Le Con­seil des États a adop­té deux moti­ons visa­nt à garan­tir la poli­tique de trans­fert du tra­fic mar­chan­di­ses à tra­vers les Alpes. L’As­so­cia­ti­on des char­geurs salue ces décis­i­ons. Comp­te tenu des récen­tes évo­lu­ti­ons dans le domaine du tra­fic mar­chan­di­ses tran­sal­pin, il est essentiel de pro­mou­voir de maniè­re sta­ble le trans­port com­bi­né afin de ne pas perd­re com­plè­te­ment de vue l’ob­jec­tif légal de trans­fert. Cela per­met éga­le­ment d’assurer la sécu­ri­té de la pla­ni­fi­ca­ti­on pour les ent­re­pri­ses concernées. 

Lors de sa ses­si­on de prin­temps, le Con­seil des États a adop­té deux moti­ons visa­nt à garan­tir à l’a­ve­nir le sou­ti­en finan­cier au trans­fert du tra­fic mar­chan­di­ses tran­sal­pin vers le rail. D’une part, la Chambre basse esti­me qu’il faut veil­ler à ce que les fonds libé­rés par la fin pré­ma­tu­rée de la chaus­sée rou­lan­te (Rola) con­ti­nuent d’êt­re uti­li­sés pour des mesu­res de trans­fert du tra­fic. D’aut­re part, la pro­mo­ti­on du trans­port com­bi­né tran­sal­pin doit être garan­tie au-delà de 2030.

Le der­nier rap­port du gou­ver­ne­ment fédé­ral sur le trans­fert modal mont­re que le trans­fert du tra­fic rou­tier vers le rail dans le trans­port tran­sal­pin de mar­chan­di­ses a récem­ment connu un net ralen­tis­se­ment. En 2024, la part du rail dans le trans­port tran­sal­pin de mar­chan­di­ses s’é­le­vait à 70,3 %, soit une baisse de 2,6 % par rap­port à 2022. Avec envi­ron 960 000 tra­jets de cami­ons en 2024, l’ob­jec­tif de trans­fert maxi­mal de 650 000 tra­jets n’a donc pas été att­eint, loin s’en faut. Avec la fin de la chaus­sée rou­lan­te, on peut sup­po­ser que la barre du mil­li­on de tra­jets de cami­ons sera fran­chie au plus tard en 2026.

Le trans­port com­bi­né joue un rôle cen­tral dans la réa­li­sa­ti­on de l’ob­jec­tif de trans­fert. Il con­sti­tue l’é­pi­ne dor­sa­le du trans­port fer­ro­vi­ai­re de mar­chan­di­ses à tra­vers les Alpes et per­met d’a­che­mi­ner effi­ca­ce­ment une gran­de par­tie du tra­fic de tran­sit par le rail. Dans ce con­tex­te, la sécu­ri­té de pla­ni­fi­ca­ti­on des instru­ments de pro­mo­ti­on est déter­mi­nan­te pour garan­tir à long terme les inves­tis­se­ments et les off­res dans le domaine du trans­port combiné.

La VAP salue donc expres­sé­ment la décis­i­on du Con­seil des États. Celle-ci con­sti­tue notam­ment un signal important pour le trans­port fer­ro­vi­ai­re de mar­chan­di­ses, qui subit actu­el­le­ment des pres­si­ons sur plu­s­ieurs fronts et ris­que de voir s’ac­cé­lé­rer le trans­fert des trans­ports vers la route.

C’est désor­mais au Con­seil natio­nal de se pro­non­cer sur les deux moti­ons et de se ral­li­er à la décis­i­on du Con­seil des États, envoy­ant ainsi un signal fort en faveur du trans­port fer­ro­vi­ai­re de marchandises.

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