La VAP promouvoit le fret ferroviaire.


 

Vers le rapport

La VAP Asso­cia­ti­on des char­geurs s’en­ga­ge en faveur de con­di­ti­ons-cad­res adap­tées au mar­ché et d’un sys­tème fer­ro­vi­ai­re suis­se pour le trans­port de mar­chan­di­ses per­for­mant. Thè­mes actuels:

SECTEUR DU FRET

  • Com­ment con­ce­voir l’a­ve­nir du trans­port de mar­chan­di­ses?
  • Qu’est-ce qui fait bouger le sec­teur du fret?
  • Un aper­çu des acteurs du fret ferroviaire.

RÉSEAU

Vous trou­verez ici des infor­ma­ti­ons uti­les sur les voies fer­rées, leur orga­ni­sa­ti­on et l’ac­cès au réseau.

FINANCEMENT

Infor­ma­ti­ons sur les aides finan­ciè­res et les taxes dans le trans­port de marchandises.

SITES

Tout sur le char­ge­ment libre, les ter­minaux, les instal­la­ti­ons de voies de rac­cor­de­ment ou enco­re les hubs logis­ti­ques mul­ti­mo­daux.

INTEROPÉRABILITÉ

La VAP s’en­ga­ge à har­mo­nis­er les con­di­ti­ons-cad­res afin que les trains puis­sent cir­cu­ler sans dif­fi­cul­té sur les réseaux fer­ro­vi­ai­res européens.

DURABILITÉ

Pour un ave­nir clair­voy­ant, il con­vi­ent de con­ce­voir dif­fér­ents domain­es de maniè­re durable.

Innovation

Com­ment pou­vons-nous faire avan­cer l’in­no­va­ti­on dans le trans­port de marchandises?

EXPLOITATION

En faveur d’une con­cur­rence loya­le, nous vou­lons uti­li­ser la force de tous les modes de trans­port et les com­bi­ner de maniè­re opti­ma­le. Car c’est ainsi que le tra­jet sera plus court – et plus éco­no­mi­que – pour chacun d’ent­re nous.

ÉVÉNEMENTS

Vous trou­verez ici des infor­ma­ti­ons com­plé­men­tai­res et de la docu­men­ta­ti­on sur nos mani­fes­ta­ti­ons Forum Fret Fer­ro­vi­ai­re, notre Assem­blée géné­ra­le et autres.

Impressions concernant la publication de la déclaration d’intention sur l’automatisation

Impressions concernant la publication de la déclaration d’intention sur l’automatisation

Prochain arrêt: terminal de conteneurs Bâle Wolf

Le 28 sep­tembre 2021, les signa­tai­res ont pré­sen­té publi­quement la décla­ra­ti­on d’intention sur l’automatisation du trans­port fer­ro­vi­ai­re de mar­chan­di­ses en suis­se. La pré­sen­ta­ti­on a eu lieu à l’occasion d’un arrêt au ter­mi­nal de con­teneurs de Bâle Wolf du «Con­nec­ting Euro­pe Express», un train spé­cial affré­té par l’UE pour l’«Année du Rail». Ce train spé­cial con­vainc les pays d’Europe sil­lon­nés de la faisa­bi­li­té du cou­pla­ge automatique.

Cli­quez ici pour voir la vidéo avec les inter­views com­plè­tes.

Joindre ses forces pour affronter l’avenir

Con­join­te­ment avec l’Office fédé­ral des trans­ports (OFT) et l’Union des trans­ports publics (UTP), la VAP a signé une décla­ra­ti­on d’intention sur l’automatisation du trans­port fer­ro­vi­ai­re de mar­chan­di­ses en suis­se. Ce grand pro­jet sur le long terme a démar­ré le 1er octobre 2021 avec la pré­pa­ra­ti­on et la mise en place de la migra­ti­on de l’attelage à vis vers le cou­pla­ge auto­ma­tique digi­tal (DAC). Vous trou­verez des infor­ma­ti­ons géné­ra­les sur la décla­ra­ti­on d’intention ici.

Une technologie révolutionnaire

À l’occasion de l’évènement dans le ter­mi­nal de con­teneurs Bâle Wolf, Peter Füg­lis­ta­ler, direc­teur de l’OFT, Per-Anders Ben­thin, membre du direc­toire de la VAP/l’UIP (PDG de TRANSWAGGON AG), Dési­rée Baer (PDG de CFF Cargo SA) et Dirk Stahl (PDG de BLS Cargo AG) de l’UTP, ont pré­sen­té la décla­ra­ti­on d’intention à leurs invi­tés et aux médi­as. Ils ont souli­g­né que cou­pla­ge auto­ma­tique digi­tal (DAC) allait révo­lu­ti­on­ner le trans­port fer­ro­vi­ai­re de mar­chan­di­ses. Il four­nit pré­cis­é­ment aux acteurs de la chaî­ne logis­tique des don­nées en temps réel indis­pens­ables pour une per­for­mance de haute qua­li­té et donc com­pé­ti­ti­ve. Pour finir, les hôtes ont pré­sen­té au public inté­res­sé le pro­cé­dé d’attelage simple.

Informations importantes à retenir de la session d’automne 2021

Informations importantes à retenir de la session d’automne 2021

Message 20.081 sur la loi fédérale sur le transport souterrain de marchandises

En approu­vant le pro­jet de loi, on crée la base léga­le pour le pro­jet logis­tique Cargo Sous Ter­rain (CST). Une der­niè­re diver­gence sur l’expropriation devra être éli­mi­née durant la ses­si­on d’hiver à venir. À par­tir de 2031, les pre­miè­res mar­chan­di­ses CST seront ache­mi­nées à tra­vers le tun­nel sou­ter­rain. Cela ne sou­la­ge­ra tou­te­fois guère le trans­port de mar­chan­di­ses en sur­face, car le fret ne cesse d’augmenter. Nous con­ti­nuons par con­sé­quent à nous en tenir à nos objec­tifs, à savoir rend­re plus effi­cace le trans­port fer­ro­vi­ai­re de mar­chan­di­ses pour l’avenir. Avec notre enga­ge­ment en faveur de l’«auto­ma­tis­a­ti­on du trans­port fer­ro­vi­ai­re de mar­chan­di­ses», un coup d’envoi important a été donné dans ce sens.

Postulat 21.3597 «Avenir du transport de marchandises»

En approu­vant le pos­tu­lat, le Con­seil natio­nal s’engage à pré­sen­ter, d’ici à la fin du pre­mier tri­mest­re 2022 au plus tard, un rap­port sur la future ori­en­ta­ti­on de la poli­tique rela­ti­ve au trans­port fer­ro­vi­ai­re de mar­chan­di­ses. Il exami­nera en détail les aspects con­cer­nant le tra­fic inté­ri­eur ainsi que le tra­fic d’importation et d’exportation, et répon­dra entre aut­res aux ques­ti­ons suivantes:

  • Que pen­ser de l’efficacité et de la réa­li­sa­ti­on des objec­tifs liés à une offre de CFF Cargo SA axée sur le mar­ché et auto­fi­nan­cée? Il s’agit de prend­re en con­sidé­ra­ti­on les cri­tères sui­vants: la struc­tu­re orga­ni­sa­ti­on­nel­le, les effets en ter­mes de trans­fert, la pre­sta­ti­on de trans­port, les infra­struc­tures, les points de des­ser­te, les beso­ins des expé­di­teurs et les beso­ins en matiè­re d’effectifs, le carac­tère respec­tueux de l’environnement et des res­sour­ces des chaî­nes de livraison.
  • Quels sont les effets et les per­spec­ti­ves de la nou­vel­le ori­en­ta­ti­on stra­té­gique de CFF Cargo SA?
  • Quels sont les scé­na­ri­os poli­ti­ques con­cer­nant le déve­lo­p­pe­ment du trans­port fer­ro­vi­ai­re de mar­chan­di­ses et quel­les mesu­res légis­la­ti­ves devront éven­tu­el­le­ment être prises?
  • Quel­les con­di­ti­ons-cad­res doi­vent être assu­rées, s’agissant de l’utilisation de l’infrastructure fer­ro­vi­ai­re (prix du sil­lon) et du finance­ment des inves­tis­se­ments néces­saires, pour que l’offre puis­se être exploi­tée d’une maniè­re qui soit la plus éten­due pos­si­ble et qui cou­vre au mieux les coûts?
  • Quels inves­tis­se­ments doit-on effec­tuer dans du nou­veau maté­ri­el rou­lant, dans l’automatisation et dans la numé­ri­sa­ti­on, et com­ment peu­vent-ils être financés?
Penser en termes de chances

Chez VAP, nous som­mes d’avis que des mesu­res importan­tes doi­vent être pri­ses sur le plan des con­di­ti­ons-cad­res léga­les, de l’infrastructure et des pla­te­for­mes logis­ti­ques. Le mar­ché dev­rait se con­cen­trer sur l’évaluation des chan­ces et des oppor­tu­ni­tés. Nous misons sur des con­cepts de trans­port mul­ti­mo­daux avec les­quels il est pos­si­ble d’exploiter les points forts des moy­ens de trans­port respec­tifs. Le tra­fic par wagons com­plets est l’un des élé­ments de cette mul­ti­mo­da­li­té. En tant que tra­fic de réseau clas­si­que, il exige de nou­vel­les coopé­ra­ti­ons de tous les acteurs afin d’accroître l’efficience et l’efficacité. Pour ce faire, nous avons créé, con­join­te­ment avec d’autres par­ties pren­an­tes, la com­mun­au­té d’intérêt du tra­fic par wagons com­plets (CI TWC).

La VAP signe la déclaration d’intention sur l’automatisation

La VAP signe la déclaration d’intention sur l’automatisation

La VAP Asso­cia­ti­on des char­geurs, l’Office fédé­ral des trans­ports (OFT) et l’Union des trans­ports publics (UTP) ont con­join­te­ment signé une décla­ra­ti­on d’intention sur l’automatisation du fret fer­ro­vi­ai­re suis­se. Ce grand pro­jet à long terme va démar­rer le 1er octobre 2021 avec la pré­pa­ra­ti­on et la mise en œuvre de la migra­ti­on de l’attelage à vis vers l’attelage auto­ma­tique (DAK).

Bases de politique des transports

Le trans­port fer­ro­vi­ai­re de mar­chan­di­ses doit deve­nir plus pro­duc­tif et plus com­pé­ti­tif, sa part du mar­ché sur l’ensemble de la logis­tique doit aug­men­ter afin de ren­forcer ainsi la poli­tique de trans­fert du tra­fic et les objec­tifs 2050 de pro­tec­tion du cli­mat de la Con­fé­dé­ra­ti­on. Avec sa moti­on 20.3221 «Ren­forcer l’efficacité du trans­port de mar­chan­di­ses sur le rail grâce à l’automatisation», le pré­si­dent de la VAP et con­seil­ler aux États Josef Ditt­li a donné l’impulsion à un con­cept de mise en œuvre et de finance­ment pour l’automatisation et la digi­ta­li­sa­ti­on du fret fer­ro­vi­ai­re. Le Par­le­ment a déjà adop­té cette motion.

Rassembler tous les acteurs du marché autour d’une table

Avec le sou­ti­en de l’UTP et de la VAP, l’OFT est à pré­sent en train d’élaborer les bases pour l’exécutif sur les­quel­les le Con­seil fédé­ral et le Par­le­ment pour­ront déci­der de la migra­ti­on vers le DAK. La VAP défend les inté­rêts de l’économie. Celle-ci veut uti­li­ser dura­blem­ent le trans­port mul­ti­mo­dal avec le trans­bor­de­ment de mar­chan­di­ses ou de con­teneurs entre les modes de trans­port en fon­c­tion de leurs points forts respec­tifs. Pour y par­ve­nir, il faut y asso­cier tous les acteurs du mar­ché. Il s’agit non seu­le­ment des respons­ables de mar­chan­di­ses tel­les que les pro­duits chi­mi­ques et pro­duits à base de papier, de pâte à papier et de bois, les voitures, les biens de con­som­ma­ti­on, les den­rées ali­men­tai­res ou les maté­riaux de con­s­truc­tion, mais aussi les respons­ables des moy­ens de trans­port cor­re­spond­ants tels que les wagons de marchandises.

Pour mémoi­re: sur les 600 000 wagons de mar­chan­di­ses d’Europe, 220 000 sont déte­nus par des enti­tés pri­vées. Ces wagons pri­vés ont à leur actif envi­ron 50 % des ton­nes-kilo­mè­tres par­cou­rues sur le réseau fer­ro­vi­ai­re euro­pé­en. Les mem­bres de la VAP gèrent près de 45 000 wagons de mar­chan­di­ses pri­vés. Une coor­di­na­ti­on étroi­te avec l’Europe est indis­pensable pour garan­tir l’intermodalité.

Agir sur la base de données

La VAP veut pro­mou­voir des éch­an­ges d’informations et de don­nées effi­caces ainsi qu’une ouver­tu­re à l’innovation où les acteurs du sys­tème fer­ro­vi­ai­re sont inter­con­nec­tés tout au long de la chaî­ne logis­tique, et qui asso­cie les cli­ents des opé­ra­teurs de fret fer­ro­vi­ai­re et sr les instru­ments cor­re­spond­ants. La VAP con­sidè­re le DAK comme un élé­ment cru­cial pour la réus­si­te de ce pro­ces­sus et fixe donc les points forts thé­ma­ti­ques suivants:

  • Explo­ita­ti­on: le DAK per­met à la fois l’échange de don­nées en temps réel et une nette amé­lio­ra­ti­on de l’efficacité des pro­ces­sus pour les opé­ra­teurs de fret fer­ro­vi­ai­re dans les gares, sur les voies de rac­cor­de­ment et aux fron­tiè­res. La tech­no­lo­gie la plus pro­met­teu­se est celle actu­el­le­ment choi­sie par la pla­te­for­me «Euro­pean DAC Deli­very Pro­gram­me EDDP». Les avan­ta­ges opé­ra­ti­on­nels et finan­ciers de l’automatisation pro­fi­tent prin­ci­pa­le­ment aux ent­re­pri­ses de trans­port fer­ro­vi­ai­re. En revan­che, les coûts d’investissement et les coûts con­sé­cu­tifs sont sup­port­és par les déten­teurs de wagons.
  • Coûts/avantages: le juste équi­lib­re entre coûts et avan­ta­ges doit être pris en comp­te dans la mise en œuvre. Sach­ant que la con­ver­si­on de la flot­te euro­pé­en­ne de wagons doit s’effectuer dans un laps de temps défi­ni, il est impé­ra­tif d’avoir des aides de finance­ment inin­ter­rompues. Selon les esti­ma­ti­ons actu­el­les, les coûts de la migra­ti­on de l’attelage à vis vers le DAK pour­rai­ent att­eind­re 20 000 euros par wagon de mar­chan­di­ses. Pour les pro­prié­tai­res de wagons pri­vés de la VAP, cela repré­sen­te envi­ron 1 mil­li­ard de francs suis­ses. Et cela ne com­prend pas les temps d’immobilisation et les frais de trans­port vers et depuis l’atelier lors de la phase de migration.
  • Don­nées: le DAK est avant tout cru­cial en rai­son des don­nées qui seront dis­po­nibles dans l’avenir. Ces don­nées doi­vent être inté­g­rées dans une pla­te­for­me de don­nées située à un éche­lon supé­ri­eur et libre­ment acces­si­ble, que les ent­re­pri­ses de fret fer­ro­vi­ai­re et les cli­ents pour­ront uti­li­ser pour com­mu­ni­quer entre eux et s’informer, par exemp­le sur l’état ou le poids des wagons, la longueur des trains ou la loca­li­sa­ti­on des mar­chan­di­ses en temps réel. Seule une telle pla­te­for­me ren­dra pos­si­ble un ren­force­ment de la con­cur­rence dans le tra­fic par wagons com­plets. En Alle­ma­gne, des parts de mar­ché con­sidé­ra­bles sont déjà déte­nues par des ent­re­pri­ses de fret fer­ro­vi­ai­re pri­vées. En Suis­se, il faut com­men­cer par amé­lio­rer les con­di­ti­ons géné­ra­les qui per­mettront ce déve­lo­p­pe­ment. Le DAK pose un pre­mier jalon sur cette voie.
L’OFT, CFF Cargo et la VAP donnent le signal de départ

Le 28 sep­tembre 2021, le direc­teur de l’OFT, Peter Füg­lis­ta­ler, Per-Anders Ben­thin (PDG de TRANSWAGGON AG) de la VAP, Dési­rée Baer (PDG de SBB Cargo AG) et Dirk Stahl (PDG de BLS Cargo AG) de la UTP ont pré­sen­té publi­quement la décla­ra­ti­on d’intention à l’occasion d’un arrêt au ter­mi­nal de con­teneurs de Basel Wolf du «Con­nec­ting Euro­pe Express», un train spé­cial affré­té par l’UE pour l’«Année du Rail».

Pour lire le com­mu­ni­qué de pres­se, cli­quez ici.

Compromis pour la LTSM: oui à l’interdiction de discrimination, non à la publication du calcul

Compromis pour la LTSM: oui à l’interdiction de discrimination, non à la publication du calcul

Après la décis­i­on du Con­seil des États de sup­p­ri­mer l’interdiction de dis­cri­mi­na­ti­on pour les pre­sta­ti­ons de trans­port offer­tes dans l’art. 5 LTSM, le Con­seil natio­nal a déci­dé de main­te­nir l’article en renon­çant à la publi­ca­ti­on du cal­cul du prix non dis­cri­mi­na­toire. Ce com­pro­mis per­met au Rail­Com d’identifier une éven­tu­el­le dis­cri­mi­na­ti­on au niveau de la struc­tu­re des off­res et des prix. Le Con­seil des États a fina­le­ment suivi la décis­i­on du Con­seil national.

La VAP devient membre de SWISS SUPPLY

La VAP devient membre de SWISS SUPPLY

La VAP, un nouveau partenaire compétent

Avec l’association SWISS SUPPLY, les prin­ci­pa­les orga­ni­sa­ti­ons de logis­tique, d’approvisionnement et de trans­port de Suis­se veu­lent pro­mou­voir l’image de la logis­tique, de la chaî­ne d’approvisionnement et du trans­port ainsi qu’informer et for­mer la popu­la­ti­on. En tant que repré­sen­tan­te de l’industrie des char­geurs dans le fret fer­ro­vi­ai­re, la VAP a adhé­ré à l’organisation de pro­mo­ti­on au mois d’août 2021, afin de con­tri­buer à la réa­li­sa­ti­on de ces objec­tifs. Nous cré­ons ainsi pour nos mem­bres les con­di­ti­ons idéa­les pour un envi­ron­ne­ment éco­no­mi­quement propi­ce et leur assur­ons une large com­pré­hen­si­on du public pour un appro­vi­si­on­ne­ment per­for­mant. À l’avenir, nous coor­don­ne­r­ons nos acti­vi­tés liées à la poli­tique des trans­ports au sein de Cargo Forum Suis­se avec les initia­ti­ves de SWISS SUPPLY, afin d’avoir enco­re plus de poids.

Comment est-ce arrivé?

L’idée de SWISS SUPPLY est apparue début 2020 dans le cadre de la nou­vel­le et gran­de expo­si­ti­on «Vivre la logis­tique!» au Musée suis­se des trans­ports à Lucer­ne. Il s’agissait de réa­li­ser sur le long terme des pro­jets de pro­mo­ti­on de l’image de ce genre et des initia­ti­ves cor­re­spond­an­tes désor­mais sous les auspi­ces d’une orga­ni­sa­ti­on natio­na­le à but non lucra­tif et en unis­sant ses forces. C’est ainsi que l’Association suis­se pour la for­ma­ti­on pro­fes­si­on­nel­le en logis­tique (ASFL SVBL), l’Association suis­se des trans­ports rou­tiers ASTAG, l’Association pro­fes­si­on­nel­le des réseaux de valeur dura­ble GS1 Switz­er­land, l’Association pro­fes­si­on­nel­le pour la ges­ti­on des achats et des appro­vi­si­on­ne­ments procure.ch, l’Association Suis­se des tran­si­taires et des ent­re­pri­ses de logis­tique SPEDLOGSWISS, l’Association suis­se du réseau logis­tique VNL Schweiz ainsi que la Fon­da­ti­on suis­se pour la logis­tique ont fondé la nou­vel­le asso­cia­ti­on SWISS SUPPLY le 26 mars 2021. L’organisation est pré­si­dée par Jörg Mathis, CEO de GS1 Switz­er­land. Les mem­bres de l’organisation con­sti­tu­ent éga­le­ment le par­rai­na­ge de l’association et repré­sen­tent ensem­ble bien plus de 10 000 membres.

Renforcer l’approvisionnement, la logistique et le transport en Suisse

Beau­coup l’ignorent: l’approvisionnement du pays, avec les domain­es de l’acquisition, de la logis­tique, du stocka­ge, du trans­port, de l’expédition, de l’emballage ainsi que de l’élimination et du recy­cla­ge, con­sti­tue la colon­ne ver­té­bra­le incon­tournable de l’économie suis­se. Les auteurs de l’initiative SWISS SUPPLY veu­lent amé­lio­rer dura­blem­ent la répu­ta­ti­on de ces domain­es en Suis­se et sus­ci­ter l’intérêt ainsi que la com­pré­hen­si­on du public. Dans ce but, les initia­ti­ves existan­tes sont ren­for­cées, et de nou­vel­les acti­vi­tés sont lan­cées. L’association veut éga­le­ment sus­ci­ter très tôt l’enthousiasme des jeu­nes pour la bran­che. SWISS SUPPLY pré­sen­te aux étu­di­ants et aux per­son­nes en réo­ri­en­ta­ti­on pro­fes­si­on­nel­le de vastes pos­si­bi­li­tés de car­ri­è­re, avec des pos­si­bi­li­tés de déve­lo­p­pe­ment dans dif­fé­ren­tes directions.

Entretien avec Matthias Grieder

Entretien avec Matthias Grieder

VAP: Mon­sieur Grie­der, de quel­le maniè­re coopé­rez-vous avec la VAP?
Mat­thi­as Grie­der: Nous som­mes régu­liè­re­ment en cont­act avec Frank Fur­rer, son secré­tai­re géné­ral. Par exemp­le, il repré­sen­te la Gleis-Genos­sen­schaft Ris­tet-Ber­ger­moos dont il a défen­du les inté­rêts dans le cadre d’un pro­jet de déve­lo­p­pe­ment com­mun pour cette zone indus­tri­el­le sur le ter­ri­toire com­mu­nal d’Urdorf et de Bir­mensdorf. Il a éga­le­ment par­ti­ci­pé à l’élaboration de la révi­si­on par­ti­el­le 2022 du plan direc­teur can­to­nal et joue régu­liè­re­ment un rôle dans divers grou­pes de tra­vail liés à la logis­tique. Frank Fur­rer fait valoir aussi bien la per­spec­ti­ve des pro­prié­tai­res de voies de rac­cor­de­ment que la visi­on glo­ba­le suis­se d’une logis­tique mul­ti­mo­da­le. Il nous appor­te son sou­ti­en avec son immense exper­ti­se et son vaste réseau poli­tique. Je con­sidè­re que cette coopé­ra­ti­on est très agréa­ble et fructueuse.

À votre avis, à quel niveau des actions sont-elles requi­ses de toute urgence pour le fret fer­ro­vi­ai­re?
Le plus urgent est de garan­tir les sur­faces de trans­bor­de­ment train/route dans les zones urbai­nes. Per­son­nel­le­ment, j’estime que cette mis­si­on est la plus importan­te et en même temps la plus dif­fi­ci­le. Un exemp­le: l’endroit où se trouve aujourd’hui l’«Europaallee», der­riè­re la gare cen­tra­le de Zurich, était aut­re­fois occu­pé par un cent­re de dis­tri­bu­ti­on pos­tal avec dix voies. Suite à la créa­ti­on du nou­veau site, on a perdu la tota­li­té de l’infrastructure d’approvisionnement ainsi que des sur­faces logis­ti­ques qui aurai­ent été importan­tes pour garan­tir l’approvisionnement et l’élimination de la ville de Zurich à l’avenir.

Le trans­port de mar­chan­di­ses et les instal­la­ti­ons logis­ti­ques quit­tent la ville et sont pro­gres­si­ve­ment repous­sés vers le Mit­tel­land. Ces cen­tres de dis­tri­bu­ti­on ne sont sou­vent pas rac­cor­dés comme il con­vi­ent aux infra­struc­tures fer­ro­vi­ai­res. Par con­sé­quent, de plus en plus de cami­ons et de véhi­cu­les de liv­rai­son font la navet­te entre ces cen­tres et la ville, ce qui ent­raî­ne une satu­ra­ti­on sup­p­lé­men­tai­re de la ceinture d’embouteillages autour des agglomérations.

La loi sur l’aménagement du ter­ri­toire exige par ail­leurs une den­si­fi­ca­ti­on des con­s­truc­tions dans les agglo­mé­ra­ti­ons existan­tes. L’augmentation du tra­fic géné­rée par la crois­sance démo­gra­phi­que doit être trai­tée sur les aires de cir­cu­la­ti­on existan­tes. Ces sur­faces doi­vent donc être uti­li­sées de maniè­re plus effi­cace et il faut éga­le­ment four­nir des sur­faces pour l’approvisionnement et l’élimination. Plus les con­s­truc­tions sont den­ses éga­le­ment, plus un amé­nage­ment exté­ri­eur attra­yant est important. Un appro­vi­si­on­ne­ment au niveau du sol affec­te cette attrac­ti­vi­té. C’est la rai­son pour laquel­le il est important, y com­pris à un stade pré­co­ce de la pla­ni­fi­ca­ti­on du site, d’examiner la maniè­re dont il est pos­si­ble de libé­rer les zones en sur­face du tra­fic de liv­rai­son et d’intégrer les pro­ces­sus de liv­rai­son et d’élimination dans des instal­la­ti­ons sou­ter­rai­nes. Le nou­veau «Cir­cle» à l’aéroport de Zurich ou le cent­re com­mer­cial «Sihl­ci­ty» illustrent bien ce genre de solutions.

Quel­le est la situa­ti­on au niveau des voies de rac­cor­de­ment?
La pro­blé­ma­tique est ici simi­lai­re. Les voies de rac­cor­de­ment et les aiguil­la­ges sont déman­telés en per­ma­nence et leur uti­li­sa­ti­on est réduite. Il en résul­te une spi­ra­le des­cen­dan­te: moins de voies, baisse du volu­me de trans­port fer­ro­vi­ai­re, moins de trans­bor­de­ment fer­ro­vi­ai­re, moins de wagons com­plets iso­lés, moins d’offres fer­ro­vi­ai­res ori­en­tées sur les beso­ins, ce qui signi­fie d’un autre côté plus de trans­ports rou­tiers, plus d’embouteillages, plus de bruit et plus de CO2. Sur le long terme, il fau­dra à nou­veau ren­ver­ser cette tendance.

De quel­le maniè­re pour­rait-on résoud­re ces pro­blè­mes?
Nous avons beso­in de solu­ti­ons qui regrou­pent davan­ta­ge les expé­di­ti­ons et les ache­mi­nent effi­ca­ce­ment vers les cen­tres à tra­vers la ceinture d’embouteillages. Ainsi que d’approches pour con­tour­ner les embou­teil­la­ges ou pas­ser des­sous. Nous avons éga­le­ment beso­in de con­cepts d’offres pour une uti­li­sa­ti­on rapi­de et direc­te. Nous avons beso­in enfin de meil­leu­res inci­ta­ti­ons finan­ciè­res qui ren­for­cent le train et n’évincent pas le trans­port par wagons com­plets iso­lés. Le che­min de fer a ici une véri­ta­ble chan­ce avec ses excel­len­tes infra­struc­tures, et il est en mesu­re d’assumer cette tâche. De nou­veaux moy­ens de trans­port inno­vants, comme le sys­tème logis­tique glo­bal numé­ri­que Cargo Sous Ter­rain (CST), peu­vent éga­le­ment trans­por­ter de gran­des quan­ti­tés de mar­chan­di­ses sans eng­or­ger davan­ta­ge le tra­fic rou­tier. Tous ces sys­tè­mes peu­vent être con­nec­tés via des pla­te­for­mes numé­ri­ques com­mu­nes et ren­dus enco­re plus efficaces.

De quel­le maniè­re des solu­ti­ons de ce genre peu­vent-elles émer­ger?
Cela n’est pos­si­ble qu’à con­di­ti­on que tou­tes les par­ties impli­quées révi­sent entiè­re­ment leur opi­ni­on et qu’elles coopè­rent dans le cadre de par­ten­ari­ats. À l’heure actu­el­le mal­heu­reu­se­ment, chaque ent­re­pri­se cal­cu­le dans son coin et vise une maxi­mi­sa­ti­on du pro­fit à court terme. Le che­min de fer se con­cent­re sur le tra­fic par trains com­plets, qui est ren­ta­ble, et nég­li­ge le tra­fic par wagons iso­lés, com­pli­qué, mais à même de con­tri­buer à un trans­fert de la route au rail. Les trans­por­teurs rou­tiers orga­nis­ent leur flot­te dans l’optique d’une pro­duc­tion aussi avan­ta­ge­u­se que pos­si­ble, géné­ra­le­ment avec de petits véhi­cu­les, et opti­mi­sent leurs tour­nées en inter­ne, alors qu’il serait pos­si­ble de rédui­re les véhi­cu­les-kilo­mè­tres en coopé­rant avec des ent­re­pri­ses con­cur­ren­tes. Les stra­té­gies ou con­cepts immo­bi­liers de pro­prié­tai­res fon­ciers pri­vés ainsi que du sec­teur public n’autorisent pas non plus de nou­vel­les solu­ti­ons inno­van­tes pour une struc­tu­re d’utilisation ver­ti­cale et empê­chent ainsi des solu­ti­ons pour un appro­vi­si­on­ne­ment et une éli­mi­na­ti­on effi­caces et éco­no­mes en surfaces.

Une per­spec­ti­ve basée sur la pen­sée en réseau fait défaut dans l’économie, la poli­tique, les admi­nis­tra­ti­ons, y com­pris dans la for­ma­ti­on des pla­ni­fi­ca­teurs des trans­ports et des urbanistes.

La pan­dé­mie n’a‑t-elle donc pas pro­vo­qué une révi­si­on des con­cep­ti­ons?
Oui, le Covid-19 a ent­raî­né une prise de con­sci­ence plus aiguë de la per­ti­nence d’un appro­vi­si­on­ne­ment opé­ra­ti­on­nel au sein de la popu­la­ti­on, et le thème du trans­port de mar­chan­di­ses et de la logis­tique a for­te­ment gagné en importance. Au niveau tech­ni­que, on s’est pen­ché bien avant la pan­dé­mie sur ces rap­ports com­ple­xes, et sur le plan poli­tique éga­le­ment, cette thé­ma­tique occupe de plus en plus les esprits. Nous ten­tons régu­liè­re­ment d’attirer l’attention sur ces cor­ré­la­ti­ons. Par­fois d’ailleurs avec suc­cès, comme dans le cas du cent­re com­mer­cial «Sihl­ci­ty» sur le site de l’ancienne «Zür­cher Papier­fa­brik an der Sihl» à Zürich-Wie­di­kon. Les pla­ni­fi­ca­teurs ont ici inté­g­ré l’approvisionnement et l’évacuation au sous-sol, tout à côté de l’accès au gara­ge. De là, la dis­tri­bu­ti­on fine se fait vers le haut, ver­ti­cal­e­ment. C’est pré­cis­é­ment dans cette direc­tion que nous devons pen­ser lors de la pla­ni­fi­ca­ti­on de sites: aban­don­ner la pla­ni­fi­ca­ti­on hori­zon­ta­le (tran­ches de gâteau) au pro­fit de la pla­ni­fi­ca­ti­on ver­ti­cale (éta­ges de gâteau). De cette maniè­re, une uti­li­sa­ti­on com­bi­née des sur­faces urbai­nes ou pro­ches de la ville est possible.

De quel­le maniè­re est-il pos­si­ble de garan­tir à long terme des sur­faces et sites de trans­bor­de­ment?
Les sur­faces logis­ti­ques sont rares dans l’espace urbain et il n’y en aura guère de nou­vel­les. Le sec­teur public essaye de garan­tir les sur­faces de trans­bor­de­ment existan­tes par le biais d’inscriptions dans le plan direc­teur. Mais ces direc­ti­ves d’aménagement ne sont pas con­traignan­tes pour les pro­prié­tai­res fon­ciers. Une garan­tie des zones, à laquel­le les pro­prié­tai­res fon­ciers pri­vés sont éga­le­ment tenus, ne serait pos­si­ble que par le biais d’une affec­ta­ti­on cor­re­spond­an­te des zones ou l’achat accru des ter­rains cor­re­spond­ants par les can­tons et les vil­les. Ces der­niers ont des objec­tifs à long terme, comme la garan­tie de l’approvisionnement en mar­chan­di­ses et de leur éli­mi­na­ti­on, et ne sont pas aussi moti­vés par un retour sur inves­tis­se­ment; leur hori­zon de pla­ni­fi­ca­ti­on est éga­le­ment plus vaste.

De quel­le maniè­re pour­rait-on impli­quer davan­ta­ge l’économie dans l’élaboration de con­cepts d’aménagement du ter­ri­toire?
L’implication des acteurs éco­no­mi­ques dans le déve­lo­p­pe­ment de sites est un fac­teur majeur pour l’avenir du trans­port de mar­chan­di­ses. Leur mis­si­on con­sis­te après tout à con­cré­ti­ser un déve­lo­p­pe­ment des sites. Dans le can­ton de Zurich, nous impli­quons les repré­sen­tants de l’économie dans le cadre de grou­pes de tra­vail dès la phase d’analyse, bien qu’en tant que can­ton, nous ne dis­po­si­ons d’aucun man­dat légal pour la pla­ni­fi­ca­ti­on du trans­port de mar­chan­di­ses. Notre rôle se limi­te ici au con­seil et au sou­ti­en. Dans le can­ton de Zurich éga­le­ment, nous avons mis au point un guide pour le déve­lo­p­pe­ment du trans­port de mar­chan­di­ses dans un con­cept can­to­nal de trans­port des mar­chan­di­ses et de logis­tique. Nous jouons ici cer­tai­ne­ment un rôle pré­cur­seur. Mais d’autres can­tons aussi, comme ceux d’Argovie, de Berne, de Vaud ou enco­re de Bâle-Ville, font preuve d’innovation dans leurs actions. Grâce à l’échange régu­lier via la pla­te­for­me CFF Cargo et le grou­pe de trans­port de mar­chan­di­ses de l’Union des vil­les suis­ses, nous app­re­nons éga­le­ment les uns des autres.

À votre avis, com­ment se pré­sen­te une uti­li­sa­ti­on opti­ma­le de l’infrastructure par le trans­port de voy­a­ge­urs et de mar­chan­di­ses?
Je pense que l’on dev­rait pour­suiv­re et opti­mi­ser l’approche actu­el­le avec des sil­lons sépa­rés pour le trans­port de voy­a­ge­urs et de mar­chan­di­ses dans la stra­té­gie d’utilisation du réseau. Je suis plu­tôt scep­tique vis-à-vis d’une attri­bu­ti­on fle­xi­ble des sil­lons, car le trans­port de mar­chan­di­ses pour­rait lit­té­ra­le­ment par­tir à la déri­ve dans ce cas de figu­re. Le beso­in d’aménagements de l’infrastructure est éta­b­li, ainsi que le mont­re l’étape d’aménagement 2040.

Où se situ­ent selon vous les tâches majeu­res au niveau de l’infrastructure?
Dans le cadre du déve­lo­p­pe­ment de l’infrastructure, il faut se pen­cher sur les beso­ins spé­ciaux du trans­port de mar­chan­di­ses. Le nœud de la gare avan­cée de Zurich est aujourd’hui déjà com­plè­te­ment surchar­gé, et le tra­fic fer­ro­vi­ai­re va con­tin­uer à aug­men­ter dans l’aire métro­po­li­taine. Il est donc néces­saire de créer des pos­si­bi­li­tés de con­tour­ne­ment comme le tun­nel de mar­chan­di­ses depuis la gare de tria­ge de Lim­mat­tal vers le Furt­tal et plus loin en direc­tion de la Suis­se ori­en­ta­le. Les trans­ports de fret fer­ro­vi­ai­res éga­le­ment, qui vien­nent du Mit­tel­land et sou­hai­tent con­tin­uer en direc­tion du «Kno­nau­er Amt», doi­vent effec­tuer un vira­ge en éping­le à che­veux dans la gare avan­cée de Zurich. Cela affec­te de plu­s­ieurs aut­res maniè­res l’infrastructure. Il faut ici des «rac­cour­cis» pour con­tour­ner les points cri­ti­ques. On pour­rait par exemp­le rac­cor­der la gare de tria­ge de Lim­mat­tal direc­te­ment vers Zoug et Lucer­ne en pas­sant par le «Kno­nau­er Amt». Les pro­jets de ce genre ont bien évi­dem­ment un coût énor­me et ne sont réa­li­sables qu’à long terme. Mal­gré tout, il faut dès aujourd’hui poser les jalons d’aménagement pour y parvenir.

Que sou­hai­tez-vous per­son­nel­le­ment pour l’avenir du fret fer­ro­vi­ai­re suis­se?
J’espère très sin­cè­re­ment que les chan­ces du che­min de fer pour un trans­fert du tra­fic de la route au rail seront éga­le­ment sai­sies dans le tra­fic natio­nal. Pour ce faire, il faut un ren­ver­se­ment de ten­dance avec des con­cepts d’offres plus rapi­des et effi­caces, y com­pris dans le trans­port par wagons com­plets iso­lés. Des con­cepts d’offres inno­vants, con­for­mes aux beso­ins et effi­caces, sont ici nécessaires.

Qui serai­ent par exemp­le?
La digi­ta­li­sa­ti­on offre des oppor­tu­ni­tés énor­mes dont on n’a pas enco­re tiré pro­fit dans le fret fer­ro­vi­ai­re pour l’instant. Par exemp­le, les ent­re­pri­ses de fret fer­ro­vi­ai­re savent pré­cis­é­ment quand et où leur mar­chan­di­se se trouve, et com­bien de temps elle y reste, grâce à des codes numé­ri­ques. Elles dev­rai­ent mett­re cette con­nais­sance à la dis­po­si­ti­on de leurs cli­ents sous forme d’un suivi des expé­di­ti­ons tout au long de la chaî­ne de trans­port, de l’expéditeur au desti­na­tai­re. Cela aug­m­en­ter­ait con­sidé­ra­blem­ent leur attractivité.

La digi­ta­li­sa­ti­on et l’automatisation sont éga­le­ment des fac­teurs déter­mi­nants pour la com­pé­ti­ti­vi­té des ent­re­pri­ses de fret fer­ro­vi­ai­re. Il va de soi que les distances cour­tes de seu­le­ment quel­ques kilo­mè­tres, comme on en ren­cont­re sou­vent en Suis­se, ne sont guère con­for­mes aux exi­gen­ces fer­ro­vi­ai­res. Mais si l’on auto­ma­tise cer­ta­ins pro­ces­sus – par exemp­le avec l’attelage auto­ma­tique digi­tal (DAK) ou un trans­bor­de­ment auto­ma­ti­sé de cais­ses mobi­les –, on pour­rait aug­men­ter con­sidé­ra­blem­ent l’efficacité. Des solu­ti­ons de ce genre dev­rai­ent être mises en appli­ca­ti­on par les pro­prié­tai­res pri­vés de wagons pour que leur flot­te reste ren­ta­ble et pour rédui­re les durées de transit.

Pour­quoi les ent­re­pri­ses de fret fer­ro­vi­ai­re ont-elles autant de mal à être com­pé­ti­ti­ves?
C’est une ques­ti­on à laquel­le il est dif­fi­ci­le de répond­re. Il fau­drait ana­ly­ser avec le plus grand soin les rai­sons pour les­quel­les le fret fer­ro­vi­ai­re est aussi peu com­pé­ti­tif et les mesu­res qu’il fau­drait prend­re pour obte­nir des off­res plus attra­yan­tes ou bais­ser les coûts. Une telle étude pour­rait être l’une des mis­si­ons de la VAP.

En ce qui con­cer­ne la VAP: quels sont les points que nous pour­ri­ons amé­lio­rer?
Je con­nais Frank et je sais à quoi res­sem­ble le logo de la VAP. Mais en tant qu’organisation glo­ba­le, la VAP n’est pas suf­fi­sam­ment visi­ble. Il exis­te ici à mon avis un potentiel d’optimisation. Par ail­leurs, je suis régu­liè­re­ment invi­té à des évè­ne­ments inté­res­sants et infor­ma­tifs. Pour nous, employés d’administration, la char­ge admi­nis­tra­ti­ve pour l’approbation d’un évè­ne­ment payant est pour­tant si importan­te que nous refu­sons sou­vent d’y par­ti­ci­per. C’est vrai­ment dommage.

À qui recom­man­de­riez-vous de coopé­rer avec la VAP?
À l’ensemble des can­tons et com­mu­nes de Suis­se. Pour les admi­nis­tra­ti­ons, la VAP est un par­ten­aire com­pé­tent et un pour­voy­eur d’informations, qui sou­ti­ent le trans­fert de savoir-faire; grâce aussi jus­tem­ent à sa visi­on glo­ba­le suis­se. Pour les pro­prié­tai­res de voies de rac­cor­de­ment, la VAP est une par­tie pren­an­te importan­te qui s’engage en faveur du déve­lo­p­pe­ment d’une offre fer­ro­vi­ai­re, du main­ti­en des instal­la­ti­ons et de la garan­tie des surfaces.

 

Mon­sieur Grie­der, merci beau­coup pour cet entretien.

Détails per­son­nels
Mat­thi­as Grie­der est urba­nis­te et pla­ni­fi­ca­teur des trans­ports de for­ma­ti­on; il est éga­le­ment chef de pro­jet depuis quat­re ans pour le domaine Trans­port de mar­chan­di­ses et logis­tique auprès du Ser­vice de la mobi­li­té du can­ton de Zurich.

 

Plateforme de données: une meilleure coopération, plus de concurrence

Plateforme de données: une meilleure coopération, plus de concurrence

Au cours de l’Année euro­pé­en­ne du rail 2021, nous repor­tons notre atten­ti­on entre aut­res sur les déve­lo­p­pe­ments des­di­tes pla­te­for­mes de don­nées en Euro­pe. Dès 2022, une pre­miè­re pla­te­for­me de don­nées neu­tre pour le tra­fic com­bi­né sera mise en ligne. Tous les acteurs du tra­fic com­bi­né (TC) seront impli­qués dans cette pla­te­for­me. Le pro­jet est sou­tenu par le Minis­tère fédé­ral alle­mand du Trans­port et des Infra­struc­tures digi­ta­les (BMVI).

Une ouverture à tous les fournisseurs souhaitée

Sous l’égide de l’Union des ent­re­pri­ses de trans­port alle­man­des (VDV), une pla­te­for­me com­pa­ra­ble est en cours de réa­li­sa­ti­on pour le tra­fic par wagons com­plets. La VDV trouve pour ce pro­jet de l’aide auprès de la Fédé­ra­ti­on de l’industrie chi­mi­que alle­man­de (VCI).  Au vu des déve­lo­p­pe­ments du tra­fic par wagons com­plets en Alle­ma­gne, celle-ci sem­ble éga­le­ment ne plus être con­vain­cue de la per­for­mance du plus grand four­nis­seur. Tout comme nous, la VCI ne bri­gue plus aucu­ne sub­ven­ti­on, mais pense que la solu­ti­on rési­de dans l’ouverture des gares de tria­ge et des gares prin­ci­pa­les à tous les four­nis­seurs. C’est la seule maniè­re de par­ve­nir à une plus forte con­cur­rence éga­le­ment dans le tra­fic par wagons com­plets. Une pla­te­for­me de don­nées neu­tre dev­rait per­mett­re d’améliorer et d’accélérer l’exploitation d’un réseau ouvert en matiè­re d’économie de marché.

Adieu à la petitesse d’esprit

La sépa­ra­ti­on entre les tra­fics fer­ro­vi­ai­res dans le TC et les tra­fics con­ven­ti­on­nels n’a jamais été réel­le­ment visi­ble. La peti­tes­se d’esprit est cont­re-pro­duc­ti­ve et com­pli­que l’ensemble du sys­tème. Les pla­te­for­mes de réser­va­ti­on sépa­rées impli­quent que le fac­teur essentiel n’est pas un sys­tème glo­bal avec un béné­fice glo­bal pour l’intégralité du domaine du fret fer­ro­vi­ai­re. Un fret (fer­ro­vi­ai­re) dura­ble, com­pé­ti­tif et axé sur le cli­ent n’est pos­si­ble qu’en col­la­bo­ra­ti­on avec tous les acteurs.

C’est la rai­son pour laquel­le nous nous pen­chons de maniè­re inten­si­ve sur l’idée d’une pla­te­for­me pour le fret fer­ro­vi­ai­re. Nous som­mes ici en étroit cont­act avec la VDV et ses ent­re­pri­ses par­ten­aires d’une pla­te­for­me pour un TC trans­fron­ta­lier. Car nous som­mes con­vain­cus que seu­les des pla­te­for­mes com­pa­ti­bles à l’échelon euro­pé­en auront du succès.

25<sup>e</sup> anniversaire du «Traité de Lugano» – un regard sur l’avenir

25e anniversaire du «Traité de Lugano» – un regard sur l’avenir

25 ans exac­te­ment après la signa­tu­re du «Trai­té de Luga­no», un bilan a été dres­sé dans la gare alle­man­de de Bâle, métro­po­le fron­ta­liè­re suis­se. Pour la VAP, l’aménagement de l’itinéraire sur la rive gau­che du Rhin pour le trans­port de mar­chan­di­ses, en plus de celui de la rive droi­te du fleuve, est urgent. Il est tout aussi urgent de mett­re en œuvre l’automatisation, en par­ti­cu­lier via l’attelage auto­ma­tique digi­tal (DAK, en alle­mand). Pour finir, la VAP se féli­ci­te de l’ouverture pro­po­sée de la direc­ti­ve UE de pro­mo­ti­on du tra­fic com­bi­né aux trans­ports mul­ti­mo­daux avec un trans­bor­de­ment de mar­chan­di­ses à la place d’un trans­bor­de­ment de con­teneurs en cas de chan­ge­ment de moyen de transport.

Nouvel accord

Sous la devi­se «En visi­te chez des amis», les États con­trac­tants ont adop­té un nou­vel accord qui com­plè­te le Trai­té de Luga­no et éta­blit de nou­vel­les prio­ri­tés. Il pré­voit le ren­force­ment dura­ble du fret fer­ro­vi­ai­re, veut opti­mi­ser sa com­pé­ti­ti­vi­té inter­mo­da­le ainsi qu’intensifier la coopé­ra­ti­on au niveau de l’innovation – notam­ment l’attelage auto­ma­tique digi­tal (DAK) – et dans le cadre du pro­jet con­joint «Shift2Rail». Après les dis­cours des invi­tés, Win­fried Her­mann, minist­re des trans­ports du Land de Bade-Wurt­em­berg, et Adolf Ogi, anci­en con­seil­ler fédé­ral suis­se, Josef Ditt­li, con­seil­ler aux États et pré­si­dent de la VAP Asso­cia­ti­on des char­geurs, s’est expri­mé sur les thé­ma­ti­ques cen­tra­les de cet anniversaire.

Une garantie de la ligne d’accès est nécessaire

Josef Ditt­li a fait valoir la per­spec­ti­ve de la VAP. Celle-ci con­tri­bue côté suis­se à la pro­mo­ti­on d’un sys­tème de fret fer­ro­vi­ai­re per­for­mant grâce à diver­ses mesu­res. Ditt­li a souli­g­né la néces­si­té de pro­cé­der, en vue de garan­tir les lignes d’accès, à l’aménagement du tron­çon fer­ro­vi­ai­re éga­le­ment sur la rive gau­che du Rhin en France. Avec la moti­on «Accord inter­na­tio­nal au sujet de la ligne d’accès à la NLFA sur la rive gau­che du Rhin», la Com­mis­si­on des trans­ports et des télé­com­mu­ni­ca­ti­ons du Con­seil natio­nal a char­gé en jan­vier 2020 le Con­seil fédé­ral de s’efforcer d’obtenir un accord inter­na­tio­nal avec la France et la Bel­gi­que pour une ligne alter­na­ti­ve per­for­man­te sur la rive gau­che du Rhin (ligne de plai­ne) avec les paramè­tres d’infrastructure néces­saires pour le trans­port de mar­chan­di­ses. Par ail­leurs, l’aménagement de la ligne fer­ro­vi­ai­re de la val­lée du Rhin en Alle­ma­gne dev­rait être éner­gi­quement pour­suivi. À pro­pos du nou­vel accord de la Suis­se (DETEC) avec le minis­tère des trans­ports d’Allemagne, Josef Ditt­li a con­sta­té que cela part cer­tes de bon­nes inten­ti­ons, mais que cela équiv­aut plu­tôt à une décla­ra­ti­on d’intention non con­traignan­te, et a deman­dé: «Le nou­vel accord ne doit en aucun cas annu­ler le Trai­té de Luga­no, mais seu­le­ment le com­plé­ter.» Josef Ditt­li a jugé réjouis­sant le fait que la France fasse désor­mais avan­cer les plans desti­nés à l’agrandissement des gaba­rits dans les tun­nels sur le tron­çon Réding-Saver­ne entre Sarr­ebruck et Bâle via la France, comme l’a fait savoir SNCF Réseau, explo­itan­te d’infrastructures française.

La VAP encourage l’automatisation et la digitalisation

En ce qui con­cer­ne éga­le­ment les sujets de l’automatisation et de la digi­ta­li­sa­ti­on, la VAP s’engage en faveur d’une har­mo­ni­sa­ti­on à l’échelon euro­pé­en. Avec la moti­on «Ren­forcer l’efficacité du trans­port de mar­chan­di­ses sur le rail grâce à l’automatisation», elle a sol­li­ci­té les moy­ens finan­ciers néces­saires. Et avec la Com­mun­au­té d’intérêts Tra­fic par wagons com­plets (CI TWC), elle s’engage, aux côtés d’autres acteurs de l’économie, en faveur de la mise en œuvre de mesu­res correspondantes.

Le transport multimodal est porteur d’avenir

Pour la VAP, il s’agit de pro­mou­voir non seu­le­ment le tra­fic com­bi­né au sens strict, mais éga­le­ment le trans­port mul­ti­mo­dal avec trans­bor­de­ment de mar­chan­di­ses. Ce der­nier asso­cie éga­le­ment divers moy­ens de trans­port et répond pré­cis­é­ment aux exi­gen­ces du trans­port en colis, qui con­naît une forte crois­sance. Par con­sé­quent, la VAP se féli­ci­te des pro­po­si­ti­ons cor­re­spond­an­tes de la Com­mis­si­on de l’UE pour la révi­si­on de la direc­ti­ve sur le tra­fic com­bi­né. De tel­les inter­ven­ti­ons peu­vent aider de maniè­re déter­mi­nan­te à att­eind­re les objec­tifs du Pacte vert pour l’Europe. En Suis­se, on con­sta­te dans le fret fer­ro­vi­ai­re mul­ti­mo­dal un nombre cinq fois plus important que dans le tra­fic com­bi­né. Ce n’est pas un hasard si la mani­fes­ta­ti­on s’est déroulée à Bâle; en effet, le port de Bâle repré­sen­te une plaque tour­nan­te pro­s­pè­re pour les mar­chan­di­ses en vrac pour le tra­fic com­bi­né eau/rail.

L’automation du trafic par wagons complets en point de mire

L’automation du trafic par wagons complets en point de mire

Au cours de cette Année euro­pé­en­ne du rail 2021, la moder­ni­sa­ti­on au moyen d’une auto­ma­ti­on du tra­fic par wagons com­plets figu­re tout en haut de notre agen­da. Notre coopé­ra­ti­on avec l’Office fédé­ral des trans­ports (OFT) et l’Union des trans­ports publics (UTP) pour une démar­che com­mu­ne dans le cadre de l’automatisation dans le fret fer­ro­vi­ai­re pro­gres­se comme prévu. L’attelage auto­ma­tique digi­tal (DAK en alle­mand) est entre aut­res au cœur du sujet. D’ici peu, les détails des tâches com­mu­nes seront fixés en con­cer­ta­ti­on avec les ent­re­pri­ses de fret fer­ro­vi­ai­re, les explo­itants de wagons et de loco­mo­ti­ves ainsi qu’avec les char­geurs, afin que des pro­grès con­crets soi­ent bien­tôt visibles.

Une évaluation des modèles est en cours 

Par­al­lè­le­ment, une éva­lua­ti­on des divers modè­les de DAK est en cours au niveau euro­pé­en. Et nous atten­dons pour l’automne la décis­i­on en faveur de l’un ou l’autre des sys­tè­mes spé­ci­fi­ques. Par la suite, le plan de mise en œuvre cor­re­spond­ant dev­rait être pré­sen­té à l’échelon euro­pé­en. En d’autres ter­mes: le DAK et donc l’automation dans le fret fer­ro­vi­ai­re com­men­cent à prend­re forme.

Un financement est nécessaire

La moder­ni­sa­ti­on du fret fer­ro­vi­ai­re impli­que un sup­port poli­tique et finan­cier bien défi­ni. De ce fait, notre pré­si­dent et con­seil­ler aux États Josef Ditt­li a lancé le pro­ces­sus poli­tique cor­re­spond­ant avec la moti­on 20.3221 «Ren­forcer l’ef­fi­ca­ci­té du trans­port de mar­chan­di­ses sur le rail grâce à l’au­to­ma­tis­a­ti­on». Avec l’adoption de la moti­on, le Par­le­ment a con­fié au Con­seil fédé­ral l’élaboration d’un concept.

Un concept de mise en œuvre est souhaité

C’est la rai­son pour laquel­le la VAP s’est atta­quée avec l’OFT et l’UTP à un con­cept qu’elle remet­tra le moment venu au Par­le­ment en vue d’une con­sul­ta­ti­on. Ce con­cept doit com­prend­re la solu­ti­on tech­ni­que, un plan de trans­for­ma­ti­on ainsi que les coûts initiaux avec les gains en effi­ca­ci­té escomp­tés. Le Par­le­ment aura pour tâche de prend­re une décis­i­on à pro­pos du sup­port finan­cier et des con­di­ti­ons-cad­res appro­priées (épur­a­ti­on des direc­ti­ves de sécu­ri­té et de tra­vail, repri­se des direc­ti­ves d’interopérabilité de l’UE, etc.).

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