La VAP promouvoit le fret ferroviaire.
Vers le rapport
La VAP Association des chargeurs s’engage en faveur de conditions-cadres adaptées au marché et d’un système ferroviaire suisse pour le transport de marchandises performant. Thèmes actuels:
SECTEUR DU FRET
- Comment concevoir l’avenir du transport de marchandises?
- Qu’est-ce qui fait bouger le secteur du fret?
- Un aperçu des acteurs du fret ferroviaire.
RÉSEAU
Vous trouverez ici des informations utiles sur les voies ferrées, leur organisation et l’accès au réseau.
FINANCEMENT
Informations sur les aides financières et les taxes dans le transport de marchandises.
SITES
Tout sur le chargement libre, les terminaux, les installations de voies de raccordement ou encore les hubs logistiques multimodaux.
INTEROPÉRABILITÉ
La VAP s’engage à harmoniser les conditions-cadres afin que les trains puissent circuler sans difficulté sur les réseaux ferroviaires européens.
DURABILITÉ
Pour un avenir clairvoyant, il convient de concevoir différents domaines de manière durable.
Innovation
Comment pouvons-nous faire avancer l’innovation dans le transport de marchandises?
EXPLOITATION
En faveur d’une concurrence loyale, nous voulons utiliser la force de tous les modes de transport et les combiner de manière optimale. Car c’est ainsi que le trajet sera plus court – et plus économique – pour chacun d’entre nous.
ÉVÉNEMENTS
Vous trouverez ici des informations complémentaires et de la documentation sur nos manifestations Forum Fret Ferroviaire, notre Assemblée générale et autres.

Transport ferroviaire de marchandises : les responsables politiques sous pression
À peine six mois après l’entrée en vigueur de la loi révisée sur le transport de marchandises, l’évolution du trafic ferroviaire de marchandises ramène une nouvelle fois les responsables politiques sur le devant de la scène. La Commission des transports et des télécommunications du Conseil national (CTT‑N) a organisé cette semaine une audition consacrée aux développements actuels en matière de transfert modal. Pour la VAP, cette audition arrivait à point nommé. Au sein du TWCI notamment, le mécontentement du secteur est immense, la frustration portant essentiellement sur la forte hausse des prix, accompagnée d’une baisse de la qualité et de l’offre, ainsi que sur le manque d’orientation client de CFF Cargo. Les responsables politiques sont invités à ne plus rester les bras croisés face à cette situation.
La loi révisée sur le transport de marchandises (LTM) et sa mise en œuvre ont été malmenées dès le départ. Ainsi, les hausses de prix parfois considérables pratiquées par CFF Cargo, avant même l’entrée en vigueur de la loi, ont suscité un vif mécontentement au sein du secteur. C’est déjà à ce moment-là que les responsables politiques sont intervenus pour la première fois. Entre-temps, la politique tarifaire de CFF Cargo suscite une véritable frustration au sein du secteur, ce qui a pour conséquence que les chargeurs cherchent, dans la mesure du possible, à transférer leurs marchandises vers la route. Cette évolution est alarmante et il est tout à fait logique que les responsables politiques se saisissent de cette question de toute urgence. En effet, le véritable danger réside dans le fait que le recul du transport ferroviaire de marchandises ne se reflétera dans les chiffres qu’avec un certain retard. Là où les chargeurs n’ont pas d’alternatives à court terme, les transports concernés restent sur le rail – mais parallèlement, dès que possible, on transfère le trafic vers la route et on réoriente les investissements vers les infrastructures routières. Une fois cette étape franchie, pratiquement aucune entreprise n’investira à nouveau dans des infrastructures ferroviaires – le train sera alors littéralement parti.
Une telle orientation ne serait rien d’autre qu’un démantèlement du TWCI cofinancé par l’argent des contribuables. La VAP s’y oppose fermement. Les responsables politiques sont désormais au courant de la situation et doivent corriger la mise en œuvre de la loi LTM par des mesures efficaces. L’objectif du soutien public était de renforcer un transport de marchandises durable par rail – et non de réduire l’offre, la confiance et la satisfaction des clients. Si la politique de réduction actuellement menée par CFF Cargo est maintenue, le VAP estime que l’utilisation de fonds publics ne se justifie plus.
Des garanties trop courtes concernant les prestations de manœuvre faussent la concurrence
En dehors du TWCI également, les obstacles se multiplient – notamment en ce qui concerne les trains complets ou le transport combiné. Les nouvelles règles de CFF Cargo, telles que la règle des 48 heures pour les prestations de manœuvre, compliquent considérablement la planification pour les entreprises ferroviaires privées (EF) et les chargeurs. Lorsque CFF Cargo, en tant qu’opérateur dominant sur le marché, ne garantit de manière ferme aux EF privées les prestations de manœuvre sur le premier et le dernier kilomètre qu’à court terme, cela entraîne des désavantages concurrentiels considérables pour ces dernières. Il devient ainsi de plus en plus difficile pour les EF privées et les chargeurs de mettre en place des offres fiables ou de maintenir les liaisons existantes. Une concurrence loyale est ainsi rendue impossible.
Le VAP ne lâche pas prise
Face à ces défis et à ces problèmes, le VAP se félicite vivement que les responsables politiques se penchent de toute urgence sur ces questions et examinent des mesures efficaces. Rétroactivement, le statu quo risquerait d’avoir des conséquences désastreuses pour la place économique suisse. Et tout cela à une époque où les atouts de l’UMS, notamment en matière d’objectifs climatiques, d’efficacité de l’utilisation des sols ou de sécurité d’approvisionnement, devraient être plus que jamais mis en avant.
Ces thèmes revêtent la plus haute priorité pour le VAP. Dans ce contexte, ce n’est pas seulement l’été qui s’annonce chaud, mais aussi les débats à venir sur ces sujets. En tant que VAP, nous ne laisserons pas ces mois d’été passer inutilement, mais nous resterons sur le coup en proposant régulièrement des analyses sur ces thèmes.

Forum fret 2026: la branche reste pragmatique
Le 12 mai 2026, quelque 120 représentantes et représentants du secteur se sont réunis à l’occasion du Forum fret 2026 de l’Association des chargeurs (VAP) au Glockenhof à Zurich. Au centre des discussions: comment maintenir la performance et la compétitivité du fret ferroviaire en Suisse malgré une pression croissante.
En bref:
- La compétitivité devient la question clé
- L’analyse de scénarios met en évidence un besoin d’agir
- Politique, autorités et branche en dialogue
- Les innovations font partie de la solution
- Entre réalité et nouvel élan
Au cœur du forum figurait la question de savoir comment le fret ferroviaire suisse peut rester performant et compétitif malgré la hausse des coûts, la baisse de la fiabilité, les goulets d’étranglement de capacité et les incertitudes persistantes liées aux questions de responsabilité. La journée a montré que la branche continue à faire avancer le rail avec expertise, engagement et approches innovantes.
La compétitivité devient la question clé
En ouverture, le directeur de la VAP, Simon Wey, a dressé un état des lieux de la situation actuelle. Le fret ferroviaire est confronté à plusieurs défis simultanés: dans le trafic transalpin, le nombre de trajets en camion augmente, tandis que dans le trafic par wagons isolés, la baisse de fiabilité, la hausse des coûts et les réductions d’offre fragilisent la confiance de nombreux chargeurs. À cela s’ajoutent d’importants chantiers à l’étranger, des exigences réglementaires découlant de l’accident du tunnel de base du Gothard ainsi que de nouvelles incertitudes liées aux questions de responsabilité.
Le problème ne réside pas dans un seul élément, mais bien dans l’accumulation de ces évolutions. Celles-ci affaiblissent progressivement la compétitivité du rail et augmentent le risque d’un transfert durable des trafics vers la route. Du point de vue de la VAP, des conditionscadres fiables, davantage de concurrence et un rapprochement des acteurs du secteur sont nécessaires afin de renforcer le fret ferroviaire.
Une analyse de scénarios montre la nécessité d’agir
L’«Analyse de scénarios du fret ferroviaire» élaborée par INFRAS a fourni une base de discussion solide. Anne Greinus d’INFRAS a montré que la prestation de transport sur rail a diminué de 11 % entre 2000 et 2025, tandis que la part modale du rail est passée de 42 à 37 %. Le trafic intérieur et en particulier le trafic par wagons isolés ont été fortement touchés, avec une baisse marquée des volumes depuis 2008.
L’enquête menée auprès des membres de la VAP montre toutefois que de nombreux chargeurs souhaitent continuer à miser sur le rail. Le recul observé ne traduit donc que partiellement un manque de demande ou une perte de confiance envers le transport ferroviaire. Les retours des entreprises montrent avant tout qu’elles ont besoin d’offres fiables, de transports planifiables, de prix compétitifs et de responsabilités clairement définies. Là où ces conditions ne sont plus réunies, la pression sur le fret ferroviaire augmente — même lorsque les entreprises souhaitent fondamentalement continuer à utiliser ce mode de transport.
Voici la présentation d’Anne Greinus.
Politique, autorités et branche en dialogue
Les deux tables rondes de la matinée ont montré à quel point les conditions-cadres politiques sont étroitement liées aux préoccupations du terrain. Lors de la première discussion, le président de la VAP et conseiller aux États Josef Dittli ainsi que Martin von Känel, directeur suppléant de l’Office fédéral des transports, ont échangé sous la modération d’Andy Müller sur la politique suisse de transfert modal et l’avenir du fret ferroviaire.
Il est apparu que les objectifs politiques sont clairs, mais que leur mise en œuvre reste exigeante et laborieuse. Martin von Känel a souligné que la loi sur le transport de marchandises avait créé les conditions-cadres nécessaires et qu’il appartenait désormais à la branche de les utiliser. Josef Dittli a pour sa part averti qu’un appel à des subventions permanentes pourrait se renforcer si le trafic par wagons isolés ne parvenait pas à devenir économiquement autonome malgré les aides accordées.
Le duo a également débattu de manière controversée des mesures de sécurité renforcées décidées par l’OFT après l’accident du tunnel de base du Gothard. Le président de la VAP a rappelé que les mesures de sécurité sont importantes, mais qu’elles ne doivent pas «uniquement réduire la compétitivité du rail», tout en devant apporter une contribution démontrable à la sécurité.
La deuxième table ronde a apporté la perspective de la pratique. Anne Greinus, Martin Haller de Planzer, Nicolas Herold de Syngenta et Bernhard Kunz de Hupac ont mis en lumière, sous différents angles, les conséquences d’une nouvelle perte d’importance du rail pour la logistique, l’industrie et la sécurité d’approvisionnement. Les discussions se sont concentrées sur les expériences du marché: le manque de planification, les problèmes de qualité et la hausse des coûts rendent progressivement le transport ferroviaire moins attractif. Les participants ont également regretté que de nombreux projets innovants ne dépassent pas le stade pilote.
La matinée s’est conclue par un bref entretien avec Alexander Muhm, CEO de CFF Cargo. L’échange avec Andy Müller a porté sur l’orientation future de CFF Cargo, l’importance du trafic par wagons isolés ainsi que les controverses autour des questions de responsabilité. Alexander Muhm s’est déclaré ouvert à reconsidérer les règles de responsabilité prévues en faveur d’une solution sectorielle harmonisée à l’échelle européenne. Il est désormais essentiel de mettre en place un processus structuré impliquant l’ensemble des acteurs du fret ferroviaire afin d’élaborer cette solution.
Les innovations comme partie de la solution
L’après-midi a montré que la branche du fret ferroviaire ne se limite pas à constater les problèmes, mais débat avec un fort engagement d’approches concrètes en matière d’innovation. Thorsten Bieker de CAAP a présenté des solutions de chargement entièrement automatisées ainsi que de nouvelles perspectives pour le transport de CO₂ par rail. Frank Petutschnig du VPI Autriche et Martin Deusch de l’association professionnelle des chemins de fer de la Chambre économique autrichienne ont présenté l’initiative «naturail», démontrant comment une marque commune et un rapprochement de la branche peuvent renforcer l’image publique du fret ferroviaire.
D’autres impulsions sont venues de Beat Wegmüller de rXp Interregio Cargo GmbH, qui a présenté un modèle d’exploitation pour les courtes et moyennes distances. Jasmin Bigdon a expliqué pourquoi les innovations progressent souvent lentement dans le fret ferroviaire: des structures fragmentées, l’absence de standards et une complexité inutile compliquent la mise en œuvre. D’où l’importance de définir des priorités claires, de renforcer l’automatisation et de développer des solutions numériques apportant une réelle valeur ajoutée au quotidien.
Voici les présentations de l’après-midi.
Entre réalité et nouvel élan
Le Forum fret 2026 a dressé un tableau nuancé du fret ferroviaire. Celui-ci subit une forte pression en raison des problèmes de qualité, du manque de planification et des coûts élevés. Mais il est également apparu clairement que la branche cherche des solutions, développe de nouvelles approches et se montre prête à renforcer la collaboration.
La journée ne s’est pas terminée sur une réponse simple, mais sur un message clair: le fret ferroviaire a un avenir. À condition de réussir à regagner la confiance, à renforcer la compétitivité et à concrétiser les innovations dans la pratique quotidienne.

Réorientation du trafic par wagons complets isolés: la VAP demande de la transparence et de la sécurité de planification
CFF Cargo entend réorienter le trafic par wagons complets isolés à partir de décembre 2026 au moyen d’un nouveau modèle de production. La VAP salue l’engagement en faveur du trafic par wagons complets isolés, mais demande une mise en œuvre transparente et compatible avec les besoins de la branche. Il est essentiel que les chargeurs concernés puissent continuer à utiliser des solutions ferroviaires fiables et économiquement viables.
CFF Cargo a communiqué aujourd’hui la manière dont elle entend réorienter le trafic par wagons complets isolés à partir de décembre 2026 au moyen d’un nouveau modèle de production. L’Association des chargeurs (VAP) salue sur le principe le fait que CFF Cargo n’abandonne pas le trafic par wagons complets isolés, mais souhaite le maintenir et le renforcer économiquement en tant qu’élément important de l’approvisionnement en marchandises en Suisse. Pour l’économie chargeuse en particulier, le trafic par wagons complets isolés reste un élément central d’un transport ferroviaire de marchandises performant, résilient et respectueux du climat.
La suppression de points de desserte soulève des questions
La réorientation communiquée aujourd’hui soulève toutefois des questions essentielles. CFF Cargo annonce notamment qu’elle ne desservira plus à l’avenir environ 50 des quelque 280 points de desserte actuels dans le trafic par wagons complets isolés, tout en affirmant pouvoir continuer à transporter 98% des volumes actuels. Du point de vue de la VAP, cette affirmation nécessite des explications. Si des points de desserte disparaissent, les chargeurs concernés se trouvent concrètement confrontés à la question de savoir comment leurs trafics pourront continuer à être acheminés par le rail de manière praticable, planifiable et économiquement viable – ou si, dans les faits, un transfert vers la route menace.
Le transport ferroviaire de marchandises est déjà sous pression
Les chiffres montrent à quel point la situation de départ est déjà exigeante aujourd’hui. L’analyse présentée par INFRAS lors du Forum Fret ferroviaire 2026 montre que la prestation de transport dans le transport ferroviaire de marchandises a reculé de 11% entre 2000 et 2025, tandis que la part du rail dans le transport terrestre est passée de 42% en 2000 à 37% en 2024. La pression est particulièrement forte dans le trafic par wagons complets, qui a reculé de 36% depuis 2008.
Les retours de la branche sont eux aussi clairs. Dans l’enquête menée par INFRAS sur mandat de la VAP, la hausse des coûts et des prix est citée comme le principal défi pour le rail. Le transfert de responsabilité vers les clients et les coûts supplémentaires qui en découlent sont également très souvent mentionnés comme une charge. De nombreuses entreprises s’attendent en outre à une nouvelle baisse du volume de transport par le rail à court ou moyen terme.
Des signaux contradictoires de la part de CFF Cargo
Dans ce contexte, il est contradictoire que CFF Cargo veuille, d’une part, renforcer le trafic par wagons complets isolés, mais détériore, d’autre part, les conditions-cadres pour les chargeurs et les détenteurs de wagons par différentes mesures. Il s’agit notamment du transfert de responsabilité prévu vers les clients, combiné à la réduction de l’offre de wagons de marchandises appartenant à CFF Cargo, ainsi que de la limitation des points de desserte. Quiconque veut renforcer le transport ferroviaire de marchandises ne doit pas, dans le même temps, imposer aux chargeurs des risques supplémentaires, des coûts plus élevés et une marge de manœuvre réduite.
La VAP demande une mise en œuvre transparente
La VAP demande donc à CFF Cargo une mise en œuvre transparente, orientée vers les clients et compatible avec les besoins de la branche de la réorientation annoncée. Ce qui est déterminant n’est pas seulement de savoir si, statistiquement, 98% des volumes actuels peuvent être maintenus, mais aussi si les entreprises concernées pourront continuer à acheminer leurs trafics concrets par le rail de manière fiable, économiquement viable et sans obstacles supplémentaires.
Du point de vue de la VAP, il faut donc:
- une communication transparente sur les alternatives ferroviaires concrètes dont disposent les chargeurs concernés par la fermeture de points de desserte;
- des solutions réalistes pour les petits et moyens chargeurs, qui ne peuvent pas simplement se rabattre sur des trains complets;
- un renoncement immédiat à des charges supplémentaires.
La Suisse s’est clairement engagée sur le plan politique en faveur du renforcement du transport ferroviaire de marchandises. Pour que cet objectif produise ses effets, l’offre, la qualité, le prix et la fiabilité doivent aller de pair. La réorientation du trafic par wagons complets isolés ne doit donc pas entraîner un recul du transport ferroviaire de marchandises tel que les chargeurs concernés ne puissent plus utiliser de solutions ferroviaires fiables et économiquement viables.

Accord sur les transports terrestres: exploiter les marges de manœuvre dans la mise en œuvre en Suisse
Avec les Bilatérales III, l’accord sur les transports terrestres est également développé. Qu’est-ce que cela signifie pour le fret ferroviaire? Des éléments centraux ont pu être préservés, tout en laissant subsister des besoins d’action dans certains domaines. Il s’agit désormais d’exploiter de manière ciblée les marges de manœuvre restantes dans la mise en œuvre en Suisse.
Les accords bilatéraux constituent le fondement des relations économiques entre la Suisse et l’Union européenne. Avec les Bilatérales III, cette approche est développée et complétée par un nouveau cadre institutionnel visant à stabiliser les accords existants et à garantir leur évolution. Cette évolution concerne également l’accord sur les transports terrestres, qui constitue la base du trafic transfrontalier par rail et par route.
Le fret ferroviaire (FF) est encore plus que le trafic voyageurs organisé à l’échelle transfrontalière et intégré dans un marché européen. Un cadre réglementaire stable et fiable dans les relations avec l’UE est donc une condition indispensable au bon fonctionnement du FF. Les mesures unilatérales ne mettent pas seulement en péril l’interopérabilité, elles affaiblissent également le niveau de sécurité en créant des interfaces supplémentaires. Dans ce contexte, les résultats des négociations entre la Suisse et l’UE dans le domaine de l’accord sur les transports terrestres sont globalement positifs du point de vue de la VAP. Dans plusieurs domaines centraux, des résultats importants ont pu être obtenus en faveur du FF.
Le système ferroviaire suisse reste globalement intact
Les acquis essentiels du système ferroviaire suisse sont préservés. Ainsi, la primauté du cadencement suisse a pu être garantie, ce qui permet de continuer à attribuer les capacités de manière coordonnée dans le système existant. Il est en outre garanti que les trains nationaux de marchandises et de voyageurs conservent leur priorité. Cela est particulièrement important dans le contexte du développement du trafic international de voyageurs, afin d’éviter que les trafics existants ne soient évincés ou relégués au second plan. Tout comme le trafic voyageurs, le fret ferroviaire dépend de sillons fiables et planifiables, d’autant plus que le trafic voyageurs est déjà prioritaire en Suisse.
Politique de transfert maintenue
Du point de vue du rail, il est également positif que des éléments centraux de la politique suisse de transfert aient pu être préservés. La RPLP (redevance sur le trafic des poids lourds liée aux prestations) demeure ainsi un instrument de pilotage central. L’interdiction de circuler la nuit et le dimanche pour les poids lourds ainsi que l’interdiction du cabotage sont également maintenues. Cette dernière empêche une intensification de la concurrence sur la route et donc une pression accrue sur les prix au détriment du fret ferroviaire. Avec le maintien de la limite des 40 tonnes pour les poids lourds, les conditions d’une politique de transfert efficace et d’une concurrence équilibrée entre rail et route restent globalement réunies. Il convient toutefois de relever que les objectifs de transfert n’ont une nouvelle fois pas été atteints en 2024. Il est donc d’autant plus important de préserver ces conditions afin de pouvoir relancer la politique de transfert à l’avenir.
Régime d’aides d’État: le soutien reste possible, mais davantage encadré
Avec les Bilatérales III, un régime d’aides d’État est introduit, ce qui implique un contrôle accru des soutiens publics. Les instruments de soutien essentiels pour le fret ferroviaire – notamment les contributions d’investissement dans les installations de transbordement ainsi que les contributions au transbordement dans le transport combiné – restent possibles. Leur conception concrète et leur mise en œuvre seront toutefois soumises à des exigences supplémentaires. Il est essentiel que ces instruments puissent continuer à être utilisés de manière praticable.
Les capacités résiduelles de sillons doivent être garanties
Le fret ferroviaire est déjà aujourd’hui fortement sous pression en termes de capacités. La VAP critique dès lors la priorité accordée au trafic international de voyageurs dans l’attribution des capacités résiduelles de sillons prévue dans le cadre de la mise à jour de l’accord sur les transports terrestres. Ces capacités sont essentielles pour les trafics flexibles et supplémentaires. La VAP demande donc que le processus d’attribution des sillons en Suisse soit conçu de manière à garantir à l’avenir des capacités résiduelles suffisantes pour le fret ferroviaire. Cela est d’autant plus important que des restrictions de capacité existent actuellement sur les lignes d’accès internationales en raison de travaux. Avec la levée de ces contraintes, la demande devrait à nouveau augmenter. Il est dès lors crucial que la Suisse ne devienne pas elle-même un goulet d’étranglement sur l’axe nord-sud en raison d’un manque de sillons.
Il s’agit désormais d’exploiter les marges de manœuvre dans la mise en œuvre en Suisse
Les résultats des négociations préservent des acquis essentiels pour le fret ferroviaire. Il s’agit désormais d’utiliser de manière ciblée les marges de manœuvre restantes dans la mise en œuvre en Suisse – notamment en matière d’attribution des sillons – afin de garantir la compétitivité du fret ferroviaire. Un fret ferroviaire performant est une condition essentielle à la compétitivité de la place économique suisse.

Transfert de responsabilité contestable de CFF Cargo
Le transport ferroviaire de marchandises (TFM) constitue le pilier central du transfert du trafic de la route vers le rail. Alors que la branche est déjà confrontée à de nombreux défis, le transfert des risques de responsabilité prévu par CFF Cargo vers ses clients soulève d’importantes questions juridiques, économiques et de politique des transports.
De quoi s’agit-il:
- Le climat dans le TFM est tendu depuis un certain temps
- Le durcissement de la responsabilité alimente le débat
- L’économie des chargeurs confrontée à des conséquences graves
- En contradiction manifeste avec la politique suisse des transports
- La VAP s’engage pour le dialogue et la recherche de solutions
Le climat dans le TFM est tendu depuis un certain temps
Le transport ferroviaire de marchandises (TFM) en Suisse est de plus en plus sous pression. Plusieurs évolutions ont sensiblement détérioré les conditions-cadres de la branche. Dans ce contexte, une nouvelle mesure de CFF Cargo suscite une inquiétude supplémentaire : le transfert prévu des risques de responsabilité vers les clients. Cela pèse particulièrement sur le TFM intérieur, où CFF Cargo dispose d’une position dominante sur le marché. Compte tenu de l’offre limitée d’autres entreprises ferroviaires (EF), des adaptations unilatérales des conditions contractuelles ont des conséquences particulièrement importantes. À court terme, les clients de CFF Cargo disposent de peu d’alternatives et, à moyen et long terme, les transports continuent d’être transférés du rail vers la route.
Depuis quelque temps, les évolutions négatives se multiplient, en particulier dans le transport par wagons complets isolés (TWCI), ce qui pousse de plus en plus l’économie des chargeurs vers la route. CFF Cargo a par exemple fortement augmenté les prix des prestations de transport avant même l’entrée en vigueur de la loi révisée sur le transport de marchandises (LTM), réduit les points de desserte et restreint la disponibilité de certains wagons appartenant à CFF. L’ensemble de ces évolutions affaiblit la compétitivité du rail à tel point que les entreprises chargeuses se détournent de plus en plus du rail.
Le durcissement de la responsabilité alimente le débat
Actuellement, CFF Cargo prévoit, dans l’ensemble du TFM en Suisse, de transférer la responsabilité aux clients pour les transports effectués avec des wagons appartenant à des tiers. Il est prévu une responsabilité sans faute des chargeurs, combinée à une exonération complète de l’EF vis-à-vis des prétentions de tiers. De telles dispositions figurent déjà depuis un certain temps dans les conditions générales de CFF Cargo. Au début de cette année, CFF Cargo les a envoyées individuellement aux clients pour signature, ce qui les rendra à l’avenir plus contraignantes.
Ce transfert de responsabilité vers les chargeurs dans les conditions d’utilisation des wagons appartenant à des tiers soulève d’importantes questions, notamment parce que la motion 24.3823 «Responsabilité en matière de risque des détenteurs de wagons. Révision» a déjà échoué fin 2024 au Parlement fédéral. Cette motion visait à transférer la responsabilité des EF aux détenteurs de wagons. Imposer désormais cette responsabilité aux chargeurs en contournant la décision parlementaire apparaît pour le moins surprenant.
L’activité de l’économie des chargeurs fortement touchée
Dès aujourd’hui, des conséquences importantes sur l’activité des chargeurs se dessinent:
- Charges économiques supplémentaires: Le choix du mode de transport constitue en fin de compte une décision économique. Si les risques, les coûts et les incertitudes augmentent dans le TFM, cela réduit encore l’attractivité du rail par rapport à la route.
- Risques de responsabilité nettement accrus: La responsabilité sans faute prévue étendrait considérablement les risques pour les chargeurs. De plus, ces risques sont dans de nombreux cas difficilement, voire pas du tout, assurables.
- Incertitudes en matière d’assurance: De nouvelles structures de responsabilité peuvent engendrer des incertitudes importantes en matière d’assurabilité et de financement. Outre d’éventuelles lacunes de couverture, des hausses de primes sont à prévoir.
- Possibilités de négociation limitées: En raison de la position quasi monopolistique de CFF Cargo dans le TWCI, les chargeurs ont peu de possibilités de négocier individuellement les conditions contractuelles.
- Effets étendus sur le marché: Les modifications des conditions contractuelles de CFF Cargo affectent directement une grande partie des entreprises chargeuses, car nombre d’entre elles dépendent, à court, moyen ou long terme, des prestations de transport ferroviaire de CFF Cargo.
En contradiction manifeste avec la politique suisse des transports
Le débat sur le transfert de responsabilité touche aux objectifs fondamentaux de la politique suisse des transports. Celle-ci vise notamment, dans le trafic transalpin, un transfert conséquent du transport de marchandises de la route vers le rail. Or, le trafic par wagons isolés est déjà sous pression depuis un certain temps. Les offres alternatives sont parfois limitées et les risques supplémentaires constituent inévitablement un facteur de charge supplémentaire pour ces transports.
Un affaiblissement de la compétitivité du rail par rapport à la route met en péril les objectifs politiques de transfert. Dans le contexte des mesures de soutien récemment adoptées pour le TWCI dans le cadre de la révision du LTM, une charge supplémentaire apparaît particulièrement contradictoire. Le Parlement a en effet récemment décidé d’importantes subventions afin de stabiliser le TWCI et d’assurer sa viabilité économique à moyen terme.
La VAP s’engage pour le dialogue et la recherche de solutions
La VAP – Association des chargeurs – observe ces évolutions avec inquiétude. Il est actuellement en contact étroit avec les entreprises concernées et s’engage pour des solutions qui maintiennent la compétitivité du TFM, limitent les risques pour les chargeurs à un niveau supportable et ne compromettent pas les objectifs de politique des transports de la Suisse.
Dans le TWCI en particulier, une interaction fonctionnelle entre EF, chargeurs et détenteurs de wagons est essentielle. Des expériences inutiles comme ce transfert de responsabilité portent atteinte de manière significative à la compétitivité du rail.

Un vent favorable pour le transport transalpin de marchandises dans une situation précaire
Le Conseil des États a adopté deux motions visant à garantir la politique de transfert du trafic marchandises à travers les Alpes. L’Association des chargeurs salue ces décisions. Compte tenu des récentes évolutions dans le domaine du trafic marchandises transalpin, il est essentiel de promouvoir de manière stable le transport combiné afin de ne pas perdre complètement de vue l’objectif légal de transfert. Cela permet également d’assurer la sécurité de la planification pour les entreprises concernées.
Lors de sa session de printemps, le Conseil des États a adopté deux motions visant à garantir à l’avenir le soutien financier au transfert du trafic marchandises transalpin vers le rail. D’une part, la Chambre basse estime qu’il faut veiller à ce que les fonds libérés par la fin prématurée de la chaussée roulante (Rola) continuent d’être utilisés pour des mesures de transfert du trafic. D’autre part, la promotion du transport combiné transalpin doit être garantie au-delà de 2030.
Le dernier rapport du gouvernement fédéral sur le transfert modal montre que le transfert du trafic routier vers le rail dans le transport transalpin de marchandises a récemment connu un net ralentissement. En 2024, la part du rail dans le transport transalpin de marchandises s’élevait à 70,3 %, soit une baisse de 2,6 % par rapport à 2022. Avec environ 960 000 trajets de camions en 2024, l’objectif de transfert maximal de 650 000 trajets n’a donc pas été atteint, loin s’en faut. Avec la fin de la chaussée roulante, on peut supposer que la barre du million de trajets de camions sera franchie au plus tard en 2026.
Le transport combiné joue un rôle central dans la réalisation de l’objectif de transfert. Il constitue l’épine dorsale du transport ferroviaire de marchandises à travers les Alpes et permet d’acheminer efficacement une grande partie du trafic de transit par le rail. Dans ce contexte, la sécurité de planification des instruments de promotion est déterminante pour garantir à long terme les investissements et les offres dans le domaine du transport combiné.
La VAP salue donc expressément la décision du Conseil des États. Celle-ci constitue notamment un signal important pour le transport ferroviaire de marchandises, qui subit actuellement des pressions sur plusieurs fronts et risque de voir s’accélérer le transfert des transports vers la route.
C’est désormais au Conseil national de se prononcer sur les deux motions et de se rallier à la décision du Conseil des États, envoyant ainsi un signal fort en faveur du transport ferroviaire de marchandises.

Transports en 2045: il faut prendre en compte le transport ferroviaire de marchandises
Avec les paramètres clés pour les transports en 2045, le Conseil fédéral pose les jalons pour le développement futur des infrastructures de transport. Du point de vue de la VAP, il est essentiel que le transport ferroviaire de marchandises soit pris en compte de manière appropriée dès le début. Sinon, les objectifs de transfert modal et le bon fonctionnement de l’ensemble du système seront compromis.
Lors de sa séance d’hier, le Conseil fédéral a fixé les grandes lignes du développement des infrastructures de transport jusqu’en 2045. Se fondant sur l’expertise «Transports 2045» de l’EPFZ ainsi que sur les estimations et les analyses des offices fédéraux compétents, il a chargé le DETEC d’élaborer un projet destiné à la consultation d’ici à fin juin 2026. L’objectif est de coordonner le développement du rail, de la route et du trafic d’agglomération afin de répondre aux besoins futurs en matière de mobilité.
L’Association des chargeurs (VAP) salue le fait que le Conseil fédéral se penche suffisamment tôt et à long terme sur le développement de l’infrastructure ferroviaire. Pour les membres de la VAP, il est essentiel que le transport ferroviaire de marchandises soit pris en compte de manière appropriée, car il constitue un élément indispensable d’un système de transport performant et durable.
Le rapport de l’EPFZ décrit une forte croissance du trafic voyageurs, tandis que le trafic marchandises par rail stagne depuis des années. Du point de vue de la VAP, cette constatation est toutefois insuffisante. La stagnation n’est pas principalement due à un manque de demande, mais plutôt à des goulets d’étranglement en termes de capacité, à l’absence de conditions-cadres et à des restrictions opérationnelles, non seulement en Suisse, mais aussi sur les lignes d’apport dans les pays voisins. Les trains de voyageurs ayant la priorité dans le trafic mixte, il devient de plus en plus difficile pour les trains de marchandises de circuler de manière fiable et ponctuelle sur un réseau ferroviaire fortement sollicité. À cela s’ajoute l’augmentation des transports de marchandises urgents, tels que les biens de consommation, les denrées alimentaires ou les colis. La question reste ouverte de savoir comment garantir que ces trains de marchandises trouvent effectivement leur place sur le réseau ferroviaire, en particulier avec des sillons vraiment rapides.
Si le transport ferroviaire de marchandises ne dispose pas de l’espace nécessaire, il risque d’être transféré vers la route. Cela aurait des conséquences immédiates sur le réseau routier déjà fortement sollicité, qui fonctionne déjà à la limite de ses capacités dans de nombreux endroits. Une charge supplémentaire sur les routes nationales due au transport de marchandises entraînerait clairement une augmentation des heures d’embouteillage, ce qui n’est dans l’intérêt ni de l’économie ni de la population.
Pour la VAP, il est donc essentiel que le transport ferroviaire de marchandises soit systématiquement pris en compte dans la planification et la hiérarchisation des étapes d’extension. L’infrastructure ferroviaire est utilisée à la fois pour le transport de marchandises et pour le transport de personnes. Ces deux modes de transport sont essentiels pour la Suisse en tant que pôle économique et de mobilité. La VAP participera donc activement à la consultation prévue à l’été 2026 afin de répondre aux préoccupations des chargeurs et du transport ferroviaire de marchandises.

La sécurité dans le transport ferroviaire de marchandises ne peut fonctionner que de manière globale
L’accident survenu dans le tunnel de base du Saint-Gothard a clairement montré à quel point un système ferroviaire hautement complexe et interconnecté à l’échelle européenne est vulnérable. Il a également mis en évidence qu’un niveau élevé de sécurité dans le transport ferroviaire de marchandises ne peut être garanti que si tous les acteurs assument leurs responsabilités. Cela nécessite une approche globale qui réduit la probabilité d’incidents grâce à une multitude de mesures.
Les enjeux:
- Comment garantir une sécurité durable?
- Les réponses simples ne suffisent pas
- La complexité l’emporte sur la faisabilité
- Les propriétaires de véhicules ne sont pas les seuls responsables
- La sécurité n’est pas une mission individuelle
- Une action coordonnée au niveau européen est souhaitable
Comment garantir une sécurité durable?
L’accident survenu dans le tunnel de base du Saint-Gothard en août 2023 a bouleversé le secteur ferroviaire, voire toute la Suisse. Les dommages considérables causés à l’infrastructure et les longs travaux de réparation ont entraîné une disponibilité réduite de l’axe nord-sud le plus important de Suisse pendant plus d’un an. Les répercussions opérationnelles se sont fait sentir bien au-delà du tunnel du Gothard et ont soulevé une question centrale : comment garantir durablement la sécurité dans un système hautement complexe et interconnecté à l’échelle européenne?
Les réponses simples ne suffisent pas
Une réaction radicale à un incident grave est compréhensible : la sécurité doit être renforcée, les risques minimisés et les récidives exclues. Les mesures prises par l’Office fédéral des transports (OFT) après la publication du rapport d’accident du Service suisse d’enquête de sécurité (SESE) ont donc été drastiques. Mais ces mesures sont peu fondées et visent exclusivement les détenteurs de wagons.
La complexité l’emporte sur la faisabilité
Il est rapidement apparu que les nouvelles prescriptions de l’OFT ne pouvaient être mises en œuvre sous leur forme prévue, ni sur le plan opérationnel, ni en termes de capacités des services de maintenance. La réduction massive des cycles de maintenance et de contrôle aurait entraîné la mise en maintenance immédiate de milliers de wagons de marchandises, qui n’auraient plus été utilisables. L’OFT s’est vu contraint d’adapter sa décision initiale.
Cette correction réglementaire montre à quel point il est difficile, dans l’urgence, de définir des mesures efficaces, fondées et applicables pour un système extrêmement complexe. Elle montre également que la question de la sécurité ne peut être réduite à certains acteurs ou à certaines mesures, et encore moins à certains pays.
Les propriétaires de véhicules ne sont pas les seuls responsables
Le système ferroviaire de transport de marchandises ne s’arrête pas à la frontière nationale. Les wagons de marchandises circulent pendant des semaines, voire des mois, sur l’ensemble du réseau européen et changent constamment de pays, d’entreprise ferroviaire et de gestionnaire d’infrastructure. Pour garantir la sécurité dans ce contexte dynamique, il ne suffit pas de disposer d’un matériel roulant solide. Une gestion prévoyante du matériel roulant et une conduite compétente en exploitation sont également déterminantes.
Les entreprises ferroviaires jouent donc un rôle clé. Elles utilisent les wagons de marchandises dans leur exploitation quotidienne, effectuent des contrôles avant le départ et des contrôles visuels et influencent la charge réelle du matériel roulant par la conduite du personnel de locomotive et la gestion opérationnelle.
La sécurité n’est pas une tâche isolée
La sécurité dans le transport ferroviaire de marchandises résulte de l’interaction entre les détenteurs de wagons, les services de maintenance, les entreprises de transport ferroviaire et les infrastructures, avec des systèmes de surveillance et de détection appropriés. Si certains acteurs sont retirés de cette équation et donc déchargés de leur responsabilité, leur interaction se trouve déséquilibrée. Les mesures réglementaires doivent tenir compte de cette réalité.
Une action coordonnée au niveau européen souhaitée
C’est précisément parce que le transport ferroviaire de marchandises est organisé à l’échelle européenne qu’il faut adopter une perspective européenne en matière de sécurité. Le réseau ferroviaire de marchandises est tellement interconnecté au niveau international que les initiatives nationales isolées compromettent la sécurité plutôt qu’elles ne l’optimisent. Dans ce contexte, il faut saluer les recommandations présentées fin 2025 par le Joint Network Secretariat, qui visent à coordonner le développement des exigences de sécurité. L’OFT a raison d’adopter une vision paneuropéenne et d’harmoniser les mesures prises en Suisse avec les lignes directrices européennes.

VAP renforce ses effectifs et affine son orientation future
La VAP renforce ses effectifs. Jonas Lehner remplacera le directeur général Simon Wey à partir de début 2026. Ce renfort vise non seulement à renforcer l’image de l’association, mais aussi à faire progresser son développement stratégique et thématique.
L’Association des chargeurs (VAP) est la voix forte et libérale du transport ferroviaire de marchandises en Suisse. Nous nous réjouissons de renforcer le travail de notre association grâce à l’arrivée de Jonas Lehner début janvier 2026. Il possède plusieurs années d’expérience dans le monde associatif, notamment en tant que directeur adjoint de la communication de l’Union patronale suisse.
Ce renfort en personnel vise non seulement à renforcer l’image de l’association, mais aussi à promouvoir son développement stratégique et thématique. Cela comprend l’intensification des échanges techniques avec les membres, le positionnement thématique de l’association sur les questions relatives au transport ferroviaire de marchandises et une communication cohérente et ciblée. Ce dernier point permettra d’affiner encore l’image de l’AIF auprès des milieux politiques, des médias et de la société. Tous ces changements ont pour objectif clair de continuer à mettre le transport ferroviaire de marchandises et son évolution au centre de l’attention des milieux politiques, des médias et de la société, et de représenter encore plus efficacement les intérêts des chargeurs.
La VAP s’engage en faveur de conditions-cadres favorables à un transport ferroviaire de marchandises innovant, performant et compétitif en Suisse.