La VAP promouvoit le fret ferroviaire.

La VAP Asso­cia­ti­on des char­geurs s’en­ga­ge en faveur de con­di­ti­ons-cad­res adap­tées au mar­ché et d’un sys­tème fer­ro­vi­ai­re suis­se pour le trans­port de mar­chan­di­ses per­for­mant. Thè­mes actuels:

SECTEUR DU FRET

  • Com­ment con­ce­voir l’a­ve­nir du trans­port de mar­chan­di­ses?
  • Qu’est-ce qui fait bouger le sec­teur du fret?
  • Un aper­çu des acteurs du fret ferroviaire.

RÉSEAU

Vous trou­verez ici des infor­ma­ti­ons uti­les sur les voies fer­rées, leur orga­ni­sa­ti­on et l’ac­cès au réseau.

FINANCEMENT

Infor­ma­ti­ons sur les aides finan­ciè­res et les taxes dans le trans­port de marchandises.

SITES

Tout sur le char­ge­ment libre, les ter­minaux, les instal­la­ti­ons de voies de rac­cor­de­ment ou enco­re les hubs logis­ti­ques mul­ti­mo­daux.

INTEROPÉRABILITÉ

La VAP s’en­ga­ge à har­mo­nis­er les con­di­ti­ons-cad­res afin que les trains puis­sent cir­cu­ler sans dif­fi­cul­té sur les réseaux fer­ro­vi­ai­res européens.

DURABILITÉ

Pour un ave­nir clair­voy­ant, il con­vi­ent de con­ce­voir dif­fér­ents domain­es de maniè­re durable.

Innovation

Com­ment pou­vons-nous faire avan­cer l’in­no­va­ti­on dans le trans­port de marchandises?

EXPLOITATION

En faveur d’une con­cur­rence loya­le, nous vou­lons uti­li­ser la force de tous les modes de trans­port et les com­bi­ner de maniè­re opti­ma­le. Car c’est ainsi que le tra­jet sera plus court – et plus éco­no­mi­que – pour chacun d’ent­re nous.

ÉVÉNEMENTS

Vous trou­verez ici des infor­ma­ti­ons com­plé­men­tai­res et de la docu­men­ta­ti­on sur nos mani­fes­ta­ti­ons Forum Fret Fer­ro­vi­ai­re, notre Assem­blée géné­ra­le et autres.

CI TWC: fixer des objectifs, développer des mesures

CI TWC: fixer des objectifs, développer des mesures

Le 9 juin 2021 a eu lieu la con­fé­rence can­to­na­le annuel­le de la Com­mun­au­té d’intérêts Tra­fic par wagons com­plets (CI TWC) – sous forme de visio­con­fé­rence enco­re une fois, mal­heu­reu­se­ment. Outre les fon­da­teurs asso­ciés de la CI TWC (VAP, Union des trans­ports publics (UTP), CFF Cargo), un grand nombre de repré­sen­tan­tes et repré­sen­tants de chacun des can­tons y ont participé.

Pour com­men­cer, l’UTP et CFF Cargo ont fait état de la situa­ti­on actu­el­le – notam­ment dans le con­tex­te de la crise du Covid-19 – et mon­tré les enjeux immin­ents. Par la suite, la VAP a pré­sen­té au nom de la CI TWC les trois objec­tifs majeurs dont sont déduits trois clus­ters d’action. Pré­sen­te­ment, la CI TWC tra­vail­le inten­si­ve­ment à la con­cré­ti­sa­ti­on et à la réa­li­sa­ti­on de ces objectifs.

Cluster Technologie/Automatisation

La CI TWC fait avan­cer l’introduction rapi­de de l’automatisation et de la digi­ta­li­sa­ti­on géné­ra­li­sées et non dis­cri­mi­na­toires en Suis­se. Ceci en étroi­te con­cer­ta­ti­on et col­la­bo­ra­ti­on avec l’Europe. Elle s’engage vis-à-vis de la bran­che, de la poli­tique et de l’administration pour la mise en œuvre de la moti­on Ditt­li 20.3221 (cf. l’article de blog «Pro­grès de l’automatisation dans le trans­port fer­ro­vi­ai­re de mar­chan­di­ses»).

Cluster Production/Efficacité

La CI TWC défi­nit des indi­ca­teurs-clés de per­for­mance et éta­blit un con­cept qui repré­sen­te des esti­ma­ti­ons rela­ti­ves aux flux de deman­de dans le tra­fic par wagons com­plets pour les années à venir. Par ail­leurs, elle réflé­chit à la maniè­re de géné­rer des quan­ti­tés sup­p­lé­men­tai­res qui imbri­quent entre elles la sécu­ri­té de pla­ni­fi­ca­ti­on, la dyna­mi­que et la coopération.

Cluster Politique

LA CI TWC éla­bo­re un con­cept pour rédui­re le CO2 (cf. l’article de blog «Moti­on Fret fer­ro­vi­ai­re sans CO2»). Elle va repré­sen­ter ce con­cept auprès de la Con­fé­dé­ra­ti­on, des acteurs de la bran­che et des can­tons, et faire avan­cer sa mise en œuvre. 

Conclusions de 2020

Après la défi­ni­ti­on des domain­es visés, les par­ti­ci­pan­ts ont réflé­chi aux con­clu­si­ons de la con­fé­rence can­to­na­le de l’année der­niè­re. Dans ce con­tex­te, une atten­ti­on par­ti­cu­liè­re a été accor­dée aux points forts suivants:

  • Don­nées: divers enjeux pour obte­nir les bon­nes don­nées – quan­ti­ta­ti­ve­ment et qua­li­ta­ti­ve­ment – pour de futurs con­cepts et planifications.
  • Sites et bases juri­di­ques: tâches et devoirs de la Con­fé­dé­ra­ti­on, des can­tons et des com­mu­nes, ainsi qu’utilisation opti­ma­le des sur­faces logis­ti­ques actu­el­les et futures.
  • Débord: prise en comp­te de tous les débords dans un con­cept glo­bal qui com­prend les outils et néces­si­tés de finance­ment respectifs.
  • Étapes d’aménagement/STEP: regrou­pe­ment des deman­des de tous les acteurs de la poli­tique et de l’économie, con­cer­ta­ti­on inter-can­to­na­le et uti­li­sa­ti­on d’outils de base identiques.
Best practice

Dans le cadre d’une artic­le inté­res­sant, les can­tons de Vaud et de Zurich ont pré­sen­té leurs enjeux et appro­ches de solu­ti­on pour l’optimisation et l’amélioration des pos­si­bi­li­tés logis­ti­ques. On pour­rait y avoir éven­tu­el­le­ment recours à l’avenir comme «Best prac­ti­ce» ou «appro­ches intéressantes».

Discussions en table ronde 

Les infor­ma­ti­ons et impul­si­ons ont tou­tes été appro­fon­dies à l’occasion de deux tables ron­des avec les tâches prin­ci­pa­les suivantes:

  • Table ronde n° 1: appro­ches de solu­ti­on pour les enjeux des con­clu­si­ons de 2020
  • Table ronde n° 2: «Best prac­ti­ce» des can­tons de Zurich et de Vaud; plan d’aménagement pos­si­ble pour d’autres étapes vers une logis­tique opti­mi­sée et inté­g­rée du trans­port de marchandises

Vous en sau­rez plus sur les résul­tats con­crets des dis­cus­sions des tables ouver­tes et sur les mesu­res éven­tu­el­les dans le pro­chain artic­le de blog.

Certification ECM des locomotives

Certification ECM des locomotives

Actualités et notions

À comp­ter du 16 juin 2022, les déten­teurs de loco­mo­ti­ves doi­vent désor­mais eux aussi pos­sé­der un cer­ti­fi­cat ECM pour leurs véhi­cu­les. L’acronyme ECM signi­fie «Enti­ty in char­ge of main­ten­an­ce» et dési­gne l’organisme responsable de la main­ten­an­ce. Les ECM enre­gis­trées pour ces véhi­cu­les dans le «Euro­pean Rail­way Agen­cy Data­ba­se for Inter­ope­ra­bi­li­ty and Safe­ty» (ERADIS) doi­vent respec­ter les dis­po­si­ti­ons de la direc­ti­ve euro­pé­en­ne sur la sécu­ri­té et du règle­ment d’exécution correspondant.

Cela vous concerne-t-il vous aussi?

Sont con­cer­nés par cette nou­vel­le règle­men­ta­ti­on les mem­bres de la VAP pos­sé­dant leurs pro­pres loco­mo­ti­ves pour opé­rer des manœu­vres sur leurs voies de rac­cor­de­ment. Tou­te­fois, le règle­ment d’exécution exclut de son champ d’application les véhi­cu­les sui­vants:

  • Loco­mo­ti­ves à vapeur et véhi­cu­les historiques
  • Loco­mo­ti­ves ou véhi­cu­les cir­cu­lant à l’intérieur de la voie de rac­cor­de­ment sans aller à la gare en pas­sant par le dis­po­si­tif de rac­cor­de­ment avec pro­tec­tion latérale
  • Véhi­cu­les rail-route

Vous n’avez donc beso­in d’une cer­ti­fi­ca­ti­on ECM ni pour l’utilisation de véhi­cu­les rail-route ni pour l’utilisation de loco­mo­ti­ves uni­quement au sein des instal­la­ti­ons de voies de rac­cor­de­ment. En revan­che, si vos loco­mo­ti­ves cir­cu­lent en dehors de la pro­tec­tion laté­ra­le sur les voies d’échange de la gare, vous devez à cet effet vous pro­cu­rer un cer­ti­fi­cat ECM.

Attention en cas de renonciation à la certification

Important à savoir: si une loco­mo­ti­ve doit être con­duite à l’atelier sans être rat­ta­chée à une ECM, vous devez orga­nis­er à cet effet un trans­port spé­cial avec un con­cept d’exploitation cor­re­spond­ant. À titre d’alternative, vous pou­vez orga­nis­er un trans­port par fer­rou­ta­ge sur un cami­on. Le fait de renon­cer à une cer­ti­fi­ca­ti­on ECM a donc cer­ta­ins inconvénients.

Certification ECM

Les déten­teurs de loco­mo­ti­ves peu­vent soit deman­der à avoir eux-mêmes un cer­ti­fi­cat ECM ou trans­fé­rer la fon­c­tion d’ECM à un presta­tai­re. Les socié­tés ci-des­sous offrent une assis­tance, tant pour la cer­ti­fi­ca­ti­on que pour la repri­se de la fon­c­tion d’ECM pour des locomotives:

Bases légales

La direc­ti­ve (UE) 2016/798 sur la sécu­ri­té fer­ro­vi­ai­re et le règle­ment d’exécution actua­li­sé (UE) 2019/779 du 16 mai 2019 règle­men­tent les exi­gen­ces posées aux ECM. Le règle­ment pré­voit désor­mais un champ d’application pour tous les types de véhi­cu­les. Celui-ci cou­vre les caté­go­ries de véhi­cu­les wagons de mar­chan­di­ses, loco­mo­ti­ves, auto­mo­tri­ces, trains auto­mo­teurs, véhi­cu­les gran­de vites­se, véhi­cu­les de con­s­truc­tion et de main­ten­an­ce et autres.

Dispositions transitoires

Pour les cer­ti­fi­cats existants et les atte­sta­ti­ons de con­for­mi­té cor­re­spond­ant à l’ancienne règle­men­ta­ti­on sur les ECM 445/2011, les règle­men­ta­ti­ons sui­van­tes sont applicables:

règlementation sur les ECM

Fonction d’ECM et exceptions

Une cer­ti­fi­ca­ti­on ECM attes­te que les exi­gen­ces du règle­ment d’exécution sont rem­pli­es. Dans le cadre de la déliv­rance de l’attestation de sécu­ri­té pour les ent­re­pri­ses de trans­port fer­ro­vi­ai­re (ETF) ou des auto­ri­sa­ti­ons de sécu­ri­té pour explo­itants d’infrastructures, il est éga­le­ment pos­si­ble de déli­v­rer les jus­ti­fi­ca­tifs ECM cor­re­spond­ants. Ceux-ci sont val­ables pour les ETF et explo­itants d’infrastructures enre­gis­trés en tant qu’ECM dans le regist­re pour véhi­cu­les pro­pres et qui assu­rent la main­ten­an­ce de ces véhi­cu­les exclu­si­ve­ment pour leurs pro­pres opé­ra­ti­ons. Ces véhi­cu­les ne sont donc pas des wagons de mar­chan­di­ses et ils ne cir­cu­lent pas dans d’autres trains. L’ETF ou l’exploitant d’infrastructure ne peut dans ce cas assu­mer la fon­c­tion d’ECM pour d’autres véhi­cu­les. Pour les ECM respons­ables de la main­ten­an­ce des wagons de mar­chan­di­ses, la cer­ti­fi­ca­ti­on est pre­scri­te sans aucu­ne excep­ti­on. Peut agir en tant qu’ECM enre­gis­trée tout ser­vice cer­ti­fié pour le domaine d’application correspondant.

Renforcer le transfert du trafic et la diversité de l’offre

Renforcer le transfert du trafic et la diversité de l’offre

Ces pos­tu­lats lan­cent un débat sur la diver­si­té de l’offre axée sur le mar­ché ainsi que sur le rôle du trans­port fer­ro­vi­ai­re de mar­chan­di­ses dans le trans­fert du tra­fic. En réac­tion à l’annonce d’un nou­veau pro­gram­me d’économies faite par CFF Cargo, le con­seil­ler aux États Charles Juil­lard et la Com­mis­si­on des trans­ports et des télé­com­mu­ni­ca­ti­ons du CE ont eu recours à l’instrument du pos­tu­lat et prié le Con­seil fédé­ral d’examiner la ques­ti­on et de faire un rap­port. Ces deux objets sont actu­el­le­ment trai­tés par le Con­seil des États.

Postulat 21.3198: Mieux utiliser les installations ferroviaires

Le pos­tu­lat 21.3198 «Trans­port de mar­chan­di­ses. Pour­quoi ne pas mieux uti­li­ser les instal­la­ti­ons fer­ro­vi­ai­res existan­tes?» du con­seil­ler aux États PEV Charles Juil­lard char­ge le Con­seil fédé­ral d’établir un rap­port con­cer­nant l’évolution du trans­port de mar­chan­di­ses en Suis­se, en par­ti­cu­lier par voie fer­ro­vi­ai­re, et de faire le point sur les mesu­res qui pour­rai­ent favo­ri­ser le trans­fert du trans­port de mar­chan­di­ses de la route au rail. Cette reven­dica­ti­on s’inscrit dans un con­tex­te où on assis­te ces der­niè­res années à une dimi­nu­tion régu­liè­re du nombre de points de char­ge­ment et de trans­bor­de­ment de mar­chan­di­ses de la route vers le rail, ce qui, pour des rai­sons de sim­pli­ci­té et d’économies de temps, favo­ri­se le trans­port rou­tier. Cette évo­lu­ti­on est en con­tra­dic­tion avec le man­dat de trans­fert du tra­fic et de lutte cont­re le bruit.

Vous trou­verez des détails sur le pos­tu­lat 21.3198 «Trans­port de mar­chan­di­ses. Pour­quoi ne pas mieux uti­li­ser les instal­la­ti­ons fer­ro­vi­ai­res existan­tes?» ici.

Postulat 21.3597: Avenir du transport de marchandises

Dans le pos­tu­lat 21.3597 «Ave­nir du trans­port de mar­chan­di­ses», la Com­mis­si­on des trans­ports et des télé­com­mu­ni­ca­ti­ons du Con­seil des États prie le Con­seil fédé­ral d’établir au plus tard d’ici la fin du 1er tri­mest­re 2022 un rap­port sur l’orientation future de la poli­tique de fret fer­ro­vi­ai­re. La Com­mis­si­on récla­me des détails sur l’importation et l’exportation de mar­chan­di­ses par le train et sur la con­tri­bu­ti­on du fret fer­ro­vi­ai­re au trans­fert du tra­fic et à une ori­en­ta­ti­on de la chaî­ne de liv­rai­son vers davan­ta­ge de dura­bi­li­té. Elle deman­de un avis sur l’offre de CFF Cargo couvrant tout le ter­ri­toire, axée sur le mar­ché et auto­fi­nan­cée ainsi que sur la struc­tu­re d’organisation et les effets de trans­fert, le volu­me de trans­port, les infra­struc­tures, les points de char­ge­ment et les beso­ins du sec­teur des char­geurs. Le rap­port du Con­seil fédé­ral doit en outre se pen­cher sur les effets et les per­spec­ti­ves de la nou­vel­le ori­en­ta­ti­on stra­té­gique de CFF Cargo et esquis­ser les scé­na­ri­os poli­ti­ques con­cer­nant le déve­lo­p­pe­ment du trans­port fer­ro­vi­ai­re de mar­chan­di­ses et mon­trer les mesu­res légis­la­ti­ves qui devront éven­tu­el­le­ment être pri­ses et les inves­tis­se­ments néces­saires dans du nou­veau maté­ri­el rou­lant, dans l’automatisation et dans la numérisation.

Vous trou­verez des détails sur le pos­tu­lat 21.3597 «Ave­nir du trans­port de mar­chan­di­ses» ici.

Un engagement pour un rail plus fort

À la VAP, nous sou­te­nons les deux pos­tu­lats expo­sés plus haut et nous impli­quons pour des rai­sons de poli­tique envi­ron­ne­men­ta­le et éner­gé­tique en faveur d’un split modal équi­li­bré et d’une gran­de diver­si­té de l’offre. Dans le cadre de la Com­mun­au­té d’intérêts Tra­fic par wagons com­plets (CI TWC), nous éla­bo­rons actu­el­le­ment un pro­gram­me de remi­se en forme pour le trans­port fer­ro­vi­ai­re de mar­chan­di­ses. Celui-ci com­por­te une inten­si­fi­ca­ti­on de la coopé­ra­ti­on entre les ent­re­pri­ses de fret fer­ro­vi­ai­re et CFF Cargo dans l’intérêt des cli­ents. En col­la­bo­ra­ti­on avec l’OFT, nous nous effor­çons en outre de faire avan­cer et de mett­re rapi­de­ment en œuvre la digi­ta­li­sa­ti­on et l’automatisation du fret fer­ro­vi­ai­re. Nous accordons ce faisant une atten­ti­on par­ti­cu­liè­re à l’attelage auto­ma­tique numé­ri­que DAK (cf. Pro­grès de l’automatisation dans le trans­port fer­ro­vi­ai­re de mar­chan­di­ses). Tou­jours en col­la­bo­ra­ti­on avec l’OFT, nous tra­vail­lons actu­el­le­ment sur un con­cept de con­tri­bu­ti­on du fret fer­ro­vi­ai­re à la réduc­tion des émis­si­ons de CO2. Vous trou­verez aussi des infor­ma­ti­ons com­plé­men­tai­res sur ce sujet dans notre blog spé­cia­li­sé.

Motion sur l’aide financière en lien avec la pandémie

Motion sur l’aide financière en lien avec la pandémie

Par sa moti­on 21.3594 inti­tulée «Atté­nuer les réper­cus­sions de la pan­dé­mie de COVID-19 sur le trans­port fer­ro­vi­ai­re de mar­chan­di­ses en 2021», la Com­mis­si­on des trans­ports et des télé­com­mu­ni­ca­ti­ons du Con­seil des États prie le Con­seil fédé­ral de four­nir, en vertu de l’art. 9a de la loi sur le trans­port de mar­chan­di­ses (LTM), un sou­ti­en finan­cier aux ent­re­pri­ses acti­ves dans le sec­teur du trans­port fer­ro­vi­ai­re de mar­chan­di­ses en vue d’atténuer les réper­cus­sions qu’a sur elles la pan­dé­mie de COVID-19 en 2021 et de pro­po­ser au Par­le­ment à cet effet un cré­dit supplémentaire.

Vous trou­verez le texte pré­cis de la moti­on 21.3594 «Atté­nuer les réper­cus­sions de la pan­dé­mie de COVID-19 sur le trans­port fer­ro­vi­ai­re de mar­chan­di­ses en 2021» ici.

Empêcher les augmentations de prix

À la VAP, nous nous féli­ci­tons de la nou­vel­le aide finan­ciè­re con­sen­tie à CFF Cargo et le cas éché­ant à d’autres ent­re­pri­ses de fret fer­ro­vi­ai­re, à con­di­ti­on que CFF Cargo ne pro­cè­de en 2021 à aucu­ne aug­men­ta­ti­on de prix et reti­re les aug­men­ta­ti­ons de prix déjà con­ve­nues pour les années à venir. Il con­vi­ent de men­ti­on­ner notam­ment la baisse du prix du sil­lon inter­ve­nue au 1.1.2021, qui sou­la­ge au total les ent­re­pri­ses de fret fer­ro­vi­ai­re de quel­que 30 mil­li­ons de francs par an. Dans ce débat, il est cen­tral que les efforts de la Com­mun­au­té d’intérêts Tra­fic par wagons com­plets (CI TWC) en matiè­re d’augmentation de la pro­duc­ti­vi­té chez CFF Cargo puis­sent pro­gresser et ne soi­ent pas retar­dés ni nég­li­gés du fait du COVID-19.

L’avis de la VAP sur la tarification de la mobilité

L’avis de la VAP sur la tarification de la mobilité

Le contexte

Le tra­fic est en aug­men­ta­ti­on. Par con­sé­quent, les capa­ci­tés de l’infrastructure de tra­fic existan­tes ne suf­fi­ront pas tou­jours ni par­tout à satis­fai­re la deman­de. Cer­tes, la Con­fé­dé­ra­ti­on, les can­tons, les com­mu­nes et les ent­re­pri­ses de trans­port met­tent en œuvre des mesu­res variées pour que la mobi­li­té reste pos­si­ble dans l’avenir (p. ex. ges­ti­on du tra­fic, exten­si­on). Beau­coup de ces mesu­res se heur­tent tou­te­fois à leurs limites.

Une mesu­re de réso­lu­ti­on de la surchar­ge de tra­fic est jusqu’ici lar­ge­ment res­tée inutili­sée en Suis­se: les sys­tè­mes de prix dif­fé­ren­ciés, p. ex. sous forme de rede­van­ce de mobi­li­té varia­ble en fon­c­tion du moment ou du lieu. Cela revi­en­drait à aban­don­ner les tarifs uni­ques ou for­fai­taires. Ce que l’on appel­le la tari­fi­ca­ti­on de la mobi­li­té (Mobi­li­ty Pri­cing) influence la deman­de en tra­fic et le com­porte­ment de mobi­li­té, per­met­tant ainsi au bout du comp­te de gérer les capa­ci­tés de trans­port existan­tes de maniè­re ciblée.

Les bases légales

Par son pro­jet de «Loi fédé­ra­le sur les pro­jets pilo­tes de tari­fi­ca­ti­on de la mobi­li­té» du 3 février 2021, le Dépar­te­ment fédé­ral de l’environnement, des trans­ports, de l’énergie et de la com­mu­ni­ca­ti­on DETEC vise à créer une base léga­le auto­ri­sant les can­tons, les vil­les et les com­mu­nes à réa­li­ser loca­le­ment et pen­dant une péri­ode déter­mi­née des pro­jets pilo­tes de tari­fi­ca­ti­on de la mobi­li­té avec assu­jet­tis­se­ment à une rede­van­ce. Ces pro­jets doi­vent per­mett­re d’acquérir des con­nais­sances sur des for­mes de tari­fi­ca­ti­on d’un nou­veau genre, desti­nées à influen­cer de maniè­re ciblée la deman­de de trans­port et les habi­tu­des de dépla­ce­ment des usa­gers dans le domaine du tra­fic indi­vi­du­el moto­ri­sé et dans les trans­ports publics.

Prise de position de la VAP

La VAP sou­ti­ent les prin­cipes fon­da­men­taux énon­cés dans les travaux de la Con­fé­dé­ra­ti­on sur le con­cept, notam­ment le prin­ci­pe «pay as you use» avec com­pen­sa­ti­on com­plè­te. Selon ces prin­cipes, les usa­gers des trans­ports ne pai­e­r­ont pas plus, mais dif­fé­rem­ment. De même, nous sou­te­nons les appro­ches de l’intermodalité et de l’effet de répar­ti­ti­on, selon les­quel­les la route et le rail sont entiè­re­ment inté­g­rés et avec les mêmes cri­tères, la mobi­li­té res­tant tou­te­fois aborda­ble; tout cela dans le cadre d’un agence­ment éche­lon­né, trans­pa­rent et com­pré­hen­si­ble des éléments.

La VAP refu­se tou­te­fois une ges­ti­on des capa­ci­tés sur les infra­struc­tures existan­tes sans com­pen­sa­ti­on com­plè­te. De même, la tari­fi­ca­ti­on de la mobi­li­té ne doit pas être uti­li­sée pour dimi­n­uer le tra­fic ni pour pilo­ter le split modal, car la Con­sti­tu­ti­on ne per­met pas cette option.

Le trans­fert du tra­fic réus­si­ra s’il exis­te des off­res et des inci­ta­ti­ons suf­fi­sam­ment avan­ta­ge­u­ses. Les solu­ti­ons logis­ti­ques mul­ti­mo­da­les, notam­ment, recè­lent un potentiel con­sidé­ra­ble à cet égard. Le trans­fert du tra­fic peut donc être réa­li­sé en amé­lio­rant les con­di­ti­ons-cad­res et les capa­ci­tés des infra­struc­tures pour les solu­ti­ons logis­ti­ques mul­ti­mo­da­les. Outre le fret pure­ment fer­ro­vi­ai­re, il con­vi­ent d’accorder une atten­ti­on par­ti­cu­liè­re aux solu­ti­ons logis­ti­ques mul­ti­mo­da­les Rhin-rail, Rhin-route, route-rail, pipe­line-rail, pipe­line-route et aux solu­ti­ons cor­re­spond­an­tes dans le domaine de la logis­tique urbai­ne. Dans ces cas, des rem­bour­se­ments géné­reux des rede­van­ces de mobi­li­té pour les trans­bor­de­ments sup­p­lé­men­tai­res de mar­chan­di­ses et de con­teneurs peu­vent con­tri­buer à évi­ter les effets exter­nes et à rédui­re les pollutions.

Dans le cadre du Cargo Forum Suis­se, nous avons adres­sé le 17 mai 2021 notre prise de posi­ti­on sur la loi fédé­ra­le sur les pro­jets pilo­tes de tari­fi­ca­ti­on de la mobi­li­té à la con­seil­lè­re fédé­ra­le Simo­net­ta Sommaruga.

Le projet de loi présente des failles méthodologiques 

Le pro­jet du DETEC ne donne pra­ti­quement pas de direc­ti­ves con­cer­nant les moda­li­tés d’expérimentation ni sur les hypo­thè­ses à tes­ter en détail. Pour les pro­jets pilo­tes assu­jet­tis à une rede­van­ce, l’influence de la Con­fé­dé­ra­ti­on se limi­te à l’examen et à l’approbation des pro­jets. À cet égard, l’influence de la Con­fé­dé­ra­ti­on quant à des ens­eig­ne­ments à large échel­le, comme le sti­pu­le l’art. 17 du pro­jet, est très limi­tée. Il n’est même pas posé comme con­di­ti­on que plu­s­ieurs pro­jets pilo­tes doi­vent pou­voir être com­pa­rés entre eux. On ne peut donc pas comp­ter avoir sur les dif­fé­ren­tes thè­ses des résul­tats pro­bants pro­ven­ant de dif­fé­ren­tes régions. Dans le cas des pro­jets pilo­tes repo­sant sur une par­ti­ci­pa­ti­on volon­tai­re, la mise en œuvre sem­ble même pos­si­ble sans examen au sens de l’art. 26, si l’on renon­ce à recour­ir à des con­tri­bu­ti­ons fédé­ra­les. Ces fail­les doi­vent être palliées.

La loi distin­gue les pro­jets pilo­tes du domaine du tra­fic indi­vi­du­el moto­ri­sé et ceux du domaine des trans­ports publics (art. 3, art. 6 et art. 9). Cette distinc­tion est incom­pa­ti­ble avec les prin­cipes fon­da­men­taux de la tari­fi­ca­ti­on de la mobi­li­té. Les pro­jets pilo­tes doi­vent être orga­ni­sés de maniè­re à ce que le tra­fic indi­vi­du­el et les trans­ports publics puis­sent en quel­que sorte être testés.

La loi con­çoit la rede­van­ce volon­tai­re ou obli­ga­toire de tari­fi­ca­ti­on de la mobi­li­té comme ven­ant s’ajouter aux rede­van­ces actu­el­le­ment en vigueur (cf. art. 11 «Inter­dic­tion d’abaisser les tarifs»). Ceci est en con­tra­dic­tion avec l’exigence de compensation.

L’article 12 de la loi pré­voit un pai­ement anony­me uni­quement pour les pro­jets pilo­tes du domaine des trans­ports publics. Cette exi­gence doit éga­le­ment s’appliquer au tra­fic indi­vi­du­el motorisé.

Les pro­jets pilo­tes ne portent pas sur le tra­fic lourd fer­ro­vi­ai­re et rou­tier d’un poids total de plus de 3,5 t. Par con­sé­quent, les respons­ables des pro­jets de trans­port de mar­chan­di­ses ne peu­vent recu­eil­lir que des expé­ri­en­ces très limitées.

La VAP demande un prix lié aux prestations – un concept global est nécessaire

Nous som­mes con­sci­ents que les méca­nis­mes de finance­ment existants ne per­met­tent pas une tari­fi­ca­ti­on de la mobi­li­té liée aux pre­sta­ti­ons. En con­sé­quence, les coûts réels et le degré d’autofinancement vari­ent très for­te­ment d’un mode de trans­port à l’autre ainsi qu’entre le tra­fic lourd de mar­chan­di­ses et le trans­port de voy­a­ge­urs, et ils con­ti­en­nent de mau­vai­ses inci­ta­ti­ons en matiè­re de mobi­li­té et de déve­lo­p­pe­ment ter­ri­to­ri­al en Suisse.

La VAP recom­man­de donc un con­cept glo­bal pour la struc­tu­ra­ti­on future des rede­van­ces de mobi­li­té. Ce faisant, il con­vi­en­dra de rema­nier les mesu­res rela­ti­ves aux dif­fér­ents sous-objec­tifs en évi­tant les con­flits d’intérêts et en ten­ant comp­te de tous les déve­lo­p­pe­ments techniques.

En tant que porte-paro­le du sec­teur des char­geurs, nous adhé­rons aux prin­cipes suivants:

  • La logis­tique et le trans­port de mar­chan­di­ses – notam­ment le fret rou­tier – sont des fac­teurs essentiels de la per­for­mance de la Suis­se comme site éco­no­mi­que inté­g­ré dans un réseau inter­na­tio­nal et de l’approvisionnement du pays. La poli­tique d’urbanisation, de trans­port et d’infrastructure doit con­tin­uer à garan­tir cela.
  • Le tra­fic (de mar­chan­di­ses) est géré d’une maniè­re aussi axée que pos­si­ble sur les beso­ins et aussi respec­tueu­se que pos­si­ble de l’environnement et des ressources.
  • Les con­di­ti­ons-cad­res et le déve­lo­p­pe­ment des infra­struc­tures con­tri­buent à la réa­li­sa­ti­on des deux pre­miè­res pré­mis­ses grâce à des inci­ta­ti­ons, des capa­ci­tés d’infrastructure suf­fi­san­tes et à la pro­mo­ti­on des innovations.
  • Les coûts d’infrastructure et de trans­port sont sou­mis au prin­ci­pe de cau­sa­li­té. Idéa­le­ment, tous les usa­gers du trans­port de voy­a­ge­urs et du trans­port de mar­chan­di­ses cou­vrent leurs coûts d’exploitation et d’infrastructure ainsi que les coûts d’origine exter­ne (prin­ci­pe du solde).

Pro­jet de con­sul­ta­ti­on et rap­port expli­ca­tif du DETEC:
https://www.astra.admin.ch/astra/fr/home/themes/mobility-pricing/vernehmlassungsunterlagen.html

CFF Magazine cargo: Josef Dittli, président du VAP, en discussion

CFF Magazine cargo: Josef Dittli, président du VAP, en discussion

Dési­rée Baer, CEO de CFF Cargo, et Josef Ditt­li, con­seil­ler aux États et pré­si­dent de l’Association des char­geurs VAP, évo­quent l’avenir du fret fer­ro­vi­ai­re suis­se. Ils sont d’accord sur ce point: la digi­ta­li­sa­ti­on et l’automatisation doi­vent aug­men­ter de maniè­re déter­mi­nan­te la pro­duc­ti­vi­té du rail. La Con­fé­dé­ra­ti­on dev­rait jouer un rôle de sou­ti­en à cet égard.

→ Voici l’interview.

Les chemins de fer plus attractifs grâce à la réduction du bruit et à l’automatisation

Les chemins de fer plus attractifs grâce à la réduction du bruit et à l’automatisation

La lutte cont­re le bruit recè­le un potentiel énor­me pour plus de dura­bi­li­té dans le fret fer­ro­vi­ai­re. Le niveau de bruit doit enco­re être bais­sé de sorte qu’une aug­men­ta­ti­on du fret fer­ro­vi­ai­re soit pos­si­ble sans une aug­men­ta­ti­on sub­stan­ti­el­le du bruit. Ce qui sera béné­fi­que pour l’environnement et la popu­la­ti­on. Les inter­venants au forum Recher­che en matiè­re de bruit fer­ro­vi­ai­re 2021 ont pré­sen­té les con­cepts et les mesu­res qui sont actu­el­le­ment à l’étude et qui sont prometteurs.

Le forum Recher­che en matiè­re de bruit fer­ro­vi­ai­re 2021 a porté prin­ci­pa­le­ment sur un aspect essentiel du fret fer­ro­vi­ai­re dura­ble: l’automatisation. Afin que les chem­ins de fer soi­ent plus attrac­tifs pour le trans­port de mar­chan­di­ses, ils doi­vent gagner en effi­ca­ci­té et dura­bi­li­té. L’attelage auto­ma­tique numé­ri­que (Digi­tal Auto­ma­tic Cou­pling ou DAC) en est un exemp­le. Il con­sti­tue une étape importan­te pour l’automatisation et aug­men­te con­sidé­ra­blem­ent l’efficacité dans le fret fer­ro­vi­ai­re. Si le fret fer­ro­vi­ai­re devi­ent meil­leur mar­ché, la pro­por­ti­on des chem­ins de fer dans l’ensemble du tra­fic aug­m­en­te­ra, ce qui favo­ri­se­ra la réduc­tion des émis­si­ons de CO2.

Le con­trô­le de l’infrastructure et du tra­fic éga­le­ment doi­vent être davan­ta­ge auto­ma­ti­sés et numé­ri­sés. Les infor­ma­ti­ons en temps réel pour les cli­ents sur le trans­port ou l’exploitation sûre des wagons uti­li­sés et le char­ge­ment cor­rect ainsi que la com­man­de semi-auto­no­me des voies de rac­cor­de­ment ren­for­cent le trans­port fer­ro­vi­ai­re de mar­chan­di­ses. Un finance­ment initi­al faci­li­terait la trans­for­ma­ti­on numé­ri­que tout en per­met­tant une sup­pres­si­on des subventions.

La VAP con­tri­bue acti­ve­ment à accroît­re la force d’innovation et la volon­té de trans­for­ma­ti­on de ses mem­bres. C’est la seule maniè­re de rend­re plus attrac­tif le fret fer­ro­vi­ai­re et de lui per­mett­re de deve­nir une alter­na­ti­ve valable à la route. Dans ce but, la VAP aide ses mem­bres à mett­re en oeu­vre l’automatisation en Suis­se, tou­jours en con­for­mi­té avec les évo­lu­ti­ons et les exi­gen­ces en Europe.

Informations détaillées du forum Recherche en matière de bruit ferroviaire 2021

Rudolf Sper­lich, vice-direc­teur de l’Office fédé­ral des trans­ports (OFT), est revenu dans son mot de bien­ve­nue sur l’évolution de l’assainissement pho­ni­que, pour repla­cer le forum dans son con­tex­te. Il a jus­ti­fié le rôle pré­cur­seur de la Suis­se en Euro­pe et a retenu qu’il a été pos­si­ble de mett­re en oeu­vre avec un grand suc­cès le pro­gram­me, tant sur le plan des coûts que sur celui du cal­en­drier. L’objectif légal de l’assainissement ayant tou­te­fois été man­qué de peu, le Par­le­ment a déci­dé à l’unanimité des mesu­res sup­p­lé­men­tai­res en 2013. Les aides à l’innovation et la recher­che spé­ci­fi­que sont deux de ces instru­ments com­plé­men­tai­res, qui pren­dront fin en 2025. Pour cette rai­son, on a enco­re beso­in de créa­ti­vi­té, d’interconnexion et de volon­té d’innover, afin de per­mett­re le suc­cès ou une uti­li­sa­ti­on plus large des nou­vel­les appro­ches intéressantes.

Paul Stef­fen, vice-direc­teur de l’Office fédé­ral de l’environnement (OFEV), a rap­pelé dans son mot de bien­ve­nue la néces­si­té d’autres inno­va­tions dans les chem­ins de fer. L’innovation reste néces­saire, non seu­le­ment pour la santé des riverains, mais éga­le­ment pour ren­forcer l’atout éco­lo­gi­que du rail par rap­port à la route et con­ser­ver ainsi des parts de mar­ché pour le fret.

Det­lef Schli­ckel­mann, repré­sen­tant de la VAP Asso­cia­ti­on des char­geurs, a expli­qué que le pro­jet d’assainissement pho­ni­que s’est ache­vé en 2016 avec la mise en ser­vice des quel­que 4000 der­niers wagons assai­nis. La bran­che a orga­ni­sé à la per­fec­tion l’ensemble du pro­ces­sus – ingé­nie­rie de série, homo­lo­ga­ti­on, trans­for­ma­ti­on, y com­pris pool de maté­ri­el et finance­ment – sous la direc­tion de la VAP. Schli­ckel­mann a ajou­té que le pro­jet de l’attelage auto­ma­tique numé­ri­que (Digi­tal Auto­ma­tic Cou­pling ou DAC) per­met­tra d’augmenter for­te­ment l’efficacité dans le fret fer­ro­vi­ai­re euro­pé­en et que la VAP sou­hai­terait écr­i­re une deu­xiè­me his­toire à suc­cès pour l’avancée du fret fer­ro­vi­ai­re, avec la mise en oeu­vre rapi­de du pro­jet DAK.

Recher­che en matiè­re de bruit fer­ro­vi­ai­re selon la loi fédé­ra­le rela­ti­ve à la réduc­tion du bruit émis par les chem­ins de fer (LBCF)
Fredy Fischer, chef adjoint de la sec­tion Bruit et RNI à l’OFEV, a souli­g­né dans son allo­cu­ti­on d’ouverture, com­bien il est important que les chem­ins de fer devi­en­nent enco­re plus silen­cieux. Il a exigé de la part des repré­sen­tants de la bran­che de con­ce­voir une visi­on com­mu­ne pour des chem­ins de fer silen­cieux. S’il faut pour cela des mesu­res de recher­che et de déve­lo­p­pe­ment, la Con­fé­dé­ra­ti­on se dit prête à sou­te­nir des projets.

Le train de démons­tra­ti­on «5L»
Jens-Erik Gal­diks, responsable Tech­ni­que de flot­te chez CFF Cargo, a mon­tré à l’aide du pro­jet Train de démons­tra­ti­on «5L», qu’il est pos­si­ble de rédui­re le bruit des wagons de mar­chan­di­ses de 6 dB sup­p­lé­men­tai­res avec les tech­no­lo­gies actu­el­les. Il s’agit ici de ne pas perd­re de vue le rap­port coûts-avan­ta­ges et de le sur­veil­ler. Il faut éga­le­ment prend­re en con­sidé­ra­ti­on d’autres effets comme la réduc­tion de l’usure. Ces effets com­mer­ciaux ne pro­fi­tent pas obli­ga­toire­ment à l’investisseur. Il faut donc trou­ver un juste équi­lib­re entre les explo­itants d’infrastructures, les ent­re­pri­ses fer­ro­vi­ai­res et les déten­teurs de wagons. Jens-Erik Gal­diks a par ail­leurs con­sta­té qu’une réduc­tion sup­p­lé­men­tai­re du bruit des wagons de mar­chan­di­ses serait exces­si­ve à l’heure actu­el­le et que d’autres mesu­res, comme l’optimisation des loco­mo­ti­ves, dev­rai­ent être accélérées.

Wagons de mar­chan­di­ses inno­vants glo­ba­le­ment opti­mi­sés
Dr. Hanno Schell, Head of Inno­va­ti­on chez VTG Rail Euro­pe GmbH, a évo­qué l’objectif de con­strui­re un wagon de mar­chan­di­ses plus silen­cieux. Tout d’abord, le poids a été réduit de 800 kg et le bruit est passé de 83 dB(A) à 76 dB(A). VTG a per­fec­tion­né le bog­gie de type RC25NT-H‑D de la socié­té ELH Eisen­bahn­lauf­wer­ke Halle GmbH & Co. KG, en rem­pla­çant l’amortissement à fric­tion par un amor­tis­se­ment hydrau­li­que, ce qui lui a per­mis d’économiser 200 kg par bog­gie dans le sup­port trans­ver­sal au niveau de la barre de trac­tion. Par ail­leurs, VTG a con­struit des essieux Bona­trans avec un revête­ment BASF qui réduit le bruit. Elle a uti­li­sé sur le frein à dis­que un dis­que d’acier soudé qui pèse 49 kg de moins que les dis­ques de fonte tra­di­ti­onnels; une éco­no­mie sup­p­lé­men­tai­re de 13 kg a été réa­li­sée sur la pince pour frein à dis­que. Plu­s­ieurs essais ont déjà été réa­li­sés en Suis­se avec le bog­gie plus silen­cieux. Au total, ce der­nier per­met­trait des vites­ses de rou­le­ment plus éle­vées, sup­port­erait un poids plus important et pré­s­en­ter­ait d’excellentes qua­li­tés de roulement.

Essieu com­po­si­te
L’intervention du pro­fes­seur Masoud Mota­val­li, direc­teur du labo­ra­toire «Ingé­nie­rie des struc­tures» de l’Empa (insti­tut inter­di­sci­pli­naire de recher­che pour les sci­en­ces des maté­riaux et le déve­lo­p­pe­ment de tech­no­lo­gies), a porté sur l’utilisation de matiè­res plas­ti­ques ren­for­cées de fibres, légè­res et très résistan­tes, pour la fabri­ca­ti­on d’un essieu com­po­si­te et d’un bog­gie com­po­si­te. Une étude de faisa­bi­li­té mont­re que l’essieu conçu est 40 % plus léger que la vari­an­te métal­li­que tra­di­ti­onnel­le. Par ail­leurs, on a obtenu une réduc­tion du bruit de 3 dB. Les matiè­res plas­ti­ques ren­for­cées de fibres de car­bo­ne résis­tent à la cor­ro­si­on, pos­sè­dent une très gran­de lon­gé­vi­té et une résistan­te éle­vée à la fati­gue, mais elles sont beau­coup plus chè­res que les maté­riaux clas­si­ques. Masoud Mota­val­li pro­po­se par con­sé­quent de con­ce­voir un bog­gie entier à par­tir de com­po­si­tes, parce que cela faci­li­terait une for­ma­ti­on des prix opti­ma­le. Il est con­vain­cu qu’il serait ainsi pos­si­ble d’obtenir une réduc­tion con­sidé­ra­ble du poids et que l’amortissement pro­pre du maté­ri­au dimi­n­uer­ait le nombre d’amortisseurs. Par ail­leurs, il serait pos­si­ble d’intégrer d’autres inno­va­tions, p. ex. une direc­tion pro­pre qui dimi­n­uer­ait l’usure des voies. Tout cela about­i­rait à une dimi­nu­tion con­sidé­ra­ble du bruit par rap­port aux bog­gies traditionnels.

Déve­lo­p­pe­ment d’un outil de simu­la­ti­on de la super­s­truc­tu­re
Lors de son inter­ven­ti­on, Jean-Marc Wun­der­li, direc­teur du labo­ra­toire «Acous­tique / Réduc­tion du ris­que» de l’Empa, a pré­sen­té une maquet­te numé­ri­que visa­nt à simu­ler des mano­eu­vres de retour­ne­ment, qui repré­sen­te dans trois modu­les les forces de cont­act résul­tan­tes, les oscil­la­ti­ons de la struc­tu­re et pour finir, le bruit aéri­en émis. Mon­sieur Wun­der­li a insis­té sur le fait que les outils de simu­la­ti­on, qui ont modé­li­sé de maniè­re phy­si­quement cor­rec­te la for­ma­ti­on de bruit et l’émission du bruit de rou­le­ment des chem­ins de fer, sont une con­di­ti­on indis­pensable pour per­mett­re des opti­mi­sa­ti­ons sur le véhi­cu­le et la super­s­truc­tu­re. En rai­son de la gran­de com­ple­xi­té du sys­tème et des exi­gen­ces, pour cer­tai­nes con­tra­dic­toires (bruit, secous­ses, usure, sta­bi­li­té …), une appro­che selon le prin­ci­pe «trial and error» ne mène­rait à rien.

«Rail Pads» – Réduc­tion des bruits de rou­le­ment et amé­lio­ra­ti­on de la pro­tec­tion
Hol­ger Frau­en­rath, pro­fes­seur à l’Institut de génie des maté­riaux de l’École Poly­tech­ni­que Fédé­ra­le de Lau­sanne (EPFL), a pré­sen­té un pro­jet visa­nt à déve­lo­p­per des semel­les de rail d’un tout nou­veau genre, qui doi­vent per­mett­re d’une part une meil­leu­re pro­tec­tion de la super­s­truc­tu­re, et d’autre part une réduc­tion du bruit d’au moins 1 dB (A) par rap­port aux semel­les de rail habi­tu­el­les. L’équipe de pro­jet plu­ri­di­sci­pli­naire regrou­pe des cher­cheurs de l’EPFL, de l’HEIG Yver­don et de l’Empa dans les domain­es des sci­en­ces des maté­riaux, de la simu­la­ti­on numé­ri­que, de la vibro-acous­tique, ainsi que des ingé­nieurs en envi­ron­ne­ment et des experts fer­ro­vi­ai­res des CFF. Sur la base d’une chaî­ne de modé­li­sa­ti­on vali­dée par des expé­ri­en­ces, qui va des pro­prié­tés des maté­riaux jusqu’au com­porte­ment du sys­tème dans la voie en pas­sant par le com­porte­ment d’une semel­le de rail en tant que com­po­sant, on déve­lo­p­pe de nou­vel­les semel­les de rail com­po­si­tes avec un noyau sou­ple à capa­ci­té d’amortissement éle­vée entre 200 et 2000 Hz, qui vont offrir un juste équi­lib­re entre la sta­bi­li­té méca­ni­que, la réduc­tion du bruit et la pro­tec­tion de la super­s­truc­tu­re. À l’heure actu­el­le, des designs choi­sis sont tes­tés con­for­mé­ment aux nor­mes euro­pé­en­nes et pré­pa­rés pour la der­niè­re phase de mise au point, c.-à‑d. la phase dans laquel­le la pro­duc­tion de pro­to­ty­pes est pré­vue à l’échelle tech­ni­que pour des essais pra­ti­ques sur la voie au mois de mars 2022. Les nou­vel­les semel­les de rail seront inté­res­san­tes, tant du point de vue des nui­sances sono­res rédui­tes, qui sont un objec­tif éco­lo­gi­que important notam­ment dans les pays den­sé­ment peu­plés comme la Suis­se, que du point de vue des explo­itants fer­ro­vi­ai­res, car elles pro­met­tent des frais moins importants pour l’entretien de la superstructure.

Tra­ver­se en béton opti­mi­sée, semel­le de rail opti­mi­sée
Dr. Chris­ti­an Czol­be, Seni­or Engi­neer Acou­stics chez PROSE AG, a mon­tré que le bruit le long des voies de che­min de fer dépend aussi bien du maté­ri­el rou­lant que des com­po­sants de la voie. Pour l’infrastructure, il fau­drait donc des mesu­res qui aug­men­tent l’amortissement des rails et rédui­sent le bruit qu’ils émet­tent. Dans un pro­jet de recher­che, PROSE a déve­lo­p­pé avec Vigier Rail des tra­ver­ses en béton acous­ti­quement opti­mi­sées et a étu­dié deux pro­to­ty­pes très pro­met­teurs sur une voie d’essai. Un com­po­sant dis­cret et à peine visi­ble entre le rail et la tra­ver­se a été opti­mi­sé dans le cadre d’un autre pro­jet de recher­che. Dr. Chris­ti­an Czol­be a con­sta­té que la semel­le de rail mise au point par Bate­gu répond à une exi­gence de longue date de l’industrie fer­ro­vi­ai­re: elle amor­tit les char­ges de choc dyna­mi­ques dans la super­s­truc­tu­re tout en rédui­sant simul­ta­né­ment le bruit. Avec une réduc­tion du bruit mesu­rée de 5 dB (A) maxi­mum, le bruit est net­te­ment réduit le long de la voie le long de la voie, chose que les rési­dents ont pu con­stater et con­firm­er immé­dia­te­ment après l’installation de cette der­niè­re. Elle ména­ge éga­le­ment la super­s­truc­tu­re du rail et abou­tit ainsi à une réduc­tion des coûts de cycle de vie – une situa­ti­on gag­nant-gag­nant pour l’industrie fer­ro­vi­ai­re et les rési­dents. La nou­vel­le semel­le de rail Bate­gu a réus­si avec suc­cès tous les essais stan­dards et sur le ter­rain per­tin­ents ainsi que les essais d’endurance et est dis­po­nible dès à pré­sent pour une uti­li­sa­ti­on en série sans dan­ger dans l’infrastructure ferroviaire.

Mesu­re de la rugo­si­té acous­tique
Flo­ri­an Mauz, assistant de recher­che et doc­tor­ant de l’EFP de Zurich, a pré­sen­té une démar­che de déve­lo­p­pe­ment pour un appa­reil de mesu­re optique per­met­tant de mesurer la rugo­si­té acous­tique sur rails. À l’avenir, il dev­rait être pos­si­ble de mesurer la rugo­si­té depuis un train en mar­che. Grâce à la com­bi­nai­son judi­cieu­se de plu­s­ieurs cap­teurs, il serait pos­si­ble d’améliorer le résul­tat des mesu­res. Flo­ri­an Mauz a pré­sen­té l’installation de test et les séries d’essais réa­li­sées dans un envi­ron­ne­ment de labo­ra­toire. Cette appro­che dev­rait bien­tôt être tes­tée sur un train en mar­che et sa pré­cis­i­on validée.

Le site web du forum est le sui­van­te (en alle­mand) : www.laermforschung-eisenbahn.ch.

Vous trou­verez des infor­ma­ti­ons sup­p­lé­men­tai­res sur la recher­che de l’administration sur le bruit des chem­ins de fer, ainsi que les cri­tères de sélec­tion sous OVEF.

Communauté d’intérêts Trafic par wagons complets Suisse: c’est parti!

Communauté d’intérêts Trafic par wagons complets Suisse: c’est parti!

En 2018, la VAP, SBB Cargo et l’Union des trans­ports publics (UTP) ont fondé con­join­te­ment la Com­mun­au­té d’intérêts Tra­fic par wagons com­plets Suis­se – CI TWC Suis­se en abré­gé. Ce blog­post inau­gu­re une série d’articles qui appor­te­ront des répon­ses aux ques­ti­ons sui­van­tes et à des ques­ti­ons simi­lai­res: que sou­hai­tent obte­nir les défen­seurs des inté­rêts? Quels ont été les élé­ments déclen­cheurs et les bases? Où en som­mes-nous aujourd’hui? Quels sont les avan­ta­ges potentiels pour les mem­bres de la VAP?

Comment tout a commencé

Selon le com­mu­ni­qué de pres­se «L’externalisation de CFF Cargo pour davan­ta­ge de con­cur­rence » des Com­mis­si­ons des trans­ports et des télé­com­mu­ni­ca­ti­ons du Con­seil des États (CTT) de jan­vier 2017, ces der­niè­res ont exami­né  du Con­seil fédé­ral. Cepen­dant, les CTT ont pro­po­sé par 14 voix cont­re 11 à leurs con­seils de ren­voy­er le pro­jet au Con­seil fédé­ral et de le rema­nier sur un cer­tain nombre de points. Entre aut­res, CFF Cargo dev­rait être trans­fé­rée dans une struc­tu­re exter­ne de hol­ding afin d’accroître ainsi la con­cur­rence et de ren­forcer le trans­port de mar­chan­di­ses. En outre, les CTT ont recom­man­dé que les maî­tri­ses de sys­tème soi­ent éga­le­ment régle­men­tées pour le trans­port de marchandises.

Cela a été pour ainsi dire la nais­sance de la CI TWC. En outre, l’article 3a de la loi sur le trans­port de mar­chan­di­ses LTM a été com­plé­té dans le cadre des déli­bé­ra­ti­ons sur l’OBI. Selon ce texte, les acteurs du fret fer­ro­vi­ai­re doi­vent éla­bo­rer con­join­te­ment des lignes direc­tri­ces pour att­eind­re les objec­tifs de la LTM, par exemp­le pour favo­ri­ser les inno­va­tions tech­ni­ques, les amé­lio­ra­ti­ons de l’efficience des pro­ces­sus de pro­duc­tion ou enco­re une meil­leu­re inté­gra­ti­on du trans­port fer­ro­vi­ai­re de mar­chan­di­ses dans le sec­teur de la logistique.

Un trafic par wagons complets fort, des clients satisfaits

La com­mun­au­té d’intérêts se pro­po­se d’encourager le déve­lo­p­pe­ment du tra­fic par wagons com­plets en Suis­se. Dans l’intérêt com­mun, elle pour­su­it l’objectif de four­nir les ser­vices du sys­tème fer­ro­vi­ai­re de maniè­re plus effi­cace et effi­ci­en­te, per­met­tant ainsi le déve­lo­p­pe­ment auto­fi­nan­cé et dura­ble du trans­port fer­ro­vi­ai­re de mar­chan­di­ses con­for­mé­ment à la LTM. Le sys­tème de tra­fic par wagons com­plets doit s’orienter sur les points forts des chem­ins de fer et sur les beso­ins des cli­ents et être con­sidé­ré comme par­tie inté­gran­te de la logis­tique glo­ba­le. Les cli­ents pro­fi­te­r­ont tout autant que les chem­ins de fer de l’autofinancement et de la fia­bi­li­té du système.

Échanges d’informations et planification pour l’avenir

Depuis la créa­ti­on de la CI TWC, ses par­ties pren­an­tes ont échan­gé sur dif­fér­ents sujets lors des réuni­ons du comi­té. En outre, elles orga­nis­ent régu­liè­re­ment des ate­liers pour étu­dier les défis et obs­ta­cles con­crets aux­quels est con­fron­té le sys­tème fer­ro­vi­ai­re, par exemp­le les pos­si­bi­li­tés de déve­lo­p­pe­ment du tra­fic par wagons com­plets iso­lés ou les rai­sons pour les­quel­les les cli­ents ne sont pas satis­faits de la situa­ti­on actu­el­le. L’IG WLV tra­vail­le actu­el­le­ment sur un con­cept com­mun repren­ant les ori­en­ta­ti­ons et objec­tifs cor­re­spond­ants ainsi sur des mesu­res con­crè­tes pour les années à venir.

Des objectifs ambitieux, beaucoup à faire

Qu’on ait affai­re aux cli­ents, aux poli­ti­ci­ens ou aux grou­pes de dia­lo­gue, les atten­tes envers l’IG WLV sont dans l’ensemble éle­vées. Dans une inter­view accor­dée au Syn­di­cat du per­son­nel des trans­ports, Frank Fur­rer, secré­tai­re géné­ral de la VAP, com­mente l’état d’avancement du pro­jet. Le che­min qui va d’une décla­ra­ti­on d’intention à des résul­tats con­crets est long et semé d’embûches. IG WLV veut ouvr­ir la voie pour que les cli­ents puis­sent comp­ter sur un meil­leur sys­tème fer­ro­vi­ai­re et que la poli­tique recon­naisse la valeur ajou­tée appor­tée par une amé­lio­ra­ti­on de l’efficacité accrue et par la coopération.

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Motion «Fret ferroviaire sans CO2»

La moti­on 20.3222 «Trans­port fer­ro­vi­ai­re de mar­chan­di­ses et con­tri­bu­ti­on à la baisse des émis­si­ons de CO2» dépo­sée par le pré­si­dent de la VAP et con­seil­ler aux États Josef Ditt­li a été adop­tée par les deux Con­seils. Son objec­tif est un plan de mesu­res qui mont­re com­ment le trans­port fer­ro­vi­ai­re de mar­chan­di­ses et les solu­ti­ons logis­ti­ques mul­ti­mo­da­les peu­vent mieux con­tri­buer à la baisse des émis­si­ons de CO2. Le plan de mesu­res doit éva­luer des pos­si­bi­li­tés portant sur la tech­no­lo­gie, l’exploitation, l’infrastructure, le droit et le finance­ment et les com­bi­ner pour en faire un train de mesu­res por­teu­ses de suc­cès. Les can­tons, chem­ins de fer, presta­tai­res logis­ti­ques et char­geurs doi­vent être asso­ciés aux travaux de l’administration fédérale.

Tirer parti de la durabilité du fret ferroviaire

Avec son Green Deal, l’Union euro­pé­en­ne vise à att­eind­re la neu­tra­li­té cli­ma­tique d’ici 2050. Le 28 août 2019, le Con­seil fédé­ral a ali­g­né sur ce Green Deal les objec­tifs de la Suis­se en matiè­re de gaz à effet de serre. En con­sé­quence, le sec­teur des trans­ports doit rédui­re ses émis­si­ons de CO2 de 90 %. Le fret fer­ro­vi­ai­re est un élé­ment essentiel de la solu­ti­on pour att­eind­re la neu­tra­li­té car­bo­ne. Par exemp­le, CFF Cargo uti­li­se des loco­mo­ti­ves hybri­des sur le der­nier kilo­mèt­re. Les trains uti­li­sent pour leur pro­pul­si­on 90 % d’énergie hydro­élec­tri­que, et à par­tir de 2025, cette éner­gie sera renou­velable à 100 %. Le fret fer­ro­vi­ai­re dev­rait donc repré­sen­ter une part plus importan­te des trans­ports. Dans le domaine de la logis­tique des trans­ports, il se des­si­ne une ten­dance à la réduc­tion du volu­me des expé­di­ti­ons, à la dimi­nu­tion des temps de trans­port et à l’augmentation des exi­gen­ces de pon­c­tua­li­té. Seule une chaî­ne logis­tique mul­ti­mo­da­le dont le fret fer­ro­vi­ai­re con­sti­tue un mail­lon fort sera à même de rele­ver cet ensem­ble de défis. Celle-ci con­sis­te­ra pour les presta­tai­res de ser­vices logis­ti­ques à regrou­per les mar­chan­di­ses ou les colis pour les chem­ins de fer et à les syn­chro­nis­er avec les cré­neaux horai­res. La pro­mo­ti­on de solu­ti­ons logis­ti­ques mul­ti­mo­da­les uti­li­sant tou­tes les com­bi­nai­sons entre rail, route et Rhin favo­ri­se les solu­ti­ons de trans­port effi­caces sur le plan éner­gé­tique et opti­mi­sées en ter­mes de CO2 et réduit la char­ge sur l’environnement tant sur le plan social et éco­lo­gi­que qu’économique. La Con­fé­dé­ra­ti­on doit sou­te­nir cette mul­ti­mo­da­li­té par des mesu­res appropriées.

Une préoccupation qui n’est pas nouvelle

Le CE Ditt­li avait dépo­sé dès mars 2019 une inter­pel­la­ti­on simi­lai­re (19.3148 «Fret fer­ro­vi­ai­re et Stra­té­gie éner­gé­tique 2050») qui sug­gé­rait d’instaurer à l’occasion de la révi­si­on du prix du sil­lon de jan­vier 2021 une réduc­tion du prix du sil­lon afin de sou­te­nir le fret fer­ro­vi­ai­re dura­ble. Ont suivi au Par­le­ment en décembre 2019 plu­s­ieurs moti­ons de même con­tenu deman­dant un paquet de sub­ven­ti­ons pour les trans­ports publics en rai­son du carac­tère dura­ble de celui-ci. Cette nou­vel­le moti­on se pro­po­se quant à elle de faire mett­re en place une stra­té­gie ciblant le trans­port de voy­a­ge­urs et le fret afin d’empêcher la pour­suite de l’expansion du trans­port de voy­a­ge­urs aux dépens des capa­ci­tés de fret sur le réseau. Mais elle vise sur­tout à sup­p­ri­mer autant que pos­si­ble les obs­ta­cles juri­di­ques, opé­ra­ti­on­nels et tech­ni­ques qui per­du­rent au niveau de l’interface route/rail et ent­ra­vent les solu­ti­ons logis­ti­ques multimodales.

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