La VAP promouvoit le fret ferroviaire.


 

Vers le rapport

La VAP Asso­cia­ti­on des char­geurs s’en­ga­ge en faveur de con­di­ti­ons-cad­res adap­tées au mar­ché et d’un sys­tème fer­ro­vi­ai­re suis­se pour le trans­port de mar­chan­di­ses per­for­mant. Thè­mes actuels:

SECTEUR DU FRET

  • Com­ment con­ce­voir l’a­ve­nir du trans­port de mar­chan­di­ses?
  • Qu’est-ce qui fait bouger le sec­teur du fret?
  • Un aper­çu des acteurs du fret ferroviaire.

RÉSEAU

Vous trou­verez ici des infor­ma­ti­ons uti­les sur les voies fer­rées, leur orga­ni­sa­ti­on et l’ac­cès au réseau.

FINANCEMENT

Infor­ma­ti­ons sur les aides finan­ciè­res et les taxes dans le trans­port de marchandises.

SITES

Tout sur le char­ge­ment libre, les ter­minaux, les instal­la­ti­ons de voies de rac­cor­de­ment ou enco­re les hubs logis­ti­ques mul­ti­mo­daux.

INTEROPÉRABILITÉ

La VAP s’en­ga­ge à har­mo­nis­er les con­di­ti­ons-cad­res afin que les trains puis­sent cir­cu­ler sans dif­fi­cul­té sur les réseaux fer­ro­vi­ai­res européens.

DURABILITÉ

Pour un ave­nir clair­voy­ant, il con­vi­ent de con­ce­voir dif­fér­ents domain­es de maniè­re durable.

Innovation

Com­ment pou­vons-nous faire avan­cer l’in­no­va­ti­on dans le trans­port de marchandises?

EXPLOITATION

En faveur d’une con­cur­rence loya­le, nous vou­lons uti­li­ser la force de tous les modes de trans­port et les com­bi­ner de maniè­re opti­ma­le. Car c’est ainsi que le tra­jet sera plus court – et plus éco­no­mi­que – pour chacun d’ent­re nous.

ÉVÉNEMENTS

Vous trou­verez ici des infor­ma­ti­ons com­plé­men­tai­res et de la docu­men­ta­ti­on sur nos mani­fes­ta­ti­ons Forum Fret Fer­ro­vi­ai­re, notre Assem­blée géné­ra­le et autres.

Subventionnement du trafic par wagon isolé: Empêcher la distorsion de la concurrence et la discrimination

Subventionnement du trafic par wagon isolé: Empêcher la distorsion de la concurrence et la discrimination

Nous pre­nons posi­ti­on sur le pro­jet de con­sul­ta­ti­on du Con­seil fédé­ral inti­tulé «Per­fec­tion­ne­ment des con­di­ti­ons-cad­res du trans­port de mar­chan­di­ses en Suis­se». Nous sou­met­tons les pro­po­si­ti­ons à une éva­lua­ti­on cri­tique du point de vue des cli­ents du fret fer­ro­vi­ai­re et démon­trons qu’il est néces­saire que le tra­fic con­ven­ti­on­nel accè­de à une auto­no­mie juridique.

Un oui à variante 1 assorti de réserves

Dans la vari­an­te 1, le Con­seil fédé­ral envi­sa­ge de digi­ta­li­ser le trans­port fer­ro­vi­ai­re de mar­chan­di­ses au moyen du cou­pla­ge auto­ma­tique digi­tal (DAC). Il posi­ti­onne ainsi le mode de trans­port «rail» en tant qu’élément de la logis­tique mul­ti­mo­da­le, pré­voy­ant des mesu­res d’accompagnement dans le domaine de l’aménagement du ter­ri­toire, des aides à l’investissement et des inci­ta­ti­ons pour le trans­bor­de­ment et le char­ge­ment de natu­re à atté­nuer les coûts sup­p­lé­men­tai­res de la rup­tu­re de char­ge entre le rail et les aut­res modes de trans­port. Le Con­seil fédé­ral a l’intention d’indemniser les coûts du tra­fic con­ven­ti­on­nel non cou­verts jusqu’à la mise en œuvre de l’automatisation. Sur le fond, nous nous féli­ci­tons de l’orientation de la vari­an­te 1, mais nous avons des réser­ves et con­sta­tons un beso­in de modi­fi­ca­ti­on essentiel.

Rendre autonome du premier et du dernier kilomètre subventionné

Nous vou­lons et devons rend­re le tra­fic con­ven­ti­on­nel plus apte à affron­ter l’avenir. Pour ce faire, il faut repen­ser l’ensemble des pro­ces­sus, instru­ments d’incitation, méca­nis­me de mar­ché et inter­faces au sein de la logis­tique de fret mul­ti­mo­da­le. L’objectif doit être un sys­tème finan­ciè­re­ment auto­no­me qui ne dis­cri­mi­ne aucu­ne ent­re­pri­se de fret fer­ro­vi­ai­re et qui soit à la dis­po­si­ti­on des char­geurs de maniè­re fia­ble[1]. En atten­dant la mise en œuvre de ce nou­veau con­cept, nous don­nons notre accord au ver­se­ment d’aides finan­ciè­res au tra­fic de réseau de CFF Cargo. Ces aides finan­ciè­res sont basées sur des inci­ta­ti­ons liées aux résul­tats, neu­tres en ter­mes de con­cur­rence et non dis­cri­mi­na­toires ainsi que sur l’accession à l’autonomie juri­di­que du pre­mier et du der­nier kilo­mèt­re au sein d’une socié­té auto­no­me des CFF. Ce n’est qu’ainsi que l’on pour­ra con­tin­uer à garan­tir la sécu­ri­té de l’approvisionnement de la Suis­se et la via­bi­li­té du rail dans l’avenir.

Empêcher la distorsion de la concurrence et la discrimination

En trans­fé­rant à CFF Cargo la responsa­bi­li­té du tra­fic con­ven­ti­on­nel, le Con­seil fédé­ral crée un mono­po­le sur quel­que 70 % du volu­me du fret. En effet, CFF Cargo est aussi le prin­ci­pal four­nis­seur de tra­fic par trains entiers et de tra­fic com­bi­né. La com­bi­nai­son de ces inté­rêts ris­que de se tra­dui­re d’une part par la dis­cri­mi­na­ti­on des cli­ents du tra­fic con­ven­ti­on­nel et du tra­fic par trains entiers, mais d’autre part éga­le­ment par des dis­tor­si­ons de la con­cur­rence vis-à-vis d’autres four­nis­seurs de tra­fic par trains entiers et du tra­fic com­bi­né – et ce indé­pen­dam­ment du ver­se­ment d’indemnités au tra­fic con­ven­ti­on­nel. Celui-ci est con­sti­tué par la des­ser­te sur tout le ter­ri­toire des instal­la­ti­ons de trans­bor­de­ment et de char­ge­ment et doit donc accé­der à l’autonomie juri­di­que. Étant donné que les pre­sta­ti­ons et res­sour­ces cor­re­spond­an­tes sont d’ores et déjà regrou­pées au sein d’une unité d’organisation auto­no­me, la trans­for­ma­ti­on exi­ge­rait des efforts limi­tés. Le Con­seil fédé­ral dev­rait tou­te­fois pré­cis­er l’art. 9a al. 7 de la loi sur le trans­port de mar­chan­di­ses (LTM).

Surveiller de manière systématique le nouvel opérateur de système

Dans la phase limi­tée dans le temps des indem­ni­tés publi­ques, mais aussi ulté­ri­eu­re­ment, l’opérateur de sys­tème devra faire l’objet d’un moni­to­rage sys­té­ma­tique dans le domaine des pre­sta­ti­ons, de la qua­li­té, de la pro­duc­ti­vi­té et des coûts. Ce faisant, il con­vi­en­dra de veil­ler à une sup­pres­si­on rapi­de de l’aide finan­ciè­re et à une moder­ni­sa­ti­on du modè­le com­mer­cial de CFF Cargo, qui pré­vi­en­dront les dis­cri­mi­na­ti­ons et assur­e­ront dura­blem­ent un tra­fic con­ven­ti­on­nel flui­de sur l’ensemble du ter­ri­toire. Ce der­nier aspect sera notam­ment garan­ti par un moni­to­rage ciblé du déve­lo­p­pe­ment des quan­ti­tés et de la struc­tu­re de la cli­entèle. Ce moni­to­rage néces­si­te l’ajout d’un com­plé­ment à l’art. 9a LTM.

Vous trou­verez des infor­ma­ti­ons com­plé­men­tai­res et des avis sup­p­lé­men­tai­res dans notre répon­se à la con­sul­ta­ti­on «Per­fec­tion­ne­ment des con­di­ti­ons-cad­res du trans­port de mar­chan­di­ses en Suis­se».


[1] Cf. vidéo «Le fret fer­ro­vi­ai­re du futur»: www.cargorail.ch/#video

«Un excellent négociateur neutre»

«Un excellent négociateur neutre»

Le grou­pe Vetro­pack est un fabri­cant suis­se d’emballages en verre, coté en bour­se et diri­gé par une famil­le. La VAP a mené pour Vetro­pack les négo­cia­ti­ons du nou­veau cont­rat de rac­cor­de­ment et la réno­va­ti­on des voies de rac­cor­de­ment. Nous par­lons de cette col­la­bo­ra­ti­on et de l’a­ve­nir du fret fer­ro­vi­ai­re avec Phil­ip­pe Clerc, direc­teur du site Vetro­pack de St-Prex.

Monsieur Clerc, comment est née la collaboration entre Vetropack et VAP?

Phil­ip­pe Clerc: Nous avons pré­ala­blem­ent effec­tué une ana­ly­se opé­ra­ti­on­nel­le afin de prou­ver que Vetro­pack s’é­tait vu attri­buer trop de voies. L’ex­per­ti­se et les capa­ci­tés de négo­cia­ti­on de la VAP en matiè­re de négo­cia­ti­on ont per­mis d’ob­te­nir un cont­rat de rac­cor­de­ment et un renou­vel­le­ment avec des éco­no­mies considérables.

Quelle est l’importance des voies de raccordement pour Vetropack?

Si nous vou­lons con­ser­ver une posi­ti­on de lea­der sur un mar­ché où les con­di­ti­ons sont deve­nues enco­re plus dif­fi­ci­les, il nous faut être plus agi­les et plus vifs. La VAP nous a sou­tenu acti­ve­ment dans l’amélioration de la ges­ti­on glo­ba­le de l’infrastructure fer­ro­vi­ai­re ainsi que des pro­ces­sus de pro­duc­tion. Cela nous a per­mis d’augmenter notre com­pé­ti­ti­vi­té et la sécu­ri­té de l’approvisionnement. La stra­té­gie de Vetro­pack se fonde sur le déve­lo­p­pe­ment d’une usine verte en uti­li­sant au mieux l’énergie dura­ble afin de dimi­n­uer con­sidé­ra­blem­ent les émis­si­ons de CO2. L’utilisation du domaine fer­ro­vi­ai­re est une pièce maî­tres­se dans cette direc­tion. L’utilisation accrue du réseau fer­ro­vi­ai­re est une lumiè­re pour l’avenir. Nos cli­ents y sont sen­si­bles et approu­vent notre mode de trans­port dans le domaine du recy­cla­ge du verre.

Comment la VAP vous a‑t-elle accompagné?

La VAP nous a sou­tenu avec effi­ca­ci­té dans le trai­te­ment du dos­sier des voies de rac­cor­de­ment avec CFF Infra­struc­tu­re. Grâce aux excel­len­tes com­pé­ten­ces juri­di­ques, la VAP a réus­si à négo­cier un cont­rat final nous per­met­tant de pour­suiv­re notre stra­té­gie envi­ron­ne­men­ta­le par le déve­lo­p­pe­ment du trans­port par le rail.

Comment avez-vous vécu la collaboration avec la VAP? 

La VAP est une asso­cia­ti­on qui défend les inté­rêts des pro­prié­tai­res de voies de rac­cor­de­ment. Par sa neu­tra­li­té, elle a la pos­si­bi­li­té de sou­te­nir les mem­bres avec effi­ca­ci­té. Dans notre cas, elle nous a per­mis de trou­ver des solu­ti­ons opti­ma­les pour con­tin­uer à uti­li­ser nos voies ferroviaires.

Aviez-vous déjà des points de contact avec la VAP?

Nous som­mes mem­bres de la VAP de plu­s­ieurs années et nous pou­vons qu’apprécier les tâches effec­tuées par cette association.

Quels sont les points forts que vous attribuez à la VAP? 

L’association fait preuve d’innovation dans le déve­lo­p­pe­ment de nou­veaux sys­tè­mes ou infra­struc­tures tout en respec­tant les direc­ti­ves de l’Office fédé­ral des trans­ports OFT. Elle s’engage aussi bien au nom des pro­prié­tai­res d’in­stal­la­ti­ons au déve­lo­p­pe­ment du réseau fer­ro­vi­ai­re qu’à l’amélioration des pre­sta­ti­ons de trans­port par les chem­ins de fer de mar­chan­di­ses. C’est grâce à la grand com­pé­tence juri­di­que de la VAP que nous a per­mis de con­clure un cont­rat de rac­cor­de­ment idéal pour notre ent­re­pri­se et la pour­suite de nos acti­vi­tés par le rail. Cette nou­vel­le donne nous a per­mis d’améliorer la pro­duc­tion fer­ro­vi­ai­re sur notre site de St. Prex et de dimi­n­uer les coûts d’exploitation. La VAP est un excel­lent par­ten­aire neu­tre lors de négo­cia­ti­ons avec CFF Infra­struc­tu­re, respec­ti­ve­ment les ETF.

Qu’est-ce que vous avez le plus apprécié pendant la collaboration?

L’approche pro­fes­si­on­nel­le, les com­pé­ten­ces dans le domaine fer­ro­vi­ai­re et juri­di­que, le savoir dans le sec­teur de l’exploitation, ainsi que les rela­ti­ons avec la poli­tique qui a per­mis d’arriver rapi­de­ment à la solu­ti­on idéa­le que nous avons négociée.

Comment décririez-vous la VAP?

C’est une asso­cia­ti­on com­pé­ten­te, qui maî­tri­se le domaine fer­ro­vi­ai­re et qui s’engage à 100% dans le sou­ti­en des pro­prié­tai­res d’installations ou de wagons.

Qu’attendez-vous en plus de la VAP?

Qu’elle s’engage enco­re plus dans le déve­lo­p­pe­ment du trans­port de wagons iso­lés afin de pou­voir aug­men­ter les fenê­tres de liv­rai­son qui sont beau­coup trop étroi­tes. D’augmenter les capa­ci­tés de trans­port mar­chan­di­ses sur le réseau ferroviaire.

À qui recommanderiez-vous de collaborer avec la VAP?

A chaque ent­re­pri­se qui sou­hai­te con­strui­re une instal­la­ti­on fer­ro­vi­ai­re dans son cent­re d’exploitation. A tou­tes les ent­re­pri­ses qui dis­po­sent d’une infra­struc­tu­re fer­ro­vi­ai­re et n’ont pas les con­nais­sances néces­saires qui per­met­tent de négo­cier et fina­li­ser des cont­rats dans ce domaine.

Où voyez-vous le besoin le plus urgent d’agir en matière de transport ferroviaire? 
  • Ouvr­ir les fenê­tres de liv­rai­son des wagons
  • Aug­men­ter le nombre de trains mar­chan­di­ses (horai­re cadencé)
  • Ame­ner le tra­fic fer­ro­vi­ai­re au même niveau que le tra­fic de personnes
  • Amé­lio­rer les con­ne­xi­ons avec l’Europe afin d’éviter de se retrou­ver iso­lée en Europe

Quels sont les avan­ta­ges du trans­port fer­ro­vi­ai­re de marchandises?

  • L’un des modes de trans­port les plus sûrs
  • Le trans­port fer­ro­vi­ai­re est plé­bi­s­ci­té par­tout en Europe
  • La meil­leu­re alter­na­ti­ve aux trans­ports par la route
  • L’empreinte car­bo­ne lais­sée par le trans­port fer­ro­vi­ai­re est net­te­ment infé­ri­eu­re à celle du trans­port routier.
  • Trans­port de gran­de quan­ti­té en une fois
  • Trans­fert de la mar­chan­di­se la nuit et liv­rai­son de bonne heure le matin
Que souhaitez-vous pour l’avenir du transport ferroviaire de marchandises en Suisse?
  • Con­ser­ver et respec­ti­ve­ment aug­men­ter le réseau de trans­port de mar­chan­di­ses par le rail (capa­ci­té) pour favo­ri­ser le respect de l’environnement
  • Inno­ver pour res­ter com­pé­ti­tif dans le futur (dimi­n­uer les coûts d’exploitation, de la manœu­vre, des tâches admi­nis­tra­ti­ves, etc.)
  • Amé­lio­rer la com­pé­ti­ti­vi­té du réseau fer­ro­vi­ai­re (des­ser­te des wagons isolés)
  • Prépa­rer l’avenir pour évi­ter un eng­or­ge­ment rou­tier ou une explo­si­on des infra­struc­tures routière

 

Bon à savoir: La VAP conseille et accompagne

Les mem­bres VAP béné­fi­ci­ent de notre soli­de exper­ti­se dans tous les domain­es du trans­port de mar­chan­di­ses, aussi bien au niveau natio­nal qu’international, ainsi que nos rela­ti­ons fruc­tueu­ses dans les sec­teurs éco­no­mi­ques et poli­ti­ques. Au cours des années 2020 à 2022, nous avons sou­tenu nos mem­bres avec les ser­vices suivants:

  • 22 con­sul­ta­ti­ons en matiè­re d’e­xi­gen­ces régle­men­tai­res (enten­tes d’embranchement, etc.)
  • 12 con­sul­ta­ti­ons d’audit
  • 40 pre­scrip­ti­ons d’exploitation
  • 20 ges­ti­ons de voies de rac­cor­de­ment de com­mu­nes et de groupements
  • 96 con­sul­ta­ti­ons de con­s­truc­tion tel­les que réno­va­tions, exten­si­ons, pro­cé­du­res de sub­ven­ti­on et d’ap­pro­ba­ti­on, con­trô­le de la qua­li­té et des coûts, main­ten­an­ce neu­tre à long terme et pla­ni­fi­ca­ti­on financière

 

 
La Suisse risque d’être isolée dans le trafic ferroviaire international

La Suisse risque d’être isolée dans le trafic ferroviaire international

A par­tir de 2024, la Suis­se per­dra l’ac­cès à la pla­te­for­me de l’UE pour les pro­cé­du­res d’homologation har­mo­ni­sées du nou­veau maté­ri­el rou­lant. Cela équiv­aut à un pas sup­p­lé­men­tai­re vers l’i­so­le­ment dans le tra­fic fer­ro­vi­ai­re inter­na­tio­nal. A moins que les rela­ti­ons hel­vé­ti­co-euro­pé­en­nes ne se normalisent.

L’enjeu:
  • L’ac­cès au «One-Stop-Shop» ne sera pro­lon­gé que jus­qu’à fin 2023
  • À par­tir de cette date, l’UE trai­te­ra la Suis­se comme un État tiers
  • Le trans­fert modal, la numé­ri­sa­ti­on et l’au­to­ma­tis­a­ti­on sont menacés

 

La décis­i­on du comi­té mixte rela­tif à l’ac­cord sur les trans­ports ter­res­tres avec l’UE con­cer­nant le qua­triè­me paquet fer­ro­vi­ai­re a assu­ré jus­qu’à pré­sent l’ac­cès de la Suis­se à la base de don­nées “One Stop Shop” (OSS) de l’A­gence fer­ro­vi­ai­re euro­pé­en­ne (ERA). L’OSS con­ti­ent des pro­cé­du­res com­mu­nes sim­pli­fiées pour l’homologation de nou­veaux véhi­cu­les et l’établissement de cer­ti­fi­cats de sécu­ri­té en tra­fic fer­ro­vi­ai­re trans­fron­ta­lier. Selon l’OFT (cf. publi­ca­ti­on), cet accès ne sera pro­lon­gé que jus­qu’à fin 2023.

Cette décis­i­on est due aux ques­ti­ons non réso­lues dans les rela­ti­ons bila­té­ra­les entre la Suis­se et l’UE. Des pro­cé­du­res sépa­rées seront pro­ba­blem­ent néces­saires à par­tir de 2024. Ceci vaut éga­le­ment pour les accords sur les lignes d’ex­plo­ita­ti­on frontalières.

Il est urgent que la Suis­se se pro­non­ce clai­re­ment en faveur d’une coopé­ra­ti­on avec les États euro­pé­ens. Sinon, tant le trans­fert du tra­fic que la numé­ri­sa­ti­on et l’au­to­ma­tis­a­ti­on du fret fer­ro­vi­ai­re seront menacés.

Consultation «Fret ferroviaire sur tout le territoire»:  deux variantes, beaucoup de points d’interrogation

Consultation «Fret ferroviaire sur tout le territoire»: deux variantes, beaucoup de points d’interrogation

Le Con­seil fédé­ral a mis en con­sul­ta­ti­on son rap­port inti­tulé «Per­fec­tion­ne­ment des con­di­ti­ons-cad­res du trans­port de mar­chan­di­ses en Suis­se». Sans avan­cer de preu­ves, il y qua­li­fie d’impossible l’autofinancement du tra­fic par wagons com­plets iso­lés (TWCI). À titre d’alternatives, la Con­fé­dé­ra­ti­on pré­voit de trans­fé­rer à moyen terme le fret fer­ro­vi­ai­re sur la route ou de le sub­ven­ti­on­ner dans la durée. Nous som­mes pour notre part d’avis que les cho­ses sont plus com­ple­xes que cela.

L’enjeu:
  • Deux vari­an­tes – et ce dont elles ne tien­nent pas compte.
  • Une réor­ga­ni­sa­ti­on fon­da­men­ta­le du réseau est nécessaire
  • L’externalisation du der­nier kilo­mèt­re est cru­cia­le pour avoir davan­ta­ge de concurrence.

 

Le déve­lo­p­pe­ment du fret fer­ro­vi­ai­re sur tout le ter­ri­toire fait actu­el­le­ment l’objet de débats très ani­més. Le 2 novembre 2022, le Con­seil fédé­ral a mis en con­sul­ta­ti­on son mes­sa­ge sur le «per­fec­tion­ne­ment des con­di­ti­ons-cad­res du trans­port de mar­chan­di­ses en Suis­se». Le rap­port sug­gè­re que sans sou­ti­en finan­cier, il n’y aura plus de TWCI, les trains entiers n’étant de toute façon pas sub­ven­ti­onnés. Le Con­seil fédé­ral pro­po­se deux options:

  • Le TWCI sur tout le ter­ri­toire est déve­lo­p­pé et moder­ni­sé par la digi­ta­li­sa­ti­on, l’automatisation et la créa­ti­on d’une pla­te­for­me d’échange de don­nées. Les sites néces­saires à une des­ser­te per­for­man­te de tout le ter­ri­toire sont mieux inté­g­rés à l’aménagement du ter­ri­toire des can­tons et de la Con­fé­dé­ra­ti­on. En atten­dant que les mesu­res de moder­ni­sa­ti­on pro­dui­sent leurs effets, le TWCI sera sou­tenu finan­ciè­re­ment par une com­man­de de l’offre sous forme d’investissements et de sub­ven­ti­ons d’exploitation.
  • Le TWCI sur tout le ter­ri­toire est aban­don­né. Le sys­tème fer­ro­vi­ai­re est réduit à des trains entiers, ce qui se tra­duit par une dimi­nu­tion mas­si­ve de CFF Cargo.

Les deux vari­an­tes sont sou­te­nues par la migra­ti­on vers le cou­pla­ge auto­ma­tique digi­tal (DAC), l’encouragement de la mul­ti­mo­da­li­té et de la navi­ga­ti­on rhé­na­ne ainsi que par le finance­ment de pro­pul­si­ons cli­ma­ti­quement neu­tres sur le rail et sur le Rhin.

Une réorganisation fondamentale plutôt que de la rhétorique

Le TWCI sur tout le ter­ri­toire cou­vre au moins 70 % du volu­me de trans­port dans le tra­fic inté­ri­eur par rail. La ques­ti­on du Con­seil fédé­ral sur l’opportunité de le con­ser­ver est donc de natu­re plu­tôt rhé­to­ri­que. Le rai­son­ne­ment du CF selon lequel il pour­ra être pra­ti­qué de maniè­re ren­ta­ble par CFF Cargo après une moder­ni­sa­ti­on réa­li­sée au moyen du DAC n’est tou­te­fois, elle non plus, pas une opti­on réa­lis­te. Le trans­port fer­ro­vi­ai­re de mar­chan­di­ses sur tout le ter­ri­toire doit au con­trai­re être réor­ga­ni­sé à la base et ouvert à d’autres acteurs du mar­ché. À cet égard, le Con­seil fédé­ral reste dans son rap­port bien en deçà des atten­tes des cli­ents et de ses pro­pres annonces.

La digi­ta­li­sa­ti­on et l’automatisation vont rend­re le trans­port fer­ro­vi­ai­re de mar­chan­di­ses plus effi­cace et sur­tout plus inté­res­sant pour le sec­teur de la logis­tique: pour la pre­miè­re fois, le trans­port fer­ro­vi­ai­re de mar­chan­di­ses peut être inté­g­ré en ligne dans les chaî­nes logis­ti­ques de l’économie et dans la cou­ver­tu­re des trains des explo­itants d’infrastructures. Le DAC com­bi­né à la pla­te­for­me publi­que d’échange de don­nées telle qu’elle est pré­vue dans la Loi fédé­ra­le con­cer­nant l’infrastructure de don­nées sur la mobi­li­té (LIDMo) est ainsi LE levier essentiel pour la com­pé­ti­ti­vi­té du trans­port fer­ro­vi­ai­re de mar­chan­di­ses et le fac­teur de suc­cès numé­ro un dudit pro­jet de loi.

Le TWCI, qui depuis la réfor­me des chem­ins de fer en 1999 était un mono­po­le des CFF, doit tou­te­fois être réor­ga­ni­sé de bout en bout. Les rôles et les pro­ces­sus doi­vent être radi­cal­e­ment repen­sés. Cette moder­ni­sa­ti­on inté­ri­eu­re est con­di­ti­onnée à la par­ti­ci­pa­ti­on d’autres acteurs du mar­ché afin de créer une offre com­portant moins de frais fixes et offrant donc d’autant plus de fle­xi­bi­li­té. À cet égard, le Con­seil fédé­ral reste en deçà de son rap­port du 30 mars 2022. Alors qu’il y expo­sait dans son sché­ma une inter­ac­tion des dif­fér­ents acteurs du TWCI (S. 50/75), dans son pro­jet de mes­sa­ge, il se con­tente de pro­po­ser une pour­suite du modè­le actuel «tou­tes les pre­sta­ti­ons d’un seul ten­ant» de CFF Cargo, modè­le peu per­for­mant. Une fois de plus, la ques­ti­on de la via­bi­li­té d’une large offre du TWCI en Suis­se est assi­milée au déve­lo­p­pe­ment de l’entreprise éta­tique CFF Cargo.

Pour­tant, les cli­ents sou­hai­tent avoir une vari­an­te 1+ qui, outre la digi­ta­li­sa­ti­on du trans­port fer­ro­vi­ai­re de mar­chan­di­ses et des mesu­res d’encouragement en faveur d’une aug­men­ta­ti­on de la mobi­li­té, com­pren­drait aussi une réor­ga­ni­sa­ti­on du TWCI. Cela eng­lo­be la neu­tra­li­sa­ti­on et le sou­ti­en finan­cier du fret de pro­xi­mi­té (der­nier kilo­mèt­re), la créa­ti­on d’une pla­te­for­me numé­ri­que de réser­va­ti­on neu­tre et d’échange de don­nées et la pos­si­bi­li­té d’intégrer les off­res pri­vées de tra­fic par wagons complets.

Un secteur uni pour réaliser de grands changements

La Com­mun­au­té d’intérêts (CI) Tra­fic par wagons com­plets deman­de une offre de réseau per­for­man­te (hub and spoke, réseau en étoi­le) com­portant davan­ta­ge de con­cur­rence et moins de dis­cri­mi­na­ti­on. Le Con­seil fédé­ral dev­rait reprend­re dans son mes­sa­ge défi­ni­tif notre visi­on com­mu­ne du fret fer­ro­vi­ai­re – du reste sou­te­nue éga­le­ment par l’Office fédé­ral des trans­ports OFT (cf. blog­post de la VAP «Regard cri­tique sur la per­spec­ti­ve à long terme de la Con­fé­dé­ra­ti­on»). Il en est de même pour la posi­ti­on con­so­li­dée des respons­ables des ent­re­pri­ses de fret fer­ro­vi­ai­re de l’UTP sur la maniè­re dont le trans­port fer­ro­vi­ai­re de mar­chan­di­ses sur tout le ter­ri­toire peut être exploi­té de maniè­re ren­ta­ble sur le long terme (cf. blog­post «Une solu­ti­on de bran­che en cours d’élaboration»).

Le Con­seil fédé­ral attend une posi­ti­on com­mu­ne de la part du sec­teur du fret. Dans sa con­cep­ti­on de l’avenir du trans­port fer­ro­vi­ai­re de mar­chan­di­ses, il dev­rait con­sidé­rer de maniè­re plus nuan­cée et mieux prend­re en comp­te l’avis com­mun du sec­teur et les mul­ti­ples vari­an­tes du fret fer­ro­vi­ai­re sur tout le territoire.

Externaliser le dernier kilomètre et l’organiser de manière non discriminatoire

Externaliser le dernier kilomètre et l’organiser de manière non discriminatoire

Pour les opé­ra­teurs de fret fer­ro­vi­ai­re, il est décisif d’accéder libre­ment au der­nier kilo­mèt­re. Cela est actu­el­le­ment ordon­né par la loi. Nous som­mes pour notre part d’avis que plu­tôt que d’être ordon­né, cela dev­rait être rendu pos­si­ble. Pour ce faire, le der­nier kilo­mèt­re dev­rait être extrait de CFF Cargo et placé sous la responsa­bi­li­té d’une ins­tance indé­pen­dan­te. Car au fond, on a beso­in de con­di­ti­ons-cad­res que l’on peut résu­mer à une noti­on: l’économie de marché.

L’enjeu:

  • pour­quoi l’accès libre au der­nier kilo­mèt­re est important
  • Empê­cher la dis­cri­mi­na­ti­on plu­tôt que lut­ter contre
  • Redis­tri­buer les forces et les regrou­per autrement

 

L’importance du dernier kilomètre

Le par­cours du der­nier kilo­mèt­re (fret de pro­xi­mi­té) est entre les seu­les mains d’un presta­tai­re local ou régio­nal. L’accès non dis­cri­mi­na­toire au der­nier kilo­mèt­re déter­mi­ne donc si une offre est com­pé­ti­ti­ve ou non dans le par­cours prin­ci­pal. Qui­con­que four­nit des pre­sta­ti­ons de fret de pro­xi­mi­té par rail est tenu de les réa­li­ser de maniè­re non dis­cri­mi­na­toire. C’est ce que sti­pu­le l’art. 6a de l’ordonnance sur le trans­port de mar­chan­di­ses (cf. encadré).

Artic­le 6a de l’ordonnance sur le trans­port de mar­chan­di­ses (OTM)

L’ensemble des ent­re­pri­ses qui four­nis­sent des pre­sta­ti­ons (par­ti­el­les) sur le der­nier kilo­mèt­re doi­vent octroy­er un accès non dis­cri­mi­na­toire à leurs pre­sta­ti­ons dans le fret de pro­xi­mi­té par rail. Cela signi­fie qu’elles doi­vent aussi four­nir leurs pre­sta­ti­ons à des tiers, si tant est qu’il exis­te des capa­ci­tés pour ce faire. Outre les opé­ra­teurs de fret fer­ro­vi­ai­re, cette obli­ga­ti­on con­cer­ne les opé­ra­teurs de voies de rac­cor­de­ment pos­sé­dant leur pro­pre maté­ri­el rou­lant et leur pro­pre per­son­nel, les ent­re­pri­ses de loca­ti­ons de ser­vices spé­cia­li­sées et les presta­tai­res de ser­vices de manœu­vre. Sont con­sidé­rées comme pre­sta­ti­ons de ser­vices sur le der­nier kilo­mèt­re les manœu­vres et aut­res pre­sta­ti­ons liées au fret de pro­xi­mi­té comme p. ex. les con­trô­les tech­ni­ques ou les essais de frein.

> Infor­ma­ti­ons com­plé­men­tai­res de la RailCom

 

Empêcher la discrimination plutôt que lutter contre

L’art. 6a OTM s’appuie sur des pre­scrip­ti­ons, con­trô­les du mar­ché et moy­ens juri­di­ques. Il serait néan­mo­ins plus judi­cieux d’empêcher la dis­cri­mi­na­ti­on en faisant en sorte qu’un seul four­nis­seur assu­re le ser­vice du premier/dernier kilo­mèt­re. Celui-ci est dans l’idéal l’exploitant d’infrastructure qui ne four­nit à part cela aucu­ne pre­sta­ti­on de transport.

Dans un con­tex­te d’économie de mar­ché, l’accès du fret fer­ro­vi­ai­re aux voies de rac­cor­de­ment, instal­la­ti­ons de manœu­vre, voies de débord ou ter­minaux locaux ou cen­tra­li­sés est règle­men­té de maniè­re non dis­cri­mi­na­toire. La responsa­bi­li­té de l’attribution des sil­lons et de l’exploitation des infra­struc­tures per­ti­nen­tes pour le sys­tème est assu­mée par des insti­tu­ti­ons indé­pen­dan­tes. Or il n’existe pas de maî­tri­se de sys­tème assu­ré par un seul grand opé­ra­teur – comme c’est actu­el­le­ment le cas pour CFF Cargo. Les limi­tes entre les tra­fics par wagons iso­lés et par trains entiers sont sup­p­ri­mées, le ser­vice du der­nier kilo­mèt­re est exploi­té par un opé­ra­teur d’infrastructure.

Réorganisation des forces

Afin d’atteindre l’état idéal décrit plus haut, il faut redis­tri­buer les rôles et regrou­per les forces. Une telle réor­ga­ni­sa­ti­on ne fon­c­tion­ne que si l’on crée les con­di­ti­ons-cad­res suivantes:

  • CFF Cargo con­ser­ve dans un pre­mier temps son rôle de four­nis­seur de réseau. Il est responsable de la pla­ni­fi­ca­ti­on des trans­ports sur le réseau et assu­re un regrou­pe­ment effi­ci­ent des trans­ports com­pren­ant des wagons iso­lés ou des grou­pes de wagons. Pour la réa­li­sa­ti­on des pre­sta­ti­ons, il se limi­te aux par­cours de trans­port prin­ci­paux entre les gares de for­ma­ti­on et de tria­ge, si tant que ces par­cours ne sont pas assu­rés par des tiers.
  • L’ensemble de l’infrastructure fer­ro­vi­ai­re telle que le réseau, les ter­minaux du tra­fic com­bi­né et les instal­la­ti­ons de tria­ge loca­les sont libre­ment acces­si­bles aux opé­ra­teurs de fret ferroviaire.
  • Le ser­vice du premier/dernier kilo­mèt­re est pour tous les opé­ra­teurs de fret fer­ro­vi­ai­re un ser­vice non dis­cri­mi­na­toire des explo­itants d’infrastructures. Ceux-ci ont à leur dis­po­si­ti­on les res­sour­ces de CFF Cargo per­ti­nen­tes pour le sys­tème tel­les que les véhi­cu­les moteurs, équipes de tria­ge, voies et gares de tria­ge, pre­sta­ti­ons de manœu­vre ou dépla­ce­ments inter­nes à l’entreprise.
  • Cela débou­che sur une con­cur­rence entre les acteurs ainsi que sur la trans­pa­rence des frais.

Pour en savoir plus, lisez notre publi­ca­ti­on «Von der inte­grier­ten zur markt­wirt­schaft­li­chen Bahn» (Des chem­ins de fer inté­g­rés aux chem­ins de fer de l’économie de marché).

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Pénurie d’électricité (partie 4): concrétisation des mesures d’urgence

Pénurie d’électricité (partie 4): concrétisation des mesures d’urgence

La sécu­ri­té éner­gé­tique est et reste l’un de nos sujets prio­ri­taires. Le Con­seil fédé­ral est actu­el­le­ment en train de con­cré­ti­ser les mesu­res de ges­ti­on d’une pénurie d’électricité en pré­parant des ordon­nan­ces. Il pré­voit des dis­po­si­ti­ons par­ti­cu­liè­res pour les ent­re­pri­ses con­ces­si­on­n­aires de trans­ports publics, y com­pris cel­les du fret fer­ro­vi­ai­re. En col­la­bo­ra­ti­on avec le grou­pe de tra­vail des asso­cia­ti­ons du sec­teur, l’OFT prépa­re un pro­jet d’ordonnance pour les trans­ports publics; la VAP y repré­sen­te les inté­rêts du trans­port de marchandises. 

L’enjeu:
  • Le Con­seil fédé­ral fait éla­bo­rer un plan de mesu­res pour la sécu­ri­té de l’approvisionnement en électricité.
  • Le con­tin­gen­te­ment par paliers a pour but d’éviter les déles­ta­ges critiques.
  • Étape sui­van­te: éla­bo­ra­ti­on de pro­jets d’ordonnances spécifiques.
  • Le prix du cou­rant fer­ro­vi­ai­re va aug­men­ter l’année prochaine.

 

Lors de sa séan­ce du 23 novembre 2022, le Con­seil fédé­ral a trai­té les mesu­res de ges­ti­on pour le cas d’une pénurie d’électricité. Pour les pro­jets d’ordonnances avec mesu­res gra­du­el­les, il a réa­li­sé une con­sul­ta­ti­on jusqu’au 12 décembre 2022. Le lea­der du sys­tème «rail» a pris posi­ti­on pour le secteur.

Chaque palier de mesures permet d’éviter une situation pire

Avec les mesu­res déci­dées jusqu’ici, le Con­seil fédé­ral ren­force la sécu­ri­té de l’approvisionnement en élec­tri­ci­té: mise en place de réser­ves hydro­élec­tri­ques, mise à dis­po­si­ti­on de cen­tra­les ther­mi­ques de réser­ve et aug­men­ta­ti­on des capa­ci­tés des réseaux de trans­port d’électricité. Le CF veut en outre prépa­rer des mesu­res gra­du­el­les desti­nées à rédui­re la con­som­ma­ti­on d’électricité. Des appels à une con­som­ma­ti­on d’électricité éco­no­me et l’Alliance pour les éco­no­mies d’énergie de l’économie se pro­po­sent de sen­si­bi­li­ser les ent­re­pri­ses sur ce sujet sur l’ensemble du territoire.

Si une pénurie devait mal­gré tout se pro­dui­re en hiver, le Con­seil fédé­ral règ­lerait l’approvisionnement en élec­tri­ci­té au moyen de mesu­res limi­tées dans le temps. En cas de crise, il pren­drait des décis­i­ons afin d’imposer des rest­ric­tions de con­som­ma­ti­on ciblées. Cela per­met­tra de garan­tir la sta­bi­li­té du réseau et donc l’approvisionnement en élec­tri­ci­té. Chaque palier de mesu­res vise à évi­ter des mesu­res plus drastiques.

Le contingentement vise à éviter les délestages

Le Con­seil fédé­ral con­sidè­re le con­tin­gen­te­ment comme une mesu­re clé pour évi­ter les déles­ta­ges cri­ti­ques. Afin de garan­tir son effi­ca­ci­té, il ne veut en exclure aucun con­som­ma­teur de courant.

Pour les ent­re­pri­ses con­ces­si­on­n­aires de trans­ports publics (TP), il pré­voit néan­mo­ins des dis­po­si­ti­ons par­ti­cu­liè­res. Les TP, ser­vice fon­da­men­tal, doi­vent être assu­rés aussi long­temps que pos­si­ble. Pour que leur fon­c­tion­ne­ment puis­se être assu­ré même en cas de pénurie d’électricité, on met­tra en œuvre des mesu­res cor­re­spond­ant au «modè­le de ges­ti­on des TP».

Mesures de gestion pour les TP 

Dans le cadre d’un grou­pe de tra­vail impli­quant l’UTP, les CFF, l’OFT et la VAP, nous avons éla­bo­ré au cours de ces der­niers mois les mesu­res gra­du­el­les pour le tra­fic de voy­a­ge­urs et pour le trans­port de mar­chan­di­ses. En cas de con­tin­gen­te­ment de l’électricité, la logis­tique des mar­chan­di­ses devra tou­jours être main­te­nue de maniè­re gra­du­el­le en fon­c­tion de l’évolution de la deman­de. Le sec­teur doit se prépa­rer à réa­gir rapi­de­ment. En effet, il est impos­si­ble de préd­ire aujourd’hui dans quels domain­es on assis­te­ra à des reculs ou à des aug­men­ta­ti­ons de la deman­de. Sur la base du «modè­le de ges­ti­on des TP», notre grou­pe de tra­vail rédi­ge­ra un pro­jet d’ordonnance cor­re­spond­ant sur les mesu­res de ges­ti­on gra­du­el­les pour les TP. À la VAP, nous sou­te­nons la pro­cé­du­re éla­bo­rée, prin­ci­pa­le­ment les mesu­res spé­cia­les appli­ca­bles aux TP.

Le prix du courant de traction va augmenter

Le cou­rant de trac­tion n’est lui non plus pas exempt de tur­bu­len­ces sou­da­i­nes: c’est ce que mont­re le récent com­mu­ni­qué des CFF. La divi­si­on Éner­gie y annon­ce un lourd défi­cit de 180 mil­li­ons de CHF pour l’année 2022. Les CFF indi­quent que du fait de la sécher­es­se per­sistan­te de l’été der­nier, il n’a pas été pos­si­ble de pro­dui­re comme d’habitude 90 % du cou­rant fer­ro­vi­ai­re à par­tir des cen­tra­les hydro­élec­tri­ques de l’entreprise. Les CFF ont dû ache­ter à court terme de l’électricité chère sur le marché.

Après des négo­cia­ti­ons avec l’OFT, les CFF aug­m­en­te­ront pour 2023 le prix de l’électricité de 3 cen­ti­mes, le portant ainsi à 13,5 cen­ti­mes par kilo­watt-heure. L’OFT envi­sa­ge de réper­cu­ter l’augmentation du prix de l’électricité con­tenu dans le prix du sil­lon de maniè­re dif­fé­ren­te selon les sec­teurs de trans­port. Les gran­des lignes se ver­ront réper­cu­ter l’intégralité du mon­tant, à savoir 3 cen­ti­mes, alors que les trans­ports régi­on­aux et le fret ne devront en sup­port­er qu’une par­tie, à savoir 1 cen­ti­me. Le fait que l’OFT n’ait pas accé­dé à la deman­de des CFF, qui récla­mai­ent une cou­ver­tu­re inté­gra­le du défi­cit par un sup­p­lé­ment de 10 cen­ti­mes, est peut-être dans un pre­mier temps une bonne nou­vel­le pour les ent­re­pri­ses fer­ro­vi­ai­res. Mais l’incertitude con­cer­nant d’autres sup­p­lé­ments à venir per­du­re, et elle influen­cera aussi le futur cal­cul des offres.

Un besoin de transparence

Nous som­mes d’avis que la mise à dis­po­si­ti­on de l’énergie élec­tri­que à un taux de coûts per­met­tant des pla­ni­fi­ca­ti­ons est cru­cia­le pour l’organisation future des off­res. Les récen­tes tur­bu­len­ces de prix sem­blent vrai­ment déjà très fan­tai­sis­tes; et ce d’autant plus si l’on con­sidè­re a pos­te­rio­ri les nombreu­ses années clô­tu­rées sur un bilan posi­tif. Nous atten­dons un trai­te­ment trans­pa­rent des évè­ne­ments récents.

Actualités de la session d’hiver 2022

Actualités de la session d’hiver 2022

Le 6 décembre 2022, le Con­seil des États a adop­té deux moti­ons en secon­de ins­tance. Cel­les-ci, importan­tes pour le trans­fert du tra­fic en tran­sit, con­cer­nent aussi la ligne Bâle-Nord­hä­fen, cru­cia­le pour le tra­fic d’import et d’export. À la VAP, nous sou­te­nons deux initia­ti­ves et pré­co­ni­sons une exten­si­on des sub­ven­ti­ons publi­ques aux trans­ports de fret fer­ro­vi­ai­re conventionnel.

L’enjeu:
  • Le Con­seil des États adop­te deux moti­ons en faveur du cor­ri­dor de fret tra­vers­ant la Suisse.
  • À la VAP, nous sou­te­nons le con­tenu des moti­ons – et nous met­tons l’accent sur cer­ta­ins points.
  • En effet, les trans­ports de fret fer­ro­vi­ai­re con­ven­ti­on­nel sont à ce jour enco­re mis de côté.

 

Promotion du corridor de fret traversant la Suisse

La moti­on 22.3013 «Ren­forcer l’attrait et la com­pé­ti­ti­vi­té du cor­ri­dor de fret tra­vers­ant la Suis­se» pro­po­se de char­ger le Con­seil fédé­ral d’étendre de maniè­re ciblée les mesu­res d’encouragement dans le domaine du tran­sit à cer­tai­nes régions et à cer­ta­ins grou­pes de mar­chan­di­ses. À la VAP, nous sou­te­nons cette moti­on. Néan­mo­ins, elle exclut les trans­ports de fret fer­ro­vi­ai­re con­ven­ti­on­nel et leur potentiel inex­ploi­té. Cette défi­ci­ence doit être cor­ri­gée dans les meil­leurs délais.

L’artic­le 8 de la loi sur le trans­fert du trans­port de mar­chan­di­ses per­met la pro­mo­ti­on de l’ensemble du fret en tran­sit – et donc du fret tran­sal­pin. Le Con­seil fédé­ral doit en con­sé­quence être char­gé d’encourager l’ensemble du fret et de pré­voir une pano­p­lie d’instruments de pro­mo­ti­on com­po­sée d’encouragement finan­cier, de moni­to­rage de la qua­li­té et d’extension des lignes d’accès, y com­pris pour les trans­ports con­ven­ti­on­nels. En effet, pour ceux-ci aussi, l’extension des mesu­res d’encouragement à cer­tai­nes régions et à cer­ta­ins grou­pes de mar­chan­di­ses fait sens. En se cram­pon­nant au dogme du «trans­port com­bi­né», la Suis­se se prive de chan­ces inté­res­san­tes pour un trans­fert sup­p­lé­men­tai­re du tra­fic de la route vers le rail.

Le Con­seil fédé­ral dev­rait con­ce­voir sa pano­p­lie d’instruments de pro­mo­ti­on comme tech­no­lo­gi­quement neu­tre et l’étendre à tous les trans­ports de fret en tran­sit, indé­pen­dam­ment de leur mode de production.

Amé­nage­ment sur la rive gau­che du Rhin de la ligne d’accès à la NLFA Wörth-Strasbourg

La moti­on 22.3000 «Amé­na­ger la ligne d’accès à la NLFA Wörth-Stras­bourg afin de pour­suiv­re la poli­tique de trans­fert du tra­fic et de garan­tir la sécu­ri­té de l’approvisionnement de la Suis­se» deman­de au Con­seil fédé­ral de s’occuper de l’électrification et de l’aménager au stan­dard de la NLFA. Il con­sidè­re la pos­si­bi­li­té d’un finance­ment de la part de la Suisse.

À la VAP, nous sou­te­nons cette moti­on comme nous avons aussi sou­tenu la moti­on 20.3003 «Accord inter­na­tio­nal au sujet de la ligne d’accès à la NLFA sur la rive gau­che du Rhin». Un tracé de ligne effi­cace de la ligne de plai­ne dans l’accès nord à la NLFA s’impose de toute urgence dans une optique de sécu­ri­té d’approvisionnement, de capa­ci­té de con­tour­ne­ment pour les pha­ses de travaux, de pon­c­tua­li­té et de qua­li­té. L’électrification et l’avènement du stan­dard de la NLFA sur le tron­çon de ligne con­cer­né avec en par­al­lè­le l’aménagement du tun­nel de Kan­nen­feld et de Schüt­zen­matt à 4 mètres per­met­tent une pre­miè­re aug­men­ta­ti­on con­sidé­ra­ble des capa­ci­tés dans l’accès nord à la NLFA.

 

Lisez ici le com­mu­ni­qué de la SDA du 6 décembre 2022 (en allemand)

Forum voies de raccordement 2022: rétrospective

Forum voies de raccordement 2022: rétrospective

Le 15 novembre 2022, le Forum voies de rac­cor­de­ment fai­sait son retour: c’était la pre­miè­re édi­ti­on depuis 2018. Les inter­venants étai­ent unani­mes: il est tout à fait pos­si­ble d’exploiter effi­ca­ce­ment des voies de rac­cor­de­ment, à con­di­ti­on que les opé­ra­teurs inves­tis­sent de l’argent et du temps dans la pla­ni­fi­ca­ti­on, les con­nais­sances tech­ni­ques et la sécurité.

La thèse:
  • Il est pos­si­ble d’exploiter les voies de rac­cor­de­ment effi­ca­ce­ment. Mais cela exige de l’argent et des efforts de planification.
  • Des con­trô­les de sécu­ri­té prag­ma­ti­ques per­met­tent de compa­rer la thé­o­rie et la pratique.
  • Les éch­an­ges d’expériences au sein de la bran­che et le sou­ti­en tech­ni­que de la VAP sont appréciés.
Un regard critique

Durant la pre­miè­re par­tie du forum, nous avons évo­qué les nou­veaux rôles qui appa­rais­sent dans le domaine du tra­fic par wagons com­plets. Dans son dis­cours de bien­ve­nue, Frank Fur­rer, secré­tai­re géné­ral de la VAP, a porté un regard cri­tique sur l’actuelle con­sul­ta­ti­on. Il inci­te les per­son­nes pré­sen­tes à sou­mett­re dans les ent­re­ti­ens de la bran­che leurs idées pour un fret fer­ro­vi­ai­re per­for­mant, et pré­cise qu’il est néces­saire de réor­ga­nis­er les rôles des acteurs au niveau du der­nier kilo­mèt­re, de la dis­tri­bu­ti­on et de la pro­duc­tion. De même, il faut uti­li­ser les res­sour­ces tel­les que les wagons et les loco­mo­ti­ves avec une plus gran­de fle­xi­bi­li­té grâce à de nou­veaux modè­les com­mer­ciaux. Une étude de la VAP de 2013 mon­trait à l’époque déjà que la coopé­ra­ti­on axée sur la con­cur­rence con­dui­sait à un sys­tème carac­té­ri­sé par une four­ni­tu­re de pre­sta­ti­ons plus effi­cace et davan­ta­ge de trafic.

Exploitation

Tho­mas Kel­ler, direc­teur de la logis­tique chez Per­len Papier AG, a parlé de l’exploitation effi­cace des voies de rac­cor­de­ment. À ses yeux, le recru­tement de col­la­bo­ra­teurs qua­li­fiés est un grand défi auquel il se voit con­fron­té dans le con­tex­te de ses voies de rac­cor­de­ment de Gisikon/Root. Il a expli­qué que la for­ma­ti­on néces­saire coû­tait cher et pas­sait par une pla­ni­fi­ca­ti­on à long terme, men­ti­on­nant ensuite parmi les aut­res fac­teurs la com­ple­xi­té des pre­scrip­ti­ons d’exploitation ainsi que la main­ten­an­ce des loco­mo­ti­ves appar­ten­ant à l’entreprise. Tho­mas Kel­ler par­ta­ge avec les invi­tés les expé­ri­en­ces qu’il a fai­tes avec l’art. 6a de l’ordonnance sur le trans­port de mar­chan­di­ses et avec la Rail­Com. Grâce au bon con­seil dont il a béné­fi­cié de la part de la VAP, il a été pos­si­ble de trou­ver une solu­ti­on spé­cia­le pour l’accès à la voie de rac­cor­de­ment de Per­len Papier AG, selon laquel­le une uti­li­sa­ti­on par des tiers n’est pas pos­si­ble, parce que les instal­la­ti­ons ne sont pas adap­tées à cela et qu’il exis­te des pro­jets d’aménagement.

Contrôles de sécurité

Ueli Remund, membre de l’unité Voies de rac­cor­de­ment chez Plan­zer Trans­port AG, a mon­tré à l’aide de l’organisation et des pro­ces­sus l’importance d’une docu­men­ta­ti­on par­fai­te et des con­trô­les de sécu­ri­té, p. ex. pour garan­tir la sécu­ri­té et la tra­ça­bi­li­té. Celle-ci est essen­ti­el­le pour exploi­ter effi­ca­ce­ment les voies de rac­cor­de­ment. Plan­zer a dû affi­ner les con­trô­les inter­nes des voies de rac­cor­de­ment. Pour le cas où une ent­re­pri­se ne dis­po­se pas des com­pé­ten­ces tech­ni­ques en inter­ne, Ueli Remund a con­seil­lé de con­fier ces tâches au presta­tai­re spé­cia­li­sé de la VAP.

Maintenance

Se fond­ant sur l’exemple de la voie de rac­cor­de­ment appar­te­ment à son ent­re­pri­se, Hein­rich Mau­rer, direc­teur de l’immobilier chez mobi­log AG, a donné un éclai­ra­ge sur la main­ten­an­ce et la maniè­re dont pla­ni­fier celle-ci de maniè­re fia­ble avec le sou­ti­en de la VAP. La voie de rac­cor­de­ment est un élé­ment important de la logis­tique de trans­port; n’oublions pas que jus­tem­ent dans les arri­vées, 70 % du volu­me est ache­mi­né par le train. mobi­log AG a déci­dé de pas­ser au train pour ses char­ge­ments après la longue fer­me­tu­re du tun­nel du Saint-Got­hard inter­ve­nue suite à un acci­dent. Hein­rich Mau­rer juge cette décis­i­on bonne sur le long terme.

Devoir de surveillance

Dans la deu­xiè­me par­tie, Hen­rik Lipp­mann, audi­teur en chef de la sec­tion Sur­veil­lan­ce de la sécu­ri­té de l’OFT, a parlé des expé­ri­en­ces fai­tes dans le cadre de la sur­veil­lan­ce de la sécu­ri­té des rac­cor­dés. Ce devoir de sur­veil­lan­ce appor­te une plus-value aux ent­re­pri­ses. De nombreux rac­cor­dés n’ont pas d’affinités avec le che­min de fer, ce qui expli­que que les audits s’apparentent sou­vent à un con­seil. Le réper­toire en ligne des voies de rac­cor­de­ment con­sti­tue un instru­ment important, que les pro­prié­tai­res de voies de rac­cor­de­ment peu­vent uti­li­ser pour con­ser­ver des docu­ments sous forme numé­ri­que, mett­re en place des noti­fi­ca­ti­ons auto­ma­ti­ques ou pro­fi­ter d’autres fon­c­tions uti­les. Hen­rik Lipp­mann a en outre infor­mé l’assistance sur les nou­veau­tés pré­vues dans le cadre du cycle de modi­fi­ca­ti­ons 2024 du règle­ment rela­tif à la com­po­si­ti­on et à la cir­cu­la­ti­on des trains (RCT), qui se tra­dui­ront par des sim­pli­fi­ca­ti­ons dans le domaine des manœu­vres des voies de raccordement.

Dialogue

Lors de la dis­cus­sion-débat sur le podi­um, les inter­venants ont échan­gé sur le thème «La sécu­ri­té dans la réa­li­té et en thé­o­rie: y a‑t-il des dif­fé­ren­ces?». Les par­ti­ci­pan­ts au forum étai­ent des char­geurs, chem­ins de fer et presta­tai­res inté­res­sés, qui ont pu reti­rer des expo­sés et de la dis­cus­sion des ens­eig­ne­ments pré­cieux et des con­seils pra­ti­ques. Bien enten­du, le lunch debout qui a suivi a aussi lais­sé une bonne place au réseautage.

 

Le secteur ferroviaire doit se réinventer

Le secteur ferroviaire doit se réinventer

Le rail n’est vrai­ment pas connu pour sa pro­pen­si­on à se renou­ve­ler. Cela doit chan­ger et chan­ge­ra s’il veut res­ter un moyen de trans­port apte à affron­ter l’avenir. Lors du 7e forum fer­ro­vi­ai­re inter­na­tio­nal IRFC 2022, les experts ont pré­sen­té un vaste éven­tail d’initiatives, d’innovations et de res­truc­tu­ra­ti­ons. Nous en avons résu­mé et éva­lué ici les prin­ci­pa­les d’un œil critique.

Les enjeux:
  • Afin de mett­re en œuvre le Pacte vert, il y a beso­in d’innovations, de nou­vel­les tech­no­lo­gies et d’une moder­ni­sa­ti­on com­plè­te du sec­teur ferroviaire.
  • La modu­la­ri­té des inno­va­tions ne réus­sit qu’avec de la coopé­ra­ti­on et de la coordination.
  • La Suis­se ne doit pas rater le train des pro­gram­mes d’innovation de l’UE.

 

Sous la pré­si­dence tchè­que, le pré­si­dent du Con­seil de l’UE a invi­té les minis­tres des trans­ports de l’UE du 5 au 7 octobre 2022 à la IRFC à Pra­gue. La devi­se du con­grès était: «Let’s build a new gene­ra­ti­on of rail­ways tog­e­ther» (Con­strui­sons ensem­ble une nou­vel­le géné­ra­ti­on de chem­ins de fer). Le minist­re tchè­que des trans­ports, Mar­tin Kupka, a souli­g­né le rôle clé du rail pour la réus­si­te de la mise en œuvre du Pacte vert. Celui-ci défi­nit la répon­se clai­re de l’UE au chan­ge­ment cli­ma­tique en cours. D’ici 2050, la mobi­li­té et les trans­ports en Euro­pe devront avoir att­eint la neu­tra­li­té car­bo­ne. En Suis­se, avec ses objec­tifs cli­ma­ti­ques 2050, le Con­seil fédé­ral aspi­re à rem­pla­cer les sources d’énergie fos­si­les dans un cadre tem­po­rel comparable.

Depuis quel­ques années déjà, on voit se pro­fi­ler un chan­ge­ment de para­dig­me dans le sec­teur fer­ro­vi­ai­re. La poli­tique fixe des objec­tifs assor­tis d’un cal­en­drier et donne aux sec­teurs des mis­si­ons con­crè­tes. Pour que les chem­ins de fer euro­pé­ens puis­sent réa­gir en fon­c­tion des mis­si­ons, on a beso­in de davan­ta­ge de coopé­ra­ti­on dans le déve­lo­p­pe­ment de nou­vel­les tech­no­lo­gies et dans leur mise en œuvre. Le pilier tech­ni­que du 4e paquet fer­ro­vi­ai­re est la base de la créa­ti­on du sys­tème fer­ro­vi­ai­re uni­for­mi­sé euro­pé­en qui est prévu.

D’ici que de nou­vel­les tech­no­lo­gies att­eig­n­ent le stade de l’application, il y aura dans un pre­mier temps beso­in d’une coor­di­na­ti­on de l’innovation (cf. illus­tra­ti­on) et d’une recher­che ciblée visa­nt à pro­dui­re les bases sci­en­ti­fi­ques. À cet effet, l’UE a mis en place au cours de ces der­niè­res années des orga­ni­sa­ti­ons per­for­man­tes et com­pé­ten­tes: le pro­gram­me «Hori­zon» diri­ge et finan­ce divers pro­jets de recher­che. Grâce à un réseau inter­sec­to­ri­el, les con­clu­si­ons et résul­tats sont mis rapi­de­ment à la dis­po­si­ti­on d’un vaste domaine d’utilisation. Le par­ten­ari­at d’innovation Ent­re­pri­se com­mu­ne «Sys­tème fer­ro­vi­ai­re euro­pé­en» (EU-Rail) forme un cadre au sein duquel sont con­cré­ti­sées de nou­vel­les appro­ches inno­van­tes sur la base des résul­tats four­nis par la recher­che. Les prin­ci­paux pro­jets pour l’exploitation fer­ro­vi­ai­re et pour la tech­ni­que s’appuient sur deux piliers: le pilier «sys­tème» et le pilier «tech­ni­que». L’Agence fer­ro­vi­ai­re ERA défi­nit les nou­vel­les spé­ci­fi­ca­ti­ons uni­for­mi­sées pour les appli­ca­ti­ons fer­ro­vi­ai­res euro­pé­en­nes et garan­tit ainsi l’interopérabilité. Ce regrou­pe­ment des con­nais­sances per­met d’élaborer en peu de temps des solu­ti­ons mûres pour être appli­quées à l’échelle internationale.

L’énergie de demain est renouvelable

Les éco­no­mies indus­tria­li­sées uti­li­sai­ent jusqu’ici prin­ci­pa­le­ment des sources d’énergie fos­si­les, long­temps dis­po­nibles sur le mar­ché inter­na­tio­nal à des prix avan­ta­ge­ux. Avec le Pacte vert, l’UE entend rédui­re de 90 % les émis­si­ons liées aux trans­ports d’ici 2050 et trans­fé­rer 75 % du volu­me de trans­port de la route vers le rail ou les voies flu­via­les. Les sources d’énergie importan­tes dans l’avenir seront l’hydrogène et l’électricité, pro­duits l’un et l’autre à par­tir de res­sour­ces renouvelables.

La communication moderne de données se fait numériquement

Les pro­ces­sus indus­tria­li­sés fon­c­tion­nent bien quand les don­nées néces­saires sont dis­po­nibles direc­te­ment et immé­dia­te­ment pour tou­tes les par­ties pren­an­tes. L’utilisation actu­el­le des don­nées est enco­re limi­tée, et pour beau­coup de sous-pro­ces­sus, la sai­sie des don­nées est sans cesse réi­té­rée. Ces démar­ches indi­vi­du­el­les sont gour­man­des en res­sour­ces et en temps ainsi que sources d’erreurs. À l’avenir, les don­nées devront être mises à la dis­po­si­ti­on de tous les par­ti­ci­pan­ts auto­ri­sés, sans que l’on ait à chan­ger de média et dans des délais très brefs. L’accès direct aux don­nées est essentiel pour la réa­li­sa­ti­on de pro­ces­sus auto­ma­ti­sés, de même qu’une pro­tec­tion effi­cace des don­nées. La cyber­sé­cu­ri­té va deve­nir le thème cen­tral de la com­mu­ni­ca­ti­on moder­ne de données.

Une restructuration du système ferroviaire est incontournable

Au 19e et au début du 20e siè­cle, le che­min de fer a été essentiel pour l’industrialisation. Ce n’est qu’à par­tir de la moi­tié du 20e siè­cle que la route et l’aéronautique ont fait recu­ler le rail dans les trans­ports grâce à des étapes d’innovation réus­sies. Dans cette évo­lu­ti­on, l’élément décisif a été la con­cur­rence intra­mo­da­le et la rigou­reu­se ori­en­ta­ti­on sur le cli­ent. La prin­ci­pa­le ques­ti­on des cli­ents était: com­ment pou­vons-nous répond­re à nos beso­ins plus sim­ple­ment, plus con­for­ta­blem­ent et à moind­res frais? Or c’est sur la route qu’ils ont eu des répon­ses adaptées.

Aujourd’hui, ce sont les chem­ins de fer qui doi­vent enfin se poser eux aussi cette ques­ti­on. Le rail est un sys­tème de trans­port per­for­mant et éco­no­me en res­sour­ces pré­sen­tant de nombreux atouts. Si l’on compa­re direc­te­ment les beso­ins éner­gé­ti­ques, le vain­queur est incon­test­a­blem­ent le che­min de fer élec­tri­fié. À con­di­ti­ons éga­les, le rail con­som­me 10 fois moins d’énergie que la route. Les gran­des lignes fer­ro­vi­ai­res euro­pé­en­nes sont déjà élec­tri­fiées, de sorte que l’énergie de trac­tion néces­saire peut y être uti­li­sée avec une effi­ca­ci­té éle­vée. Un réseau fer­ro­vi­ai­re très rami­fié relie aujourd’hui les régions importan­tes d’Europe, une gran­de par­tie des lignes sont à écar­te­ment nor­mal, seu­les quel­ques régions euro­pé­en­nes uti­li­sant de nos jours des écar­te­ments différents.

Pour que le trans­fert du tra­fic vers le rail tel qu’il est prévu puis­se se réa­li­ser effec­ti­ve­ment, il faut d’abord qu’ait lieu une muta­ti­on cul­tu­rel­le au sein des chem­ins de fer vers une con­cur­rence intra­mo­da­le et une ori­en­ta­ti­on cli­ent ainsi qu’un renou­vel­le­ment com­plet et sys­té­ma­tique du sys­tème ferroviaire:

  • RTE‑T: l’UE a défi­ni le réseau fer­ro­vi­ai­re trans­eu­ro­pé­en pour reli­er tous les cen­tres euro­pé­ens importants. Les trains doi­vent pou­voir cir­cu­ler sans obs­ta­cle sur une infra­struc­tu­re uni­for­mi­sée et har­mo­ni­sée, le fon­c­tion­ne­ment à l’hydrogène ou sur bat­te­ries pou­vant assurer la neu­tra­li­té car­bo­ne visée sur les lignes second­ai­res. L’aménagement du réseau fer­ro­vi­ai­re se fait selon deux axes dif­fér­ents: pour le trans­port de voy­a­ge­urs, il faut mett­re en place un réseau à gran­de vites­se qui relie les cen­tres importants et rende pos­si­bles des temps de tra­jet attra­yants. Pour le trans­port de mar­chan­di­ses, il con­vi­ent de mett­re à dis­po­si­ti­on les sil­lons néces­saires, de sorte que le tra­fic fer­ro­vi­ai­re de mar­chan­di­ses puis­se croît­re con­for­mé­ment aux direc­ti­ves poli­ti­ques. Les chem­ins de fer de mar­chan­di­ses devront plus que dou­bler leur capa­ci­té de trans­port au cours des décen­nies à venir. Cet objec­tif ambi­ti­eux ne pour­ra être att­eint qu’à l’aide de l’innovation. En outre, les ges­ti­on­n­aires de cor­ri­dors doi­vent être dotés de com­pé­ten­ces éten­dues afin de mett­re un terme aux pra­ti­ques de «pico­ra­ge» des chem­ins de fer nati­on­aux à ges­ti­on intégrée.
  • Interopé­ra­bi­li­té et stan­dar­di­s­a­ti­on: les dif­fér­ents sys­tè­mes fer­ro­vi­ai­res euro­pé­ens sont enco­re sou­mis à une multi­tu­de de pre­scrip­ti­ons natio­na­les sou­vent diver­gen­tes. L’obligation de les respec­ter nuit jusqu’à pré­sent de maniè­re signi­fi­ca­ti­ve à la liber­té du tra­fic fer­ro­vi­ai­re trans­fron­ta­lier et per­met des avan­ta­ges con­cur­rentiels déloyaux sur le mar­ché natio­nal. Mal­gré les spé­ci­fi­ca­ti­ons tech­ni­ques d’interopérabilité (STI), les règles natio­na­les con­ti­nuent d’entraver con­sidé­ra­blem­ent le tra­fic trans­fron­ta­lier. L’UE a fait de l’élimination de ces règles natio­na­les une mis­si­on de manage­ment importan­te en lan­çant son «rules clea­ning-up pro­gram­me». C’est là un pro­gram­me décisif du pilier tech­ni­que du 4epaquet fer­ro­vi­ai­re euro­pé­en desti­né à créer un Sin­gle Euro­pean Rail­way Area (espace fer­ro­vi­ai­re uni­que euro­pé­en, SERA). Alors que le déve­lo­p­pe­ment des Spé­ci­fi­ca­ti­ons tech­ni­ques d’interopérabilité (STI) relè­ve de la responsa­bi­li­té de l’Agence fer­ro­vi­ai­re euro­pé­en­ne ERA, c’est au sec­teur fer­ro­vi­ai­re qu’il incom­be de mett­re à jour et de déve­lo­p­per les nor­mes et stan­dards affér­ents. Dans le cas idéal visé, les STI et les nor­mes spé­ci­fie­ront suf­fi­sam­ment tous les sous-sys­tè­mes fer­ro­vi­ai­res dans tous les pays euro­pé­ens impli­qués. La Suis­se s’appuie elle aussi sys­té­ma­ti­quement sur les STI dans le domaine des voies nor­ma­les. Dans le cadre de l’accord sur les trans­ports ter­res­tres en vigueur, elle a repris de pre­miers élé­ments du pilier tech­ni­que du 4e paquet fer­ro­vi­ai­re de l’UE. Sach­ant que le dia­lo­gue entre l’UE et la Suis­se est actu­el­le­ment au point mort, il n’est mal­heu­reu­se­ment pas pos­si­ble de pour­suiv­re ce pro­jet comme prévu.
  • Cou­pla­ge auto­ma­tique digi­tal (DAC): les chem­ins de fer doi­vent rem­pla­cer sur tout le ter­ri­toire leurs nor­mes, mises en place au fil de leur his­toire, mais dépas­sées, comme l’attelage à vis clas­si­que, par des sys­tè­mes moder­nes numé­ri­ques comme le DAC4. Ceci con­sti­tuera une base décisi­ve pour une future auto­ma­tis­a­ti­on com­plè­te du sec­teur fer­ro­vi­ai­re. Mais il y a plus important enco­re: la mise en réseau de l’ensemble des acteurs tout au long de la chaî­ne logis­tique – au-delà de la simp­le cir­cu­la­ti­on sur le rail – grâce aux pos­si­bi­li­tés offer­tes par la digi­ta­li­sa­ti­on. Les pla­te­for­mes de don­nées et de réser­va­ti­on libre­ment acces­si­bles ouvrent la voie à des gains d’efficacité et de qua­li­té insoup­çon­nés. Par leur savoir-faire, les mem­bres de la VAP et les CFF con­tri­buent eux aussi acti­ve­ment à la réus­si­te de ce pro­jet important.
  • Éner­gie: dans le domaine de l’énergie, on tra­vail­le sur les pro­ces­sus néces­saires à la pro­duc­tion d’hydrogène neu­tre en car­bo­ne, à la dis­tri­bu­ti­on de cette source d’énergie et son uti­li­sa­ti­on simp­le. Pour une explo­ita­ti­on sur les longues lignes fer­ro­vi­ai­res non élec­tri­fiées, l’hydrogène con­sti­tue une source d’énergie pro­met­teu­se pour rem­pla­cer rapi­de­ment les car­bu­rants fossiles.
Un marathon jalonné d’obstacles

Avec son Pacte vert, l’UE a défi­ni un vaste pro­gram­me pour une con­cep­ti­on d’une Euro­pe neu­tre en car­bo­ne. Tou­te­fois, les pays mem­bres ont des situa­tions de départ, des prio­ri­tés et des inté­rêts dif­fér­ents. Pour la mise en œuvre de ce pro­gram­me ambi­ti­eux, il fau­dra donc sur­mon­ter plu­s­ieurs obs­ta­cles. On verra si les inté­rêts nati­on­aux des chem­ins de fer éta­ti­ques pour­ront suf­fi­sam­ment s’effacer au pro­fit d’une solu­ti­on euro­pé­en­ne commune.

Le rail est appelé à jouer dans l’avenir un rôle clé dans le trans­port euro­pé­en de voy­a­ge­urs et de mar­chan­di­ses. Il pré­sen­te des atouts sédui­sants. Mais il doit aussi sur­mon­ter son aver­si­on pour le renou­veau, le chan­ge­ment et la con­cur­rence qui s’est déve­lo­p­pée au fil de longues décen­nies. Le repli des mar­chés sur eux-mêmes, notam­ment de la part des chem­ins de fer nati­on­aux, con­sti­tue enco­re un obs­ta­cle majeur en de nombreux end­roits. En se cram­pon­nant à des pre­scrip­ti­ons natio­na­les, sou­vent sous le pré­tex­te de con­sidé­ra­ti­ons de sécu­ri­té, les chem­ins de fer nati­on­aux veu­lent con­tin­uer à se pro­té­ger cont­re une con­cur­rence inter­na­tio­na­le indé­si­ra­ble. C’est aux États mem­bres qu’il appar­tient d’aider l’idée euro­pé­en­ne à s’imposer et de mett­re un terme aux métho­des déloya­les de leurs chem­ins de fer nationaux.

Le sec­teur fer­ro­vi­ai­re doit défi­nir de nou­vel­les nor­mes par l’innovation. Il doit uni­for­mi­ser et allé­ger son uni­vers règle­men­tai­re au niveau inter­na­tio­nal. Lorsqu’ils déve­lo­p­pent de nou­veaux sys­tè­mes, les grands four­nis­seurs du sec­teur fer­ro­vi­ai­re ne doi­vent pas cher­cher à s’assurer un avan­ta­ge uni­la­té­ral sur le mar­ché en pro­po­sant des pro­duits exclu­sifs et incom­pa­ti­bles. Pour que la migra­ti­on réus­sis­se dura­blem­ent, le sec­teur a beso­in de pro­duits inno­vants com­pa­ti­bles, abou­tis et fia­bles. On ne peut pas dire que les con­s­truc­teurs se soi­ent vrai­ment distin­gués dans ce domaine au cours de ces der­niè­res années.

La faisa­bi­li­té du trans­fert des trans­ports vers le rail dans l’ampleur pré­vue dépen­dra des moy­ens finan­ciers dis­po­nibles. Pour la migra­ti­on, il n’y aura pas de coff­re de l’UE débord­ant d’argent, dans lequel les dif­fé­ren­tes ent­re­pri­ses pour­ront pui­ser selon leurs beso­ins. Les dif­fér­ents États mem­bres vont devoir con­tri­buer au renou­vel­le­ment et à l’extension de l’infrastructure fer­ro­vi­ai­re moy­enn­ant des finance­ments initiaux importants. La Suis­se ne fera pas excep­ti­on. Les pro­jets clés tels que le DAC devront être coor­don­nés au niveau inter­na­tio­nal, sans quoi leur effet sera réduit à néant.

La Suisse fait partie de l’Europe

La Suis­se aura elle aussi tout à gagner à par­ti­ci­per acti­ve­ment à ces pro­gram­mes de l’UE. Avec ses grands axes de tran­sit, le réseau suis­se à voie nor­ma­le con­tri­bue au réseau fer­ro­vi­ai­re trans­eu­ro­pé­en de l’UE. Il con­sti­tue une par­tie importan­te du sys­tème fer­ro­vi­ai­re uni­que euro­pé­en SERA. Sach­ant que de nombreux trans­ports suis­ses pas­sent la fron­tiè­re, des solu­ti­ons interopé­ra­bles sont indis­pens­ables. La Suis­se a rem­pli son objec­tif en déve­lo­pp­ant de bout en bout les trans­ver­sa­les Nord-Sud, comme elle l’avait annon­cé. Le réseau fer­ro­vi­ai­re suis­se doit con­tin­uer à être déve­lo­p­pé pour les trans­ports inté­ri­eurs afin d’être dans l’avenir en mesu­re de réa­li­ser l’objectif de crois­sance dans le fret fer­ro­vi­ai­re. Nos experts peu­vent four­nir acti­ve­ment des con­tri­bu­ti­ons pré­cieu­ses et se mesurer avec les meil­leurs au niveau inter­na­tio­nal. Nos ent­re­pri­ses fer­ro­vi­ai­res peu­vent ren­forcer leur posi­ti­on sur le mar­ché grâce à de nou­veaux con­cepts, notam­ment dans le tra­fic d’importation et d’exportation.

La VAP sou­ti­ent les acti­vi­tés com­mu­nes visa­nt à déve­lo­p­per le sec­teur fer­ro­vi­ai­re pour en faire un par­ten­aire important du sys­tème de trans­port mul­ti­mo­dal. Dans ce con­tex­te, la coopé­ra­ti­on au niveau euro­pé­en et la con­cur­rence intra­mo­da­le sont des con­di­ti­ons décisi­ves pour att­eind­re les objec­tifs poli­ti­ques dans les délais impar­tis. En matiè­re de trans­port, nous som­mes si étroi­te­ment liés aux pays voi­sins que notre éco­no­mie a beso­in de pre­sta­ti­ons de trans­port et de cir­cu­la­ti­on trans­fron­ta­liè­res libé­rées de tout obs­ta­cle. Du point de vue éner­gé­tique, le rail est par­ti­cu­liè­re­ment pré­des­ti­né pour les gran­des distances. Les dif­fé­rends poli­ti­ques entre la Suis­se et l’UE con­ti­nuent d’entraver la coopé­ra­ti­on inter­na­tio­na­le, pour­tant urgen­te et néces­saire. En dépit les obs­ta­cles, le sec­teur fer­ro­vi­ai­re serait bien avisé de recher­cher et d’entretenir acti­ve­ment les éch­an­ges tech­ni­ques. Ce n’est qu’ensemble que nous réus­si­rons l’avenir du rail.

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