La VAP promouvoit le fret ferroviaire.


 

Vers le rapport

La VAP Asso­cia­ti­on des char­geurs s’en­ga­ge en faveur de con­di­ti­ons-cad­res adap­tées au mar­ché et d’un sys­tème fer­ro­vi­ai­re suis­se pour le trans­port de mar­chan­di­ses per­for­mant. Thè­mes actuels:

SECTEUR DU FRET

  • Com­ment con­ce­voir l’a­ve­nir du trans­port de mar­chan­di­ses?
  • Qu’est-ce qui fait bouger le sec­teur du fret?
  • Un aper­çu des acteurs du fret ferroviaire.

RÉSEAU

Vous trou­verez ici des infor­ma­ti­ons uti­les sur les voies fer­rées, leur orga­ni­sa­ti­on et l’ac­cès au réseau.

FINANCEMENT

Infor­ma­ti­ons sur les aides finan­ciè­res et les taxes dans le trans­port de marchandises.

SITES

Tout sur le char­ge­ment libre, les ter­minaux, les instal­la­ti­ons de voies de rac­cor­de­ment ou enco­re les hubs logis­ti­ques mul­ti­mo­daux.

INTEROPÉRABILITÉ

La VAP s’en­ga­ge à har­mo­nis­er les con­di­ti­ons-cad­res afin que les trains puis­sent cir­cu­ler sans dif­fi­cul­té sur les réseaux fer­ro­vi­ai­res européens.

DURABILITÉ

Pour un ave­nir clair­voy­ant, il con­vi­ent de con­ce­voir dif­fér­ents domain­es de maniè­re durable.

Innovation

Com­ment pou­vons-nous faire avan­cer l’in­no­va­ti­on dans le trans­port de marchandises?

EXPLOITATION

En faveur d’une con­cur­rence loya­le, nous vou­lons uti­li­ser la force de tous les modes de trans­port et les com­bi­ner de maniè­re opti­ma­le. Car c’est ainsi que le tra­jet sera plus court – et plus éco­no­mi­que – pour chacun d’ent­re nous.

ÉVÉNEMENTS

Vous trou­verez ici des infor­ma­ti­ons com­plé­men­tai­res et de la docu­men­ta­ti­on sur nos mani­fes­ta­ti­ons Forum Fret Fer­ro­vi­ai­re, notre Assem­blée géné­ra­le et autres.

Transport combiné et multimodalité (2<sup>e</sup> partie)

Transport combiné et multimodalité (2e partie)

Outre la Con­fé­dé­ra­ti­on, les can­tons et les gran­des vil­les suis­ses défi­nis­sent de plus en plus sou­vent des con­cepts glo­baux de trans­port de mar­chan­di­ses pour assurer un appro­vi­si­on­ne­ment et une évacua­ti­on effi­caces, sûrs et éco­lo­gi­ques des mar­chan­di­ses. Le sec­teur du tra­fic de fret s’efforce de tra­vail­ler en par­ten­ari­at avec les can­tons et les vil­les afin d’unir les forces et déve­lo­p­per davan­ta­ge les sites logis­ti­ques. La logis­tique urbai­ne au sein des vil­les et des agglo­mé­ra­ti­ons revêt une importance crois­san­te. La VAP esti­me que les mesu­res sui­van­tes sont néces­saires pour que les atouts du trans­port fer­ro­vi­ai­re de mar­chan­di­ses puis­sent être mis à pro­fit dans le trans­port com­bi­né et multimodal.

1. Développement des infrastructures
  • Des inves­tis­se­ments dédiés à l’extension des lignes pour le trans­port de mar­chan­di­ses sont néces­saires pour la com­pé­ti­ti­vi­té à long terme. Il est impé­ra­tif de les inclure dans les travaux pour la pro­chai­ne étape d’expansion STEP 2040/45, à savoir: 
    • Pla­ni­fi­ca­ti­on et mise en œuvre de la ligne de con­tour­ne­ment de Zurich pour le tra­fic de fret afin d’accroître les capa­ci­tés et de dis­so­cier le tra­fic de pas­sa­gers et de mar­chan­di­ses, y com­pris éli­mi­na­ti­on des gou­lets d’étran­gle­ment dans les nœuds entre Aarau et Winterthour.
    • Examen de la dis­so­cia­ti­on com­plè­te du tra­fic de mar­chan­di­ses et de voy­a­ge­urs dans la région de Bâle, Genè­ve et Zurich-Win­tert­hour ainsi que dans le nœud de Lausanne.
  • Le réseau rou­tier suis­se a beso­in d’être moder­ni­sé de toute urgence. Les mesu­res adop­tées par le Con­seil fédé­ral et le Par­le­ment dans le cadre du nou­veau Fonds pour les rou­tes natio­na­les et le tra­fic d’agglomération (FNA) et du pro­gram­me de déve­lo­p­pe­ment stra­té­gique STEP Rou­tes natio­na­les doi­vent être mises en œuvre le plus rapi­de­ment pos­si­ble. Il est néces­saire de pro­cé­der à des réno­va­tions, d’éliminer les gou­lets d’étranglement et d’augmenter la capa­ci­té sur les tron­çons les plus encombrés.
  • La coor­di­na­ti­on du réseau rou­tier prin­ci­pal et second­ai­re doit occup­er le cent­re de l’attention. Cela signi­fie qu’il faut uti­li­ser plus de res­sour­ces direc­te­ment pour les beso­ins spé­ci­fi­ques de la logis­tique urbai­ne dans les vil­les et les agglo­mé­ra­ti­ons que cela n’est le cas dans les pro­gram­mes d’agglomération 1 et 2.
  • Les capa­ci­tés de trans­bor­de­ment au Tes­sin doi­vent être con­sidé­ra­blem­ent aug­men­tées afin de per­mett­re des solu­ti­ons co-moda­les dans l’import/export. À cette fin, les ter­minaux existants doi­vent être agran­dis et de nou­veaux sites près de la fron­tiè­re doi­vent être évalués.
  • Les sites logis­ti­ques doi­vent être pris en comp­te dans l’aménagement du ter­ri­toire et ren­dus plus acces­si­bles: Cela com­prend l’accès par route (rou­tes natio­na­les, can­to­na­les, com­mu­na­les), l’accès par rail (capa­ci­té du réseau jusqu’à la gare (de récep­ti­on) et la capa­ci­té de manœu­vre pour l’accès à la voie de gara­ge depuis la gare (de récep­ti­on). Cet accès n’est actu­el­le­ment pas léga­le­ment garan­ti. Les plans de réseau régi­on­aux serai­ent déter­mi­nants à cet égard.
2. Conditions cadres réglementaires pour la route
  • Le règle­ment rou­tier actuel doit être con­ser­vé dans son inté­gra­li­té. La RPLP, l’interdiction de cir­cu­ler la nuit et le diman­che pour les poids lourds, la limi­te de poids de 40 ton­nes et l’interdiction du cabo­ta­ge sont incon­tes­tées dans le sec­teur des trans­ports et garan­tis­sent des con­di­ti­ons socia­les et con­cur­ren­ti­el­les équitables.
  • L’interdiction du cabo­ta­ge, en par­ti­cu­lier, est cen­tra­le. Tout assou­plis­se­ment de la régle­men­ta­ti­on actu­el­le men­acerait l’existence de l’ensemble de l’industrie suis­se des trans­ports sur rail et sur route. En outre, il fau­drait comp­ter avec des con­sé­quen­ces fata­les pour l’environnement et la poli­tique de trans­fert modal. Dans le pro­ces­sus actuel sur la con­clu­si­on éven­tu­el­le d’un accord insti­tu­ti­on­nel, l’interdiction du cabo­ta­ge ne doit donc pas être ébran­lée. Elle doit res­ter ancrée sous sa forme actu­el­le dans l’accord sur les trans­ports terrestres.
  • En tant qu’incitation finan­ciè­re au trans­port mul­ti­mo­dal, le rem­bour­se­ment de la RPLP dans le cadre du trans­port com­bi­né dev­rait être aug­men­té pour le pré-ache­mi­ne­ment ou le post-ache­mi­ne­ment par la route et désor­mais éga­le­ment accor­dé pour la com­bi­nai­son de la route et du rail dans le cadre du tra­fic par wagons com­plets de mar­chan­di­ses au lieu du trans­bor­de­ment de conteneurs.
  • L’industrie du trans­port (rou­tier) à l’étranger tra­vail­le avec des struc­tures de coûts com­plè­te­ment dif­fé­ren­tes de cel­les des ent­re­pri­ses de trans­port suis­ses. Les plus gran­des dif­fé­ren­ces se situ­ent au niveau de la rému­né­ra­ti­on des con­duc­teurs. Il en résul­te ce que l’on appel­le le «dum­ping social», qui fausse mas­si­ve­ment la con­cur­rence sur les mar­chés les plus volu­mi­neux du trans­port de mar­chan­di­ses en Euro­pe. En outre, l’interdiction actu­el­le du cabo­ta­ge doit être ren­for­cée, notam­ment par des amen­des beau­coup plus éle­vées en cas d’infraction.
3. Conditions cadres réglementaires pour le rail
  • Afin d’utiliser les infra­struc­tures pour les trains de voy­a­ge­urs et de mar­chan­di­ses de la maniè­re la plus effi­cace pos­si­ble, les con­cepts d’utilisation du réseau doi­vent être déve­lo­p­pés en fon­c­tion de la deman­de. Cela per­met­tra ainsi d’éviter des inves­tis­se­ments coû­teux dans des infra­struc­tures et de sou­la­ger effi­ca­ce­ment les nœuds. Le sec­teur du trans­port de mar­chan­di­ses est prêt à dyna­mi­ser la deman­de, par exemp­le dans le tra­fic nord-sud, grâce à une pla­ni­fi­ca­ti­on horai­re ou quo­ti­di­en­ne. En con­t­re­par­tie, les ent­re­pri­ses de trans­port de mar­chan­di­ses exi­gent une dis­cus­sion sur l’utilisation des sil­lons par les trains de mar­chan­di­ses et les trains régi­on­aux aux heu­res creu­ses, tôt le matin et tard le soir.
  • Les con­cepts d’entretien des ges­ti­on­n­aires d’infrastructure doi­vent tenir davan­ta­ge comp­te des beso­ins du tra­fic de mar­chan­di­ses la nuit. La com­pen­sa­ti­on intro­duite pour les fer­me­tures de lignes dues à des chan­tiers de con­s­truc­tion est utile en tant que com­pen­sa­ti­on, mais en fin de comp­te, le sec­teur des char­geurs a beso­in d’une plus gran­de fia­bi­li­té dans la four­ni­tu­re de ser­vices par les ent­re­pri­ses de fret fer­ro­vi­ai­re. À l’avenir, les travaux d’entretien doi­vent donc éga­le­ment être pla­ni­fiés de plus en plus pen­dant la jour­née et le week-end, avec des rest­ric­tions uni­for­mes pour tous les modes de transport.
  • Afin de ren­forcer la com­pé­ti­ti­vi­té du che­min de fer dans les chaî­nes de trans­port co-moda­les, les coûts mar­ginaux d’utilisation de l’infrastructure par train cir­cu­lant doi­vent être redé­fi­nis, en ten­ant comp­te des dif­fé­ren­tes exi­gen­ces du trans­port de pas­sa­gers et de marchandises.
Engagement entrepreneurial

Les chem­ins de fer, les trans­por­teurs rou­tiers et le sec­teur des char­geurs sont con­sci­ents de leur responsa­bi­li­té dans l’approvisionnement en mar­chan­di­ses de la Suis­se et ont déjà mis en œuvre diver­ses mesu­res en faveur de solu­ti­ons de trans­port de mar­chan­di­ses co- ou multimodales.

  • Le par­ten­ari­at entre CFF Cargo et Swiss Combi ren­force le trans­fert de la route au rail et aug­men­te dura­blem­ent l’utilisation des capa­ci­tés dans le tra­fic par wagons com­plets et le trans­port com­bi­né. L’objectif est d’accroître enco­re la com­pé­ti­ti­vi­té du rail dans la chaî­ne logis­tique des cli­ents et d’utiliser les modes de trans­port en fon­c­tion de leurs atouts.
  • CFF Cargo, l’association VAP de la bran­che du trans­port de mar­chan­di­ses et l’association des trans­ports publics UTP déve­lo­p­pent une visi­on com­mu­ne de l’offre de la bran­che du trans­port de mar­chan­di­ses. Dans le cadre de l’étape d’expansion STEP 2030/35, des exi­gen­ces tel­les que des capa­ci­tés suf­fi­san­tes, des sil­lons plus rapi­des et la moder­ni­sa­ti­on et la con­s­truc­tion de nou­vel­les instal­la­ti­ons et gares de trans­port de mar­chan­di­ses ont été imposées.
  • Le trans­port rou­tier de mar­chan­di­ses aug­men­te con­tinuel­le­ment son effi­ca­ci­té grâce à des opti­mi­sa­ti­ons inter­nes (par exemp­le, la pla­ni­fi­ca­ti­on, la répar­ti­ti­on, la numé­ri­sa­ti­on). Le nombre de voy­a­ges à vide impro­duc­tifs se situe à un niveau très bas. Tou­te­fois, une par­tie con­sidé­ra­ble des gains d’efficacité réa­li­sés est à nou­veau per­due en rai­son des per­tes de pro­duc­ti­vi­té dues à la con­ges­ti­on crois­san­te de l’ensemble du réseau routier.
Un dialogue plus soutenu pour une durabilité et une efficacité accrues

Les ent­re­pri­ses de trans­port et les char­geurs suis­ses s’engagent en faveur d’un trans­port de mar­chan­di­ses dura­ble et effi­cace, afin de con­tri­buer à une Suis­se éco­lo­gi­que et com­pé­ti­ti­ve. Le trans­fert modal de la route vers le rail dans le tra­fic de tran­sit de fron­tiè­re à fron­tiè­re et une répar­ti­ti­on (multi)modale judi­cieu­se dev­rai­ent être ren­for­cés. La VAP et ses orga­ni­sa­ti­ons par­ten­aires sou­ti­en­nent une rela­ti­on dyna­mi­que, basée sur le par­ten­ari­at, entre les auto­ri­tés et les acteurs du sec­teur et sont prêtes à par­ti­ci­per acti­ve­ment aux travaux.

Transport combiné et multimodalité (1<sup>re</sup> partie)

Transport combiné et multimodalité (1re partie)

Les ent­re­pri­ses de trans­port rou­tier et fer­ro­vi­ai­re ainsi que le sec­teur des char­geurs pren­nent au sérieux leur responsa­bi­li­té éco­no­mi­que, éco­lo­gi­que et socia­le et misent sur des solu­ti­ons mul­ti­mo­da­les. Ils com­bi­nent le Rhin, la route, le rail, les voies navig­ab­les inté­ri­eu­res, les pipe­lines et le fret aéri­en dans des solu­ti­ons logis­ti­ques mul­ti­mo­da­les adap­tées aux besoins.

Terminologie

Le trans­port com­bi­né au sens strict com­bi­ne dif­fér­ents modes de trans­port (route, rail, eau) en un seul sys­tème. Dans ce pro­ces­sus, ce ne sont pas les mar­chan­di­ses trans­por­tées qui sont trans­bor­dées, mais un con­ten­ant de trans­port – dans la plu­part des cas un con­teneur. La plus gran­de par­tie de la distance par­cou­rue (tra­jet prin­ci­pal) doit l’être en train ou en bateau, et les tra­jets de pré-ache­mi­ne­ment et post-ache­mi­ne­ment doi­vent être aussi courts que possible.

Le trans­port mul­ti­mo­dal au sens large com­bi­ne éga­le­ment dif­fér­ents modes de trans­port. Cepen­dant, le trans­bor­de­ment des mar­chan­di­ses à trans­por­ter a lieu lors­que le mode de trans­port est modi­fié, géné­ra­le­ment du bateau et du rail au cami­on et vice versa. Le trans­port com­bi­né ne répond pas en par­ti­cu­lier aux exi­gen­ces du sec­teur des mar­chan­di­ses diver­ses. De ce fait, le tra­fic de mar­chan­di­ses diver­ses, qui con­naît une crois­sance très rapi­de, est pré­des­ti­né au trans­port mul­ti­mo­dal, car la coll­ec­te et la dis­tri­bu­ti­on peu­vent se faire de maniè­re plus sou­ple sur la route qu’en trans­port com­bi­né. Ce der­nier pré­sup­po­se un char­ge­ment pour une seule et même desti­na­ti­on de tou­tes les mar­chan­di­ses con­te­nues dans le con­teneur. Rien que chez Cargo Domic­i­le, 300 wagons de mar­chan­di­ses sont trans­por­tés dans ce type de tra­fic chaque nuit. Par con­sé­quent, le tra­fic fer­ro­vi­ai­re de mar­chan­di­ses joue un rôle essentiel en tant que moyen de trans­port de masse, tant pour le trans­port com­bi­né que pour le trans­port mul­ti­mo­dal. Les sub­ven­ti­ons éprou­vées (rem­bour­se­ment for­fai­taire de la RPLP, limi­te de 44 t en pré-/post-ache­mi­ne­ment) dev­rai­ent donc être éten­dues à tou­tes les com­bi­nai­sons route/rail – indé­pen­dam­ment de leur con­cep­ti­on concrète.

Le transport combiné en hausse

Le trans­port com­bi­né a gagné en importance ces der­niè­res années en rai­son de sa pro­mo­ti­on sans pré­cé­dent grâce à des sub­ven­ti­ons, des réduc­tions de péage et des aug­men­ta­ti­ons de poids pour les poids lourds (cf. figu­re 1). Con­cer­nant les mar­chan­di­ses en tran­sit à tra­vers la Suis­se, 85,3 % des ton­na­ges trans­por­tés en 2019 l’ont été en trans­port com­bi­né (cf. figu­re 2). Dans le tra­fic d’importation et d’exportation, 7,6 % des ton­na­ges trans­por­tés l’ont été en trans­port com­bi­né. Dans le trans­port inté­ri­eur, il s’a­gis­sait de 7,1 % des ton­na­ges transportés.

Illus­tra­ti­on 1: Crois­sance du trans­port com­bi­né de 2016 à 2019 1

Illus­tra­ti­on 2: Répar­ti­ti­on en pour­cen­ta­ge du tra­fic des trans­ports com­bi­nés 2

Envi­ron un tiers de l’ensemble du fret fer­ro­vi­ai­re de mar­chan­di­ses est assu­ré par le trans­port com­bi­né. Dans le domaine du fret fer­ro­vi­ai­re, le trans­port com­bi­né a enre­gis­tré d’une part des ton­na­ges trans­por­tés de 34 % en 2019 et de 12 % pour la navi­ga­ti­on inté­ri­eu­re de et vers Bâle. La part du ton­na­ge net trans­por­té en trans­port com­bi­né ter­rest­re non accom­pa­gné est de 8 %. Le chif­fre cor­re­spond­ant est beau­coup plus fai­ble pour le trans­port rou­tier, qui – comme nous l’avons men­ti­onné – n’est uti­li­sé que pour ce que l’on appel­le le pré-ache­mi­ne­ment et le post-ache­mi­ne­ment (distance moy­enne de trans­port d’environ 50 kilo­mè­tres). La part du TC s’élevait ici à 2 % en 2019, ce chif­fre ne con­cer­nant que les trans­ports avec des véhi­cu­les nati­on­aux. Le reste des mar­chan­di­ses est trans­por­té par voie con­ven­ti­on­nel­le dans des wagons de mar­chan­di­ses avec trans­bor­de­ment des mar­chan­di­ses au lieu de conteneurs.

Le volume du transport de fret augmente

Le volu­me de fret sur les infra­struc­tures suis­ses aug­m­en­te­ra de 37 % d’ici 20403. Le prin­ci­pal moteur est la crois­sance du tra­fic inté­ri­eur, avec une aug­men­ta­ti­on de 39 %. En rai­son de la crois­sance démo­gra­phi­que et éco­no­mi­que, de la divi­si­on du tra­vail, de la numé­ri­sa­ti­on et du com­mer­ce élec­tro­ni­que, les lots de peti­te tail­le, notam­ment les ser­vices de mes­sa­ge­rie ainsi que les ser­vices express et de colis vont con­naît­re une crois­sance dis­pro­por­ti­onnée. Le volu­me du trans­port de mar­chan­di­ses en tran­sit ne cesse éga­le­ment de croît­re et aug­m­en­te­ra de 38 % d’ici 2040 par rap­port à la valeur de réfé­rence de 2010.

Mise en œuvre du mandat constitutionnel de transfert du trafic en transit

Avec l’article con­sti­tu­ti­on­nel sur la pro­tec­tion des Alpes («artic­le sur la pro­tec­tion des Alpes») adop­té en 1994, le trans­fert du tra­fic de mar­chan­di­ses vers le rail en tran­sit a été inscrit dans la con­sti­tu­ti­on. Depuis lors, la Suis­se a beau­coup inves­ti dans ce trans­fert. La con­s­truc­tion de la Neat, ache­vée en 2020 lors de la mise en ser­vice du tun­nel de base du Ceneri, a coûté 18,5 mil­li­ards de francs. Les com­pen­sa­ti­ons pour le trans­port com­bi­né entre 1994 et 2020 (jusqu’en 2023) s’élèvent à 1675 mil­li­ons de francs4. 90 mil­li­ons de francs sup­p­lé­men­tai­res seront ver­sés d’ici 2026 afin de main­te­nir le trans­port com­bi­né de tran­sit sur le rail. Aujourd’hui, le rail déti­ent une part de mar­ché de plus de 70 % dans le trans­port de mar­chan­di­ses en tran­sit tran­sal­pin de fron­tiè­re à fron­tiè­re à tra­vers la Suis­se, ce qui est uni­que en Europe.


1Cf. Office fédé­ral de la sta­tis­tique, Tableau Trans­port com­bi­né de mar­chan­di­ses par rail

2 Cf. Office fédé­ral de la sta­tis­tique, Trans­port com­bi­né de mar­chan­di­ses par rail, 2021

3 Cf. «Per­pec­ti­ves d’évolution du trans­port 2050», Office fédé­ral du déve­lo­p­pe­ment ter­ri­to­ri­al (ARE)

4 Cf. Mes­sa­ge du Con­seil fédé­ral 2019

 

Une collaboration réussie

Une collaboration réussie

La Poste Suis­se a renou­velé ses appareils de voie à Zurich-Mül­­li­­gen avec l’ai­de de CFF Infra­struc­tu­re et de Vano­li AG Zofin­gen. En tant que membre de la VAP, La Poste Suis­se a pu comp­ter sur le sou­ti­en de l’expé­ri­men­té Hans­pe­ter Rutz, membre de l’é­qui­pe de con­sul­tants de la VAP. Cli­quez ici pour le rap­port complet.

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CI TWC: fixer des objectifs, développer des mesures

CI TWC: fixer des objectifs, développer des mesures

Le 9 juin 2021 a eu lieu la con­fé­rence can­to­na­le annuel­le de la Com­mun­au­té d’intérêts Tra­fic par wagons com­plets (CI TWC) – sous forme de visio­con­fé­rence enco­re une fois, mal­heu­reu­se­ment. Outre les fon­da­teurs asso­ciés de la CI TWC (VAP, Union des trans­ports publics (UTP), CFF Cargo), un grand nombre de repré­sen­tan­tes et repré­sen­tants de chacun des can­tons y ont participé.

Pour com­men­cer, l’UTP et CFF Cargo ont fait état de la situa­ti­on actu­el­le – notam­ment dans le con­tex­te de la crise du Covid-19 – et mon­tré les enjeux immin­ents. Par la suite, la VAP a pré­sen­té au nom de la CI TWC les trois objec­tifs majeurs dont sont déduits trois clus­ters d’action. Pré­sen­te­ment, la CI TWC tra­vail­le inten­si­ve­ment à la con­cré­ti­sa­ti­on et à la réa­li­sa­ti­on de ces objectifs.

Cluster Technologie/Automatisation

La CI TWC fait avan­cer l’introduction rapi­de de l’automatisation et de la digi­ta­li­sa­ti­on géné­ra­li­sées et non dis­cri­mi­na­toires en Suis­se. Ceci en étroi­te con­cer­ta­ti­on et col­la­bo­ra­ti­on avec l’Europe. Elle s’engage vis-à-vis de la bran­che, de la poli­tique et de l’administration pour la mise en œuvre de la moti­on Ditt­li 20.3221 (cf. l’article de blog «Pro­grès de l’automatisation dans le trans­port fer­ro­vi­ai­re de mar­chan­di­ses»).

Cluster Production/Efficacité

La CI TWC défi­nit des indi­ca­teurs-clés de per­for­mance et éta­blit un con­cept qui repré­sen­te des esti­ma­ti­ons rela­ti­ves aux flux de deman­de dans le tra­fic par wagons com­plets pour les années à venir. Par ail­leurs, elle réflé­chit à la maniè­re de géné­rer des quan­ti­tés sup­p­lé­men­tai­res qui imbri­quent entre elles la sécu­ri­té de pla­ni­fi­ca­ti­on, la dyna­mi­que et la coopération.

Cluster Politique

LA CI TWC éla­bo­re un con­cept pour rédui­re le CO2 (cf. l’article de blog «Moti­on Fret fer­ro­vi­ai­re sans CO2»). Elle va repré­sen­ter ce con­cept auprès de la Con­fé­dé­ra­ti­on, des acteurs de la bran­che et des can­tons, et faire avan­cer sa mise en œuvre. 

Conclusions de 2020

Après la défi­ni­ti­on des domain­es visés, les par­ti­ci­pan­ts ont réflé­chi aux con­clu­si­ons de la con­fé­rence can­to­na­le de l’année der­niè­re. Dans ce con­tex­te, une atten­ti­on par­ti­cu­liè­re a été accor­dée aux points forts suivants:

  • Don­nées: divers enjeux pour obte­nir les bon­nes don­nées – quan­ti­ta­ti­ve­ment et qua­li­ta­ti­ve­ment – pour de futurs con­cepts et planifications.
  • Sites et bases juri­di­ques: tâches et devoirs de la Con­fé­dé­ra­ti­on, des can­tons et des com­mu­nes, ainsi qu’utilisation opti­ma­le des sur­faces logis­ti­ques actu­el­les et futures.
  • Débord: prise en comp­te de tous les débords dans un con­cept glo­bal qui com­prend les outils et néces­si­tés de finance­ment respectifs.
  • Étapes d’aménagement/STEP: regrou­pe­ment des deman­des de tous les acteurs de la poli­tique et de l’économie, con­cer­ta­ti­on inter-can­to­na­le et uti­li­sa­ti­on d’outils de base identiques.
Best practice

Dans le cadre d’une artic­le inté­res­sant, les can­tons de Vaud et de Zurich ont pré­sen­té leurs enjeux et appro­ches de solu­ti­on pour l’optimisation et l’amélioration des pos­si­bi­li­tés logis­ti­ques. On pour­rait y avoir éven­tu­el­le­ment recours à l’avenir comme «Best prac­ti­ce» ou «appro­ches intéressantes».

Discussions en table ronde 

Les infor­ma­ti­ons et impul­si­ons ont tou­tes été appro­fon­dies à l’occasion de deux tables ron­des avec les tâches prin­ci­pa­les suivantes:

  • Table ronde n° 1: appro­ches de solu­ti­on pour les enjeux des con­clu­si­ons de 2020
  • Table ronde n° 2: «Best prac­ti­ce» des can­tons de Zurich et de Vaud; plan d’aménagement pos­si­ble pour d’autres étapes vers une logis­tique opti­mi­sée et inté­g­rée du trans­port de marchandises

Vous en sau­rez plus sur les résul­tats con­crets des dis­cus­sions des tables ouver­tes et sur les mesu­res éven­tu­el­les dans le pro­chain artic­le de blog.

Certification ECM des locomotives

Certification ECM des locomotives

Actualités et notions

À comp­ter du 16 juin 2022, les déten­teurs de loco­mo­ti­ves doi­vent désor­mais eux aussi pos­sé­der un cer­ti­fi­cat ECM pour leurs véhi­cu­les. L’acronyme ECM signi­fie «Enti­ty in char­ge of main­ten­an­ce» et dési­gne l’organisme responsable de la main­ten­an­ce. Les ECM enre­gis­trées pour ces véhi­cu­les dans le «Euro­pean Rail­way Agen­cy Data­ba­se for Inter­ope­ra­bi­li­ty and Safe­ty» (ERADIS) doi­vent respec­ter les dis­po­si­ti­ons de la direc­ti­ve euro­pé­en­ne sur la sécu­ri­té et du règle­ment d’exécution correspondant.

Cela vous concerne-t-il vous aussi?

Sont con­cer­nés par cette nou­vel­le règle­men­ta­ti­on les mem­bres de la VAP pos­sé­dant leurs pro­pres loco­mo­ti­ves pour opé­rer des manœu­vres sur leurs voies de rac­cor­de­ment. Tou­te­fois, le règle­ment d’exécution exclut de son champ d’application les véhi­cu­les sui­vants:

  • Loco­mo­ti­ves à vapeur et véhi­cu­les historiques
  • Loco­mo­ti­ves ou véhi­cu­les cir­cu­lant à l’intérieur de la voie de rac­cor­de­ment sans aller à la gare en pas­sant par le dis­po­si­tif de rac­cor­de­ment avec pro­tec­tion latérale
  • Véhi­cu­les rail-route

Vous n’avez donc beso­in d’une cer­ti­fi­ca­ti­on ECM ni pour l’utilisation de véhi­cu­les rail-route ni pour l’utilisation de loco­mo­ti­ves uni­quement au sein des instal­la­ti­ons de voies de rac­cor­de­ment. En revan­che, si vos loco­mo­ti­ves cir­cu­lent en dehors de la pro­tec­tion laté­ra­le sur les voies d’échange de la gare, vous devez à cet effet vous pro­cu­rer un cer­ti­fi­cat ECM.

Attention en cas de renonciation à la certification

Important à savoir: si une loco­mo­ti­ve doit être con­duite à l’atelier sans être rat­ta­chée à une ECM, vous devez orga­nis­er à cet effet un trans­port spé­cial avec un con­cept d’exploitation cor­re­spond­ant. À titre d’alternative, vous pou­vez orga­nis­er un trans­port par fer­rou­ta­ge sur un cami­on. Le fait de renon­cer à une cer­ti­fi­ca­ti­on ECM a donc cer­ta­ins inconvénients.

Certification ECM

Les déten­teurs de loco­mo­ti­ves peu­vent soit deman­der à avoir eux-mêmes un cer­ti­fi­cat ECM ou trans­fé­rer la fon­c­tion d’ECM à un presta­tai­re. Les socié­tés ci-des­sous offrent une assis­tance, tant pour la cer­ti­fi­ca­ti­on que pour la repri­se de la fon­c­tion d’ECM pour des locomotives:

Bases légales

La direc­ti­ve (UE) 2016/798 sur la sécu­ri­té fer­ro­vi­ai­re et le règle­ment d’exécution actua­li­sé (UE) 2019/779 du 16 mai 2019 règle­men­tent les exi­gen­ces posées aux ECM. Le règle­ment pré­voit désor­mais un champ d’application pour tous les types de véhi­cu­les. Celui-ci cou­vre les caté­go­ries de véhi­cu­les wagons de mar­chan­di­ses, loco­mo­ti­ves, auto­mo­tri­ces, trains auto­mo­teurs, véhi­cu­les gran­de vites­se, véhi­cu­les de con­s­truc­tion et de main­ten­an­ce et autres.

Dispositions transitoires

Pour les cer­ti­fi­cats existants et les atte­sta­ti­ons de con­for­mi­té cor­re­spond­ant à l’ancienne règle­men­ta­ti­on sur les ECM 445/2011, les règle­men­ta­ti­ons sui­van­tes sont applicables:

règlementation sur les ECM

Fonction d’ECM et exceptions

Une cer­ti­fi­ca­ti­on ECM attes­te que les exi­gen­ces du règle­ment d’exécution sont rem­pli­es. Dans le cadre de la déliv­rance de l’attestation de sécu­ri­té pour les ent­re­pri­ses de trans­port fer­ro­vi­ai­re (ETF) ou des auto­ri­sa­ti­ons de sécu­ri­té pour explo­itants d’infrastructures, il est éga­le­ment pos­si­ble de déli­v­rer les jus­ti­fi­ca­tifs ECM cor­re­spond­ants. Ceux-ci sont val­ables pour les ETF et explo­itants d’infrastructures enre­gis­trés en tant qu’ECM dans le regist­re pour véhi­cu­les pro­pres et qui assu­rent la main­ten­an­ce de ces véhi­cu­les exclu­si­ve­ment pour leurs pro­pres opé­ra­ti­ons. Ces véhi­cu­les ne sont donc pas des wagons de mar­chan­di­ses et ils ne cir­cu­lent pas dans d’autres trains. L’ETF ou l’exploitant d’infrastructure ne peut dans ce cas assu­mer la fon­c­tion d’ECM pour d’autres véhi­cu­les. Pour les ECM respons­ables de la main­ten­an­ce des wagons de mar­chan­di­ses, la cer­ti­fi­ca­ti­on est pre­scri­te sans aucu­ne excep­ti­on. Peut agir en tant qu’ECM enre­gis­trée tout ser­vice cer­ti­fié pour le domaine d’application correspondant.

Renforcer le transfert du trafic et la diversité de l’offre

Renforcer le transfert du trafic et la diversité de l’offre

Ces pos­tu­lats lan­cent un débat sur la diver­si­té de l’offre axée sur le mar­ché ainsi que sur le rôle du trans­port fer­ro­vi­ai­re de mar­chan­di­ses dans le trans­fert du tra­fic. En réac­tion à l’annonce d’un nou­veau pro­gram­me d’économies faite par CFF Cargo, le con­seil­ler aux États Charles Juil­lard et la Com­mis­si­on des trans­ports et des télé­com­mu­ni­ca­ti­ons du CE ont eu recours à l’instrument du pos­tu­lat et prié le Con­seil fédé­ral d’examiner la ques­ti­on et de faire un rap­port. Ces deux objets sont actu­el­le­ment trai­tés par le Con­seil des États.

Postulat 21.3198: Mieux utiliser les installations ferroviaires

Le pos­tu­lat 21.3198 «Trans­port de mar­chan­di­ses. Pour­quoi ne pas mieux uti­li­ser les instal­la­ti­ons fer­ro­vi­ai­res existan­tes?» du con­seil­ler aux États PEV Charles Juil­lard char­ge le Con­seil fédé­ral d’établir un rap­port con­cer­nant l’évolution du trans­port de mar­chan­di­ses en Suis­se, en par­ti­cu­lier par voie fer­ro­vi­ai­re, et de faire le point sur les mesu­res qui pour­rai­ent favo­ri­ser le trans­fert du trans­port de mar­chan­di­ses de la route au rail. Cette reven­dica­ti­on s’inscrit dans un con­tex­te où on assis­te ces der­niè­res années à une dimi­nu­tion régu­liè­re du nombre de points de char­ge­ment et de trans­bor­de­ment de mar­chan­di­ses de la route vers le rail, ce qui, pour des rai­sons de sim­pli­ci­té et d’économies de temps, favo­ri­se le trans­port rou­tier. Cette évo­lu­ti­on est en con­tra­dic­tion avec le man­dat de trans­fert du tra­fic et de lutte cont­re le bruit.

Vous trou­verez des détails sur le pos­tu­lat 21.3198 «Trans­port de mar­chan­di­ses. Pour­quoi ne pas mieux uti­li­ser les instal­la­ti­ons fer­ro­vi­ai­res existan­tes?» ici.

Postulat 21.3597: Avenir du transport de marchandises

Dans le pos­tu­lat 21.3597 «Ave­nir du trans­port de mar­chan­di­ses», la Com­mis­si­on des trans­ports et des télé­com­mu­ni­ca­ti­ons du Con­seil des États prie le Con­seil fédé­ral d’établir au plus tard d’ici la fin du 1er tri­mest­re 2022 un rap­port sur l’orientation future de la poli­tique de fret fer­ro­vi­ai­re. La Com­mis­si­on récla­me des détails sur l’importation et l’exportation de mar­chan­di­ses par le train et sur la con­tri­bu­ti­on du fret fer­ro­vi­ai­re au trans­fert du tra­fic et à une ori­en­ta­ti­on de la chaî­ne de liv­rai­son vers davan­ta­ge de dura­bi­li­té. Elle deman­de un avis sur l’offre de CFF Cargo couvrant tout le ter­ri­toire, axée sur le mar­ché et auto­fi­nan­cée ainsi que sur la struc­tu­re d’organisation et les effets de trans­fert, le volu­me de trans­port, les infra­struc­tures, les points de char­ge­ment et les beso­ins du sec­teur des char­geurs. Le rap­port du Con­seil fédé­ral doit en outre se pen­cher sur les effets et les per­spec­ti­ves de la nou­vel­le ori­en­ta­ti­on stra­té­gique de CFF Cargo et esquis­ser les scé­na­ri­os poli­ti­ques con­cer­nant le déve­lo­p­pe­ment du trans­port fer­ro­vi­ai­re de mar­chan­di­ses et mon­trer les mesu­res légis­la­ti­ves qui devront éven­tu­el­le­ment être pri­ses et les inves­tis­se­ments néces­saires dans du nou­veau maté­ri­el rou­lant, dans l’automatisation et dans la numérisation.

Vous trou­verez des détails sur le pos­tu­lat 21.3597 «Ave­nir du trans­port de mar­chan­di­ses» ici.

Un engagement pour un rail plus fort

À la VAP, nous sou­te­nons les deux pos­tu­lats expo­sés plus haut et nous impli­quons pour des rai­sons de poli­tique envi­ron­ne­men­ta­le et éner­gé­tique en faveur d’un split modal équi­li­bré et d’une gran­de diver­si­té de l’offre. Dans le cadre de la Com­mun­au­té d’intérêts Tra­fic par wagons com­plets (CI TWC), nous éla­bo­rons actu­el­le­ment un pro­gram­me de remi­se en forme pour le trans­port fer­ro­vi­ai­re de mar­chan­di­ses. Celui-ci com­por­te une inten­si­fi­ca­ti­on de la coopé­ra­ti­on entre les ent­re­pri­ses de fret fer­ro­vi­ai­re et CFF Cargo dans l’intérêt des cli­ents. En col­la­bo­ra­ti­on avec l’OFT, nous nous effor­çons en outre de faire avan­cer et de mett­re rapi­de­ment en œuvre la digi­ta­li­sa­ti­on et l’automatisation du fret fer­ro­vi­ai­re. Nous accordons ce faisant une atten­ti­on par­ti­cu­liè­re à l’attelage auto­ma­tique numé­ri­que DAK (cf. Pro­grès de l’automatisation dans le trans­port fer­ro­vi­ai­re de mar­chan­di­ses). Tou­jours en col­la­bo­ra­ti­on avec l’OFT, nous tra­vail­lons actu­el­le­ment sur un con­cept de con­tri­bu­ti­on du fret fer­ro­vi­ai­re à la réduc­tion des émis­si­ons de CO2. Vous trou­verez aussi des infor­ma­ti­ons com­plé­men­tai­res sur ce sujet dans notre blog spé­cia­li­sé.

Motion sur l’aide financière en lien avec la pandémie

Motion sur l’aide financière en lien avec la pandémie

Par sa moti­on 21.3594 inti­tulée «Atté­nuer les réper­cus­sions de la pan­dé­mie de COVID-19 sur le trans­port fer­ro­vi­ai­re de mar­chan­di­ses en 2021», la Com­mis­si­on des trans­ports et des télé­com­mu­ni­ca­ti­ons du Con­seil des États prie le Con­seil fédé­ral de four­nir, en vertu de l’art. 9a de la loi sur le trans­port de mar­chan­di­ses (LTM), un sou­ti­en finan­cier aux ent­re­pri­ses acti­ves dans le sec­teur du trans­port fer­ro­vi­ai­re de mar­chan­di­ses en vue d’atténuer les réper­cus­sions qu’a sur elles la pan­dé­mie de COVID-19 en 2021 et de pro­po­ser au Par­le­ment à cet effet un cré­dit supplémentaire.

Vous trou­verez le texte pré­cis de la moti­on 21.3594 «Atté­nuer les réper­cus­sions de la pan­dé­mie de COVID-19 sur le trans­port fer­ro­vi­ai­re de mar­chan­di­ses en 2021» ici.

Empêcher les augmentations de prix

À la VAP, nous nous féli­ci­tons de la nou­vel­le aide finan­ciè­re con­sen­tie à CFF Cargo et le cas éché­ant à d’autres ent­re­pri­ses de fret fer­ro­vi­ai­re, à con­di­ti­on que CFF Cargo ne pro­cè­de en 2021 à aucu­ne aug­men­ta­ti­on de prix et reti­re les aug­men­ta­ti­ons de prix déjà con­ve­nues pour les années à venir. Il con­vi­ent de men­ti­on­ner notam­ment la baisse du prix du sil­lon inter­ve­nue au 1.1.2021, qui sou­la­ge au total les ent­re­pri­ses de fret fer­ro­vi­ai­re de quel­que 30 mil­li­ons de francs par an. Dans ce débat, il est cen­tral que les efforts de la Com­mun­au­té d’intérêts Tra­fic par wagons com­plets (CI TWC) en matiè­re d’augmentation de la pro­duc­ti­vi­té chez CFF Cargo puis­sent pro­gresser et ne soi­ent pas retar­dés ni nég­li­gés du fait du COVID-19.

L’avis de la VAP sur la tarification de la mobilité

L’avis de la VAP sur la tarification de la mobilité

Le contexte

Le tra­fic est en aug­men­ta­ti­on. Par con­sé­quent, les capa­ci­tés de l’infrastructure de tra­fic existan­tes ne suf­fi­ront pas tou­jours ni par­tout à satis­fai­re la deman­de. Cer­tes, la Con­fé­dé­ra­ti­on, les can­tons, les com­mu­nes et les ent­re­pri­ses de trans­port met­tent en œuvre des mesu­res variées pour que la mobi­li­té reste pos­si­ble dans l’avenir (p. ex. ges­ti­on du tra­fic, exten­si­on). Beau­coup de ces mesu­res se heur­tent tou­te­fois à leurs limites.

Une mesu­re de réso­lu­ti­on de la surchar­ge de tra­fic est jusqu’ici lar­ge­ment res­tée inutili­sée en Suis­se: les sys­tè­mes de prix dif­fé­ren­ciés, p. ex. sous forme de rede­van­ce de mobi­li­té varia­ble en fon­c­tion du moment ou du lieu. Cela revi­en­drait à aban­don­ner les tarifs uni­ques ou for­fai­taires. Ce que l’on appel­le la tari­fi­ca­ti­on de la mobi­li­té (Mobi­li­ty Pri­cing) influence la deman­de en tra­fic et le com­porte­ment de mobi­li­té, per­met­tant ainsi au bout du comp­te de gérer les capa­ci­tés de trans­port existan­tes de maniè­re ciblée.

Les bases légales

Par son pro­jet de «Loi fédé­ra­le sur les pro­jets pilo­tes de tari­fi­ca­ti­on de la mobi­li­té» du 3 février 2021, le Dépar­te­ment fédé­ral de l’environnement, des trans­ports, de l’énergie et de la com­mu­ni­ca­ti­on DETEC vise à créer une base léga­le auto­ri­sant les can­tons, les vil­les et les com­mu­nes à réa­li­ser loca­le­ment et pen­dant une péri­ode déter­mi­née des pro­jets pilo­tes de tari­fi­ca­ti­on de la mobi­li­té avec assu­jet­tis­se­ment à une rede­van­ce. Ces pro­jets doi­vent per­mett­re d’acquérir des con­nais­sances sur des for­mes de tari­fi­ca­ti­on d’un nou­veau genre, desti­nées à influen­cer de maniè­re ciblée la deman­de de trans­port et les habi­tu­des de dépla­ce­ment des usa­gers dans le domaine du tra­fic indi­vi­du­el moto­ri­sé et dans les trans­ports publics.

Prise de position de la VAP

La VAP sou­ti­ent les prin­cipes fon­da­men­taux énon­cés dans les travaux de la Con­fé­dé­ra­ti­on sur le con­cept, notam­ment le prin­ci­pe «pay as you use» avec com­pen­sa­ti­on com­plè­te. Selon ces prin­cipes, les usa­gers des trans­ports ne pai­e­r­ont pas plus, mais dif­fé­rem­ment. De même, nous sou­te­nons les appro­ches de l’intermodalité et de l’effet de répar­ti­ti­on, selon les­quel­les la route et le rail sont entiè­re­ment inté­g­rés et avec les mêmes cri­tères, la mobi­li­té res­tant tou­te­fois aborda­ble; tout cela dans le cadre d’un agence­ment éche­lon­né, trans­pa­rent et com­pré­hen­si­ble des éléments.

La VAP refu­se tou­te­fois une ges­ti­on des capa­ci­tés sur les infra­struc­tures existan­tes sans com­pen­sa­ti­on com­plè­te. De même, la tari­fi­ca­ti­on de la mobi­li­té ne doit pas être uti­li­sée pour dimi­n­uer le tra­fic ni pour pilo­ter le split modal, car la Con­sti­tu­ti­on ne per­met pas cette option.

Le trans­fert du tra­fic réus­si­ra s’il exis­te des off­res et des inci­ta­ti­ons suf­fi­sam­ment avan­ta­ge­u­ses. Les solu­ti­ons logis­ti­ques mul­ti­mo­da­les, notam­ment, recè­lent un potentiel con­sidé­ra­ble à cet égard. Le trans­fert du tra­fic peut donc être réa­li­sé en amé­lio­rant les con­di­ti­ons-cad­res et les capa­ci­tés des infra­struc­tures pour les solu­ti­ons logis­ti­ques mul­ti­mo­da­les. Outre le fret pure­ment fer­ro­vi­ai­re, il con­vi­ent d’accorder une atten­ti­on par­ti­cu­liè­re aux solu­ti­ons logis­ti­ques mul­ti­mo­da­les Rhin-rail, Rhin-route, route-rail, pipe­line-rail, pipe­line-route et aux solu­ti­ons cor­re­spond­an­tes dans le domaine de la logis­tique urbai­ne. Dans ces cas, des rem­bour­se­ments géné­reux des rede­van­ces de mobi­li­té pour les trans­bor­de­ments sup­p­lé­men­tai­res de mar­chan­di­ses et de con­teneurs peu­vent con­tri­buer à évi­ter les effets exter­nes et à rédui­re les pollutions.

Dans le cadre du Cargo Forum Suis­se, nous avons adres­sé le 17 mai 2021 notre prise de posi­ti­on sur la loi fédé­ra­le sur les pro­jets pilo­tes de tari­fi­ca­ti­on de la mobi­li­té à la con­seil­lè­re fédé­ra­le Simo­net­ta Sommaruga.

Le projet de loi présente des failles méthodologiques 

Le pro­jet du DETEC ne donne pra­ti­quement pas de direc­ti­ves con­cer­nant les moda­li­tés d’expérimentation ni sur les hypo­thè­ses à tes­ter en détail. Pour les pro­jets pilo­tes assu­jet­tis à une rede­van­ce, l’influence de la Con­fé­dé­ra­ti­on se limi­te à l’examen et à l’approbation des pro­jets. À cet égard, l’influence de la Con­fé­dé­ra­ti­on quant à des ens­eig­ne­ments à large échel­le, comme le sti­pu­le l’art. 17 du pro­jet, est très limi­tée. Il n’est même pas posé comme con­di­ti­on que plu­s­ieurs pro­jets pilo­tes doi­vent pou­voir être com­pa­rés entre eux. On ne peut donc pas comp­ter avoir sur les dif­fé­ren­tes thè­ses des résul­tats pro­bants pro­ven­ant de dif­fé­ren­tes régions. Dans le cas des pro­jets pilo­tes repo­sant sur une par­ti­ci­pa­ti­on volon­tai­re, la mise en œuvre sem­ble même pos­si­ble sans examen au sens de l’art. 26, si l’on renon­ce à recour­ir à des con­tri­bu­ti­ons fédé­ra­les. Ces fail­les doi­vent être palliées.

La loi distin­gue les pro­jets pilo­tes du domaine du tra­fic indi­vi­du­el moto­ri­sé et ceux du domaine des trans­ports publics (art. 3, art. 6 et art. 9). Cette distinc­tion est incom­pa­ti­ble avec les prin­cipes fon­da­men­taux de la tari­fi­ca­ti­on de la mobi­li­té. Les pro­jets pilo­tes doi­vent être orga­ni­sés de maniè­re à ce que le tra­fic indi­vi­du­el et les trans­ports publics puis­sent en quel­que sorte être testés.

La loi con­çoit la rede­van­ce volon­tai­re ou obli­ga­toire de tari­fi­ca­ti­on de la mobi­li­té comme ven­ant s’ajouter aux rede­van­ces actu­el­le­ment en vigueur (cf. art. 11 «Inter­dic­tion d’abaisser les tarifs»). Ceci est en con­tra­dic­tion avec l’exigence de compensation.

L’article 12 de la loi pré­voit un pai­ement anony­me uni­quement pour les pro­jets pilo­tes du domaine des trans­ports publics. Cette exi­gence doit éga­le­ment s’appliquer au tra­fic indi­vi­du­el motorisé.

Les pro­jets pilo­tes ne portent pas sur le tra­fic lourd fer­ro­vi­ai­re et rou­tier d’un poids total de plus de 3,5 t. Par con­sé­quent, les respons­ables des pro­jets de trans­port de mar­chan­di­ses ne peu­vent recu­eil­lir que des expé­ri­en­ces très limitées.

La VAP demande un prix lié aux prestations – un concept global est nécessaire

Nous som­mes con­sci­ents que les méca­nis­mes de finance­ment existants ne per­met­tent pas une tari­fi­ca­ti­on de la mobi­li­té liée aux pre­sta­ti­ons. En con­sé­quence, les coûts réels et le degré d’autofinancement vari­ent très for­te­ment d’un mode de trans­port à l’autre ainsi qu’entre le tra­fic lourd de mar­chan­di­ses et le trans­port de voy­a­ge­urs, et ils con­ti­en­nent de mau­vai­ses inci­ta­ti­ons en matiè­re de mobi­li­té et de déve­lo­p­pe­ment ter­ri­to­ri­al en Suisse.

La VAP recom­man­de donc un con­cept glo­bal pour la struc­tu­ra­ti­on future des rede­van­ces de mobi­li­té. Ce faisant, il con­vi­en­dra de rema­nier les mesu­res rela­ti­ves aux dif­fér­ents sous-objec­tifs en évi­tant les con­flits d’intérêts et en ten­ant comp­te de tous les déve­lo­p­pe­ments techniques.

En tant que porte-paro­le du sec­teur des char­geurs, nous adhé­rons aux prin­cipes suivants:

  • La logis­tique et le trans­port de mar­chan­di­ses – notam­ment le fret rou­tier – sont des fac­teurs essentiels de la per­for­mance de la Suis­se comme site éco­no­mi­que inté­g­ré dans un réseau inter­na­tio­nal et de l’approvisionnement du pays. La poli­tique d’urbanisation, de trans­port et d’infrastructure doit con­tin­uer à garan­tir cela.
  • Le tra­fic (de mar­chan­di­ses) est géré d’une maniè­re aussi axée que pos­si­ble sur les beso­ins et aussi respec­tueu­se que pos­si­ble de l’environnement et des ressources.
  • Les con­di­ti­ons-cad­res et le déve­lo­p­pe­ment des infra­struc­tures con­tri­buent à la réa­li­sa­ti­on des deux pre­miè­res pré­mis­ses grâce à des inci­ta­ti­ons, des capa­ci­tés d’infrastructure suf­fi­san­tes et à la pro­mo­ti­on des innovations.
  • Les coûts d’infrastructure et de trans­port sont sou­mis au prin­ci­pe de cau­sa­li­té. Idéa­le­ment, tous les usa­gers du trans­port de voy­a­ge­urs et du trans­port de mar­chan­di­ses cou­vrent leurs coûts d’exploitation et d’infrastructure ainsi que les coûts d’origine exter­ne (prin­ci­pe du solde).

Pro­jet de con­sul­ta­ti­on et rap­port expli­ca­tif du DETEC:
https://www.astra.admin.ch/astra/fr/home/themes/mobility-pricing/vernehmlassungsunterlagen.html

CFF Magazine cargo: Josef Dittli, président du VAP, en discussion

CFF Magazine cargo: Josef Dittli, président du VAP, en discussion

Dési­rée Baer, CEO de CFF Cargo, et Josef Ditt­li, con­seil­ler aux États et pré­si­dent de l’Association des char­geurs VAP, évo­quent l’avenir du fret fer­ro­vi­ai­re suis­se. Ils sont d’accord sur ce point: la digi­ta­li­sa­ti­on et l’automatisation doi­vent aug­men­ter de maniè­re déter­mi­nan­te la pro­duc­ti­vi­té du rail. La Con­fé­dé­ra­ti­on dev­rait jouer un rôle de sou­ti­en à cet égard.

→ Voici l’interview.

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