­chan­di­ses longue distance entre les agglo­mé­ra­ti­ons, ni à l’intérieur des ceintures d’agglomération et entre cel­les-ci. En par­ti­cu­lier, il n’indique pas de liai­sons tan­gen­ti­el­les con­tour­nant les cen­tres d’agglomération, bien qu’une liai­son de ce type soit par exemp­le pré­vue dans les ter­ri­toires d’action par la ligne de con­tour­ne­ment de Zurich pour le fret. De même, pour les trans­ports publics, il ne mont­re pas de lignes tan­gen­ti­el­les ni de ceintures exté­ri­eu­res, bien que les réper­cus­sions néga­ti­ves de la surchar­ge des cen­tres d’agglomération soi­ent con­nues et que le plan sec­to­ri­el table sur un trans­fert du tra­fic significatif.

Pro­po­si­ti­on de la VAP: la qua­li­té des liai­sons, qui s’oriente sur les trans­ports publics, doit être com­plé­tée et distin­guer les dif­fér­ents types d’espaces pour le trans­port fer­ro­vi­ai­re de mar­chan­di­ses. Il en est de même du con­tour­ne­ment des cen­tres d’agglomération surchar­gés au moyen des liai­sons de trans­ports publics entre les agglo­mé­ra­ti­ons et à l’intérieur de cel­les-ci via des lignes tan­gen­ti­el­les et des ceintures de contournement.

7. Règlementer les transports de marchandises dangereuses séparément

Le plan sec­to­ri­el abor­de de maniè­re insuf­fi­san­te le pro­blè­me des con­flits d’intérêts entre pro­tec­tion de l’environnement (pré­ven­ti­on des pan­nes, trans­fert du tra­fic sur le rail) et den­si­fi­ca­ti­on des cen­tres. La den­si­fi­ca­ti­on ent­raî­ne une modi­fi­ca­ti­on de l’évaluation des ris­ques affér­ents au trans­port de mar­chan­di­ses dan­ge­reu­ses. Ainsi, des mesu­res de réduc­tion des ris­ques pour­ront s’avérer néces­saires pour main­te­nir les trans­ports existants. Le prin­ci­pe du pol­lueur-pay­eur doit être respec­té, de sorte que le trans­port fer­ro­vi­ai­re de mar­chan­di­ses puis­se non seu­le­ment être con­ser­vé, mais même aug­men­té, ainsi que le pré­voit l’objectif.

La pro­blé­ma­tique peut être illus­trée de maniè­re pro­to­ty­pi­que par une éven­tu­el­le inter­dic­tion du trans­port de mar­chan­di­ses dan­ge­reu­ses au Sim­plon. Le Sim­plon est le col le mieux amé­na­gé de Suis­se. Au cours de ces der­niè­res années, des som­mes énor­mes ont été inve­sties afin d’en amé­lio­rer la sécu­ri­té. Selon l’article 4 de l’«ordonnance rela­ti­ve au trans­port de mar­chan­di­ses dan­ge­reu­ses par route» (SDR), le trans­port de mar­chan­di­ses dan­ge­reu­ses par route est sou­mis, y com­pris pour les trans­ports nati­on­aux, aux dis­po­si­ti­ons de l’«accord rela­tif au trans­port inter­na­tio­nal des mar­chan­di­ses dan­ge­reu­ses par route» (ADR). Le tra­fic inté­ri­eur au Sim­plon n’est pas signi­fi­ca­tif en ter­mes de volu­me, car on a là pres­que exclu­si­ve­ment un tra­fic international.

Pro­po­si­ti­on d’amélioration: notre deman­de d’une prise en comp­te sépa­rée des mar­chan­di­ses dan­ge­reu­ses a été inté­g­rée dans le plan sec­to­ri­el, tou­te­fois sans réfé­rence à une cau­sa­li­té ni à un pré­lè­ve­ment de la plus-value, mais uni­quement dans le sens d’une pla­ni­fi­ca­ti­on «anti­ci­pa­tri­ce». Le lien entre le trans­fert du tra­fic vers le fret fer­ro­vi­ai­re de mar­chan­di­ses et la den­si­fi­ca­ti­on de l’urbanisation dans le con­tex­te des trans­ports de mar­chan­di­ses dan­ge­reu­ses doit être pré­sen­té en ten­ant comp­te des pré­oc­cu­pa­ti­ons envi­ron­ne­men­ta­les. Pour ce faire, il faut des solu­ti­ons con­for­mes au prin­ci­pe du pollueur-payeur.

 

Vous trou­verez ici le texte inté­gral (en alle­mand) de la répon­se écri­te à l’audition que nous avons adres­sée à la con­seil­lè­re fédé­ra­le Simo­net­ta Sommaruga.

TR Trans Rail AG – l’histoire d’une réussite multimodale

TR Trans Rail AG – l’histoire d’une réussite multimodale

À la VAP, nous nous enga­ge­ons depuis tou­jours pour un fret fer­ro­vi­ai­re com­pé­ti­tif. Aujourd’hui, plu­s­ieurs ETF pri­vées et des mem­bres de la VAP réa­li­sent des trans­ports importants. Nous avons le plai­sir de vous les pré­sen­ter, ainsi que leurs com­pé­ten­ces fon­da­men­ta­les. Nous com­men­çons par TR Trans Rail AG.

 

Entre la mi-sep­tembre et la fin décembre, c’est la péri­ode de la récol­te des bet­ter­aves sucriè­res – un défi logis­tique mul­ti­mo­dal pour tou­tes les par­ties pren­an­tes. Dans ce con­tex­te, le train offre des atouts, en par­ti­cu­lier sur les moy­ennes et longues distances, et il livre de grands volu­mes de mar­chan­di­ses de maniè­re fia­ble et pon­c­tu­el­le aux deux usi­nes d’Aarberg et de Frauenfeld. 

Les trans­ports de mar­chan­di­ses de TR Trans Rail AG, par­ten­aire logis­tique de longue date de Sucre Suis­se SA, att­eig­n­ent tou­jours un pic au der­nier tri­mest­re de l’année. Pen­dant cette péri­ode, un pro­jet logis­tique com­ple­xe est mis en place pour le trans­port vers les sucre­ries. Les agri­cul­teurs char­gent les wagons aux points de char­ge­ment, avant que ceux-ci soi­ent trans­por­tés par le train. Depuis la sai­son 2021, TR Trans Rail AG est le seul par­ten­aire logis­tique natio­nal de Sucre Suis­se SA dans le domaine du trans­port fer­ro­vi­ai­re, une nou­vel­le étape importan­te dans l’histoire de l’entreprise.

Grâce à l’expé­ri­ence acqui­se au cours des der­niè­res sai­sons, à une pla­ni­fi­ca­ti­on minu­ti­eu­se asso­ciée à une haute fle­xi­bi­li­té, les com­man­des sont exé­cu­tées de maniè­re opti­ma­le. Si, par exemp­le, la sécher­es­se ou le virus de la jau­nis­se ont un impact néga­tif sur le ren­de­ment et la teneur en sucre, il faut dévier plu­s­ieurs trains dans des délais très ser­rés. Seule la fle­xi­bi­li­té de tou­tes les par­ties pren­an­tes per­met d’optimiser l’utilisation des deux usines.

Le der­nier char­ge­ment de bet­ter­aves est arri­vé à la sucre­rie de Frau­en­feld peu avant Noël 2021. Pen­dant 100 jours, TR Trans Rail AG a trans­por­té avec plus de 500 trains envi­ron 555 000 ton­nes de bet­ter­aves jusqu’aux sucre­ries d’Aarberg et de Frauenfeld.

«Le trans­port par rail ainsi que la col­la­bo­ra­ti­on avec les par­ten­aires impli­qués ont géné­ra­le­ment fon­c­tion­né par­fai­te­ment. Les trans­ports fer­ro­vi­ai­res ont per­mis d’économiser envi­ron 90 000 kilo­mè­tres de route. Cette distance repré­sen­te l’équivalent de deux fois le tour de la terre» expli­que Peter Koch, responsable des trans­ports de bet­ter­aves à sucre Est.

 

Quand elle a beso­in d’un savoir-faire trans­ver­sal en matiè­re de fret fer­ro­vi­ai­re, TR Trans Rail AG mise sur la VAP.

André Pel­let, direc­teur géné­ral de TR Trans Rail AG

 André Pel­let: Afin d’aider nos cli­ents à trou­ver de nou­vel­les solu­ti­ons de trans­port pour leurs char­ge­ments, nous vouli­ons en savoir plus sur leurs beso­ins, leurs pos­si­bi­li­tés, mais aussi sur les obs­ta­cles qu’ils ren­cont­rent. Un par­ten­aire com­mer­cial nous a donc con­seil­lé de nous adress­er à la VAP, que nous con­nais­si­ons déjà. Le cont­act a été éta­b­li rapi­de­ment et la col­la­bo­ra­ti­on a démar­ré rapi­de­ment et sans complication.

Que diriez-vous à un col­lè­gue à pro­pos de la VAP?

La VAP est une pla­te­for­me extrê­me­ment utile pour le sec­teur des char­geurs. En effet, ce n’est qu’ensemble que l’on peut abor­der les ques­ti­ons urgen­tes du trans­port fer­ro­vi­ai­re de mar­chan­di­ses.
Le sys­tème de fret fer­ro­vi­ai­re est extrê­me­ment com­ple­xe et donc très exi­geant. Chaque cli­ent, chaque four­nis­seur a des beso­ins dif­fér­ents. Mais seule l’alliance de tous les acteurs, regrou­pés dans une asso­cia­ti­on, a une chan­ce de rele­ver les défis.

Où voyez-vous le beso­in le plus urgent d’agir pour pro­mou­voir le trans­port fer­ro­vi­ai­re de marchandises?

Le cadre posé par la poli­tique des trans­ports doit être adap­té aux chem­ins de fer de mar­chan­di­ses. L’organisation rigou­reu­se des chem­ins de fer ne doit pas empê­cher la fle­xi­bi­li­té qui génè­re de bon­nes solu­ti­ons de trans­port, de même que les dépen­ses et les efforts doi­vent res­ter dans des pro­por­ti­ons ren­ta­bles. L’infrastructure, tou­jours plus mince, ne doit pas nous limi­ter davantage.

Que sou­hai­tez-vous pour l’avenir du fret fer­ro­vi­ai­re suisse?

Le che­min de fer dev­rait davan­ta­ge se pré­sen­ter comme une unité face à la route. Les dif­fér­ents presta­tai­res de ser­vices et ent­re­pri­ses fer­ro­vi­ai­res pri­vées ont des pos­si­bi­li­tés dif­fé­ren­tes, et chacun pour­rait appor­ter sa con­tri­bu­ti­on à la réa­li­sa­ti­on et au dérou­le­ment des trans­ports. Les chem­ins de fer ne dev­rai­ent pas se con­sidé­rer comme des con­curr­ents, mais mett­re en com­mun leurs dif­fér­ents points forts et pro­po­ser ainsi des solu­ti­ons glo­ba­les et adap­tées aux clients. 

Merci beau­coup pour vos répon­ses, André Pellet!

 

Infor­ma­ti­ons sur TR Trans Rail AG:

En tant qu’entreprise de trans­port fer­ro­vi­ai­re suis­se, TR Trans Rail pro­po­se une large palet­te d’offres et de ser­vices avec dif­fér­ents par­ten­aires nati­on­aux et étran­gers. Forts de leur longue expé­ri­ence, ce sont des spé­cia­lis­tes dans les domain­es du fret, des ser­vices moder­nes, de la nost­al­gie fer­ro­vi­ai­re, des voy­a­ges dans des trains affré­tés pour les grou­pes, des voy­a­ges accom­pa­gnés et des voy­a­ges évè­ne­mentiels à thème.

 

12e symposium de la VPI sur le couplage automatique digital

12e symposium de la VPI sur le couplage automatique digital

COMMUNIQUÉ DE PRESSE DE LA VPI Ham­bourg en allemand
Der Gamechanger für den Schienengüterverkehr ist aufgegleist!
1.250 Teil­neh­me­rIn­nen infor­mier­ten sich am 11. Janu­ar 2022 beim digi­ta­len Event zum Stand der DAK-Ein­füh­rung „Die DAK euro­pa­weit aus­zu­rol­len, ist ein dickes Brett. Die ers­ten Zen­ti­me­ter haben wir geschafft“. Mit die­sen Wor­ten begrüß­te Vor­sit­zen­der Malte Law­renz die Teil­neh­me­rin­nen und Teil­neh­mer des 12. VPI-Sym­po­si­ums „Digi­ta­le Auto­ma­ti­sche Kupp­lung“ (DAK) in Ham­burg. Er ver­wies auf die im ver­gan­ge­nen Jahr erfolg­te Eini­gung auf einen ein­heit­li­chen euro­päi­schen Kupp­lungs­stan­dard, die Ver­an­ke­rung der DAK im Koali­ti­ons­ver­trag der Bun­des­re­gie­rung und die Arbeit des Euro­pean DAC Deli­very Pro­gram­me (EDDP) in Brüs­sel. Über 1.250 Teil­neh­men­de hat­ten sich per Live­stream in das Sym­po­si­um zuge­schal­tet – eine Rekord­zahl. Groß war das Inter­es­se an der Ver­an­stal­tung auch im nicht deutsch­spra­chi­gen Aus­land: Mehr als die Hälf­te der Zuschau­en­den ver­folg­te das Sym­po­si­um in der eng­li­schen Simultanübersetzung. 

La vidéo est dis­po­nible en alle­mand et en anglais.

Ein Dut­zend Exper­tin­nen und Exper­ten, alle­samt Mit­glie­der des EDDP, berich­te­ten auf dem digi­ta­len Event zum Stand der euro­päi­schen DAK-Dis­kus­si­on in den Fel­dern „Tech­nik“, „Migra­ti­on“, „Kosten/Nutzen“ und „Finan­zie­rung“ und prä­sen­tier­ten aktu­el­le Ergeb­nis­se von Initia­ti­ven wie dem Demons­tra­tor­zug DAC4EU.

Mit der Ver­an­stal­tung bot der VPI dem Sek­tor Gele­gen­heit, Fra­gen an die Ver­tre­ter des EDDP zu stel­len. Beson­ders unter den Nägeln brann­ten Hal­tern, Ver­la­dern und Eisen­bahn­ver­kehrs­un­ter­neh­men Aspek­te der Migra­ti­on und Finan­zie­rung, aber auch etwa Sicher­heits­fra­gen bei Gefahrguttransporten.

„Das Sym­po­si­um hat sich für alle Betei­lig­ten defi­ni­tiv gelohnt“, resü­mier­te Jens Engel­mann, EDDP Pro­gram­me Mana­ger zum Abschluss der Ver­an­stal­tung. Gern habe man den Stake­hol­dern nicht nur Rede und Ant­wort gestan­den, son­dern nehme umge­kehrt auch wich­ti­ge Klä­rungs­the­men nach Brüs­sel mit, die bei der Gestal­tung des kom­ple­xen Umset­zungs­pro­zes­ses Berück­sich­ti­gung fin­den werden.

Das 12. VPI-Sym­po­si­um fand die­ses Jahr in Koope­ra­ti­on mit dem VPI Öster­reich sowie mit wich­ti­gen DAK-Insti­tu­tio­nen auf euro­päi­scher Ebene statt: Euro­pean DAC Deli­very Pro­gram­me, DAC­ce­le­ra­te und Shift2Rail.

 

Malte Law­rence parle dans une inter­view sur Journalistico.de de l’é­tat actuel du pro­jet DAK, de com­bien la pro­duc­ti­vi­té sera plus éle­vée avec le DAK et des obs­ta­cles qu’il reste à sur­mon­ter d’ici là.

https://journalistico.com/wirtschaft/digitale-automatische-kupplung-das-ebnet-den-weg-fuer-den-intelligenten-gueterzug/

DAC: un design de tête du couplage uniforme à l’échelle européenne a été sélectionné

DAC: un design de tête du couplage uniforme à l’échelle européenne a été sélectionné

Le design de Scharfenberg l’emporte

Le 21 sep­tembre 2021, le con­seil d’administration de l’EDDP a choi­si le futur design stan­dard euro­pé­en de cou­pla­ge auto­ma­tique digi­tal (DAC) pour le trans­port fer­ro­vi­ai­re de mar­chan­di­ses en Euro­pe. La com­mis­si­on a donc fait un grand pas en avant après une phase d’essai inten­si­ve de près d’une année. Une ébau­che défi­ni­ti­ve de la tête de cou­pla­ge sélec­tion­née sera mise au point au cours des pha­ses à venir. Ce dis­po­si­tif per­met­tra une interopé­ra­bi­li­té et une effi­ca­ci­té opé­ra­ti­on­nel­le sans droits de licence.

Que s’est-il passé jusqu’à présent?

Le con­sor­ti­um euro­pé­en DAC4EU (Digi­tal Auto­ma­tic Cou­pling for Euro­pe) a fait tes­ter quat­re pro­to­ty­pes de cou­pla­ge auto­ma­tique digi­tal (DAC) dans le cadre d’une phase d’essai détail­lée, selon un dérou­le­ment pré­cis et un cata­lo­gue de cri­tères clair. Deux designs de Schar­fen­berg et un design de Schwab des labo­ra­toires de déve­lo­p­pe­ment de Dell­ner Cou­plers AB, Voith GmbH & Co. KGaA et Wab­tec Cor­po­ra­ti­on ont été rete­nus comme pro­to­ty­pes dans l’EDDP. Celui-ci est finan­cé par le pro­gram­me de sou­ti­en euro­pé­en Shift2Rail (S2R). L’EDDP a com­men­cé par mett­re au point un cata­lo­gue de cri­tères pour la pro­cé­du­re de sélec­tion. Envi­ron 100 exper­tes et experts EDDP ven­ant de 36 ent­re­pri­ses étroi­te­ment liées au che­min de fer ont par­ti­ci­pé à l’évaluation à l’échelle euro­pé­en­ne. Au cours de l’été 2021, ils ont exami­né pour chaque modè­le les résul­tats des deux designs tes­tés DAC4EU et Trafikverket/Swedish Win­ter Tests. Le design de Schar­fen­berg est fina­le­ment sorti vain­queur de la phase d’essai.

Prochaines étapes

Dans une pro­chai­ne étape, les con­s­truc­teurs pré­s­en­te­ront des solu­ti­ons qui répon­dent à d’autres exi­gen­ces. Ils cal­cu­le­ront éga­le­ment les coûts du cycle de vie et mettront en évi­dence la suite de la pro­cé­du­re jusqu’à la fabri­ca­ti­on en série. Ledit train de démons­tra­ti­on du DAC fera halte en Alle­ma­gne, en Autri­che et en Suis­se dans les mois à venir. D’autres tests opé­ra­ti­on­nels seront effec­tués ici sur place avec le nou­veau design de cou­pla­ge DAC. Les résul­tats de ces tests seront pris en comp­te dans les pha­ses de déve­lo­p­pe­ment suivantes.

Une meilleure compétitivité du train

Si l’introduction du DAC se solde par une réus­si­te, la com­pé­ti­ti­vi­té du trans­port fer­ro­vi­ai­re de mar­chan­di­ses en Euro­pe et en Suis­se s’en trou­ve­ra accrue. Les nou­vel­les tech­no­lo­gies amé­lio­rent la per­for­mance, l’utilisation et la qua­li­té des ent­re­pri­ses de fret fer­ro­vi­ai­re. Le DAC favo­ri­se ainsi le trans­fert du fret vers le rail et devi­ent essentiel pour les objec­tifs cli­ma­ti­ques ambi­ti­eux de l’Europe et de la Suisse.

Le DAC con­cré­ti­se la numé­ri­sa­ti­on et l’automatisation sou­vent men­ti­onnées du sys­tème fer­ro­vi­ai­re euro­pé­en. Il con­tri­bue donc à aug­men­ter la part du trans­port fer­ro­vi­ai­re de mar­chan­di­ses dans le cadre de sys­tè­mes mul­ti­mo­daux en Euro­pe. Grâce à sa ligne de bus de don­nées et de cou­rant dans l’intégralité du train, le DAK opti­mi­se non seu­le­ment le pro­cé­dé d’attelage, mais éga­le­ment d’autres pro­ces­sus opé­ra­ti­on­nels et de main­ten­an­ce. Il per­met par ail­leurs de réa­li­ser des con­trô­les d’intégrité du train, qui sont con­sidé­rés comme une con­di­ti­on indis­pensable pour que la géné­ra­ti­on sui­van­te de sys­tè­mes euro­pé­ens de con­trô­le des trains (ETCS niveau 3) puis­se être introduite.

 


DAC4EU

Les mem­bres du con­sor­ti­um DAC4EU sont la Deut­sche Bahn et sa filia­le DB Cargo, les ent­re­pri­ses de fret fer­ro­vi­ai­re suis­se et autri­chi­en­ne CFF Cargo et Rail Cargo Aus­tria ainsi que les pro­prié­tai­res de wagons Erme­wa, GATX Rail Euro­pe et VTG. Le pro­jet de recher­che est finan­cé par le Minis­tère fédé­ral alle­mand des Trans­ports et des Infra­struc­tures numé­ri­ques (BMVI) à hauteur d’environ 13 mil­li­ons d’euros; lancé en juin 2020, il s’achèvera en décembre 2022. L’objectif du con­sor­ti­um est d’équiper les trains du DAC à tra­vers toute l’Europe d’ici 2030. Cette nou­vel­le tech­no­lo­gie peut ainsi con­tri­buer à faire du trans­port fer­ro­vi­ai­re de mar­chan­di­ses en Euro­pe le cœur du futur sys­tème de mobilité.

S2R JU

La Shift2Rail Joint Under­ta­king (S2R JU) est la pre­miè­re initia­ti­ve fer­ro­vi­ai­re euro­pé­en­ne qui s’engage en faveur d’une recher­che ciblée, d’une inno­va­ti­on et de solu­ti­ons axées sur le mar­ché pour les sys­tè­mes fer­ro­vi­ai­res de demain dans le trans­port de voy­a­ge­urs et de mar­chan­di­ses. Son but est donc de favo­ri­ser une crois­sance intel­li­gen­te et dura­ble ainsi qu’une Euro­pe cli­ma­ti­quement neu­tre. Dans ce con­tex­te, elle vise les frais du cycle de vie et l’efficacité de sys­tè­mes fer­ro­vi­ai­res. Avec des acti­vi­tés de démons­tra­ti­on et la dif­fu­si­on de résul­tats per­tin­ents pour le lance­ment sur le mar­ché, l’initiative S2R JU veut encou­ra­ger la com­pé­ti­ti­vi­té de l’industrie fer­ro­vi­ai­re euro­pé­en­ne et par­ve­nir dans le même temps à un effet mul­ti­pli­ca­teur pour les moy­ens finan­ciers de l’Union euro­pé­en­ne (UE). L’initiative S2R JU est finan­cée par le pro­gram­me Hori­zon 2020 de l’UE.

4<sup>e</sup> paquet ferroviaire de l’UE: la voie est libre pour les innovations

4e paquet ferroviaire de l’UE: la voie est libre pour les innovations

Des trajets transfrontaliers sans obstacle

Avec le pilier tech­ni­que de son 4e paquet fer­ro­vi­ai­re, l’Union euro­pé­en­ne (UE) vise à réa­li­ser une har­mo­ni­sa­ti­on rapi­de et dura­ble dans le tra­fic inter­na­tio­nal à voie nor­ma­le, afin que le tra­fic fer­ro­vi­ai­re trans­fron­ta­lier puis­se se faire sans obs­ta­cle. Les pays mem­bres doi­vent appli­quer les stan­dards d’interopérabilité avec rigueur et modi­fier les pro­cé­du­res d’homologation cor­re­spond­an­tes. Cette uni­for­mi­sa­ti­on s’appuie sur la direc­ti­ve rela­ti­ve à l’interopérabilité du sys­tème fer­ro­vi­ai­re au sein de l’Union euro­pé­en­ne et sur les Spé­ci­fi­ca­ti­ons tech­ni­ques d’interopérabilité (STI) pour les sous-sys­tè­mes (infra­struc­tu­re, éner­gie, con­trô­le-com­man­de et signa­li­sa­ti­on, explo­ita­ti­on et ges­ti­on du tra­fic, main­ten­an­ce et appli­ca­ti­ons télé­ma­ti­ques). La Suis­se reprend les élé­ments du pilier tech­ni­que du 4e paquet fer­ro­vi­ai­re par étapes.

Ce qui a été fait jusqu’ici

Les pro­cé­du­res d’homologation ont été pen­dant de longues années du res­sort des auto­ri­tés natio­na­les. En 2015, la direc­tion géné­ra­le Mobi­li­té et trans­ports (MOVE) de la Com­mis­si­on de l’UE a con­clu que l’orientation des mesu­res d’harmonisation déjà appli­quées était cer­tes la bonne, mais que la mise en œuvre des direc­ti­ves uni­fiées dans les États mem­bres n’avançait pas par­tout à la même vites­se et qu’en dépit des règles com­mu­nes, les pro­cé­du­res natio­na­les d’homologation dif­fé­rai­ent enco­re beau­coup d’une auto­ri­té à l’autre. Suite à cela, l’UE a déci­dé le 4e paquet fer­ro­vi­ai­re de l’UE. Depuis le 16 juin 2019, l’Agence fer­ro­vi­ai­re euro­pé­en­ne (ERA) est désor­mais char­gée de déli­v­rer des cer­ti­fi­cats de sécu­ri­té et homo­lo­ga­ti­ons uni­for­mes pour le maté­ri­el rou­lant desti­né au tra­fic trans­fron­ta­lier. Elle pos­sè­de à cet effet le por­tail d’homologation en ligne de véhi­cu­les «One-Stop Shop». Pour les véri­fi­ca­ti­ons du dos­sier d’homologation, elle tra­vail­le en étroi­te col­la­bo­ra­ti­on avec les auto­ri­tés natio­na­les de sur­veil­lan­ce. Le 21.12.2021, l’OFT com­mu­ni­que que la col­la­bo­ra­ti­on de la Suis­se avec l’A­gence de l’Union euro­pé­en­ne pour les chem­ins de fer (ERA), en rela­ti­on avec le pilier tech­ni­que du 4e paquet fer­ro­vi­ai­re – 1ère étape – a été pro­lon­gée d’une année sup­p­lé­men­tai­re, jus­qu’à fin 2022. Vers le com­mu­ni­qué de presse.

Trois éléments fondamentaux

Avec son pilier tech­ni­que, la Com­mis­si­on euro­pé­en­ne entend résoud­re les points fai­bles iden­ti­fiés et ren­forcer la posi­ti­on du sec­teur fer­ro­vi­ai­re sur le mar­ché âpre­ment dis­pu­té du voya­ge et du trans­port (cf. illus­tra­ti­on 1). Le 4e paquet fer­ro­vi­ai­re de l’UE com­prend trois élé­ments essentiels:

  1. Les direc­ti­ves appli­ca­bles doi­vent être sys­té­ma­ti­quement har­mo­ni­sées dans tous les États par­ti­ci­pan­ts. Cela se fait par le biais de pro­cé­du­res insti­tu­ti­on­nel­les de mise en vigueur des STI et de leurs mises à jour. Ainsi, les STI publiées par la Com­mis­si­on euro­pé­en­ne sont désor­mais direc­te­ment appli­ca­bles dans tous les États; il n’y a plus beso­in de pro­ces­sus de mise en œuvre nationaux.
  2. L’Agence fer­ro­vi­ai­re ERA s’assure désor­mais que les auto­ri­tés natio­na­les de sur­veil­lan­ce com­pé­ten­tes sup­p­ri­ment l’intégralité des pre­scrip­ti­ons natio­na­les obsolè­tes dans les meil­leurs délais.
  3. L’Agence fer­ro­vi­ai­re ERA coor­don­ne désor­mais les pro­cé­du­res d’homologation et dis­po­se de maniè­re cen­tra­li­sée d’autorisations d’exploitation uni­for­mes et val­ables dans tous les pays.

Entre l’été 2019 et l’automne 2020, tous les États mem­bres de l’UE ont adap­té leurs direc­ti­ves natio­na­les au 4e paquet fer­ro­vi­ai­re. Aujourd’hui, il est pos­si­ble de faire une deman­de d’autorisation et de dépo­ser le dos­sier cor­re­spond­ant dans le «One-Stop Shop » de l’ERA. L’ERA exami­ne le dos­sier avec l’aide des auto­ri­tés natio­na­les de sur­veil­lan­ce con­cer­nées et déli­v­re une auto­ri­sa­ti­on d’exploitation direc­te­ment valable dans tous les pays demandés.

Illus­tra­ti­on 1: Vue d’ensemble des élé­ments du pilier tech­ni­que du 4e paquet fer­ro­vi­ai­re de l’UE

Les avantages l’emportent

L’uniformisation des stan­dards et la cen­tra­li­sa­ti­on des pro­cé­du­res d’homologation apportent des avan­ta­ges essentiels:

  • Allé­gées et uni­for­mi­sées au niveau inter­na­tio­nal, les règles garan­tis­sent une effi­ca­ci­té et une clar­té accrues dans la spé­ci­fi­ca­ti­on des sous-sys­tè­mes et les atte­sta­ti­ons pour les auto­ri­sa­ti­ons d’exploitation.
  • La trans­pa­rence quant aux délais et aux frais de trai­te­ment est améliorée.
  • Une auto­ri­sa­ti­on d’exploitation de l’ERA valable au niveau inter­na­tio­nal garan­tit des pro­cé­du­res d’autorisation plus rapi­des et plus faci­les à planifier.
  • Il n’y a désor­mais plus de pro­cé­du­res mul­ti­ples pour les auto­ri­sa­ti­ons val­ables dans plu­s­ieurs pays. Pour les pro­jets com­ple­xes tels que les véhi­cu­les moteurs interopé­ra­bles, il n’a pas fallu attendre long­temps après la cour­te péri­ode d’introduction pour avoir des amé­lio­ra­ti­ons tangibles.

En ce qui con­cer­ne les pro­cé­du­res d’homologation pour les wagons de mar­chan­di­ses stan­dards, il reste enco­re un potentiel d’optimisation. En effet, on a à cet égard affai­re à un volu­me de pre­scrip­ti­ons énor­me: parmi cel­les-ci, beau­coup sont obsolè­tes, et de nombreu­ses exi­gen­ces natio­na­les sup­p­lé­men­tai­res divergent.

Accélération de la mise à jour nationale

La mise à jour des pre­scrip­ti­ons natio­na­les enco­re existan­tes néces­si­te des adapt­a­ti­ons importan­tes dans tous les États mem­bres. Elle se tra­dui­ra bien­tôt par une réduc­tion signi­fi­ca­ti­ve des règles à prou­ver et des dif­fé­ren­ces natio­na­les. L’actualité et une plus gran­de uni­for­mi­té des pre­scrip­ti­ons des États dans tous les pays euro­pé­ens ainsi qu’une homo­lo­ga­ti­on valable dans tous ces pays sont une con­di­ti­on essen­ti­el­le pour per­mett­re le ren­force­ment du tra­fic fer­ro­vi­ai­re euro­pé­en de maniè­re signi­fi­ca­ti­ve dans l’avenir ainsi que l’établissement d’innovations por­teu­ses d’avenir.

La Suisse fait partie des locomotives

Le réseau à voie nor­ma­le suis­se fait par­tie inté­gran­te du sys­tème fer­ro­vi­ai­re euro­pé­en interopé­ra­ble. Nous sou­hai­tons nous aussi que le tra­fic fer­ro­vi­ai­re trans­fron­ta­lier se fasse sans obs­ta­cle. C’est ainsi que l’Office fédé­ral des trans­ports (OFT) s’efforce depuis plu­s­ieurs années de trans­po­ser de maniè­re appro­priée les règles de l’UE pour la Suis­se dans le cadre de l’accord sur les trans­ports ter­res­tres. Chez nous aussi, les STI con­sti­tu­ent aujourd’hui la base des sous-sys­tè­mes importants pour la tech­ni­que fer­ro­vi­ai­re dans le domaine de la voie normale.

L’organe cen­tral de la col­la­bo­ra­ti­on UE-CH dans le cadre de l’accord sur les trans­ports ter­res­tres est le Comi­té mixte. Il se réu­nit tous les six mois, et ses décis­i­ons sont défi­nies et publiées dans les anne­xes de l’accord sur les trans­ports terrestres.

La Suis­se a repris une pre­miè­re par­tie du pilier tech­ni­que du 4e paquet fer­ro­vi­ai­re en décembre 2019. Ce pilier com­prend les STI actu­el­le­ment en vigueur ainsi que l’accès au «One-Stop Shop» de l’ERA. L’OFT recon­naît d’ores et déjà les véri­fi­ca­ti­ons de l’ERA rela­ti­ves aux atte­sta­ti­ons de STI sans pro­cé­der à d’autres examens de son côté. Il éva­lue uni­quement le respect des pre­scrip­ti­ons natio­na­les. L’époque des examens dou­bles est donc révolue.

Tou­te­fois, l’UE ne recon­naît cette 1re étape de trans­fert qu’à titre de solu­ti­on tran­si­toire, et elle con­di­ti­onne sa pour­suite à l’avancement de la mise en œuvre de l’ensemble du paquet en Suis­se. Alors que l’UE est satis­fai­te du con­tenu de l’avancement de nos travaux de trans­fert, les ten­si­ons poli­ti­ques men­a­cent de plus en plus leur poursuite.

Tou­te­fois, la com­pé­tence de décis­i­on incom­be tou­jours à l’OFT, et on con­ti­nue à appli­quer la voie juri­di­que con­for­mé­ment à la légis­la­ti­on suis­se. Pour des rai­sons léga­les, l’ERA ne peut actu­el­le­ment pas éta­b­lir d’autorisations d’exploitation pour le ter­ri­toire suis­se. Néan­mo­ins, l’harmonisation inter­na­tio­na­le des pro­cé­du­res d’homologation se tra­duit déjà par une sim­pli­fi­ca­ti­on sen­si­ble pour les deman­deurs et la plu­part du temps par une accé­lé­ra­ti­on des pro­cé­du­res d’homologation.

Révision de la législation ferroviaire

Une adop­ti­on par la Suis­se du pilier tech­ni­que du 4e paquet fer­ro­vi­ai­re de l’UE dans sa tota­li­té appor­terait des avan­ta­ges sup­p­lé­men­tai­res aux acteurs du sec­teur fer­ro­vi­ai­re suis­se. L’OFT a lancé à cet effet une révi­si­on sys­té­ma­tique de la loi sur les chem­ins de fer (LCdF), dont la con­sul­ta­ti­on a été lan­cée le 17 décembre, ainsi que des ordon­nan­ces per­ti­nen­tes (notam­ment de l’ordonnance sur les chem­ins de fer OCdF). Le paquet de révi­si­on pré­sen­te les avan­ta­ges sui­vants: d’une part, des règle­men­ta­ti­ons à la poin­te de la tech­ni­que con­sti­tu­ent la con­di­ti­on pré­alable à des pro­cé­du­res d’homologation pla­ni­fia­bles; d’autre part, grâce à des pro­cé­du­res de mise en vigueur allé­gées au niveau des dis­po­si­ti­ons d’exécution, l’OFT pour­ra à l’avenir actua­li­ser les règles tech­ni­ques et d’exploitation plus effi­ca­ce­ment et plus rapidement.

En prin­ci­pe, les pre­scrip­ti­ons de l’UE har­mo­ni­sées au niveau inter­na­tio­nal s’appliqueront éga­le­ment au réseau suis­se à voie nor­ma­le. Si néces­saire, ces pre­scrip­ti­ons seront com­plé­tées par des règles nationales.

Le processus de transcription est en cours

L’OFT pour­su­it de maniè­re con­sé­quen­te le pro­ces­sus de déman­tèle­ment des règles natio­na­les actu­el­le­ment en vigueur et sim­pli­fie ainsi les pre­scrip­ti­ons émi­ses par l’État. En ce qui con­cer­ne les pro­cé­du­res d’homologation, les auto­ri­sa­ti­ons d’exploitation uni­for­mes de l’ERA seront à l’avenir suf­fi­san­tes pour le réseau suis­se à voie nor­ma­le sans décis­i­on sup­p­lé­men­tai­re de l’OFT.

Après la con­sul­ta­ti­on, l’OFT éva­luera les réac­tions du sec­teur, com­plè­te­ra le mes­sa­ge rela­tif à la modi­fi­ca­ti­on de la LCdF et le sou­met­tra au Con­seil fédé­ral pour déli­bé­ra­ti­on au Par­le­ment. La révi­si­on de la LCdF et l’adaptation de l’OCdF per­mettront de pour­suiv­re l’harmonisation des règle­men­ta­ti­ons entre l’UE et la Suis­se. Le pro­ces­sus pré­voit en outre une adapt­a­ti­on de l’accord sur les trans­ports ter­res­tres. À cet effet, la Suis­se et l’UE devront se mett­re d’accord au niveau politique.

Un bond en avant de l’innovation s’avère nécessaire

Le pilier tech­ni­que du 4e paquet fer­ro­vi­ai­re de l’UE per­met de futures inno­va­tions dans le sec­teur fer­ro­vi­ai­re – ce dont celui-ci a urgem­ment beso­in pour res­ter dans l’avenir un par­ten­aire com­pé­ti­tif dans le sec­teur des trans­ports, où la con­cur­rence est rude en ter­mes d’économie de mar­ché. Sous la direc­tion de la Com­mis­si­on euro­pé­en­ne, des travaux de spé­ci­fi­ca­ti­on ont été lan­cés dans les domain­es du sys­tème (pilier sys­tème, Sys­tem Pil­lar) et de l’innovation (pilier inno­va­ti­on, Inno­va­ti­on Pil­lar). L’European Freight Digi­tal Auto­ma­tic Cou­pler Deli­very Pro­gram (EDDP) a pour mis­si­on d’élaborer des solu­ti­ons opé­ra­ti­on­nel­les pour l’innovation dans le domaine du trans­port de marchandises.

La voie emprun­tée est décisi­ve pour un déve­lo­p­pe­ment du sec­teur fer­ro­vi­ai­re ori­en­té vers l’avenir – au sein de l’UE tout comme en Suis­se. En effet, ce n’est qu’ainsi que l’Europe et la Suis­se auront une réel­le chan­ce de répond­re dans un délai rai­sonnable aux atten­tes poli­ti­ques éle­vées con­cer­nant la tran­si­ti­on éner­gé­tique à laquel­le les États aspirent.

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