CONCURRENCE DANS LE FRET FERROVIAIRE

À la VAP, nous nous enga­ge­ons pour un sys­tème de trans­port de mar­chan­di­ses équi­ta­ble et com­pé­ti­tif. La con­cur­rence est un élé­ment clé de l’é­co­no­mie de marché.

La concurrence dans le fret ferroviaire…

..ren­force sa com­pé­ti­ti­vi­té et sa capa­ci­té d’innovation.

..met les chan­ces à éga­li­té pour tous les acteurs du mar­ché, qu’il s’a­gis­se d’entre­pri­ses publi­ques ou privées.

 

Le transport de fret ferroviaire repose encore sur un système vieux de plus de 100 ans, caractérisé par un travail manuel lourd et l’absence de digitalisation.
Au cours des 175 dernières années, il n’y a eu qu’une seule innovation: l’électrification.
La compétitivité a baissé en conséquence.
En parallèle, d’autres secteurs ont fait de grands progrès grâce à la concurrence et à la digitalisation.
C’est pourquoi nous nous engageons pour un système de transport de marchandises équitable et compétitif.
> Voir la vidéo
 
Objectifs du développement du fret ferroviaire

En ren­for­çant la con­cur­rence dans le trans­port fer­ro­vi­ai­re de mar­chan­di­ses, nous atteignons:

  • Inno­va­ti­on: nou­veaux modè­les com­mer­ciaux et opti­mi­sa­ti­on des processus
  • Effi­ca­ci­té et effi­ci­ence: les capa­ci­tés et l’at­trac­ti­vi­té augmentent.
  • Qua­li­té et fle­xi­bi­li­té: con­ser­ver les cli­ents existants et en gagner de nouveaux.

 

Boîte à idées

Nous allons ras­sem­bler ces idées et pré­sen­ter les plus pro­met­teu­ses dans une news­let­ter spéciale.

Communauté d’intérêts Trafic par wagons complets Suisse: c’est parti!

Communauté d’intérêts Trafic par wagons complets Suisse: c’est parti!

En 2018, la VAP, SBB Cargo et l’Union des trans­ports publics (UTP) ont fondé con­join­te­ment la Com­mun­au­té d’intérêts Tra­fic par wagons com­plets Suis­se – CI TWC Suis­se en abré­gé. Ce blog­post inau­gu­re une série d’articles qui appor­te­ront des répon­ses aux ques­ti­ons sui­van­tes et à des ques­ti­ons simi­lai­res: que sou­hai­tent obte­nir les défen­seurs des inté­rêts? Quels ont été les élé­ments déclen­cheurs et les bases? Où en som­mes-nous aujourd’hui? Quels sont les avan­ta­ges potentiels pour les mem­bres de la VAP?

Comment tout a commencé

Selon le com­mu­ni­qué de pres­se «L’externalisation de CFF Cargo pour davan­ta­ge de con­cur­rence » des Com­mis­si­ons des trans­ports et des télé­com­mu­ni­ca­ti­ons du Con­seil des États (CTT) de jan­vier 2017, ces der­niè­res ont exami­né  du Con­seil fédé­ral. Cepen­dant, les CTT ont pro­po­sé par 14 voix cont­re 11 à leurs con­seils de ren­voy­er le pro­jet au Con­seil fédé­ral et de le rema­nier sur un cer­tain nombre de points. Entre aut­res, CFF Cargo dev­rait être trans­fé­rée dans une struc­tu­re exter­ne de hol­ding afin d’accroître ainsi la con­cur­rence et de ren­forcer le trans­port de mar­chan­di­ses. En outre, les CTT ont recom­man­dé que les maî­tri­ses de sys­tème soi­ent éga­le­ment régle­men­tées pour le trans­port de marchandises.

Cela a été pour ainsi dire la nais­sance de la CI TWC. En outre, l’article 3a de la loi sur le trans­port de mar­chan­di­ses LTM a été com­plé­té dans le cadre des déli­bé­ra­ti­ons sur l’OBI. Selon ce texte, les acteurs du fret fer­ro­vi­ai­re doi­vent éla­bo­rer con­join­te­ment des lignes direc­tri­ces pour att­eind­re les objec­tifs de la LTM, par exemp­le pour favo­ri­ser les inno­va­tions tech­ni­ques, les amé­lio­ra­ti­ons de l’efficience des pro­ces­sus de pro­duc­tion ou enco­re une meil­leu­re inté­gra­ti­on du trans­port fer­ro­vi­ai­re de mar­chan­di­ses dans le sec­teur de la logistique.

Un trafic par wagons complets fort, des clients satisfaits

La com­mun­au­té d’intérêts se pro­po­se d’encourager le déve­lo­p­pe­ment du tra­fic par wagons com­plets en Suis­se. Dans l’intérêt com­mun, elle pour­su­it l’objectif de four­nir les ser­vices du sys­tème fer­ro­vi­ai­re de maniè­re plus effi­cace et effi­ci­en­te, per­met­tant ainsi le déve­lo­p­pe­ment auto­fi­nan­cé et dura­ble du trans­port fer­ro­vi­ai­re de mar­chan­di­ses con­for­mé­ment à la LTM. Le sys­tème de tra­fic par wagons com­plets doit s’orienter sur les points forts des chem­ins de fer et sur les beso­ins des cli­ents et être con­sidé­ré comme par­tie inté­gran­te de la logis­tique glo­ba­le. Les cli­ents pro­fi­te­r­ont tout autant que les chem­ins de fer de l’autofinancement et de la fia­bi­li­té du système.

Échanges d’informations et planification pour l’avenir

Depuis la créa­ti­on de la CI TWC, ses par­ties pren­an­tes ont échan­gé sur dif­fér­ents sujets lors des réuni­ons du comi­té. En outre, elles orga­nis­ent régu­liè­re­ment des ate­liers pour étu­dier les défis et obs­ta­cles con­crets aux­quels est con­fron­té le sys­tème fer­ro­vi­ai­re, par exemp­le les pos­si­bi­li­tés de déve­lo­p­pe­ment du tra­fic par wagons com­plets iso­lés ou les rai­sons pour les­quel­les les cli­ents ne sont pas satis­faits de la situa­ti­on actu­el­le. L’IG WLV tra­vail­le actu­el­le­ment sur un con­cept com­mun repren­ant les ori­en­ta­ti­ons et objec­tifs cor­re­spond­ants ainsi sur des mesu­res con­crè­tes pour les années à venir.

Des objectifs ambitieux, beaucoup à faire

Qu’on ait affai­re aux cli­ents, aux poli­ti­ci­ens ou aux grou­pes de dia­lo­gue, les atten­tes envers l’IG WLV sont dans l’ensemble éle­vées. Dans une inter­view accor­dée au Syn­di­cat du per­son­nel des trans­ports, Frank Fur­rer, secré­tai­re géné­ral de la VAP, com­mente l’état d’avancement du pro­jet. Le che­min qui va d’une décla­ra­ti­on d’intention à des résul­tats con­crets est long et semé d’embûches. IG WLV veut ouvr­ir la voie pour que les cli­ents puis­sent comp­ter sur un meil­leur sys­tème fer­ro­vi­ai­re et que la poli­tique recon­naisse la valeur ajou­tée appor­tée par une amé­lio­ra­ti­on de l’efficacité accrue et par la coopération.

Quatre prestataires logistiques privés participent à CFF Cargo

Quatre prestataires logistiques privés participent à CFF Cargo

Les quat­re ent­re­pri­ses fami­lia­les Gal­li­ker, Plan­zer, Bert­schi et Cami­on Trans­port par­ti­ci­pent sous le nom «Swiss Combi AG» à hauteur de 35 % à CFF Cargo SA. Ces ent­re­pri­ses incar­nent l’orientation cli­entèle, l’innovation et les solu­ti­ons adap­tées au mar­ché. Les cli­ents de CFF Cargo béné­fi­ci­e­ront de l’expérience accu­mulée par ces socié­tés en tant qu’opérateurs de réseaux logis­ti­ques ainsi que de leur large base de cli­entèle. Grâce à une trans­pa­rence tota­le et une action axée sur la con­cur­rence, la socié­té nou­vel­le­ment créée sera en mesu­re de con­trer les crain­tes de domi­na­ti­on crois­san­te du mar­ché expri­mées dans de nombreux milieux. Après des années de déclin, elle pour­ra don­ner un nou­veau souf­fle au tra­fic par wagons com­plets, acti­vi­té prin­ci­pa­le des CFF. Il reste à voir dans quel­le mesu­re la loi sur l’organisation de l’infrastructure fer­ro­vi­ai­re adop­tée l’année der­niè­re et les ordon­nan­ces asso­ciées sau­ront sti­mu­ler le déve­lo­p­pe­ment du trans­port fer­ro­vi­ai­re de mar­chan­di­ses dans son ensem­ble. Les con­di­ti­ons-cad­res du trans­port fer­ro­vi­ai­re de mar­chan­di­ses sont enco­re mau­vai­ses dans le domaine de la pla­ni­fi­ca­ti­on des chan­tiers et des cou­pu­res de lignes ainsi que de la règle­men­ta­ti­on de la des­ser­te non dis­cri­mi­na­toire des voies de rac­cor­de­ment et des ter­minaux. Mal­gré cette par­ti­ci­pa­ti­on et l’autonomie for­mel­le de CFF Cargo, il est à l’heure actu­el­le impos­si­ble de préd­ire si une poli­tique équi­li­brée sera pos­si­ble à l’avenir au sein du grou­pe CFF en matiè­re d’infrastructure et d’immobilier ou si l’entreprise con­tin­uera d’agir uni­la­té­ra­le­ment en faveur du tra­fic voyageurs. 
Le Conseil fédéral prépare un train de mesures visant à soutenir le transfert du trafic

Le Conseil fédéral prépare un train de mesures visant à soutenir le transfert du trafic

L’ouverture du tun­nel de base du Ceneri en décembre 2020 a con­sti­tué l’achèvement d’un autre morceau du puz­zle en vue d’une liai­son nord-sud per­for­man­te tra­vers­ant la Suis­se. L’aménagement du cor­ri­dor de fret inter­na­tio­nal a tou­te­fois pris un retard d’au moins une décen­nie. Les haus­ses de pro­duc­ti­vi­té dans le domaine du tra­fic inter­na­tio­nal com­bi­né ne sont donc que la moi­tié de cel­les pré­vues à l’origine.

Le Con­seil fédé­ral recon­naît sur le prin­ci­pe le retard de la mise en œuvre et pré­sen­te dans son rap­port sur le trans­fert du tra­fic du 13.11.2019 un «train de mesu­res visa­nt à sou­te­nir le pro­ces­sus de trans­fert». Du point de vue du sec­teur du fret suis­se, les mesu­res pro­po­sées ne sont tou­te­fois pas suf­fi­san­tes. Le sec­teur récla­me des mesu­res sup­p­lé­men­tai­res afin de pré­ser­ver la com­pé­ti­ti­vi­té du TCNA (trans­port com­bi­né non accom­pa­gné) dans le tra­fic tran­sal­pin et de pour­suiv­re le transfert.

Retard dans la mise en œuvre du transfert du trafic

L’ouverture du tun­nel de base du Ceneri en décembre 2020 mar­que l’achèvement offi­ci­el du pro­jet de NLFA. Les avan­ta­ges pour le fret tran­sal­pin tra­vers­ant la Suis­se ne se con­cré­ti­se­ront tou­te­fois qu’avec un décala­ge con­sidé­ra­ble dans le temps. De nombreux fac­teurs con­tri­buent à ce que la pro­duc­ti­vi­té des res­sour­ces employées – loco­mo­ti­ves, per­son­nel, wagons, etc. – ne puis­se, et de loin, pas être amé­lio­rée dans l’ampleur ni selon le cal­en­drier pré­vus à l’origine:

  • Le retard de l’aménagement des voies de rac­cor­de­ment dans le nord rend impos­si­ble l’utilisation de trains de 740 m.
  • Les chan­tiers fré­quents et non coor­don­nés au niveau inter­na­tio­nal com­portant des dévia­ti­ons et des rest­ric­tions tem­po­rai­res de capa­ci­tés ren­dent impos­si­ble la réduc­tion des temps de tra­jet atten­due et se tra­dui­sent sans cesse par des défi­ci­ts de qua­li­té. Il en résul­te des retards et une uti­li­sa­ti­on non effi­ci­en­te des ressources.
  • Pour l’instant, en rai­son de la non-coor­di­na­ti­on de la pla­ni­fi­ca­ti­on des sil­lons inter­na­ti­on­aux, les éco­no­mies de temps de tra­jet en Suis­se s’évanouissent aux frontières.
  • Les pen­tes qui exis­tent enco­re sur la ligne et le con­cept opé­ra­ti­on­nel du tun­nel de base du Saint-Got­hard exi­gent tou­jours l’utilisation d’une deu­xiè­me loco­mo­ti­ve pour les trains lourds.

Dans ces con­di­ti­ons, les opé­ra­teurs de trans­port com­bi­né peu­vent réa­li­ser au maxi­mum la moi­tié des effets de pro­duc­ti­vi­té initia­le­ment pré­vus. Afin de main­te­nir le volu­me actuel du trans­port com­bi­né tran­sal­pin et de gagner à moyen terme des volu­mes de tra­fic sup­p­lé­men­tai­res dans l’optique de l’objectif de trans­fert modal, le sec­teur suis­se du fret pro­po­se une ori­en­ta­ti­on à plus long terme de la poli­tique de trans­fert du tra­fic jusqu’en 2030 pré­voy­ant des mesu­res supplémentaires.

Prolongation du cadre de paiement pour l’encouragement du TCNA transalpin jusqu’en 2030

Afin de ne pas com­pro­mett­re les résul­tats posi­tifs de la poli­tique actu­el­le de trans­fert modal, l’encouragement du TCNA tran­sal­pin ne doit pas être sus­pen­du pré­ma­tu­ré­ment. Du point de vue du mar­ché, une pro­lon­ga­ti­on des mesu­res de finance­ment jusqu’en 2030 s’impose. On ne peut comp­ter sur une con­cré­ti­sa­ti­on des effets de pro­duc­ti­vi­té sup­p­lé­men­tai­res pré­vus qu’à par­tir de 2030.

Par ail­leurs, selon le moni­to­ring de l’Office fédé­ral des trans­ports, les défi­ci­ts de qua­li­té des trains de TC n’ont cessé d’augmenter. Alors qu’en 2009, 75 % des trains avai­ent moins d’une heure de retard, au pre­mier semes­t­re 2019, ce n’était plus le cas que 55 % de l’ensemble des trains. 12 % des trains ont même aujourd’hui 12 heu­res de retard ou plus. Ces défi­ci­ts de qua­li­té engen­drés par l’aménagement de l’infrastructure des cor­ri­dors, avec ses nombreux chan­tiers et rest­ric­tions de capa­ci­tés, con­tin­ue­ront à impac­ter lour­de­ment la pro­duc­ti­vi­té jusqu’en 2030 au moins.

En outre, l’horizon 2030 crée éga­le­ment la sécu­ri­té d’investissement néces­saire. Les ent­re­pri­ses de trans­port inves­t­iront dans des con­tai­ners et des remor­ques grut­a­bles, les opé­ra­teurs dans des wagons et des ter­minaux et les ent­re­pri­ses fer­ro­vi­ai­res dans des loco­mo­ti­ves quand une uti­li­sa­ti­on de ces biens d’investissement sera assu­rée sur le long terme.

Subventions de 55 millions de francs par an à partir de 2024 pour les charges d’exploitation du TCNA

Une infra­struc­tu­re fer­ro­vi­ai­re effi­cace asso­ciée à des prix de sil­lons com­pa­ra­bles à ceux des pays riverains que sont l’Allemagne et l’Italie per­met d’exploiter en auto­fi­nance­ment le trans­port com­bi­né tran­si­tant par la Suis­se. Ce prin­ci­pe direc­teur reste valable. Mais les con­di­ti­ons d’exploitation et d’infrastructure sur le cor­ri­dor nord-sud qui tra­ver­se la Suis­se ne répon­dent pas à ces exi­gen­ces aujourd’hui et n’y répon­dront pas non plus dans les années à venir. Au cours de cette péri­ode, si la NLFA est ache­vée, les opé­ra­teurs de trans­port com­bi­né et les ent­re­pri­ses fer­ro­vi­ai­res seront en mesu­re d’accroître leur pro­duc­ti­vi­té au maxi­mum de la moi­tié de ce qui avait été prévu à l’origine.

Cer­tes, la révi­si­on suis­se du prix du sil­lon 2021 – qui baisse le prix de base pour le trans­port de mar­chan­di­ses et intro­duit des réduc­tions pour les trains longs – con­tri­bue de maniè­re signi­fi­ca­ti­ve au sou­ti­en du TCNA. Néan­mo­ins, il sub­sis­te un écart d’environ la moi­tié des con­tri­bu­ti­ons d’exploitation de l’année de réfé­rence 2018, soit 110 mil­li­ons de francs.

Sur la base de cette ana­ly­se de la situa­ti­on, le sec­teur du fret deman­de que le trans­port com­bi­né non accom­pa­gné (TCNA) soit sou­tenu par des sub­ven­ti­ons d’exploitation de 55 mil­li­ons de francs par an jusqu’en 2030. Cela per­met­tra au TCNA de main­te­nir l’actuel volu­me de trans­fert du tra­fic et le cas éché­ant d’absorber dans une large mesu­re la crois­sance du tra­fic. Si les con­di­ti­ons-cad­res s’améliorent plus rapi­de­ment que prévu – par exemp­le par une amé­lio­ra­ti­on signi­fi­ca­ti­ve de la qua­li­té ou une opti­mi­sa­ti­on dura­ble des horai­res inter­na­ti­on­aux –, le TCNA pour­rait con­tin­uer à gagner des volu­mes de tra­fic supplémentaires.

La pour­suite de la crois­sance du TCNA pré­vue jusqu’en 2030 per­met­trait à son tour d’améliorer net­te­ment la tra­jec­toire de réduc­tion des sub­ven­ti­ons par envoi. Alors qu’en 2011, on comp­tait en moy­enne 173 francs de sub­ven­ti­ons d’exploitation ver­sés par char­ge­ment de cami­on trans­fé­ré, ce chif­fre n’était plus que de 116 francs en 2018. Selon les visi­ons du sec­teur du fret, ce mon­tant bais­se­rait enco­re d’ici 2030 pour att­eind­re 40 à 45 francs suis­ses par cami­on transféré.

Aménagement des voies de raccordement dans le nord

Le con­cept de NLFA desti­né à encou­ra­ger le tra­fic fer­ro­vi­ai­re est tri­bu­tai­re de lignes de rac­cor­de­ment effi­ci­en­tes et per­for­man­tes men­ant aux tun­nels de base afin d’assurer l’approvisionnement des sites éco­no­mi­ques euro­pé­ens où la deman­de est la plus forte. Après la mise en ser­vice du cor­ri­dor de 4 m, voilà com­ment se pré­sen­te la situation:

  • 3 lignes de rac­cor­de­ment en Ita­lie – via Chi­as­so, Luino et Domodossola
  • 2 lignes en Suis­se – via le tun­nel de base du Saint-Got­hard et du Lötschberg
  • 1 ligne de rac­cor­de­ment au nord de Bâle – via Karlsruhe-Mannheim–Cologne–Benelux

Il faut de toute urgence trou­ver une alter­na­ti­ve pour remé­dier au gou­let d’étranglement du nord. Seul le tra­jet par la France sur la rive gau­che du Rhin est envi­sa­gé comme ligne alter­na­ti­ve per­for­man­te (ligne de plai­ne). Il est opti­mal pour la liai­son entre la Bel­gi­que et l’Italie, sur laquel­le sont trans­por­tés de grands volu­mes. En outre, il exis­te une ligne de liai­son direc­te avec le cor­ri­dor de la rive droi­te du Rhin, ce qui per­met de rédui­re les risques.

Ces lignes ne répon­dent cepen­dant pas enco­re aux paramè­tres de cor­ri­dor de l’axe de tran­sit «Suis­se» et ne pren­nent par con­sé­quent actu­el­le­ment en char­ge qu’un fai­ble volu­me de tra­fic. Pour rend­re les capa­ci­tés de ces itin­é­rai­res alter­na­tifs plus faci­le­ment uti­li­sables pour le TCNA tra­vers­ant la Suis­se, il est néces­saire d’aménager la ligne Zeebbruge/Anvers–Strasbourg–Bâle et la ligne trans­ver­sa­le Wörth–Lauterbourg–Strasbourg en les adap­tant aux paramè­tres 740 m de longueur de train, 4 m de hauteur aux angles, 2000 t avec une seule loco­mo­ti­ve, ETCS. On aurait ainsi aussi dans le Nord un sys­tème doté de deux lignes de rac­cor­de­ment et d’une pos­si­bi­li­té de con­tour­ne­ment par la rive gau­che du Rhin.

L’aménagement d’une ligne alter­na­ti­ve via la France con­for­me aux cri­tères d’un cor­ri­dor est rai­sonnable sur le plan des coûts et sert clai­re­ment les inté­rêts de la Suis­se et de sa poli­tique de trans­fert du tra­fic. Pour le mett­re en œuvre, la Suis­se a beso­in d’une initia­ti­ve poli­tique con­join­te de la Suis­se, de la France et de la Bel­gi­que, qui dev­rait about­ir à un trai­té inter­na­tio­nal sur le déve­lo­p­pe­ment des infra­struc­tures. Le Par­le­ment dev­rait deman­der au Con­seil fédé­ral de prend­re une initia­ti­ve dans ce sens sous la forme d’un trai­té inter­na­tio­nal. Par ail­leurs, il con­vi­ent de pour­suiv­re de maniè­re éner­gi­que l’aménagement de la ligne fer­ro­vi­ai­re de la val­lée du Rhin en Alle­ma­gne. Or l’achèvement de cette aug­men­ta­ti­on de capa­ci­té enté­ri­née par trai­té a été repor­té à 2040.

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