DURABILITÉ

La VAP entend par dura­bi­li­té le déve­lo­p­pe­ment dura­ble des trois aspects sui­vants: une pro­duc­tion éco­lo­gi­que, des con­di­ti­ons de tra­vail socia­les et une éco­no­mie por­teu­se d’a­ve­nir. Ce n’est que lors­que des solu­ti­ons dur­a­bles sont trou­vées que l’a­ve­nir est assuré.

Production durable

Un tiers des émis­si­ons sont dues aux trans­ports. Nous nous som­mes fixé des objec­tifs éle­vés pour rédui­re ces émis­si­ons. Le trans­port fer­ro­vi­ai­re est déjà un moyen de trans­port très respec­tueux de l’environnement.

 

Des conditions de travail durables

La sécu­ri­té et la santé des ouvriers de la manœu­vre sont mises à rude épreuve par la lour­deur des pro­cé­du­res et du tra­vail phy­si­que. Dans un ave­nir pro­che, il man­quera de nombreux tra­vail­leurs dans ce sec­teur, en rai­son du man­que d’at­trait du tra­vail. Nous pou­vons chan­ger cela et assu­mer une responsa­bi­li­té sociale.

  • L’embrayage auto­ma­tique numé­ri­que (DAK) réduit con­sidé­ra­blem­ent les ris­ques pour la santé et la sécurité.

 

Économie durable

Seul un sys­tème qui génè­re des béné­fices est via­ble à long terme. Pour res­ter com­pé­ti­tif, le fret fer­ro­vi­ai­re doit rend­re ses pro­ces­sus plus effi­caces, aug­men­ter sa pro­duc­ti­vi­té et mieux uti­li­ser ses capa­ci­tés. C’est important, entre aut­res, pour mieux absor­ber la crois­sance pré­vue de 30% de plus du tra­fic de mar­chan­di­ses d’ici 2050.

  • Avec l’au­to­ma­tis­a­ti­on et la numé­ri­sa­ti­on du trans­port fer­ro­vi­ai­re de mar­chan­di­ses, il y a une pous­sée dura­ble qui aug­men­te la com­pé­ti­ti­vi­té du rail sur le mar­ché et dimi­nue éga­le­ment les coûts de production.
Pénurie d’électricité (partie 2): se préparer maintenant pour plus tard

Pénurie d’électricité (partie 2): se préparer maintenant pour plus tard

Si la Suis­se devait elle aussi être con­cer­née par une pénurie d’électricité impu­ta­ble à la crise géo­po­li­tique et aux dif­fi­cul­tés d’approvisionnement, les cli­ents du trans­port de mar­chan­di­ses doi­vent impé­ra­ti­ve­ment pou­voir con­tin­uer à être ser­vis. Cela impli­que que les ent­re­pri­ses de trans­port cla­ri­fi­ent leurs beso­ins en éner­gie en cas de pénurie et répon­dent aujourd’hui à cer­tai­nes ques­ti­ons clés.

Les chem­ins de fer suis­ses con­tri­buent de maniè­re signi­fi­ca­ti­ve à maî­tri­ser la forte deman­de dans le tra­fic de voy­a­ge­urs et le trans­port de mar­chan­di­ses. Ils dépen­dent d’un appro­vi­si­on­ne­ment garan­ti en éner­gie électrique.

Assurer l’approvisionnement par rail

Si le cou­rant de trac­tion dis­po­nible ne suf­fi­sait plus à un moment donné pour tous les trains pré­vus, des tra­jets dev­rai­ent être sup­p­ri­més. Reste à savoir les­quels. La VAP s’engage réso­lu­ment pour que ses mem­bres puis­sent con­tin­uer à ser­vir tous les cli­ents du trans­port de mar­chan­di­ses. La popu­la­ti­on et l’économie sont tri­bu­tai­res de chaî­nes de trans­port fia­bles. C’est pour­quoi, même en situa­ti­on de pénurie d’électricité, les trains du trans­port fer­ro­vi­ai­re de mar­chan­di­ses doi­vent con­tin­uer à cir­cu­ler aussi long­temps que pos­si­ble, comme ils l’ont d’ailleurs fait dans l’horaire allé­gé pen­dant la pan­dé­mie de Covid-19.

Nécessité d’une direction politique

Le sys­tème fer­ro­vi­ai­re suis­se fon­c­tion­ne pres­que sans excep­ti­on à l’électricité. Le cou­rant de trac­tion néces­saire (16,7 Hz) pro­vi­ent en gran­de par­tie de nos pro­pres cen­tra­les hydro­élec­tri­ques. Trans­fé­rer les trans­ports du rail vers la route lors­que le cou­rant de trac­tion se fait rare n’est guère pro­met­teur. En effet, en cas de pénurie grave, les car­bu­rants fos­si­les se raré­fierai­ent éga­le­ment. Pour que les chaî­nes de trans­port en fon­c­tion­ne­ment puis­sent être main­te­nues, les ent­re­pri­ses impli­quées dans le trans­port fer­ro­vi­ai­re ont éga­le­ment beso­in de cou­rant indus­tri­el (50 Hz). Ici aussi, il faut veil­ler à la sécu­ri­té de l’approvisionnement. La sécu­ri­té et la fia­bi­li­té sont de mise: le sec­teur des trans­ports et le trans­port fer­ro­vi­ai­re de mar­chan­di­ses doi­vent pou­voir comp­ter sur la direc­tion poli­tique en cas de crise. Car même dans ce cas, les trains de mar­chan­di­ses doi­vent cir­cu­ler tant qu’une deman­de exis­te. Nous sou­hai­tons ren­forcer cette prise de con­sci­ence chez les décideurs.

Un manque d’énergie n’est pas exclu

Ne nous leur­rons pas: une con­jon­c­tion défa­vorable d’évolutions réel­le­ment néga­ti­ves pour­rait pla­cer la Suis­se dans une situa­ti­on de grave pénurie éner­gé­tique dès l’hiver pro­chain. Comme l’ont expli­qué des repré­sen­tants du sec­teur de l’électricité et de l’industrie gaziè­re lors du web­i­n­aire d’Economiesuisse du 9 août 2022, la mobi­li­sa­ti­on d’énergie est très com­ple­xe et dépend de nombreu­ses influences.

La Confédération prend ses responsabilités

La Con­fé­dé­ra­ti­on est con­sci­en­te de sa responsa­bi­li­té. Elle prend des mesu­res pour garan­tir l’approvisionnement en éner­gie et se prépa­re à des scé­na­ri­os cri­ti­ques de pénurie aiguë d’électricité. Cel­les-ci pré­voi­ent des mesu­res éche­lon­nées selon la situa­ti­on, allant d’appels aux éco­no­mies volon­tai­res et spé­ci­fi­ques à la bran­che à des mesu­res ordon­nées de ges­ti­on régle­men­tée (con­tin­gen­te­ment).

Identifier les besoins et le potentiel d’économie

Réflé­chir dès main­ten­ant à ses beso­ins en éner­gie per­met de se prépa­rer à une réel­le pénurie d’électricité et d’être moins sur­pris. Il est donc temps d’évaluer les beso­ins en éner­gie, les réser­ves, les alter­na­ti­ves et le potentiel d’économie. Cette éva­lua­ti­on aide à déci­der com­ment, en cas de pénurie d’électricité, il est pos­si­ble de rédui­re la con­som­ma­ti­on con­for­mé­ment aux direc­ti­ves supé­ri­eu­res tout en con­tri­buant à l’approvisionnement en biens essentiels. Les ques­ti­ons con­crè­tes en ent­re­pri­se sont par exemple:

  • Quel­le quan­ti­té d’énergie néces­si­te telle ou telle acti­vi­té? Quel­le est l’im­portance de chaque acti­vi­té dans la production?
  • Quel est le potentiel d’économie d’énergie le plus efficace?
  • De quel­les réser­ves dis­po­se-t-on? De quel­le quan­ti­té d’énergie peut-on se pas­ser et pen­dant com­bien de temps?
  • Où peut-on pas­ser à d’autres agents éner­gé­ti­ques et à quel­le vitesse?
  • La com­mu­ni­ca­ti­on dans les chaî­nes de pro­duc­tion est-elle bonne? Les cont­acts sont-ils à jour?
  • Quel­les rest­ric­tions met­tons-nous en œuvre pour satis­fai­re à un contingentement?
Coopération et communication

Les ent­re­pri­ses dev­rai­ent mener cette réfle­xi­on de maniè­re ouver­te. En effet, il est impos­si­ble de pré­voir quels scé­na­ri­os se pro­dui­ront réel­le­ment et quand ils se pro­dui­ront. Les acteurs du sec­teur peu­vent main­te­nir au mieux l’approvisionnement en biens essentiels s’ils col­la­bo­rent entre ent­re­pri­ses et com­mu­ni­quent acti­ve­ment. C’est pour­quoi, en tant que repré­sen­tants des char­geurs, la VAP s’implique déjà acti­ve­ment dans divers comi­tés et grou­pes de travail.

Les atouts d’un secteur de fret ferroviaire compétitif pour l’économie nationale

Les atouts d’un secteur de fret ferroviaire compétitif pour l’économie nationale

Le fret joue un rôle décisif pour l’économie natio­na­le, car il rend pos­si­bles les éch­an­ges de mar­chan­di­ses et de ser­vices. Comp­te tenu des dif­fi­cul­tés tel­les que la capa­ci­té limi­tée des rou­tes et le chan­ge­ment cli­ma­tique, le trans­fert du trans­port de mar­chan­di­ses sur le rail devi­ent de plus en plus important. Nous vous expli­quons ci-après quels sont les atouts d’un trans­fert du tra­fic pour l’économie nationale.

Capacité limitée des routes:

L’infrastructure rou­tiè­re est rest­rein­te et se heur­te déjà à ses limi­tes dans de nombreu­ses régions. L’utilisation accrue de cami­ons dans le trans­port de mar­chan­di­ses ent­raî­ne une aug­men­ta­ti­on de la cir­cu­la­ti­on rou­tiè­re, ce qui se solde par des embou­teil­la­ges, des retards et une hausse des prix des trans­ports. Le trans­fert du trans­port de mar­chan­di­ses sur le rail déseng­or­ge la route. Cela per­met d’utiliser l’infrastructure existan­te de maniè­re plus effi­ci­en­te et réduit la néces­si­té de pro­cé­der à de coû­teux élar­gis­se­ments de chaussées.

Changement climatique et pollution:

Le sec­teur des trans­ports con­tri­bue de maniè­re con­sidé­ra­ble aux émis­si­ons de CO2 et à d’autres nui­sances envi­ron­ne­men­ta­les. Par rap­port au trans­port rou­tier, le trans­port fer­ro­vi­ai­re est beau­coup plus éco­lo­gi­que, car les trains génè­rent en moy­enne moins d’émissions par tonne-kilo­mèt­re. Par ail­leurs, le trans­port fer­ro­vi­ai­re réduit le niveau de bruit et limi­te la pol­lu­ti­on atmo­sphé­ri­que dans les zones urbai­nes, ce qui se tra­duit par une meil­leu­re qua­li­té de vie pour la population.

Efficience et rentabilité:

Le rail pré­sen­te une haute effi­ci­ence dans le trans­port de mar­chan­di­ses, car les trains peu­vent trans­por­ter des char­ges plus importan­tes que les cami­ons. Le recours aux trains de mar­chan­di­ses per­met de trans­por­ter de gran­des quan­ti­tés de mar­chan­di­ses en une seule fois et donc d’optimiser les coûts de trans­port. Cela per­met aux ent­re­pri­ses d’améliorer leurs pro­ces­sus logis­ti­ques et d’augmenter l’efficacité de leurs chaî­nes d’approvisionnement. Une des­ser­te plus effi­cace du trans­port de mar­chan­di­ses se tra­duit par une baisse des coûts de trans­port, ce qui accroît la com­pé­ti­ti­vi­té des ent­re­pri­ses et a des réper­cus­sions posi­ti­ves sur l’économie natio­na­le. Grâce à la digi­ta­li­sa­ti­on, les wagons de mar­chan­di­ses néces­saires peu­vent être inter­con­nec­tés de maniè­re effi­cace, ce qui per­met d’économiser sur les coûts fixes.

Sécurité et prévention des accidents:

Le trans­fert du tra­fic de mar­chan­di­ses sur le rail con­tri­bue à l’amélioration de la sécu­ri­té rou­tiè­re. Par rap­port au tra­fic rou­tier, les acci­dents du tra­fic fer­ro­vi­ai­re sont plus rares et génè­rent en géné­ral un impact plus fai­ble sur la vie, la santé et l’environnement. La réduc­tion du trans­port par cami­ons sur les rou­tes limi­te les sources de dan­gers potentiels et amé­lio­re la sécu­ri­té pour les aut­res usa­gers de la route.

Des experts logisticiens chevronnés sont indispensables

Il est néces­saire d’avoir des experts indé­pen­dants appar­ten­ant pré­cis­é­ment à ce sec­teur éco­no­mi­que et spé­cia­li­sés dans des pro­duits spé­ci­fi­ques. Les chem­ins de fer dev­rai­ent donc se con­cen­trer sur l’exploitation des trains, alors que la logis­tique glo­ba­le repo­se entre les mains spé­cia­li­sées des logisticiens.

Pénurie d’électricité: prévention et développement de scénarios

Pénurie d’électricité: prévention et développement de scénarios

Tran­si­ti­on éner­gé­tique, cri­ses géo­po­li­ti­ques, dif­fi­cul­tés d’approvisionnement: voici quel­ques-uns des fac­teurs qui pour­rai­ent débou­ch­er sur une pénurie d’électricité. Les grands con­som­ma­teurs sont tenus de mett­re au point des scé­na­ri­os pour le cas d’un con­tin­gen­te­ment. À la VAP, nous tra­vail­lons d’arrache-pied sur la question.

Il y a de l’électricité: voilà qui pen­dant des décen­nies était con­sidé­ré en Suis­se comme une évi­dence. Une évi­dence aujourd’hui remi­se en cause: d’une part, le rem­pla­ce­ment des sources d’énergie fos­si­les par des éner­gies dur­a­bles limi­te les res­sour­ces éner­gé­ti­ques dis­po­nibles pour les années à venir. D’autre part, des con­flits géo­po­li­ti­ques et des dif­fi­cul­tés d’approvisionnement ris­quent d’avoir en plus un effet néga­tif sur la dis­po­ni­bi­li­té de ces sources d’énergie, comme nous le mont­re l’actualité.

Une participation active s’impose

Dans ce con­tex­te, la Con­fé­dé­ra­ti­on a deman­dé à tous les grands con­som­ma­teurs de par­ti­ci­per aux pré­pa­ra­tifs à l’éventualité d’une pénurie d’électricité. Si l’on en arri­ve effec­ti­ve­ment à un con­tin­gen­te­ment de l’électricité, le sec­teur fer­ro­vi­ai­re devra limi­ter l’offre de trans­port de voy­a­ge­urs. Le tra­fic fer­ro­vi­ai­re de mar­chan­di­ses devra être main­tenu en fon­c­tion de la demande.

Le fret joue un rôle-clé

Avec le tra­fic inté­ri­eur, d’import et d’export, les chem­ins de fer jouent un rôle sys­té­mi­que essentiel pour l’approvisionnement de l’économie et de la socié­té. Si une pénurie mas­si­ve d’électricité se pré­sen­te, la capa­ci­té logis­tique de fret devra tou­jours être pré­ser­vée. Elle devra tou­te­fois s’adapter aux modi­fi­ca­ti­ons de la demande.

Or cette der­niè­re est la gran­de incon­nue. Il n’est actu­el­le­ment pas pos­si­ble d’élaborer des scé­na­ri­os sûrs con­cer­nant l’évolution de la deman­de en cas de pénurie d’électricité. Tant en Suis­se que dans les pays voi­sins, la deman­de évo­luera sans doute de maniè­re nota­ble en fon­c­tion de la capa­ci­té de trans­port. Mais d’un sec­teur à l’autre, elle pour­ra aussi bien aug­men­ter que diminuer.

Considérer le service ferroviaire comme un système

Pour que le fret fer­ro­vi­ai­re puis­se con­tin­uer à rou­ler même dans une situa­ti­on de crise, il faut que le sec­teur réa­gis­se à temps aux évo­lu­ti­ons des deman­des en pro­po­sant une offre de trans­port adap­tée. Cela n’est pos­si­ble que si l’on con­sidè­re l’ensemble du ser­vice fer­ro­vi­ai­re comme un sys­tème. En d’autres ter­mes, tou­tes les fon­c­tions per­ti­nen­tes pour l’exploitation doi­vent res­ter à même de fonctionner.

Des scénarios en cours d’élaboration

Afin de limi­ter la con­som­ma­ti­on d’énergie en cas de crise, le tra­fic de voy­a­ge­urs s’oriente sur les horai­res réduits déjà éla­bo­rés et réa­li­sés durant la pan­dé­mie de l’année 2020. Dans le trans­port de mar­chan­di­ses, des scé­na­ri­os pos­si­bles sont en cours d’élaboration en dia­lo­gue étroit avec le sec­teur de la logis­tique dans le but d’assurer l’approvisionnement éco­no­mi­que du pays. Con­for­mé­ment à la mis­si­on impar­tie, des scé­na­ri­os devront être pro­po­sés d’ici la fin 2022. À la VAP, nous con­tri­buons à ce pro­ces­sus avec nos con­nais­sances et notre expérience.

La VAP devient membre de SWISS SUPPLY

La VAP devient membre de SWISS SUPPLY

La VAP, un nouveau partenaire compétent

Avec l’association SWISS SUPPLY, les prin­ci­pa­les orga­ni­sa­ti­ons de logis­tique, d’approvisionnement et de trans­port de Suis­se veu­lent pro­mou­voir l’image de la logis­tique, de la chaî­ne d’approvisionnement et du trans­port ainsi qu’informer et for­mer la popu­la­ti­on. En tant que repré­sen­tan­te de l’industrie des char­geurs dans le fret fer­ro­vi­ai­re, la VAP a adhé­ré à l’organisation de pro­mo­ti­on au mois d’août 2021, afin de con­tri­buer à la réa­li­sa­ti­on de ces objec­tifs. Nous cré­ons ainsi pour nos mem­bres les con­di­ti­ons idéa­les pour un envi­ron­ne­ment éco­no­mi­quement propi­ce et leur assur­ons une large com­pré­hen­si­on du public pour un appro­vi­si­on­ne­ment per­for­mant. À l’avenir, nous coor­don­ne­r­ons nos acti­vi­tés liées à la poli­tique des trans­ports au sein de Cargo Forum Suis­se avec les initia­ti­ves de SWISS SUPPLY, afin d’avoir enco­re plus de poids.

Comment est-ce arrivé?

L’idée de SWISS SUPPLY est apparue début 2020 dans le cadre de la nou­vel­le et gran­de expo­si­ti­on «Vivre la logis­tique!» au Musée suis­se des trans­ports à Lucer­ne. Il s’agissait de réa­li­ser sur le long terme des pro­jets de pro­mo­ti­on de l’image de ce genre et des initia­ti­ves cor­re­spond­an­tes désor­mais sous les auspi­ces d’une orga­ni­sa­ti­on natio­na­le à but non lucra­tif et en unis­sant ses forces. C’est ainsi que l’Association suis­se pour la for­ma­ti­on pro­fes­si­on­nel­le en logis­tique (ASFL SVBL), l’Association suis­se des trans­ports rou­tiers ASTAG, l’Association pro­fes­si­on­nel­le des réseaux de valeur dura­ble GS1 Switz­er­land, l’Association pro­fes­si­on­nel­le pour la ges­ti­on des achats et des appro­vi­si­on­ne­ments procure.ch, l’Association Suis­se des tran­si­taires et des ent­re­pri­ses de logis­tique SPEDLOGSWISS, l’Association suis­se du réseau logis­tique VNL Schweiz ainsi que la Fon­da­ti­on suis­se pour la logis­tique ont fondé la nou­vel­le asso­cia­ti­on SWISS SUPPLY le 26 mars 2021. L’organisation est pré­si­dée par Jörg Mathis, CEO de GS1 Switz­er­land. Les mem­bres de l’organisation con­sti­tu­ent éga­le­ment le par­rai­na­ge de l’association et repré­sen­tent ensem­ble bien plus de 10 000 membres.

Renforcer l’approvisionnement, la logistique et le transport en Suisse

Beau­coup l’ignorent: l’approvisionnement du pays, avec les domain­es de l’acquisition, de la logis­tique, du stocka­ge, du trans­port, de l’expédition, de l’emballage ainsi que de l’élimination et du recy­cla­ge, con­sti­tue la colon­ne ver­té­bra­le incon­tournable de l’économie suis­se. Les auteurs de l’initiative SWISS SUPPLY veu­lent amé­lio­rer dura­blem­ent la répu­ta­ti­on de ces domain­es en Suis­se et sus­ci­ter l’intérêt ainsi que la com­pré­hen­si­on du public. Dans ce but, les initia­ti­ves existan­tes sont ren­for­cées, et de nou­vel­les acti­vi­tés sont lan­cées. L’association veut éga­le­ment sus­ci­ter très tôt l’enthousiasme des jeu­nes pour la bran­che. SWISS SUPPLY pré­sen­te aux étu­di­ants et aux per­son­nes en réo­ri­en­ta­ti­on pro­fes­si­on­nel­le de vastes pos­si­bi­li­tés de car­ri­è­re, avec des pos­si­bi­li­tés de déve­lo­p­pe­ment dans dif­fé­ren­tes directions.

Les chemins de fer plus attractifs grâce à la réduction du bruit et à l’automatisation

Les chemins de fer plus attractifs grâce à la réduction du bruit et à l’automatisation

La lutte cont­re le bruit recè­le un potentiel énor­me pour plus de dura­bi­li­té dans le fret fer­ro­vi­ai­re. Le niveau de bruit doit enco­re être bais­sé de sorte qu’une aug­men­ta­ti­on du fret fer­ro­vi­ai­re soit pos­si­ble sans une aug­men­ta­ti­on sub­stan­ti­el­le du bruit. Ce qui sera béné­fi­que pour l’environnement et la popu­la­ti­on. Les inter­venants au forum Recher­che en matiè­re de bruit fer­ro­vi­ai­re 2021 ont pré­sen­té les con­cepts et les mesu­res qui sont actu­el­le­ment à l’étude et qui sont prometteurs.

Le forum Recher­che en matiè­re de bruit fer­ro­vi­ai­re 2021 a porté prin­ci­pa­le­ment sur un aspect essentiel du fret fer­ro­vi­ai­re dura­ble: l’automatisation. Afin que les chem­ins de fer soi­ent plus attrac­tifs pour le trans­port de mar­chan­di­ses, ils doi­vent gagner en effi­ca­ci­té et dura­bi­li­té. L’attelage auto­ma­tique numé­ri­que (Digi­tal Auto­ma­tic Cou­pling ou DAC) en est un exemp­le. Il con­sti­tue une étape importan­te pour l’automatisation et aug­men­te con­sidé­ra­blem­ent l’efficacité dans le fret fer­ro­vi­ai­re. Si le fret fer­ro­vi­ai­re devi­ent meil­leur mar­ché, la pro­por­ti­on des chem­ins de fer dans l’ensemble du tra­fic aug­m­en­te­ra, ce qui favo­ri­se­ra la réduc­tion des émis­si­ons de CO2.

Le con­trô­le de l’infrastructure et du tra­fic éga­le­ment doi­vent être davan­ta­ge auto­ma­ti­sés et numé­ri­sés. Les infor­ma­ti­ons en temps réel pour les cli­ents sur le trans­port ou l’exploitation sûre des wagons uti­li­sés et le char­ge­ment cor­rect ainsi que la com­man­de semi-auto­no­me des voies de rac­cor­de­ment ren­for­cent le trans­port fer­ro­vi­ai­re de mar­chan­di­ses. Un finance­ment initi­al faci­li­terait la trans­for­ma­ti­on numé­ri­que tout en per­met­tant une sup­pres­si­on des subventions.

La VAP con­tri­bue acti­ve­ment à accroît­re la force d’innovation et la volon­té de trans­for­ma­ti­on de ses mem­bres. C’est la seule maniè­re de rend­re plus attrac­tif le fret fer­ro­vi­ai­re et de lui per­mett­re de deve­nir une alter­na­ti­ve valable à la route. Dans ce but, la VAP aide ses mem­bres à mett­re en oeu­vre l’automatisation en Suis­se, tou­jours en con­for­mi­té avec les évo­lu­ti­ons et les exi­gen­ces en Europe.

Informations détaillées du forum Recherche en matière de bruit ferroviaire 2021

Rudolf Sper­lich, vice-direc­teur de l’Office fédé­ral des trans­ports (OFT), est revenu dans son mot de bien­ve­nue sur l’évolution de l’assainissement pho­ni­que, pour repla­cer le forum dans son con­tex­te. Il a jus­ti­fié le rôle pré­cur­seur de la Suis­se en Euro­pe et a retenu qu’il a été pos­si­ble de mett­re en oeu­vre avec un grand suc­cès le pro­gram­me, tant sur le plan des coûts que sur celui du cal­en­drier. L’objectif légal de l’assainissement ayant tou­te­fois été man­qué de peu, le Par­le­ment a déci­dé à l’unanimité des mesu­res sup­p­lé­men­tai­res en 2013. Les aides à l’innovation et la recher­che spé­ci­fi­que sont deux de ces instru­ments com­plé­men­tai­res, qui pren­dront fin en 2025. Pour cette rai­son, on a enco­re beso­in de créa­ti­vi­té, d’interconnexion et de volon­té d’innover, afin de per­mett­re le suc­cès ou une uti­li­sa­ti­on plus large des nou­vel­les appro­ches intéressantes.

Paul Stef­fen, vice-direc­teur de l’Office fédé­ral de l’environnement (OFEV), a rap­pelé dans son mot de bien­ve­nue la néces­si­té d’autres inno­va­tions dans les chem­ins de fer. L’innovation reste néces­saire, non seu­le­ment pour la santé des riverains, mais éga­le­ment pour ren­forcer l’atout éco­lo­gi­que du rail par rap­port à la route et con­ser­ver ainsi des parts de mar­ché pour le fret.

Det­lef Schli­ckel­mann, repré­sen­tant de la VAP Asso­cia­ti­on des char­geurs, a expli­qué que le pro­jet d’assainissement pho­ni­que s’est ache­vé en 2016 avec la mise en ser­vice des quel­que 4000 der­niers wagons assai­nis. La bran­che a orga­ni­sé à la per­fec­tion l’ensemble du pro­ces­sus – ingé­nie­rie de série, homo­lo­ga­ti­on, trans­for­ma­ti­on, y com­pris pool de maté­ri­el et finance­ment – sous la direc­tion de la VAP. Schli­ckel­mann a ajou­té que le pro­jet de l’attelage auto­ma­tique numé­ri­que (Digi­tal Auto­ma­tic Cou­pling ou DAC) per­met­tra d’augmenter for­te­ment l’efficacité dans le fret fer­ro­vi­ai­re euro­pé­en et que la VAP sou­hai­terait écr­i­re une deu­xiè­me his­toire à suc­cès pour l’avancée du fret fer­ro­vi­ai­re, avec la mise en oeu­vre rapi­de du pro­jet DAK.

Recher­che en matiè­re de bruit fer­ro­vi­ai­re selon la loi fédé­ra­le rela­ti­ve à la réduc­tion du bruit émis par les chem­ins de fer (LBCF)
Fredy Fischer, chef adjoint de la sec­tion Bruit et RNI à l’OFEV, a souli­g­né dans son allo­cu­ti­on d’ouverture, com­bien il est important que les chem­ins de fer devi­en­nent enco­re plus silen­cieux. Il a exigé de la part des repré­sen­tants de la bran­che de con­ce­voir une visi­on com­mu­ne pour des chem­ins de fer silen­cieux. S’il faut pour cela des mesu­res de recher­che et de déve­lo­p­pe­ment, la Con­fé­dé­ra­ti­on se dit prête à sou­te­nir des projets.

Le train de démons­tra­ti­on «5L»
Jens-Erik Gal­diks, responsable Tech­ni­que de flot­te chez CFF Cargo, a mon­tré à l’aide du pro­jet Train de démons­tra­ti­on «5L», qu’il est pos­si­ble de rédui­re le bruit des wagons de mar­chan­di­ses de 6 dB sup­p­lé­men­tai­res avec les tech­no­lo­gies actu­el­les. Il s’agit ici de ne pas perd­re de vue le rap­port coûts-avan­ta­ges et de le sur­veil­ler. Il faut éga­le­ment prend­re en con­sidé­ra­ti­on d’autres effets comme la réduc­tion de l’usure. Ces effets com­mer­ciaux ne pro­fi­tent pas obli­ga­toire­ment à l’investisseur. Il faut donc trou­ver un juste équi­lib­re entre les explo­itants d’infrastructures, les ent­re­pri­ses fer­ro­vi­ai­res et les déten­teurs de wagons. Jens-Erik Gal­diks a par ail­leurs con­sta­té qu’une réduc­tion sup­p­lé­men­tai­re du bruit des wagons de mar­chan­di­ses serait exces­si­ve à l’heure actu­el­le et que d’autres mesu­res, comme l’optimisation des loco­mo­ti­ves, dev­rai­ent être accélérées.

Wagons de mar­chan­di­ses inno­vants glo­ba­le­ment opti­mi­sés
Dr. Hanno Schell, Head of Inno­va­ti­on chez VTG Rail Euro­pe GmbH, a évo­qué l’objectif de con­strui­re un wagon de mar­chan­di­ses plus silen­cieux. Tout d’abord, le poids a été réduit de 800 kg et le bruit est passé de 83 dB(A) à 76 dB(A). VTG a per­fec­tion­né le bog­gie de type RC25NT-H‑D de la socié­té ELH Eisen­bahn­lauf­wer­ke Halle GmbH & Co. KG, en rem­pla­çant l’amortissement à fric­tion par un amor­tis­se­ment hydrau­li­que, ce qui lui a per­mis d’économiser 200 kg par bog­gie dans le sup­port trans­ver­sal au niveau de la barre de trac­tion. Par ail­leurs, VTG a con­struit des essieux Bona­trans avec un revête­ment BASF qui réduit le bruit. Elle a uti­li­sé sur le frein à dis­que un dis­que d’acier soudé qui pèse 49 kg de moins que les dis­ques de fonte tra­di­ti­onnels; une éco­no­mie sup­p­lé­men­tai­re de 13 kg a été réa­li­sée sur la pince pour frein à dis­que. Plu­s­ieurs essais ont déjà été réa­li­sés en Suis­se avec le bog­gie plus silen­cieux. Au total, ce der­nier per­met­trait des vites­ses de rou­le­ment plus éle­vées, sup­port­erait un poids plus important et pré­s­en­ter­ait d’excellentes qua­li­tés de roulement.

Essieu com­po­si­te
L’intervention du pro­fes­seur Masoud Mota­val­li, direc­teur du labo­ra­toire «Ingé­nie­rie des struc­tures» de l’Empa (insti­tut inter­di­sci­pli­naire de recher­che pour les sci­en­ces des maté­riaux et le déve­lo­p­pe­ment de tech­no­lo­gies), a porté sur l’utilisation de matiè­res plas­ti­ques ren­for­cées de fibres, légè­res et très résistan­tes, pour la fabri­ca­ti­on d’un essieu com­po­si­te et d’un bog­gie com­po­si­te. Une étude de faisa­bi­li­té mont­re que l’essieu conçu est 40 % plus léger que la vari­an­te métal­li­que tra­di­ti­onnel­le. Par ail­leurs, on a obtenu une réduc­tion du bruit de 3 dB. Les matiè­res plas­ti­ques ren­for­cées de fibres de car­bo­ne résis­tent à la cor­ro­si­on, pos­sè­dent une très gran­de lon­gé­vi­té et une résistan­te éle­vée à la fati­gue, mais elles sont beau­coup plus chè­res que les maté­riaux clas­si­ques. Masoud Mota­val­li pro­po­se par con­sé­quent de con­ce­voir un bog­gie entier à par­tir de com­po­si­tes, parce que cela faci­li­terait une for­ma­ti­on des prix opti­ma­le. Il est con­vain­cu qu’il serait ainsi pos­si­ble d’obtenir une réduc­tion con­sidé­ra­ble du poids et que l’amortissement pro­pre du maté­ri­au dimi­n­uer­ait le nombre d’amortisseurs. Par ail­leurs, il serait pos­si­ble d’intégrer d’autres inno­va­tions, p. ex. une direc­tion pro­pre qui dimi­n­uer­ait l’usure des voies. Tout cela about­i­rait à une dimi­nu­tion con­sidé­ra­ble du bruit par rap­port aux bog­gies traditionnels.

Déve­lo­p­pe­ment d’un outil de simu­la­ti­on de la super­s­truc­tu­re
Lors de son inter­ven­ti­on, Jean-Marc Wun­der­li, direc­teur du labo­ra­toire «Acous­tique / Réduc­tion du ris­que» de l’Empa, a pré­sen­té une maquet­te numé­ri­que visa­nt à simu­ler des mano­eu­vres de retour­ne­ment, qui repré­sen­te dans trois modu­les les forces de cont­act résul­tan­tes, les oscil­la­ti­ons de la struc­tu­re et pour finir, le bruit aéri­en émis. Mon­sieur Wun­der­li a insis­té sur le fait que les outils de simu­la­ti­on, qui ont modé­li­sé de maniè­re phy­si­quement cor­rec­te la for­ma­ti­on de bruit et l’émission du bruit de rou­le­ment des chem­ins de fer, sont une con­di­ti­on indis­pensable pour per­mett­re des opti­mi­sa­ti­ons sur le véhi­cu­le et la super­s­truc­tu­re. En rai­son de la gran­de com­ple­xi­té du sys­tème et des exi­gen­ces, pour cer­tai­nes con­tra­dic­toires (bruit, secous­ses, usure, sta­bi­li­té …), une appro­che selon le prin­ci­pe «trial and error» ne mène­rait à rien.

«Rail Pads» – Réduc­tion des bruits de rou­le­ment et amé­lio­ra­ti­on de la pro­tec­tion
Hol­ger Frau­en­rath, pro­fes­seur à l’Institut de génie des maté­riaux de l’École Poly­tech­ni­que Fédé­ra­le de Lau­sanne (EPFL), a pré­sen­té un pro­jet visa­nt à déve­lo­p­per des semel­les de rail d’un tout nou­veau genre, qui doi­vent per­mett­re d’une part une meil­leu­re pro­tec­tion de la super­s­truc­tu­re, et d’autre part une réduc­tion du bruit d’au moins 1 dB (A) par rap­port aux semel­les de rail habi­tu­el­les. L’équipe de pro­jet plu­ri­di­sci­pli­naire regrou­pe des cher­cheurs de l’EPFL, de l’HEIG Yver­don et de l’Empa dans les domain­es des sci­en­ces des maté­riaux, de la simu­la­ti­on numé­ri­que, de la vibro-acous­tique, ainsi que des ingé­nieurs en envi­ron­ne­ment et des experts fer­ro­vi­ai­res des CFF. Sur la base d’une chaî­ne de modé­li­sa­ti­on vali­dée par des expé­ri­en­ces, qui va des pro­prié­tés des maté­riaux jusqu’au com­porte­ment du sys­tème dans la voie en pas­sant par le com­porte­ment d’une semel­le de rail en tant que com­po­sant, on déve­lo­p­pe de nou­vel­les semel­les de rail com­po­si­tes avec un noyau sou­ple à capa­ci­té d’amortissement éle­vée entre 200 et 2000 Hz, qui vont offrir un juste équi­lib­re entre la sta­bi­li­té méca­ni­que, la réduc­tion du bruit et la pro­tec­tion de la super­s­truc­tu­re. À l’heure actu­el­le, des designs choi­sis sont tes­tés con­for­mé­ment aux nor­mes euro­pé­en­nes et pré­pa­rés pour la der­niè­re phase de mise au point, c.-à‑d. la phase dans laquel­le la pro­duc­tion de pro­to­ty­pes est pré­vue à l’échelle tech­ni­que pour des essais pra­ti­ques sur la voie au mois de mars 2022. Les nou­vel­les semel­les de rail seront inté­res­san­tes, tant du point de vue des nui­sances sono­res rédui­tes, qui sont un objec­tif éco­lo­gi­que important notam­ment dans les pays den­sé­ment peu­plés comme la Suis­se, que du point de vue des explo­itants fer­ro­vi­ai­res, car elles pro­met­tent des frais moins importants pour l’entretien de la superstructure.

Tra­ver­se en béton opti­mi­sée, semel­le de rail opti­mi­sée
Dr. Chris­ti­an Czol­be, Seni­or Engi­neer Acou­stics chez PROSE AG, a mon­tré que le bruit le long des voies de che­min de fer dépend aussi bien du maté­ri­el rou­lant que des com­po­sants de la voie. Pour l’infrastructure, il fau­drait donc des mesu­res qui aug­men­tent l’amortissement des rails et rédui­sent le bruit qu’ils émet­tent. Dans un pro­jet de recher­che, PROSE a déve­lo­p­pé avec Vigier Rail des tra­ver­ses en béton acous­ti­quement opti­mi­sées et a étu­dié deux pro­to­ty­pes très pro­met­teurs sur une voie d’essai. Un com­po­sant dis­cret et à peine visi­ble entre le rail et la tra­ver­se a été opti­mi­sé dans le cadre d’un autre pro­jet de recher­che. Dr. Chris­ti­an Czol­be a con­sta­té que la semel­le de rail mise au point par Bate­gu répond à une exi­gence de longue date de l’industrie fer­ro­vi­ai­re: elle amor­tit les char­ges de choc dyna­mi­ques dans la super­s­truc­tu­re tout en rédui­sant simul­ta­né­ment le bruit. Avec une réduc­tion du bruit mesu­rée de 5 dB (A) maxi­mum, le bruit est net­te­ment réduit le long de la voie le long de la voie, chose que les rési­dents ont pu con­stater et con­firm­er immé­dia­te­ment après l’installation de cette der­niè­re. Elle ména­ge éga­le­ment la super­s­truc­tu­re du rail et abou­tit ainsi à une réduc­tion des coûts de cycle de vie – une situa­ti­on gag­nant-gag­nant pour l’industrie fer­ro­vi­ai­re et les rési­dents. La nou­vel­le semel­le de rail Bate­gu a réus­si avec suc­cès tous les essais stan­dards et sur le ter­rain per­tin­ents ainsi que les essais d’endurance et est dis­po­nible dès à pré­sent pour une uti­li­sa­ti­on en série sans dan­ger dans l’infrastructure ferroviaire.

Mesu­re de la rugo­si­té acous­tique
Flo­ri­an Mauz, assistant de recher­che et doc­tor­ant de l’EFP de Zurich, a pré­sen­té une démar­che de déve­lo­p­pe­ment pour un appa­reil de mesu­re optique per­met­tant de mesurer la rugo­si­té acous­tique sur rails. À l’avenir, il dev­rait être pos­si­ble de mesurer la rugo­si­té depuis un train en mar­che. Grâce à la com­bi­nai­son judi­cieu­se de plu­s­ieurs cap­teurs, il serait pos­si­ble d’améliorer le résul­tat des mesu­res. Flo­ri­an Mauz a pré­sen­té l’installation de test et les séries d’essais réa­li­sées dans un envi­ron­ne­ment de labo­ra­toire. Cette appro­che dev­rait bien­tôt être tes­tée sur un train en mar­che et sa pré­cis­i­on validée.

Le site web du forum est le sui­van­te (en alle­mand) : www.laermforschung-eisenbahn.ch.

Vous trou­verez des infor­ma­ti­ons sup­p­lé­men­tai­res sur la recher­che de l’administration sur le bruit des chem­ins de fer, ainsi que les cri­tères de sélec­tion sous OVEF.

Motion «Fret ferroviaire sans CO<sub>2</sub>»

Motion «Fret ferroviaire sans CO2»

La moti­on 20.3222 «Trans­port fer­ro­vi­ai­re de mar­chan­di­ses et con­tri­bu­ti­on à la baisse des émis­si­ons de CO2» dépo­sée par le pré­si­dent de la VAP et con­seil­ler aux États Josef Ditt­li a été adop­tée par les deux Con­seils. Son objec­tif est un plan de mesu­res qui mont­re com­ment le trans­port fer­ro­vi­ai­re de mar­chan­di­ses et les solu­ti­ons logis­ti­ques mul­ti­mo­da­les peu­vent mieux con­tri­buer à la baisse des émis­si­ons de CO2. Le plan de mesu­res doit éva­luer des pos­si­bi­li­tés portant sur la tech­no­lo­gie, l’exploitation, l’infrastructure, le droit et le finance­ment et les com­bi­ner pour en faire un train de mesu­res por­teu­ses de suc­cès. Les can­tons, chem­ins de fer, presta­tai­res logis­ti­ques et char­geurs doi­vent être asso­ciés aux travaux de l’administration fédérale.

Tirer parti de la durabilité du fret ferroviaire

Avec son Green Deal, l’Union euro­pé­en­ne vise à att­eind­re la neu­tra­li­té cli­ma­tique d’ici 2050. Le 28 août 2019, le Con­seil fédé­ral a ali­g­né sur ce Green Deal les objec­tifs de la Suis­se en matiè­re de gaz à effet de serre. En con­sé­quence, le sec­teur des trans­ports doit rédui­re ses émis­si­ons de CO2 de 90 %. Le fret fer­ro­vi­ai­re est un élé­ment essentiel de la solu­ti­on pour att­eind­re la neu­tra­li­té car­bo­ne. Par exemp­le, CFF Cargo uti­li­se des loco­mo­ti­ves hybri­des sur le der­nier kilo­mèt­re. Les trains uti­li­sent pour leur pro­pul­si­on 90 % d’énergie hydro­élec­tri­que, et à par­tir de 2025, cette éner­gie sera renou­velable à 100 %. Le fret fer­ro­vi­ai­re dev­rait donc repré­sen­ter une part plus importan­te des trans­ports. Dans le domaine de la logis­tique des trans­ports, il se des­si­ne une ten­dance à la réduc­tion du volu­me des expé­di­ti­ons, à la dimi­nu­tion des temps de trans­port et à l’augmentation des exi­gen­ces de pon­c­tua­li­té. Seule une chaî­ne logis­tique mul­ti­mo­da­le dont le fret fer­ro­vi­ai­re con­sti­tue un mail­lon fort sera à même de rele­ver cet ensem­ble de défis. Celle-ci con­sis­te­ra pour les presta­tai­res de ser­vices logis­ti­ques à regrou­per les mar­chan­di­ses ou les colis pour les chem­ins de fer et à les syn­chro­nis­er avec les cré­neaux horai­res. La pro­mo­ti­on de solu­ti­ons logis­ti­ques mul­ti­mo­da­les uti­li­sant tou­tes les com­bi­nai­sons entre rail, route et Rhin favo­ri­se les solu­ti­ons de trans­port effi­caces sur le plan éner­gé­tique et opti­mi­sées en ter­mes de CO2 et réduit la char­ge sur l’environnement tant sur le plan social et éco­lo­gi­que qu’économique. La Con­fé­dé­ra­ti­on doit sou­te­nir cette mul­ti­mo­da­li­té par des mesu­res appropriées.

Une préoccupation qui n’est pas nouvelle

Le CE Ditt­li avait dépo­sé dès mars 2019 une inter­pel­la­ti­on simi­lai­re (19.3148 «Fret fer­ro­vi­ai­re et Stra­té­gie éner­gé­tique 2050») qui sug­gé­rait d’instaurer à l’occasion de la révi­si­on du prix du sil­lon de jan­vier 2021 une réduc­tion du prix du sil­lon afin de sou­te­nir le fret fer­ro­vi­ai­re dura­ble. Ont suivi au Par­le­ment en décembre 2019 plu­s­ieurs moti­ons de même con­tenu deman­dant un paquet de sub­ven­ti­ons pour les trans­ports publics en rai­son du carac­tère dura­ble de celui-ci. Cette nou­vel­le moti­on se pro­po­se quant à elle de faire mett­re en place une stra­té­gie ciblant le trans­port de voy­a­ge­urs et le fret afin d’empêcher la pour­suite de l’expansion du trans­port de voy­a­ge­urs aux dépens des capa­ci­tés de fret sur le réseau. Mais elle vise sur­tout à sup­p­ri­mer autant que pos­si­ble les obs­ta­cles juri­di­ques, opé­ra­ti­on­nels et tech­ni­ques qui per­du­rent au niveau de l’interface route/rail et ent­ra­vent les solu­ti­ons logis­ti­ques multimodales.

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