La VAP promouvoit le fret ferroviaire.

La VAP Asso­cia­ti­on des char­geurs s’en­ga­ge en faveur de con­di­ti­ons-cad­res adap­tées au mar­ché et d’un sys­tème fer­ro­vi­ai­re suis­se pour le trans­port de mar­chan­di­ses per­for­mant. Thè­mes actuels:

SECTEUR DU FRET

  • Com­ment con­ce­voir l’a­ve­nir du trans­port de mar­chan­di­ses?
  • Qu’est-ce qui fait bouger le sec­teur du fret?
  • Un aper­çu des acteurs du fret ferroviaire.

RÉSEAU

Vous trou­verez ici des infor­ma­ti­ons uti­les sur les voies fer­rées, leur orga­ni­sa­ti­on et l’ac­cès au réseau.

FINANCEMENT

Infor­ma­ti­ons sur les aides finan­ciè­res et les taxes dans le trans­port de marchandises.

SITES

Tout sur le char­ge­ment libre, les ter­minaux, les instal­la­ti­ons de voies de rac­cor­de­ment ou enco­re les hubs logis­ti­ques mul­ti­mo­daux.

INTEROPÉRABILITÉ

La VAP s’en­ga­ge à har­mo­nis­er les con­di­ti­ons-cad­res afin que les trains puis­sent cir­cu­ler sans dif­fi­cul­té sur les réseaux fer­ro­vi­ai­res européens.

DURABILITÉ

Pour un ave­nir clair­voy­ant, il con­vi­ent de con­ce­voir dif­fér­ents domain­es de maniè­re durable.

Innovation

Com­ment pou­vons-nous faire avan­cer l’in­no­va­ti­on dans le trans­port de marchandises?

EXPLOITATION

En faveur d’une con­cur­rence loya­le, nous vou­lons uti­li­ser la force de tous les modes de trans­port et les com­bi­ner de maniè­re opti­ma­le. Car c’est ainsi que le tra­jet sera plus court – et plus éco­no­mi­que – pour chacun d’ent­re nous.

ÉVÉNEMENTS

Vous trou­verez ici des infor­ma­ti­ons com­plé­men­tai­res et de la docu­men­ta­ti­on sur nos mani­fes­ta­ti­ons Forum Fret Fer­ro­vi­ai­re, notre Assem­blée géné­ra­le et autres.

Compromis pour la LTSM: oui à l’interdiction de discrimination, non à la publication du calcul

Compromis pour la LTSM: oui à l’interdiction de discrimination, non à la publication du calcul

Après la décis­i­on du Con­seil des États de sup­p­ri­mer l’interdiction de dis­cri­mi­na­ti­on pour les pre­sta­ti­ons de trans­port offer­tes dans l’art. 5 LTSM, le Con­seil natio­nal a déci­dé de main­te­nir l’article en renon­çant à la publi­ca­ti­on du cal­cul du prix non dis­cri­mi­na­toire. Ce com­pro­mis per­met au Rail­Com d’identifier une éven­tu­el­le dis­cri­mi­na­ti­on au niveau de la struc­tu­re des off­res et des prix. Le Con­seil des États a fina­le­ment suivi la décis­i­on du Con­seil national.

La VAP devient membre de SWISS SUPPLY

La VAP devient membre de SWISS SUPPLY

La VAP, un nouveau partenaire compétent

Avec l’association SWISS SUPPLY, les prin­ci­pa­les orga­ni­sa­ti­ons de logis­tique, d’approvisionnement et de trans­port de Suis­se veu­lent pro­mou­voir l’image de la logis­tique, de la chaî­ne d’approvisionnement et du trans­port ainsi qu’informer et for­mer la popu­la­ti­on. En tant que repré­sen­tan­te de l’industrie des char­geurs dans le fret fer­ro­vi­ai­re, la VAP a adhé­ré à l’organisation de pro­mo­ti­on au mois d’août 2021, afin de con­tri­buer à la réa­li­sa­ti­on de ces objec­tifs. Nous cré­ons ainsi pour nos mem­bres les con­di­ti­ons idéa­les pour un envi­ron­ne­ment éco­no­mi­quement propi­ce et leur assur­ons une large com­pré­hen­si­on du public pour un appro­vi­si­on­ne­ment per­for­mant. À l’avenir, nous coor­don­ne­r­ons nos acti­vi­tés liées à la poli­tique des trans­ports au sein de Cargo Forum Suis­se avec les initia­ti­ves de SWISS SUPPLY, afin d’avoir enco­re plus de poids.

Comment est-ce arrivé?

L’idée de SWISS SUPPLY est apparue début 2020 dans le cadre de la nou­vel­le et gran­de expo­si­ti­on «Vivre la logis­tique!» au Musée suis­se des trans­ports à Lucer­ne. Il s’agissait de réa­li­ser sur le long terme des pro­jets de pro­mo­ti­on de l’image de ce genre et des initia­ti­ves cor­re­spond­an­tes désor­mais sous les auspi­ces d’une orga­ni­sa­ti­on natio­na­le à but non lucra­tif et en unis­sant ses forces. C’est ainsi que l’Association suis­se pour la for­ma­ti­on pro­fes­si­on­nel­le en logis­tique (ASFL SVBL), l’Association suis­se des trans­ports rou­tiers ASTAG, l’Association pro­fes­si­on­nel­le des réseaux de valeur dura­ble GS1 Switz­er­land, l’Association pro­fes­si­on­nel­le pour la ges­ti­on des achats et des appro­vi­si­on­ne­ments procure.ch, l’Association Suis­se des tran­si­taires et des ent­re­pri­ses de logis­tique SPEDLOGSWISS, l’Association suis­se du réseau logis­tique VNL Schweiz ainsi que la Fon­da­ti­on suis­se pour la logis­tique ont fondé la nou­vel­le asso­cia­ti­on SWISS SUPPLY le 26 mars 2021. L’organisation est pré­si­dée par Jörg Mathis, CEO de GS1 Switz­er­land. Les mem­bres de l’organisation con­sti­tu­ent éga­le­ment le par­rai­na­ge de l’association et repré­sen­tent ensem­ble bien plus de 10 000 membres.

Renforcer l’approvisionnement, la logistique et le transport en Suisse

Beau­coup l’ignorent: l’approvisionnement du pays, avec les domain­es de l’acquisition, de la logis­tique, du stocka­ge, du trans­port, de l’expédition, de l’emballage ainsi que de l’élimination et du recy­cla­ge, con­sti­tue la colon­ne ver­té­bra­le incon­tournable de l’économie suis­se. Les auteurs de l’initiative SWISS SUPPLY veu­lent amé­lio­rer dura­blem­ent la répu­ta­ti­on de ces domain­es en Suis­se et sus­ci­ter l’intérêt ainsi que la com­pré­hen­si­on du public. Dans ce but, les initia­ti­ves existan­tes sont ren­for­cées, et de nou­vel­les acti­vi­tés sont lan­cées. L’association veut éga­le­ment sus­ci­ter très tôt l’enthousiasme des jeu­nes pour la bran­che. SWISS SUPPLY pré­sen­te aux étu­di­ants et aux per­son­nes en réo­ri­en­ta­ti­on pro­fes­si­on­nel­le de vastes pos­si­bi­li­tés de car­ri­è­re, avec des pos­si­bi­li­tés de déve­lo­p­pe­ment dans dif­fé­ren­tes directions.

Entretien avec Matthias Grieder

Entretien avec Matthias Grieder

VAP: Mon­sieur Grie­der, de quel­le maniè­re coopé­rez-vous avec la VAP?
Mat­thi­as Grie­der: Nous som­mes régu­liè­re­ment en cont­act avec Frank Fur­rer, son secré­tai­re géné­ral. Par exemp­le, il repré­sen­te la Gleis-Genos­sen­schaft Ris­tet-Ber­ger­moos dont il a défen­du les inté­rêts dans le cadre d’un pro­jet de déve­lo­p­pe­ment com­mun pour cette zone indus­tri­el­le sur le ter­ri­toire com­mu­nal d’Urdorf et de Bir­mensdorf. Il a éga­le­ment par­ti­ci­pé à l’élaboration de la révi­si­on par­ti­el­le 2022 du plan direc­teur can­to­nal et joue régu­liè­re­ment un rôle dans divers grou­pes de tra­vail liés à la logis­tique. Frank Fur­rer fait valoir aussi bien la per­spec­ti­ve des pro­prié­tai­res de voies de rac­cor­de­ment que la visi­on glo­ba­le suis­se d’une logis­tique mul­ti­mo­da­le. Il nous appor­te son sou­ti­en avec son immense exper­ti­se et son vaste réseau poli­tique. Je con­sidè­re que cette coopé­ra­ti­on est très agréa­ble et fructueuse.

À votre avis, à quel niveau des actions sont-elles requi­ses de toute urgence pour le fret fer­ro­vi­ai­re?
Le plus urgent est de garan­tir les sur­faces de trans­bor­de­ment train/route dans les zones urbai­nes. Per­son­nel­le­ment, j’estime que cette mis­si­on est la plus importan­te et en même temps la plus dif­fi­ci­le. Un exemp­le: l’endroit où se trouve aujourd’hui l’«Europaallee», der­riè­re la gare cen­tra­le de Zurich, était aut­re­fois occu­pé par un cent­re de dis­tri­bu­ti­on pos­tal avec dix voies. Suite à la créa­ti­on du nou­veau site, on a perdu la tota­li­té de l’infrastructure d’approvisionnement ainsi que des sur­faces logis­ti­ques qui aurai­ent été importan­tes pour garan­tir l’approvisionnement et l’élimination de la ville de Zurich à l’avenir.

Le trans­port de mar­chan­di­ses et les instal­la­ti­ons logis­ti­ques quit­tent la ville et sont pro­gres­si­ve­ment repous­sés vers le Mit­tel­land. Ces cen­tres de dis­tri­bu­ti­on ne sont sou­vent pas rac­cor­dés comme il con­vi­ent aux infra­struc­tures fer­ro­vi­ai­res. Par con­sé­quent, de plus en plus de cami­ons et de véhi­cu­les de liv­rai­son font la navet­te entre ces cen­tres et la ville, ce qui ent­raî­ne une satu­ra­ti­on sup­p­lé­men­tai­re de la ceinture d’embouteillages autour des agglomérations.

La loi sur l’aménagement du ter­ri­toire exige par ail­leurs une den­si­fi­ca­ti­on des con­s­truc­tions dans les agglo­mé­ra­ti­ons existan­tes. L’augmentation du tra­fic géné­rée par la crois­sance démo­gra­phi­que doit être trai­tée sur les aires de cir­cu­la­ti­on existan­tes. Ces sur­faces doi­vent donc être uti­li­sées de maniè­re plus effi­cace et il faut éga­le­ment four­nir des sur­faces pour l’approvisionnement et l’élimination. Plus les con­s­truc­tions sont den­ses éga­le­ment, plus un amé­nage­ment exté­ri­eur attra­yant est important. Un appro­vi­si­on­ne­ment au niveau du sol affec­te cette attrac­ti­vi­té. C’est la rai­son pour laquel­le il est important, y com­pris à un stade pré­co­ce de la pla­ni­fi­ca­ti­on du site, d’examiner la maniè­re dont il est pos­si­ble de libé­rer les zones en sur­face du tra­fic de liv­rai­son et d’intégrer les pro­ces­sus de liv­rai­son et d’élimination dans des instal­la­ti­ons sou­ter­rai­nes. Le nou­veau «Cir­cle» à l’aéroport de Zurich ou le cent­re com­mer­cial «Sihl­ci­ty» illustrent bien ce genre de solutions.

Quel­le est la situa­ti­on au niveau des voies de rac­cor­de­ment?
La pro­blé­ma­tique est ici simi­lai­re. Les voies de rac­cor­de­ment et les aiguil­la­ges sont déman­telés en per­ma­nence et leur uti­li­sa­ti­on est réduite. Il en résul­te une spi­ra­le des­cen­dan­te: moins de voies, baisse du volu­me de trans­port fer­ro­vi­ai­re, moins de trans­bor­de­ment fer­ro­vi­ai­re, moins de wagons com­plets iso­lés, moins d’offres fer­ro­vi­ai­res ori­en­tées sur les beso­ins, ce qui signi­fie d’un autre côté plus de trans­ports rou­tiers, plus d’embouteillages, plus de bruit et plus de CO2. Sur le long terme, il fau­dra à nou­veau ren­ver­ser cette tendance.

De quel­le maniè­re pour­rait-on résoud­re ces pro­blè­mes?
Nous avons beso­in de solu­ti­ons qui regrou­pent davan­ta­ge les expé­di­ti­ons et les ache­mi­nent effi­ca­ce­ment vers les cen­tres à tra­vers la ceinture d’embouteillages. Ainsi que d’approches pour con­tour­ner les embou­teil­la­ges ou pas­ser des­sous. Nous avons éga­le­ment beso­in de con­cepts d’offres pour une uti­li­sa­ti­on rapi­de et direc­te. Nous avons beso­in enfin de meil­leu­res inci­ta­ti­ons finan­ciè­res qui ren­for­cent le train et n’évincent pas le trans­port par wagons com­plets iso­lés. Le che­min de fer a ici une véri­ta­ble chan­ce avec ses excel­len­tes infra­struc­tures, et il est en mesu­re d’assumer cette tâche. De nou­veaux moy­ens de trans­port inno­vants, comme le sys­tème logis­tique glo­bal numé­ri­que Cargo Sous Ter­rain (CST), peu­vent éga­le­ment trans­por­ter de gran­des quan­ti­tés de mar­chan­di­ses sans eng­or­ger davan­ta­ge le tra­fic rou­tier. Tous ces sys­tè­mes peu­vent être con­nec­tés via des pla­te­for­mes numé­ri­ques com­mu­nes et ren­dus enco­re plus efficaces.

De quel­le maniè­re des solu­ti­ons de ce genre peu­vent-elles émer­ger?
Cela n’est pos­si­ble qu’à con­di­ti­on que tou­tes les par­ties impli­quées révi­sent entiè­re­ment leur opi­ni­on et qu’elles coopè­rent dans le cadre de par­ten­ari­ats. À l’heure actu­el­le mal­heu­reu­se­ment, chaque ent­re­pri­se cal­cu­le dans son coin et vise une maxi­mi­sa­ti­on du pro­fit à court terme. Le che­min de fer se con­cent­re sur le tra­fic par trains com­plets, qui est ren­ta­ble, et nég­li­ge le tra­fic par wagons iso­lés, com­pli­qué, mais à même de con­tri­buer à un trans­fert de la route au rail. Les trans­por­teurs rou­tiers orga­nis­ent leur flot­te dans l’optique d’une pro­duc­tion aussi avan­ta­ge­u­se que pos­si­ble, géné­ra­le­ment avec de petits véhi­cu­les, et opti­mi­sent leurs tour­nées en inter­ne, alors qu’il serait pos­si­ble de rédui­re les véhi­cu­les-kilo­mè­tres en coopé­rant avec des ent­re­pri­ses con­cur­ren­tes. Les stra­té­gies ou con­cepts immo­bi­liers de pro­prié­tai­res fon­ciers pri­vés ainsi que du sec­teur public n’autorisent pas non plus de nou­vel­les solu­ti­ons inno­van­tes pour une struc­tu­re d’utilisation ver­ti­cale et empê­chent ainsi des solu­ti­ons pour un appro­vi­si­on­ne­ment et une éli­mi­na­ti­on effi­caces et éco­no­mes en surfaces.

Une per­spec­ti­ve basée sur la pen­sée en réseau fait défaut dans l’économie, la poli­tique, les admi­nis­tra­ti­ons, y com­pris dans la for­ma­ti­on des pla­ni­fi­ca­teurs des trans­ports et des urbanistes.

La pan­dé­mie n’a‑t-elle donc pas pro­vo­qué une révi­si­on des con­cep­ti­ons?
Oui, le Covid-19 a ent­raî­né une prise de con­sci­ence plus aiguë de la per­ti­nence d’un appro­vi­si­on­ne­ment opé­ra­ti­on­nel au sein de la popu­la­ti­on, et le thème du trans­port de mar­chan­di­ses et de la logis­tique a for­te­ment gagné en importance. Au niveau tech­ni­que, on s’est pen­ché bien avant la pan­dé­mie sur ces rap­ports com­ple­xes, et sur le plan poli­tique éga­le­ment, cette thé­ma­tique occupe de plus en plus les esprits. Nous ten­tons régu­liè­re­ment d’attirer l’attention sur ces cor­ré­la­ti­ons. Par­fois d’ailleurs avec suc­cès, comme dans le cas du cent­re com­mer­cial «Sihl­ci­ty» sur le site de l’ancienne «Zür­cher Papier­fa­brik an der Sihl» à Zürich-Wie­di­kon. Les pla­ni­fi­ca­teurs ont ici inté­g­ré l’approvisionnement et l’évacuation au sous-sol, tout à côté de l’accès au gara­ge. De là, la dis­tri­bu­ti­on fine se fait vers le haut, ver­ti­cal­e­ment. C’est pré­cis­é­ment dans cette direc­tion que nous devons pen­ser lors de la pla­ni­fi­ca­ti­on de sites: aban­don­ner la pla­ni­fi­ca­ti­on hori­zon­ta­le (tran­ches de gâteau) au pro­fit de la pla­ni­fi­ca­ti­on ver­ti­cale (éta­ges de gâteau). De cette maniè­re, une uti­li­sa­ti­on com­bi­née des sur­faces urbai­nes ou pro­ches de la ville est possible.

De quel­le maniè­re est-il pos­si­ble de garan­tir à long terme des sur­faces et sites de trans­bor­de­ment?
Les sur­faces logis­ti­ques sont rares dans l’espace urbain et il n’y en aura guère de nou­vel­les. Le sec­teur public essaye de garan­tir les sur­faces de trans­bor­de­ment existan­tes par le biais d’inscriptions dans le plan direc­teur. Mais ces direc­ti­ves d’aménagement ne sont pas con­traignan­tes pour les pro­prié­tai­res fon­ciers. Une garan­tie des zones, à laquel­le les pro­prié­tai­res fon­ciers pri­vés sont éga­le­ment tenus, ne serait pos­si­ble que par le biais d’une affec­ta­ti­on cor­re­spond­an­te des zones ou l’achat accru des ter­rains cor­re­spond­ants par les can­tons et les vil­les. Ces der­niers ont des objec­tifs à long terme, comme la garan­tie de l’approvisionnement en mar­chan­di­ses et de leur éli­mi­na­ti­on, et ne sont pas aussi moti­vés par un retour sur inves­tis­se­ment; leur hori­zon de pla­ni­fi­ca­ti­on est éga­le­ment plus vaste.

De quel­le maniè­re pour­rait-on impli­quer davan­ta­ge l’économie dans l’élaboration de con­cepts d’aménagement du ter­ri­toire?
L’implication des acteurs éco­no­mi­ques dans le déve­lo­p­pe­ment de sites est un fac­teur majeur pour l’avenir du trans­port de mar­chan­di­ses. Leur mis­si­on con­sis­te après tout à con­cré­ti­ser un déve­lo­p­pe­ment des sites. Dans le can­ton de Zurich, nous impli­quons les repré­sen­tants de l’économie dans le cadre de grou­pes de tra­vail dès la phase d’analyse, bien qu’en tant que can­ton, nous ne dis­po­si­ons d’aucun man­dat légal pour la pla­ni­fi­ca­ti­on du trans­port de mar­chan­di­ses. Notre rôle se limi­te ici au con­seil et au sou­ti­en. Dans le can­ton de Zurich éga­le­ment, nous avons mis au point un guide pour le déve­lo­p­pe­ment du trans­port de mar­chan­di­ses dans un con­cept can­to­nal de trans­port des mar­chan­di­ses et de logis­tique. Nous jouons ici cer­tai­ne­ment un rôle pré­cur­seur. Mais d’autres can­tons aussi, comme ceux d’Argovie, de Berne, de Vaud ou enco­re de Bâle-Ville, font preuve d’innovation dans leurs actions. Grâce à l’échange régu­lier via la pla­te­for­me CFF Cargo et le grou­pe de trans­port de mar­chan­di­ses de l’Union des vil­les suis­ses, nous app­re­nons éga­le­ment les uns des autres.

À votre avis, com­ment se pré­sen­te une uti­li­sa­ti­on opti­ma­le de l’infrastructure par le trans­port de voy­a­ge­urs et de mar­chan­di­ses?
Je pense que l’on dev­rait pour­suiv­re et opti­mi­ser l’approche actu­el­le avec des sil­lons sépa­rés pour le trans­port de voy­a­ge­urs et de mar­chan­di­ses dans la stra­té­gie d’utilisation du réseau. Je suis plu­tôt scep­tique vis-à-vis d’une attri­bu­ti­on fle­xi­ble des sil­lons, car le trans­port de mar­chan­di­ses pour­rait lit­té­ra­le­ment par­tir à la déri­ve dans ce cas de figu­re. Le beso­in d’aménagements de l’infrastructure est éta­b­li, ainsi que le mont­re l’étape d’aménagement 2040.

Où se situ­ent selon vous les tâches majeu­res au niveau de l’infrastructure?
Dans le cadre du déve­lo­p­pe­ment de l’infrastructure, il faut se pen­cher sur les beso­ins spé­ciaux du trans­port de mar­chan­di­ses. Le nœud de la gare avan­cée de Zurich est aujourd’hui déjà com­plè­te­ment surchar­gé, et le tra­fic fer­ro­vi­ai­re va con­tin­uer à aug­men­ter dans l’aire métro­po­li­taine. Il est donc néces­saire de créer des pos­si­bi­li­tés de con­tour­ne­ment comme le tun­nel de mar­chan­di­ses depuis la gare de tria­ge de Lim­mat­tal vers le Furt­tal et plus loin en direc­tion de la Suis­se ori­en­ta­le. Les trans­ports de fret fer­ro­vi­ai­res éga­le­ment, qui vien­nent du Mit­tel­land et sou­hai­tent con­tin­uer en direc­tion du «Kno­nau­er Amt», doi­vent effec­tuer un vira­ge en éping­le à che­veux dans la gare avan­cée de Zurich. Cela affec­te de plu­s­ieurs aut­res maniè­res l’infrastructure. Il faut ici des «rac­cour­cis» pour con­tour­ner les points cri­ti­ques. On pour­rait par exemp­le rac­cor­der la gare de tria­ge de Lim­mat­tal direc­te­ment vers Zoug et Lucer­ne en pas­sant par le «Kno­nau­er Amt». Les pro­jets de ce genre ont bien évi­dem­ment un coût énor­me et ne sont réa­li­sables qu’à long terme. Mal­gré tout, il faut dès aujourd’hui poser les jalons d’aménagement pour y parvenir.

Que sou­hai­tez-vous per­son­nel­le­ment pour l’avenir du fret fer­ro­vi­ai­re suis­se?
J’espère très sin­cè­re­ment que les chan­ces du che­min de fer pour un trans­fert du tra­fic de la route au rail seront éga­le­ment sai­sies dans le tra­fic natio­nal. Pour ce faire, il faut un ren­ver­se­ment de ten­dance avec des con­cepts d’offres plus rapi­des et effi­caces, y com­pris dans le trans­port par wagons com­plets iso­lés. Des con­cepts d’offres inno­vants, con­for­mes aux beso­ins et effi­caces, sont ici nécessaires.

Qui serai­ent par exemp­le?
La digi­ta­li­sa­ti­on offre des oppor­tu­ni­tés énor­mes dont on n’a pas enco­re tiré pro­fit dans le fret fer­ro­vi­ai­re pour l’instant. Par exemp­le, les ent­re­pri­ses de fret fer­ro­vi­ai­re savent pré­cis­é­ment quand et où leur mar­chan­di­se se trouve, et com­bien de temps elle y reste, grâce à des codes numé­ri­ques. Elles dev­rai­ent mett­re cette con­nais­sance à la dis­po­si­ti­on de leurs cli­ents sous forme d’un suivi des expé­di­ti­ons tout au long de la chaî­ne de trans­port, de l’expéditeur au desti­na­tai­re. Cela aug­m­en­ter­ait con­sidé­ra­blem­ent leur attractivité.

La digi­ta­li­sa­ti­on et l’automatisation sont éga­le­ment des fac­teurs déter­mi­nants pour la com­pé­ti­ti­vi­té des ent­re­pri­ses de fret fer­ro­vi­ai­re. Il va de soi que les distances cour­tes de seu­le­ment quel­ques kilo­mè­tres, comme on en ren­cont­re sou­vent en Suis­se, ne sont guère con­for­mes aux exi­gen­ces fer­ro­vi­ai­res. Mais si l’on auto­ma­tise cer­ta­ins pro­ces­sus – par exemp­le avec l’attelage auto­ma­tique digi­tal (DAK) ou un trans­bor­de­ment auto­ma­ti­sé de cais­ses mobi­les –, on pour­rait aug­men­ter con­sidé­ra­blem­ent l’efficacité. Des solu­ti­ons de ce genre dev­rai­ent être mises en appli­ca­ti­on par les pro­prié­tai­res pri­vés de wagons pour que leur flot­te reste ren­ta­ble et pour rédui­re les durées de transit.

Pour­quoi les ent­re­pri­ses de fret fer­ro­vi­ai­re ont-elles autant de mal à être com­pé­ti­ti­ves?
C’est une ques­ti­on à laquel­le il est dif­fi­ci­le de répond­re. Il fau­drait ana­ly­ser avec le plus grand soin les rai­sons pour les­quel­les le fret fer­ro­vi­ai­re est aussi peu com­pé­ti­tif et les mesu­res qu’il fau­drait prend­re pour obte­nir des off­res plus attra­yan­tes ou bais­ser les coûts. Une telle étude pour­rait être l’une des mis­si­ons de la VAP.

En ce qui con­cer­ne la VAP: quels sont les points que nous pour­ri­ons amé­lio­rer?
Je con­nais Frank et je sais à quoi res­sem­ble le logo de la VAP. Mais en tant qu’organisation glo­ba­le, la VAP n’est pas suf­fi­sam­ment visi­ble. Il exis­te ici à mon avis un potentiel d’optimisation. Par ail­leurs, je suis régu­liè­re­ment invi­té à des évè­ne­ments inté­res­sants et infor­ma­tifs. Pour nous, employés d’administration, la char­ge admi­nis­tra­ti­ve pour l’approbation d’un évè­ne­ment payant est pour­tant si importan­te que nous refu­sons sou­vent d’y par­ti­ci­per. C’est vrai­ment dommage.

À qui recom­man­de­riez-vous de coopé­rer avec la VAP?
À l’ensemble des can­tons et com­mu­nes de Suis­se. Pour les admi­nis­tra­ti­ons, la VAP est un par­ten­aire com­pé­tent et un pour­voy­eur d’informations, qui sou­ti­ent le trans­fert de savoir-faire; grâce aussi jus­tem­ent à sa visi­on glo­ba­le suis­se. Pour les pro­prié­tai­res de voies de rac­cor­de­ment, la VAP est une par­tie pren­an­te importan­te qui s’engage en faveur du déve­lo­p­pe­ment d’une offre fer­ro­vi­ai­re, du main­ti­en des instal­la­ti­ons et de la garan­tie des surfaces.

 

Mon­sieur Grie­der, merci beau­coup pour cet entretien.

Détails per­son­nels
Mat­thi­as Grie­der est urba­nis­te et pla­ni­fi­ca­teur des trans­ports de for­ma­ti­on; il est éga­le­ment chef de pro­jet depuis quat­re ans pour le domaine Trans­port de mar­chan­di­ses et logis­tique auprès du Ser­vice de la mobi­li­té du can­ton de Zurich.

 

Plateforme de données: une meilleure coopération, plus de concurrence

Plateforme de données: une meilleure coopération, plus de concurrence

Au cours de l’Année euro­pé­en­ne du rail 2021, nous repor­tons notre atten­ti­on entre aut­res sur les déve­lo­p­pe­ments des­di­tes pla­te­for­mes de don­nées en Euro­pe. Dès 2022, une pre­miè­re pla­te­for­me de don­nées neu­tre pour le tra­fic com­bi­né sera mise en ligne. Tous les acteurs du tra­fic com­bi­né (TC) seront impli­qués dans cette pla­te­for­me. Le pro­jet est sou­tenu par le Minis­tère fédé­ral alle­mand du Trans­port et des Infra­struc­tures digi­ta­les (BMVI).

Une ouverture à tous les fournisseurs souhaitée

Sous l’égide de l’Union des ent­re­pri­ses de trans­port alle­man­des (VDV), une pla­te­for­me com­pa­ra­ble est en cours de réa­li­sa­ti­on pour le tra­fic par wagons com­plets. La VDV trouve pour ce pro­jet de l’aide auprès de la Fédé­ra­ti­on de l’industrie chi­mi­que alle­man­de (VCI).  Au vu des déve­lo­p­pe­ments du tra­fic par wagons com­plets en Alle­ma­gne, celle-ci sem­ble éga­le­ment ne plus être con­vain­cue de la per­for­mance du plus grand four­nis­seur. Tout comme nous, la VCI ne bri­gue plus aucu­ne sub­ven­ti­on, mais pense que la solu­ti­on rési­de dans l’ouverture des gares de tria­ge et des gares prin­ci­pa­les à tous les four­nis­seurs. C’est la seule maniè­re de par­ve­nir à une plus forte con­cur­rence éga­le­ment dans le tra­fic par wagons com­plets. Une pla­te­for­me de don­nées neu­tre dev­rait per­mett­re d’améliorer et d’accélérer l’exploitation d’un réseau ouvert en matiè­re d’économie de marché.

Adieu à la petitesse d’esprit

La sépa­ra­ti­on entre les tra­fics fer­ro­vi­ai­res dans le TC et les tra­fics con­ven­ti­on­nels n’a jamais été réel­le­ment visi­ble. La peti­tes­se d’esprit est cont­re-pro­duc­ti­ve et com­pli­que l’ensemble du sys­tème. Les pla­te­for­mes de réser­va­ti­on sépa­rées impli­quent que le fac­teur essentiel n’est pas un sys­tème glo­bal avec un béné­fice glo­bal pour l’intégralité du domaine du fret fer­ro­vi­ai­re. Un fret (fer­ro­vi­ai­re) dura­ble, com­pé­ti­tif et axé sur le cli­ent n’est pos­si­ble qu’en col­la­bo­ra­ti­on avec tous les acteurs.

C’est la rai­son pour laquel­le nous nous pen­chons de maniè­re inten­si­ve sur l’idée d’une pla­te­for­me pour le fret fer­ro­vi­ai­re. Nous som­mes ici en étroit cont­act avec la VDV et ses ent­re­pri­ses par­ten­aires d’une pla­te­for­me pour un TC trans­fron­ta­lier. Car nous som­mes con­vain­cus que seu­les des pla­te­for­mes com­pa­ti­bles à l’échelon euro­pé­en auront du succès.

25<sup>e</sup> anniversaire du «Traité de Lugano» – un regard sur l’avenir

25e anniversaire du «Traité de Lugano» – un regard sur l’avenir

25 ans exac­te­ment après la signa­tu­re du «Trai­té de Luga­no», un bilan a été dres­sé dans la gare alle­man­de de Bâle, métro­po­le fron­ta­liè­re suis­se. Pour la VAP, l’aménagement de l’itinéraire sur la rive gau­che du Rhin pour le trans­port de mar­chan­di­ses, en plus de celui de la rive droi­te du fleuve, est urgent. Il est tout aussi urgent de mett­re en œuvre l’automatisation, en par­ti­cu­lier via l’attelage auto­ma­tique digi­tal (DAK, en alle­mand). Pour finir, la VAP se féli­ci­te de l’ouverture pro­po­sée de la direc­ti­ve UE de pro­mo­ti­on du tra­fic com­bi­né aux trans­ports mul­ti­mo­daux avec un trans­bor­de­ment de mar­chan­di­ses à la place d’un trans­bor­de­ment de con­teneurs en cas de chan­ge­ment de moyen de transport.

Nouvel accord

Sous la devi­se «En visi­te chez des amis», les États con­trac­tants ont adop­té un nou­vel accord qui com­plè­te le Trai­té de Luga­no et éta­blit de nou­vel­les prio­ri­tés. Il pré­voit le ren­force­ment dura­ble du fret fer­ro­vi­ai­re, veut opti­mi­ser sa com­pé­ti­ti­vi­té inter­mo­da­le ainsi qu’intensifier la coopé­ra­ti­on au niveau de l’innovation – notam­ment l’attelage auto­ma­tique digi­tal (DAK) – et dans le cadre du pro­jet con­joint «Shift2Rail». Après les dis­cours des invi­tés, Win­fried Her­mann, minist­re des trans­ports du Land de Bade-Wurt­em­berg, et Adolf Ogi, anci­en con­seil­ler fédé­ral suis­se, Josef Ditt­li, con­seil­ler aux États et pré­si­dent de la VAP Asso­cia­ti­on des char­geurs, s’est expri­mé sur les thé­ma­ti­ques cen­tra­les de cet anniversaire.

Une garantie de la ligne d’accès est nécessaire

Josef Ditt­li a fait valoir la per­spec­ti­ve de la VAP. Celle-ci con­tri­bue côté suis­se à la pro­mo­ti­on d’un sys­tème de fret fer­ro­vi­ai­re per­for­mant grâce à diver­ses mesu­res. Ditt­li a souli­g­né la néces­si­té de pro­cé­der, en vue de garan­tir les lignes d’accès, à l’aménagement du tron­çon fer­ro­vi­ai­re éga­le­ment sur la rive gau­che du Rhin en France. Avec la moti­on «Accord inter­na­tio­nal au sujet de la ligne d’accès à la NLFA sur la rive gau­che du Rhin», la Com­mis­si­on des trans­ports et des télé­com­mu­ni­ca­ti­ons du Con­seil natio­nal a char­gé en jan­vier 2020 le Con­seil fédé­ral de s’efforcer d’obtenir un accord inter­na­tio­nal avec la France et la Bel­gi­que pour une ligne alter­na­ti­ve per­for­man­te sur la rive gau­che du Rhin (ligne de plai­ne) avec les paramè­tres d’infrastructure néces­saires pour le trans­port de mar­chan­di­ses. Par ail­leurs, l’aménagement de la ligne fer­ro­vi­ai­re de la val­lée du Rhin en Alle­ma­gne dev­rait être éner­gi­quement pour­suivi. À pro­pos du nou­vel accord de la Suis­se (DETEC) avec le minis­tère des trans­ports d’Allemagne, Josef Ditt­li a con­sta­té que cela part cer­tes de bon­nes inten­ti­ons, mais que cela équiv­aut plu­tôt à une décla­ra­ti­on d’intention non con­traignan­te, et a deman­dé: «Le nou­vel accord ne doit en aucun cas annu­ler le Trai­té de Luga­no, mais seu­le­ment le com­plé­ter.» Josef Ditt­li a jugé réjouis­sant le fait que la France fasse désor­mais avan­cer les plans desti­nés à l’agrandissement des gaba­rits dans les tun­nels sur le tron­çon Réding-Saver­ne entre Sarr­ebruck et Bâle via la France, comme l’a fait savoir SNCF Réseau, explo­itan­te d’infrastructures française.

La VAP encourage l’automatisation et la digitalisation

En ce qui con­cer­ne éga­le­ment les sujets de l’automatisation et de la digi­ta­li­sa­ti­on, la VAP s’engage en faveur d’une har­mo­ni­sa­ti­on à l’échelon euro­pé­en. Avec la moti­on «Ren­forcer l’efficacité du trans­port de mar­chan­di­ses sur le rail grâce à l’automatisation», elle a sol­li­ci­té les moy­ens finan­ciers néces­saires. Et avec la Com­mun­au­té d’intérêts Tra­fic par wagons com­plets (CI TWC), elle s’engage, aux côtés d’autres acteurs de l’économie, en faveur de la mise en œuvre de mesu­res correspondantes.

Le transport multimodal est porteur d’avenir

Pour la VAP, il s’agit de pro­mou­voir non seu­le­ment le tra­fic com­bi­né au sens strict, mais éga­le­ment le trans­port mul­ti­mo­dal avec trans­bor­de­ment de mar­chan­di­ses. Ce der­nier asso­cie éga­le­ment divers moy­ens de trans­port et répond pré­cis­é­ment aux exi­gen­ces du trans­port en colis, qui con­naît une forte crois­sance. Par con­sé­quent, la VAP se féli­ci­te des pro­po­si­ti­ons cor­re­spond­an­tes de la Com­mis­si­on de l’UE pour la révi­si­on de la direc­ti­ve sur le tra­fic com­bi­né. De tel­les inter­ven­ti­ons peu­vent aider de maniè­re déter­mi­nan­te à att­eind­re les objec­tifs du Pacte vert pour l’Europe. En Suis­se, on con­sta­te dans le fret fer­ro­vi­ai­re mul­ti­mo­dal un nombre cinq fois plus important que dans le tra­fic com­bi­né. Ce n’est pas un hasard si la mani­fes­ta­ti­on s’est déroulée à Bâle; en effet, le port de Bâle repré­sen­te une plaque tour­nan­te pro­s­pè­re pour les mar­chan­di­ses en vrac pour le tra­fic com­bi­né eau/rail.

L’automation du trafic par wagons complets en point de mire

L’automation du trafic par wagons complets en point de mire

Au cours de cette Année euro­pé­en­ne du rail 2021, la moder­ni­sa­ti­on au moyen d’une auto­ma­ti­on du tra­fic par wagons com­plets figu­re tout en haut de notre agen­da. Notre coopé­ra­ti­on avec l’Office fédé­ral des trans­ports (OFT) et l’Union des trans­ports publics (UTP) pour une démar­che com­mu­ne dans le cadre de l’automatisation dans le fret fer­ro­vi­ai­re pro­gres­se comme prévu. L’attelage auto­ma­tique digi­tal (DAK en alle­mand) est entre aut­res au cœur du sujet. D’ici peu, les détails des tâches com­mu­nes seront fixés en con­cer­ta­ti­on avec les ent­re­pri­ses de fret fer­ro­vi­ai­re, les explo­itants de wagons et de loco­mo­ti­ves ainsi qu’avec les char­geurs, afin que des pro­grès con­crets soi­ent bien­tôt visibles.

Une évaluation des modèles est en cours 

Par­al­lè­le­ment, une éva­lua­ti­on des divers modè­les de DAK est en cours au niveau euro­pé­en. Et nous atten­dons pour l’automne la décis­i­on en faveur de l’un ou l’autre des sys­tè­mes spé­ci­fi­ques. Par la suite, le plan de mise en œuvre cor­re­spond­ant dev­rait être pré­sen­té à l’échelon euro­pé­en. En d’autres ter­mes: le DAK et donc l’automation dans le fret fer­ro­vi­ai­re com­men­cent à prend­re forme.

Un financement est nécessaire

La moder­ni­sa­ti­on du fret fer­ro­vi­ai­re impli­que un sup­port poli­tique et finan­cier bien défi­ni. De ce fait, notre pré­si­dent et con­seil­ler aux États Josef Ditt­li a lancé le pro­ces­sus poli­tique cor­re­spond­ant avec la moti­on 20.3221 «Ren­forcer l’ef­fi­ca­ci­té du trans­port de mar­chan­di­ses sur le rail grâce à l’au­to­ma­tis­a­ti­on». Avec l’adoption de la moti­on, le Par­le­ment a con­fié au Con­seil fédé­ral l’élaboration d’un concept.

Un concept de mise en œuvre est souhaité

C’est la rai­son pour laquel­le la VAP s’est atta­quée avec l’OFT et l’UTP à un con­cept qu’elle remet­tra le moment venu au Par­le­ment en vue d’une con­sul­ta­ti­on. Ce con­cept doit com­prend­re la solu­ti­on tech­ni­que, un plan de trans­for­ma­ti­on ainsi que les coûts initiaux avec les gains en effi­ca­ci­té escomp­tés. Le Par­le­ment aura pour tâche de prend­re une décis­i­on à pro­pos du sup­port finan­cier et des con­di­ti­ons-cad­res appro­priées (épur­a­ti­on des direc­ti­ves de sécu­ri­té et de tra­vail, repri­se des direc­ti­ves d’interopérabilité de l’UE, etc.).

Transport combiné et multimodalité (2<sup>e</sup> partie)

Transport combiné et multimodalité (2e partie)

Outre la Con­fé­dé­ra­ti­on, les can­tons et les gran­des vil­les suis­ses défi­nis­sent de plus en plus sou­vent des con­cepts glo­baux de trans­port de mar­chan­di­ses pour assurer un appro­vi­si­on­ne­ment et une évacua­ti­on effi­caces, sûrs et éco­lo­gi­ques des mar­chan­di­ses. Le sec­teur du tra­fic de fret s’efforce de tra­vail­ler en par­ten­ari­at avec les can­tons et les vil­les afin d’unir les forces et déve­lo­p­per davan­ta­ge les sites logis­ti­ques. La logis­tique urbai­ne au sein des vil­les et des agglo­mé­ra­ti­ons revêt une importance crois­san­te. La VAP esti­me que les mesu­res sui­van­tes sont néces­saires pour que les atouts du trans­port fer­ro­vi­ai­re de mar­chan­di­ses puis­sent être mis à pro­fit dans le trans­port com­bi­né et multimodal.

1. Développement des infrastructures
  • Des inves­tis­se­ments dédiés à l’extension des lignes pour le trans­port de mar­chan­di­ses sont néces­saires pour la com­pé­ti­ti­vi­té à long terme. Il est impé­ra­tif de les inclure dans les travaux pour la pro­chai­ne étape d’expansion STEP 2040/45, à savoir: 
    • Pla­ni­fi­ca­ti­on et mise en œuvre de la ligne de con­tour­ne­ment de Zurich pour le tra­fic de fret afin d’accroître les capa­ci­tés et de dis­so­cier le tra­fic de pas­sa­gers et de mar­chan­di­ses, y com­pris éli­mi­na­ti­on des gou­lets d’étran­gle­ment dans les nœuds entre Aarau et Winterthour.
    • Examen de la dis­so­cia­ti­on com­plè­te du tra­fic de mar­chan­di­ses et de voy­a­ge­urs dans la région de Bâle, Genè­ve et Zurich-Win­tert­hour ainsi que dans le nœud de Lausanne.
  • Le réseau rou­tier suis­se a beso­in d’être moder­ni­sé de toute urgence. Les mesu­res adop­tées par le Con­seil fédé­ral et le Par­le­ment dans le cadre du nou­veau Fonds pour les rou­tes natio­na­les et le tra­fic d’agglomération (FNA) et du pro­gram­me de déve­lo­p­pe­ment stra­té­gique STEP Rou­tes natio­na­les doi­vent être mises en œuvre le plus rapi­de­ment pos­si­ble. Il est néces­saire de pro­cé­der à des réno­va­tions, d’éliminer les gou­lets d’étranglement et d’augmenter la capa­ci­té sur les tron­çons les plus encombrés.
  • La coor­di­na­ti­on du réseau rou­tier prin­ci­pal et second­ai­re doit occup­er le cent­re de l’attention. Cela signi­fie qu’il faut uti­li­ser plus de res­sour­ces direc­te­ment pour les beso­ins spé­ci­fi­ques de la logis­tique urbai­ne dans les vil­les et les agglo­mé­ra­ti­ons que cela n’est le cas dans les pro­gram­mes d’agglomération 1 et 2.
  • Les capa­ci­tés de trans­bor­de­ment au Tes­sin doi­vent être con­sidé­ra­blem­ent aug­men­tées afin de per­mett­re des solu­ti­ons co-moda­les dans l’import/export. À cette fin, les ter­minaux existants doi­vent être agran­dis et de nou­veaux sites près de la fron­tiè­re doi­vent être évalués.
  • Les sites logis­ti­ques doi­vent être pris en comp­te dans l’aménagement du ter­ri­toire et ren­dus plus acces­si­bles: Cela com­prend l’accès par route (rou­tes natio­na­les, can­to­na­les, com­mu­na­les), l’accès par rail (capa­ci­té du réseau jusqu’à la gare (de récep­ti­on) et la capa­ci­té de manœu­vre pour l’accès à la voie de gara­ge depuis la gare (de récep­ti­on). Cet accès n’est actu­el­le­ment pas léga­le­ment garan­ti. Les plans de réseau régi­on­aux serai­ent déter­mi­nants à cet égard.
2. Conditions cadres réglementaires pour la route
  • Le règle­ment rou­tier actuel doit être con­ser­vé dans son inté­gra­li­té. La RPLP, l’interdiction de cir­cu­ler la nuit et le diman­che pour les poids lourds, la limi­te de poids de 40 ton­nes et l’interdiction du cabo­ta­ge sont incon­tes­tées dans le sec­teur des trans­ports et garan­tis­sent des con­di­ti­ons socia­les et con­cur­ren­ti­el­les équitables.
  • L’interdiction du cabo­ta­ge, en par­ti­cu­lier, est cen­tra­le. Tout assou­plis­se­ment de la régle­men­ta­ti­on actu­el­le men­acerait l’existence de l’ensemble de l’industrie suis­se des trans­ports sur rail et sur route. En outre, il fau­drait comp­ter avec des con­sé­quen­ces fata­les pour l’environnement et la poli­tique de trans­fert modal. Dans le pro­ces­sus actuel sur la con­clu­si­on éven­tu­el­le d’un accord insti­tu­ti­on­nel, l’interdiction du cabo­ta­ge ne doit donc pas être ébran­lée. Elle doit res­ter ancrée sous sa forme actu­el­le dans l’accord sur les trans­ports terrestres.
  • En tant qu’incitation finan­ciè­re au trans­port mul­ti­mo­dal, le rem­bour­se­ment de la RPLP dans le cadre du trans­port com­bi­né dev­rait être aug­men­té pour le pré-ache­mi­ne­ment ou le post-ache­mi­ne­ment par la route et désor­mais éga­le­ment accor­dé pour la com­bi­nai­son de la route et du rail dans le cadre du tra­fic par wagons com­plets de mar­chan­di­ses au lieu du trans­bor­de­ment de conteneurs.
  • L’industrie du trans­port (rou­tier) à l’étranger tra­vail­le avec des struc­tures de coûts com­plè­te­ment dif­fé­ren­tes de cel­les des ent­re­pri­ses de trans­port suis­ses. Les plus gran­des dif­fé­ren­ces se situ­ent au niveau de la rému­né­ra­ti­on des con­duc­teurs. Il en résul­te ce que l’on appel­le le «dum­ping social», qui fausse mas­si­ve­ment la con­cur­rence sur les mar­chés les plus volu­mi­neux du trans­port de mar­chan­di­ses en Euro­pe. En outre, l’interdiction actu­el­le du cabo­ta­ge doit être ren­for­cée, notam­ment par des amen­des beau­coup plus éle­vées en cas d’infraction.
3. Conditions cadres réglementaires pour le rail
  • Afin d’utiliser les infra­struc­tures pour les trains de voy­a­ge­urs et de mar­chan­di­ses de la maniè­re la plus effi­cace pos­si­ble, les con­cepts d’utilisation du réseau doi­vent être déve­lo­p­pés en fon­c­tion de la deman­de. Cela per­met­tra ainsi d’éviter des inves­tis­se­ments coû­teux dans des infra­struc­tures et de sou­la­ger effi­ca­ce­ment les nœuds. Le sec­teur du trans­port de mar­chan­di­ses est prêt à dyna­mi­ser la deman­de, par exemp­le dans le tra­fic nord-sud, grâce à une pla­ni­fi­ca­ti­on horai­re ou quo­ti­di­en­ne. En con­t­re­par­tie, les ent­re­pri­ses de trans­port de mar­chan­di­ses exi­gent une dis­cus­sion sur l’utilisation des sil­lons par les trains de mar­chan­di­ses et les trains régi­on­aux aux heu­res creu­ses, tôt le matin et tard le soir.
  • Les con­cepts d’entretien des ges­ti­on­n­aires d’infrastructure doi­vent tenir davan­ta­ge comp­te des beso­ins du tra­fic de mar­chan­di­ses la nuit. La com­pen­sa­ti­on intro­duite pour les fer­me­tures de lignes dues à des chan­tiers de con­s­truc­tion est utile en tant que com­pen­sa­ti­on, mais en fin de comp­te, le sec­teur des char­geurs a beso­in d’une plus gran­de fia­bi­li­té dans la four­ni­tu­re de ser­vices par les ent­re­pri­ses de fret fer­ro­vi­ai­re. À l’avenir, les travaux d’entretien doi­vent donc éga­le­ment être pla­ni­fiés de plus en plus pen­dant la jour­née et le week-end, avec des rest­ric­tions uni­for­mes pour tous les modes de transport.
  • Afin de ren­forcer la com­pé­ti­ti­vi­té du che­min de fer dans les chaî­nes de trans­port co-moda­les, les coûts mar­ginaux d’utilisation de l’infrastructure par train cir­cu­lant doi­vent être redé­fi­nis, en ten­ant comp­te des dif­fé­ren­tes exi­gen­ces du trans­port de pas­sa­gers et de marchandises.
Engagement entrepreneurial

Les chem­ins de fer, les trans­por­teurs rou­tiers et le sec­teur des char­geurs sont con­sci­ents de leur responsa­bi­li­té dans l’approvisionnement en mar­chan­di­ses de la Suis­se et ont déjà mis en œuvre diver­ses mesu­res en faveur de solu­ti­ons de trans­port de mar­chan­di­ses co- ou multimodales.

  • Le par­ten­ari­at entre CFF Cargo et Swiss Combi ren­force le trans­fert de la route au rail et aug­men­te dura­blem­ent l’utilisation des capa­ci­tés dans le tra­fic par wagons com­plets et le trans­port com­bi­né. L’objectif est d’accroître enco­re la com­pé­ti­ti­vi­té du rail dans la chaî­ne logis­tique des cli­ents et d’utiliser les modes de trans­port en fon­c­tion de leurs atouts.
  • CFF Cargo, l’association VAP de la bran­che du trans­port de mar­chan­di­ses et l’association des trans­ports publics UTP déve­lo­p­pent une visi­on com­mu­ne de l’offre de la bran­che du trans­port de mar­chan­di­ses. Dans le cadre de l’étape d’expansion STEP 2030/35, des exi­gen­ces tel­les que des capa­ci­tés suf­fi­san­tes, des sil­lons plus rapi­des et la moder­ni­sa­ti­on et la con­s­truc­tion de nou­vel­les instal­la­ti­ons et gares de trans­port de mar­chan­di­ses ont été imposées.
  • Le trans­port rou­tier de mar­chan­di­ses aug­men­te con­tinuel­le­ment son effi­ca­ci­té grâce à des opti­mi­sa­ti­ons inter­nes (par exemp­le, la pla­ni­fi­ca­ti­on, la répar­ti­ti­on, la numé­ri­sa­ti­on). Le nombre de voy­a­ges à vide impro­duc­tifs se situe à un niveau très bas. Tou­te­fois, une par­tie con­sidé­ra­ble des gains d’efficacité réa­li­sés est à nou­veau per­due en rai­son des per­tes de pro­duc­ti­vi­té dues à la con­ges­ti­on crois­san­te de l’ensemble du réseau routier.
Un dialogue plus soutenu pour une durabilité et une efficacité accrues

Les ent­re­pri­ses de trans­port et les char­geurs suis­ses s’engagent en faveur d’un trans­port de mar­chan­di­ses dura­ble et effi­cace, afin de con­tri­buer à une Suis­se éco­lo­gi­que et com­pé­ti­ti­ve. Le trans­fert modal de la route vers le rail dans le tra­fic de tran­sit de fron­tiè­re à fron­tiè­re et une répar­ti­ti­on (multi)modale judi­cieu­se dev­rai­ent être ren­for­cés. La VAP et ses orga­ni­sa­ti­ons par­ten­aires sou­ti­en­nent une rela­ti­on dyna­mi­que, basée sur le par­ten­ari­at, entre les auto­ri­tés et les acteurs du sec­teur et sont prêtes à par­ti­ci­per acti­ve­ment aux travaux.

Transport combiné et multimodalité (1<sup>re</sup> partie)

Transport combiné et multimodalité (1re partie)

Les ent­re­pri­ses de trans­port rou­tier et fer­ro­vi­ai­re ainsi que le sec­teur des char­geurs pren­nent au sérieux leur responsa­bi­li­té éco­no­mi­que, éco­lo­gi­que et socia­le et misent sur des solu­ti­ons mul­ti­mo­da­les. Ils com­bi­nent le Rhin, la route, le rail, les voies navig­ab­les inté­ri­eu­res, les pipe­lines et le fret aéri­en dans des solu­ti­ons logis­ti­ques mul­ti­mo­da­les adap­tées aux besoins.

Terminologie

Le trans­port com­bi­né au sens strict com­bi­ne dif­fér­ents modes de trans­port (route, rail, eau) en un seul sys­tème. Dans ce pro­ces­sus, ce ne sont pas les mar­chan­di­ses trans­por­tées qui sont trans­bor­dées, mais un con­ten­ant de trans­port – dans la plu­part des cas un con­teneur. La plus gran­de par­tie de la distance par­cou­rue (tra­jet prin­ci­pal) doit l’être en train ou en bateau, et les tra­jets de pré-ache­mi­ne­ment et post-ache­mi­ne­ment doi­vent être aussi courts que possible.

Le trans­port mul­ti­mo­dal au sens large com­bi­ne éga­le­ment dif­fér­ents modes de trans­port. Cepen­dant, le trans­bor­de­ment des mar­chan­di­ses à trans­por­ter a lieu lors­que le mode de trans­port est modi­fié, géné­ra­le­ment du bateau et du rail au cami­on et vice versa. Le trans­port com­bi­né ne répond pas en par­ti­cu­lier aux exi­gen­ces du sec­teur des mar­chan­di­ses diver­ses. De ce fait, le tra­fic de mar­chan­di­ses diver­ses, qui con­naît une crois­sance très rapi­de, est pré­des­ti­né au trans­port mul­ti­mo­dal, car la coll­ec­te et la dis­tri­bu­ti­on peu­vent se faire de maniè­re plus sou­ple sur la route qu’en trans­port com­bi­né. Ce der­nier pré­sup­po­se un char­ge­ment pour une seule et même desti­na­ti­on de tou­tes les mar­chan­di­ses con­te­nues dans le con­teneur. Rien que chez Cargo Domic­i­le, 300 wagons de mar­chan­di­ses sont trans­por­tés dans ce type de tra­fic chaque nuit. Par con­sé­quent, le tra­fic fer­ro­vi­ai­re de mar­chan­di­ses joue un rôle essentiel en tant que moyen de trans­port de masse, tant pour le trans­port com­bi­né que pour le trans­port mul­ti­mo­dal. Les sub­ven­ti­ons éprou­vées (rem­bour­se­ment for­fai­taire de la RPLP, limi­te de 44 t en pré-/post-ache­mi­ne­ment) dev­rai­ent donc être éten­dues à tou­tes les com­bi­nai­sons route/rail – indé­pen­dam­ment de leur con­cep­ti­on concrète.

Le transport combiné en hausse

Le trans­port com­bi­né a gagné en importance ces der­niè­res années en rai­son de sa pro­mo­ti­on sans pré­cé­dent grâce à des sub­ven­ti­ons, des réduc­tions de péage et des aug­men­ta­ti­ons de poids pour les poids lourds (cf. figu­re 1). Con­cer­nant les mar­chan­di­ses en tran­sit à tra­vers la Suis­se, 85,3 % des ton­na­ges trans­por­tés en 2019 l’ont été en trans­port com­bi­né (cf. figu­re 2). Dans le tra­fic d’importation et d’exportation, 7,6 % des ton­na­ges trans­por­tés l’ont été en trans­port com­bi­né. Dans le trans­port inté­ri­eur, il s’a­gis­sait de 7,1 % des ton­na­ges transportés.

Illus­tra­ti­on 1: Crois­sance du trans­port com­bi­né de 2016 à 2019 1

Illus­tra­ti­on 2: Répar­ti­ti­on en pour­cen­ta­ge du tra­fic des trans­ports com­bi­nés 2

Envi­ron un tiers de l’ensemble du fret fer­ro­vi­ai­re de mar­chan­di­ses est assu­ré par le trans­port com­bi­né. Dans le domaine du fret fer­ro­vi­ai­re, le trans­port com­bi­né a enre­gis­tré d’une part des ton­na­ges trans­por­tés de 34 % en 2019 et de 12 % pour la navi­ga­ti­on inté­ri­eu­re de et vers Bâle. La part du ton­na­ge net trans­por­té en trans­port com­bi­né ter­rest­re non accom­pa­gné est de 8 %. Le chif­fre cor­re­spond­ant est beau­coup plus fai­ble pour le trans­port rou­tier, qui – comme nous l’avons men­ti­onné – n’est uti­li­sé que pour ce que l’on appel­le le pré-ache­mi­ne­ment et le post-ache­mi­ne­ment (distance moy­enne de trans­port d’environ 50 kilo­mè­tres). La part du TC s’élevait ici à 2 % en 2019, ce chif­fre ne con­cer­nant que les trans­ports avec des véhi­cu­les nati­on­aux. Le reste des mar­chan­di­ses est trans­por­té par voie con­ven­ti­on­nel­le dans des wagons de mar­chan­di­ses avec trans­bor­de­ment des mar­chan­di­ses au lieu de conteneurs.

Le volume du transport de fret augmente

Le volu­me de fret sur les infra­struc­tures suis­ses aug­m­en­te­ra de 37 % d’ici 20403. Le prin­ci­pal moteur est la crois­sance du tra­fic inté­ri­eur, avec une aug­men­ta­ti­on de 39 %. En rai­son de la crois­sance démo­gra­phi­que et éco­no­mi­que, de la divi­si­on du tra­vail, de la numé­ri­sa­ti­on et du com­mer­ce élec­tro­ni­que, les lots de peti­te tail­le, notam­ment les ser­vices de mes­sa­ge­rie ainsi que les ser­vices express et de colis vont con­naît­re une crois­sance dis­pro­por­ti­onnée. Le volu­me du trans­port de mar­chan­di­ses en tran­sit ne cesse éga­le­ment de croît­re et aug­m­en­te­ra de 38 % d’ici 2040 par rap­port à la valeur de réfé­rence de 2010.

Mise en œuvre du mandat constitutionnel de transfert du trafic en transit

Avec l’article con­sti­tu­ti­on­nel sur la pro­tec­tion des Alpes («artic­le sur la pro­tec­tion des Alpes») adop­té en 1994, le trans­fert du tra­fic de mar­chan­di­ses vers le rail en tran­sit a été inscrit dans la con­sti­tu­ti­on. Depuis lors, la Suis­se a beau­coup inves­ti dans ce trans­fert. La con­s­truc­tion de la Neat, ache­vée en 2020 lors de la mise en ser­vice du tun­nel de base du Ceneri, a coûté 18,5 mil­li­ards de francs. Les com­pen­sa­ti­ons pour le trans­port com­bi­né entre 1994 et 2020 (jusqu’en 2023) s’élèvent à 1675 mil­li­ons de francs4. 90 mil­li­ons de francs sup­p­lé­men­tai­res seront ver­sés d’ici 2026 afin de main­te­nir le trans­port com­bi­né de tran­sit sur le rail. Aujourd’hui, le rail déti­ent une part de mar­ché de plus de 70 % dans le trans­port de mar­chan­di­ses en tran­sit tran­sal­pin de fron­tiè­re à fron­tiè­re à tra­vers la Suis­se, ce qui est uni­que en Europe.


1Cf. Office fédé­ral de la sta­tis­tique, Tableau Trans­port com­bi­né de mar­chan­di­ses par rail

2 Cf. Office fédé­ral de la sta­tis­tique, Trans­port com­bi­né de mar­chan­di­ses par rail, 2021

3 Cf. «Per­pec­ti­ves d’évolution du trans­port 2050», Office fédé­ral du déve­lo­p­pe­ment ter­ri­to­ri­al (ARE)

4 Cf. Mes­sa­ge du Con­seil fédé­ral 2019

 

Une collaboration réussie

Une collaboration réussie

La Poste Suis­se a renou­velé ses appareils de voie à Zurich-Mül­­li­­gen avec l’ai­de de CFF Infra­struc­tu­re et de Vano­li AG Zofin­gen. En tant que membre de la VAP, La Poste Suis­se a pu comp­ter sur le sou­ti­en de l’expé­ri­men­té Hans­pe­ter Rutz, membre de l’é­qui­pe de con­sul­tants de la VAP. Cli­quez ici pour le rap­port complet.

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