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Transports en 2045: il faut prendre en compte le transport ferroviaire de marchandises

Transports en 2045: il faut prendre en compte le transport ferroviaire de marchandises

Avec les paramètres clés pour les transports en 2045, le Conseil fédéral pose les jalons pour le développement futur des infrastructures de transport. Du point de vue de la VAP, il est essentiel que le transport ferroviaire de marchandises soit pris en compte de manière appropriée dès le début. Sinon, les objectifs de transfert modal et le bon fonctionnement de l'ensemble du système seront compromis. Lors de sa séance d'hier, le Conseil fédéral a fixé les grandes lignes du développement des infrastructures de transport jusqu'en 2045. Se fondant sur l'expertise «Transports 2045» de l'EPFZ ainsi que sur les estimations et les analyses des offices fédéraux compétents, il a chargé le DETEC d'élaborer un projet destiné à la consultation d'ici à fin juin 2026. L'objectif est de coordonner le développement du rail, de la route et du trafic d'agglomération afin de répondre aux besoins futurs en matière de mobilité. L'Association des chargeurs (VAP) salue le fait que le Conseil fédéral se penche suffisamment tôt et à long terme sur le développement de l'infrastructure ferroviaire. Pour les membres de la VAP, il est essentiel que le transport ferroviaire de marchandises soit pris en compte de manière appropriée, car il constitue un élément indispensable d'un système de transport performant et durable. Le rapport de l'EPFZ décrit une forte croissance du trafic voyageurs, tandis que le trafic marchandises par rail stagne depuis des années. Du point de vue de la VAP, cette constatation est toutefois insuffisante. La stagnation n'est pas principalement due à un manque de demande, mais plutôt à des goulets d'étranglement en termes de capacité, à l'absence de conditions-cadres et à des restrictions opérationnelles, non seulement en Suisse, mais aussi sur les lignes d'apport dans les pays voisins. Les trains de voyageurs ayant la priorité dans le trafic mixte, il devient de plus en plus difficile pour les trains de marchandises de circuler de manière fiable et ponctuelle sur un réseau ferroviaire fortement sollicité. À cela s'ajoute l'augmentation des transports de marchandises urgents, tels que les biens de consommation, les denrées alimentaires ou les colis. La question reste ouverte de savoir comment garantir que ces trains de marchandises trouvent effectivement leur place sur le réseau ferroviaire, en particulier avec des sillons vraiment rapides. Si le transport ferroviaire de marchandises ne dispose pas de l'espace nécessaire, il risque d'être transféré vers la route. Cela aurait des conséquences immédiates sur le réseau routier déjà fortement sollicité, qui fonctionne déjà à la limite de ses capacités dans de nombreux endroits. Une charge supplémentaire sur les routes nationales due au transport de marchandises entraînerait clairement une augmentation des heures d'embouteillage, ce qui n'est dans l'intérêt ni de l'économie ni de la population. Pour la VAP, il est donc essentiel que le transport ferroviaire de marchandises soit systématiquement pris en compte dans la planification et la hiérarchisation des étapes d'extension. L'infrastructure ferroviaire est utilisée à la fois pour le transport de marchandises et pour le transport de personnes. Ces deux modes de transport sont essentiels pour la Suisse en tant que pôle économique et de mobilité. La VAP participera donc activement à la consultation prévue à l'été 2026 afin de répondre aux préoccupations des chargeurs et du transport ferroviaire de marchandises.

Avec les paramè­tres clés pour les trans­ports en 2045, le Con­seil fédé­ral pose les jalons pour le déve­lo­p­pe­ment futur des infra­struc­tures de trans­port. Du point de vue de la VAP, il est essentiel que le trans­port fer­ro­vi­ai­re de mar­chan­di­ses soit pris en comp­te de maniè­re appro­priée dès le début. Sinon, les objec­tifs de trans­fert modal et le bon fon­c­tion­ne­ment de l’en­sem­ble du sys­tème seront compromis.

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La sécurité dans le transport ferroviaire de marchandises ne peut fonctionner que de manière globale

La sécurité dans le transport ferroviaire de marchandises ne peut fonctionner que de manière globale

L'accident survenu dans le tunnel de base du Saint-Gothard a clairement montré à quel point un système ferroviaire hautement complexe et interconnecté à l'échelle européenne est vulnérable. Il a également mis en évidence qu'un niveau élevé de sécurité dans le transport ferroviaire de marchandises ne peut être garanti que si tous les acteurs assument leurs responsabilités. Cela nécessite une approche globale qui réduit la probabilité d'incidents grâce à une multitude de mesures. Les enjeux:
  • Comment garantir une sécurité durable?
  • Les réponses simples ne suffisent pas
  • La complexité l'emporte sur la faisabilité
  • Les propriétaires de véhicules ne sont pas les seuls responsables
  • La sécurité n'est pas une mission individuelle
  • Une action coordonnée au niveau européen est souhaitable
  Comment garantir une sécurité durable? L'accident survenu dans le tunnel de base du Saint-Gothard en août 2023 a bouleversé le secteur ferroviaire, voire toute la Suisse. Les dommages considérables causés à l'infrastructure et les longs travaux de réparation ont entraîné une disponibilité réduite de l'axe nord-sud le plus important de Suisse pendant plus d'un an. Les répercussions opérationnelles se sont fait sentir bien au-delà du tunnel du Gothard et ont soulevé une question centrale : comment garantir durablement la sécurité dans un système hautement complexe et interconnecté à l'échelle européenne? Les réponses simples ne suffisent pas Une réaction radicale à un incident grave est compréhensible : la sécurité doit être renforcée, les risques minimisés et les récidives exclues. Les mesures prises par l'Office fédéral des transports (OFT) après la publication du rapport d'accident du Service suisse d'enquête de sécurité (SESE) ont donc été drastiques. Mais ces mesures sont peu fondées et visent exclusivement les détenteurs de wagons. La complexité l'emporte sur la faisabilité Il est rapidement apparu que les nouvelles prescriptions de l'OFT ne pouvaient être mises en œuvre sous leur forme prévue, ni sur le plan opérationnel, ni en termes de capacités des services de maintenance. La réduction massive des cycles de maintenance et de contrôle aurait entraîné la mise en maintenance immédiate de milliers de wagons de marchandises, qui n'auraient plus été utilisables. L'OFT s'est vu contraint d'adapter sa décision initiale. Cette correction réglementaire montre à quel point il est difficile, dans l'urgence, de définir des mesures efficaces, fondées et applicables pour un système extrêmement complexe. Elle montre également que la question de la sécurité ne peut être réduite à certains acteurs ou à certaines mesures, et encore moins à certains pays. Les propriétaires de véhicules ne sont pas les seuls responsables Le système ferroviaire de transport de marchandises ne s'arrête pas à la frontière nationale. Les wagons de marchandises circulent pendant des semaines, voire des mois, sur l'ensemble du réseau européen et changent constamment de pays, d'entreprise ferroviaire et de gestionnaire d'infrastructure. Pour garantir la sécurité dans ce contexte dynamique, il ne suffit pas de disposer d'un matériel roulant solide. Une gestion prévoyante du matériel roulant et une conduite compétente en exploitation sont également déterminantes. Les entreprises ferroviaires jouent donc un rôle clé. Elles utilisent les wagons de marchandises dans leur exploitation quotidienne, effectuent des contrôles avant le départ et des contrôles visuels et influencent la charge réelle du matériel roulant par la conduite du personnel de locomotive et la gestion opérationnelle. La sécurité n'est pas une tâche isolée La sécurité dans le transport ferroviaire de marchandises résulte de l'interaction entre les détenteurs de wagons, les services de maintenance, les entreprises de transport ferroviaire et les infrastructures, avec des systèmes de surveillance et de détection appropriés. Si certains acteurs sont retirés de cette équation et donc déchargés de leur responsabilité, leur interaction se trouve déséquilibrée. Les mesures réglementaires doivent tenir compte de cette réalité. Une action coordonnée au niveau européen souhaitée C'est précisément parce que le transport ferroviaire de marchandises est organisé à l'échelle européenne qu'il faut adopter une perspective européenne en matière de sécurité. Le réseau ferroviaire de marchandises est tellement interconnecté au niveau international que les initiatives nationales isolées compromettent la sécurité plutôt qu'elles ne l'optimisent. Dans ce contexte, il faut saluer les recommandations présentées fin 2025 par le Joint Network Secretariat, qui visent à coordonner le développement des exigences de sécurité. L'OFT a raison d'adopter une vision paneuropéenne et d'harmoniser les mesures prises en Suisse avec les lignes directrices européennes.

L’ac­ci­dent sur­venu dans le tun­nel de base du Saint-Got­hard a clai­re­ment mon­tré à quel point un sys­tème fer­ro­vi­ai­re haute­ment com­ple­xe et inter­con­nec­té à l’é­chel­le euro­pé­en­ne est vul­né­ra­ble. Il a éga­le­ment mis en évi­dence qu’un niveau élevé de sécu­ri­té dans le trans­port fer­ro­vi­ai­re de mar­chan­di­ses ne peut être garan­ti que si tous les acteurs assu­ment leurs responsa­bi­li­tés. Cela néces­si­te une appro­che glo­ba­le qui réduit la pro­ba­bi­li­té d’in­ci­dents grâce à une multi­tu­de de mesures.

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VAP renforce ses effectifs et affine son orientation future

VAP renforce ses effectifs et affine son orientation future

La VAP renforce ses effectifs. Jonas Lehner remplacera le directeur général Simon Wey à partir de début 2026. Ce renfort vise non seulement à renforcer l'image de l'association, mais aussi à faire progresser son développement stratégique et thématique. L'Association des chargeurs (VAP) est la voix forte et libérale du transport ferroviaire de marchandises en Suisse. Nous nous réjouissons de renforcer le travail de notre association grâce à l'arrivée de Jonas Lehner début janvier 2026. Il possède plusieurs années d'expérience dans le monde associatif, notamment en tant que directeur adjoint de la communication de l'Union patronale suisse. Ce renfort en personnel vise non seulement à renforcer l'image de l'association, mais aussi à promouvoir son développement stratégique et thématique. Cela comprend l'intensification des échanges techniques avec les membres, le positionnement thématique de l'association sur les questions relatives au transport ferroviaire de marchandises et une communication cohérente et ciblée. Ce dernier point permettra d'affiner encore l'image de l'AIF auprès des milieux politiques, des médias et de la société. Tous ces changements ont pour objectif clair de continuer à mettre le transport ferroviaire de marchandises et son évolution au centre de l'attention des milieux politiques, des médias et de la société, et de représenter encore plus efficacement les intérêts des chargeurs. La VAP s'engage en faveur de conditions-cadres favorables à un transport ferroviaire de marchandises innovant, performant et compétitif en Suisse.
06.01.2026 | Allgemein
La VAP ren­force ses effec­tifs. Jonas Leh­ner rem­pla­cera le direc­teur géné­ral Simon Wey à par­tir de début 2026. Ce ren­fort vise non seu­le­ment à ren­forcer l’i­mage de l’as­so­cia­ti­on, mais aussi à faire pro­gresser son déve­lo­p­pe­ment stra­té­gique et...
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Session d’hiver 2025 : beaucoup de questions, quelques réponses

Session d’hiver 2025 : beaucoup de questions, quelques réponses

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Lors de la session d'hiver 2025, qui s'est tenue du 1er au 19 décembre 2025, le Parlement suisse a débattu de divers projets liés à la politique des transports. L'accent a été mis sur les mesures décidées par l'Office fédéral des transports (OFT) à la suite du rapport Sust sur l'accident de train de marchandises dans le tunnel de base du Saint-Gothard. Le niveau de performance de CFF Cargo ainsi que, une fois de plus, l'alimentation et la liquidité du Fonds d'infrastructure ferroviaire (FIF) ont également fait l'objet de débats.


Les enjeux:

  • Le Conseil fédéral s'exprime sur les conséquences des mesures de sécurité prises par l'OFT
  • Discussion controversée sur la garantie du niveau de prestations chez CFF Cargo
  • La deuxième chambre adopte la motion relative à l'alimentation et à la liquidité du FIF

Le Conseil fédéral s'exprime sur les conséquences des mesures de sécurité prises par l'OFT

Le 15 décembre 2025, le Conseil des États a examiné l'interpellation 25.4146 «Conséquences des mesures visant à renforcer la sécurité du trafic ferroviaire de marchandises» déposée par le conseiller aux États et président de l'AIFP Josef Dittli. L'accent a été mis sur les questions relatives aux mesures initialement ordonnées par l'Office fédéral des transports (OFT) à la suite de l'accident survenu dans le tunnel de base du Saint-Gothard. L'objectif de ces mesures était d'améliorer la sécurité du transport ferroviaire de marchandises.

Au début du débat au Conseil, le conseiller aux États Dittli a souligné que ces mesures concerneraient inévitablement aussi les pays de l'Union européenne. Comme l'OFT n'a pas eu le temps de les coordonner avec le secteur européen du transport de marchandises, il estime que l'interopérabilité du transport ferroviaire international de marchandises est menacée. Josef Dittli estime également que les ateliers ne disposent pas des capacités humaines et techniques nécessaires pour faire face à la réduction des intervalles de maintenance. Il a évoqué le risque que la mise en œuvre de ces mesures entraîne une pénurie massive de wagons de marchandises, avec les conséquences que cela implique pour la sécurité d'approvisionnement.

Le conseiller aux États Dittli doute qu'il soit juste et pertinent de rechercher unilatéralement la responsabilité des ruptures de roues dans l'entretien des wagons, comme le fait la décision de l'OFT. Les causes des ruptures de roues seraient dues à la combinaison de plusieurs facteurs, tels que le comportement de conduite et de freinage du conducteur de locomotive, l'état de l'infrastructure, ainsi que la maintenance et le matériel. Selon M. Dittli, «le mode de conduite, les conditions de l'infrastructure et la maintenance devraient être pris en compte de manière appropriée dans l'évaluation».

Dans son intervention, le conseiller fédéral Albert Rösti a souligné la position prépondérante de l'économie de chargement dans le transport de marchandises. «Je pense qu'il est incontestable ici dans cette salle que l'économie de chargement joue un rôle très important dans le transport de marchandises et que nous devons en même temps tout mettre en œuvre pour que les marchandises restent sur le rail et que la sécurité soit garantie.»

Le conseiller fédéral Rösti a également évoqué la décision provisoire du Tribunal administratif fédéral. Celle-ci rétablit l'effet suspensif qui avait été retiré par la décision. Le conseiller fédéral Rösti considère ce répit comme une occasion bienvenue pour travailler à la mise en œuvre des mesures décidées et clarifier les incertitudes relatives à la question de la responsabilité. Avec le postulat Storni 25.3177, le Conseil fédéral a également reçu du Conseil national le mandat de dresser un état des lieux de la situation réglementaire en matière de sécurité du transport ferroviaire de marchandises. Le conseiller fédéral Rösti a déclaré à ce sujet : «Je pense que le postulat offre une base pour examiner également les questions relatives à la responsabilité. […] À ce niveau, il devrait être possible de poursuivre la collaboration pour garantir la sécurité et le maintien du transport de marchandises par rail.»

Vous pouvez lire ici l'intégralité du bulletin du débat du Conseil des États sur l'interpellation 25.4146 du conseiller aux États Josef Dittli.
 
Discussion controversée sur la garantie du niveau de prestations chez CFF Cargo

Avec les motions 25.4147 de la conseillère aux États Eva Herzog et 25.4409 de la CTT-E, le Conseil des États a débattu de la «garantie du niveau des prestations de CFF Cargo, y compris le maintien d'un réseau central dans le transport combiné de marchandises». Ces interventions demandent au Conseil fédéral de fixer diverses exigences aux CFF pour la période de prestations 2026 à 2029. Le débat au Conseil des États s'est concentré sur trois points : les contributions financières de la Confédération, l'amélioration de l'efficacité et donc les points de desserte desservis par CFF Cargo, ainsi que les augmentations de prix proportionnées à l'avenir. En accord avec la majorité de la CTT-E, Eva Herzog a retiré le premier point de sa motion

La conseillère aux États Esther Friedli a pris la parole pour justifier la proposition minoritaire visant à rejeter le point deux de la motion 25.4409. Sa conclusion : « Je vous demande de laisser passer un peu de temps afin que la nouvelle loi sur le transport de marchandises puisse être mise en œuvre. Dans un ou deux ans, nous pourrons alors voir si elle a évolué dans la bonne direction. Mais notre minorité estime qu'il n'est pas judicieux d'intervenir à nouveau dès maintenant. »

Le conseiller fédéral Albert Rösti s'est exprimé comme suit lors du débat : «Nous avons défini les points de desserte dans la convention de prestations, les prix ont été fixés contractuellement, et le cadre est donc en fait tel que le Parlement l'a défini lors de l'examen de la loi sur le transport de marchandises. Je vous demande donc de ne pas intervenir dans la mise en œuvre et de laisser le concept fonctionner dans un premier temps, sachant que nous exigeons de CFF Cargo qu'elle ne subisse plus de pertes dans tous ces domaines.»

Le Conseil des États a approuvé la proposition minoritaire concernant le point deux de la motion 25.4409 par 21 voix contre 15 et a adopté le point trois de la motion par 21 voix contre 19. Le Conseil national doit encore délibérer sur ces projets en tant que deuxième chambre.

Vous pouvez lire ici l'intégralité du bulletin du débat du Conseil des États sur les motions 25.4147 et 25.4409.

La deuxième chambre adopte la motion relative à l'alimentation et à la liquidité du FIF

Avec la motion 25.3953 «Garantir l'alimentation et les liquidités du fonds d'infrastructure ferroviaire», la CTT-E a chargé le Conseil fédéral de prendre les mesures appropriées pour améliorer et augmenter l'alimentation et la liquidité du Fonds d'infrastructure ferroviaire (FIF).

Conformément à la prise de position du Conseil fédéral, le Département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication a décidé d'examiner et de hiérarchiser les projets d'extension prévus dans le cadre du projet « Transports 45 ». Il convient en outre de clarifier comment la situation financière du BIF peut être garantie à moyen terme. Le Conseil fédéral ne tiendra compte que des mesures qui n'affectent pas le paquet de mesures d'allègement budgétaire 27 et le frein à l'endettement.

Le Conseil des États avait déjà adopté la motion 25.3953 lors de la session d'automne 2025 (cliquez ici pour consulter le bulletin officiel). Le Conseil national a suivi la première chambre et a également adopté la motion le 11 décembre 2025.

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Lors de la ses­si­on d’hi­ver 2025, qui s’est tenue du 1er au 19 décembre 2025, le Par­le­ment suis­se a débat­tu de divers pro­jets liés à la poli­tique des trans­ports. L’ac­cent a été mis sur les mesu­res déci­dées par l’Of­fice fédé­ral des trans­ports (OFT) à la...
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Les colosses d’acier ont-ils fait leur temps en tant que moteurs de l’économie ?

Les colosses d’acier ont-ils fait leur temps en tant que moteurs de l’économie ?

L'année touche bientôt à sa fin. On aimerait tant pouvoir annoncer de bonnes nouvelles à l'approche des fêtes. Malheureusement, il n'est pas facile de tirer des conclusions positives de l'analyse du transport ferroviaire de marchandises en 2025. Au contraire, les mauvaises nouvelles se succèdent. Il faut se poser la question de l'importance future de ces colosses d'acier qui, année après année, transportent des millions de tonnes de marchandises d'un point A à un point B. Les enjeux:
  • Plus de marchandises signifie plus de transports, mais seulement sur le papier
  • La liste des exemples négatifs est longue
  • Les objectifs de développement durable de la Suisse sont en jeu
  • Les exceptions confirment la règle
  • Agir au lieu de capituler
Plus de marchandises signifie plus de transports, mais seulement sur le papier Une économie en pleine croissance entraîne nécessairement une augmentation des besoins en matière de transport de marchandises. En effet, les marchandises supplémentaires doivent être acheminées d'une manière ou d'une autre jusqu'au consommateur final. Le transport ferroviaire de marchandises est indispensable à cet égard ; aujourd'hui déjà, il achemine chaque année des millions de tonnes de marchandises de A à B dans le respect du climat. Selon les prévisions de l'Office fédéral du développement territorial (ARE) dans le cadre de ses perspectives de transport pour 2050, il faut s'attendre à une augmentation de 31 % du trafic marchandises d'ici 2050. Pendant cette période, la part des marchandises transportées par rail devrait passer de 37 à 39 %. Les développements actuels dans le domaine du transport ferroviaire de marchandises vont à l'encontre de ces perspectives et des intentions politiques claires en la matière : bien que la demande de transport de marchandises augmente, le rail ne cesse de perdre des parts de marché. La liste des exemples négatifs est longue La suppression prématurée de la chaussée roulante (Rola) illustre parfaitement cette tendance à la baisse. Le 11 décembre 2025, celle-ci a effectué son dernier trajet entre Fribourg-en-Brisgau et Novara (IT). La liste des exemples négatifs similaires est longue. Citons par exemple la suppression de huit terminaux pour le transport combiné, les augmentations de prix parfois disproportionnées pratiquées par CFF Cargo en Suisse ou les réglementations drastiques et peu fondées de l'OFT à la suite de l'accident dans le tunnel de base du Saint-Gothard. Tout aussi préoccupante est la situation désastreuse de l'infrastructure ferroviaire allemande pour le transport combiné transalpin non accompagné. Ces cas apparemment isolés s'accumulent et conduisent à un déclin insidieux et grave du transport ferroviaire de marchandises, et donc à un transfert des transports de la voie ferrée vers la route. Les objectifs de développement durable de la Suisse sont en jeu Cet affaiblissement du transport ferroviaire de marchandises a également des conséquences graves dans d'autres domaines. L'objectif climatique « zéro émission nette » de la Confédération devient ainsi de plus en plus irréaliste. De même, la route a depuis longtemps atteint ses limites de capacité, comme en témoigne le nombre immense et exponentiel d'heures d'embouteillage : en 2024, il dépassait les 55 000 heures. Aucune amélioration n'est en vue. Au contraire, car les électeurs ont clairement rejeté une augmentation de la capacité en novembre 2024. Les exceptions confirment la règle De nombreuses initiatives visant à contrer ces tendances négatives sont réjouissantes. Le projet Cargo-S-Bahn de rXp InterregioCargo est l'une de ces lueurs d'espoir. Il reprend les éléments éprouvés du transport combiné et élimine les obstacles qui le freinent. Grâce à un système simple et bien pensé, cette alliance intersectorielle d'entreprises solides souhaite transférer le transport de marchandises de la route vers le rail. Dans le domaine du transport combiné transalpin, on fait également de nécessité vertu : sous la direction de l'OFT, on rassemble du personnel transfrontalier et on examine des approches innovantes pour surmonter la situation difficile actuelle, caractérisée par une infrastructure ferroviaire désolante et des chantiers en perspective en Allemagne. Il est positif de voir comment les acteurs du secteur se serrent les coudes et recherchent des solutions de manière pragmatique. Agir au lieu de capituler Ulrich Maixner, directeur général de la société de transport Hoyer, a récemment tiré une conclusion dramatique dans le journal Zuger Zeitung concernant la situation du transport combiné : « Nous sommes au bord du gouffre ». La situation du transport ferroviaire de marchandises en Suisse n'est pas encore aussi dramatique. Cependant, le secteur ne peut pas se permettre une deuxième année 2025 avec une accumulation similaire de mauvaises nouvelles.
L’an­née tou­che bien­tôt à sa fin. On aime­rait tant pou­voir annon­cer de bon­nes nou­vel­les à l’appro­che des fêtes. Mal­heu­reu­se­ment, il n’est pas faci­le de tirer des con­clu­si­ons posi­ti­ves de l’ana­ly­se du trans­port fer­ro­vi­ai­re de mar­chan­di­ses...
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Le Conseil fédéral renforce le transport ferroviaire de marchandises en Suisse

Le Conseil fédéral renforce le transport ferroviaire de marchandises en Suisse

Lors de sa séance du 19 novembre 2025, le Conseil fédéral a révisé le soutien financier accordé par la Confédération au transport ferroviaire de marchandises en Suisse et au transport fluvial de marchandises. La révision totale de l'ordonnance sur le transport de marchandises (OTM) et d'autres modifications d'ordonnances entreront en vigueur le 1er janvier 2026. Les enjeux:
  • La Confédération soutient massivement le transport ferroviaire de marchandises
  • Incitations supplémentaires pour le transbordement et le chargement
  • Contributions forfaitaires pour la migration vers la DAC
  • Peu d'offres soumises pour les conventions de prestations
  • CFF Cargo passe à la vitesse supérieure
La Confédération soutient massivement le transport ferroviaire de marchandises Le 21 mars 2025, le Parlement a adopté la révision de la loi sur le transport de marchandises (LTM) et lancé ainsi un ensemble complet de mesures visant à renforcer le transport ferroviaire de marchandises. Le transport par wagons isolés (TWCI) bénéficiera ainsi d'un soutien financier pendant huit ans et devrait devenir rentable à moyen terme. Le Parlement a alloué 260 millions de francs pour les quatre premières années. Il met en outre à disposition un montant unique de 180 millions de francs pour l'attelage automatique numérique (DAC). Incitations supplémentaires pour le transbordement et le chargement La LTC prévoit également des contributions au transbordement et au chargement ainsi que des contributions à l'investissement. L'objectif est d'encourager le transport de marchandises par rail et le transbordement de marchandises entre le rail et d'autres modes de transport. À partir de janvier 2026, la Confédération versera des contributions au transbordement et au chargement aux exploitants de voies de raccordement et d'installations de chargement du transport combiné. Celles-ci s'élèvent à un montant forfaitaire de 40 francs pour chaque wagon chargé reçu ou expédié. Au total, 50 millions de francs sont disponibles chaque année à cet effet. Le soutien financier est limité à 8000 wagons par voie de raccordement. La limite inférieure prévue dans le projet mis en consultation a été supprimée sur la base des commentaires reçus lors de la consultation. Les petits et moyens chargeurs sont ainsi également incités à recourir davantage au rail. Le Conseil fédéral souhaite étendre la promotion des installations de transbordement et de chargement par le biais de contributions à l'investissement et la simplifier sur le plan administratif. Il entend soutenir davantage les investissements dans les surfaces de transbordement et les éléments mobiles des installations par le biais de contributions forfaitaires. Contributions forfaitaires pour la migration vers la DAC La DAC est un élément important pour un transport ferroviaire de marchandises plus efficace et plus productif. La Confédération verse des contributions forfaitaires par véhicule pour l'aménagement et la transformation des wagons et des locomotives. Celles-ci s'élèvent au total à 180 millions de francs. Sur la base des commentaires reçus lors de la consultation, la Confédération a décidé de fixer le montant forfaitaire à 8000 francs par wagon, indépendamment de son âge. Peu d'offres soumises pour les conventions de prestations Au cours de l'été 2025, l'Office fédéral des transports (OFT) a lancé un appel d'offres pour le soutien financier de prestations partielles dans le cadre du système TWCI. À ce jour, seule CFF Cargo a répondu à l'appel d'offres. D'ici fin 2025, l'OFT élaborera avec CFF Cargo une convention de prestations pour le TWCI pour les années 2026 à 2029. CFF Cargo passe à la vitesse supérieure La OTM définit le cadre et met à disposition les moyens financiers nécessaires à une TWCI autonome sur le plan financier. L'objectif est d'atteindre l'autonomie financière dans un délai de quatre à huit ans grâce à une exploitation plus efficace et plus productive de CFF Cargo, à des augmentations de prix équilibrées pour les chargeurs et à des subventions dégressives de la Confédération. CFF Cargo a déjà torpillé ce projet et les objectifs de la LTC avant même l'entrée en vigueur des lois et ordonnances révisées, avec des augmentations de prix atteignant parfois des pourcentages à deux chiffres pour les chargeurs. Une telle approche conduit inévitablement les chargeurs à ne plus transporter leurs marchandises par le rail, mais par la route, notoirement encombrée. Cet effet ne correspond certainement pas à l'intention des responsables politiques lors de l'adoption de la LTC. Il n'est donc pas surprenant que le Parlement ait réagi avec la motion 25.4409 de la conseillère aux États Eva Herzog. La Commission des transports et des télécommunications a adopté la motion le 7 novembre 2025 par 5 voix contre 2 et une abstention.
Lors de sa séan­ce du 19 novembre 2025, le Con­seil fédé­ral a révi­sé le sou­ti­en finan­cier accor­dé par la Con­fé­dé­ra­ti­on au trans­port fer­ro­vi­ai­re de mar­chan­di­ses en Suis­se et au trans­port flu­vi­al de mar­chan­di­ses. La révi­si­on tota­le de...
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Transport transalpin de marchandises : l’objectif de transfert routier-rail s’éloigne

Transport transalpin de marchandises : l’objectif de transfert routier-rail s’éloigne

Le 19 novembre 2025, le Conseil fédéral a publié le «Rapport sur le transfert du trafic juillet 2023 à juin 2025». Ce rapport confirme la situation extrêmement difficile du trafic ferroviaire combiné de marchandises à travers les Alpes. Le Conseil fédéral entend contrer ces évolutions négatives par diverses mesures. Les enjeux:
  • Commande de transfert obligatoire
  • Objectif de plus en plus manqué, également par la faute d'autrui
  • Le Conseil fédéral passe à l'action
  • Problème identifié, tâche toujours difficile
Commande de transfert obligatoire Avec le mandat de transfert, la Suisse dispose d'un instrument unique, ancré dans la Constitution. Celui-ci oblige les responsables politiques à transférer le trafic marchandises transalpin vers le rail. L'objectif est de protéger les Alpes et de limiter le trafic poids lourds dans les vallées alpines. Objectif de plus en plus manqué, également par la faute d'autrui Malheureusement, la part des marchandises transportées par rail n'a cessé de diminuer ces dernières années. L'objectif de transfert de 650 000 trajets de camions à travers les Alpes sera encore largement dépassé en 2024, avec 960 000 trajets. L'un des principaux problèmes à l'origine de cette évolution est l'état délabré des infrastructures ferroviaires dans les pays voisins, notamment en Allemagne. Bien que des mesures soient prises dans de nombreux endroits pour remédier à ces problèmes, la modernisation prévue dans les années à venir continuera de nuire à la fiabilité du transport ferroviaire de marchandises. Le Conseil fédéral passe à l'action Dans ce contexte, ce n'est pas seulement l'économie du transport qui est mise à contribution, mais aussi et surtout la Confédération. Il est réjouissant de constater que le Conseil fédéral s'engage en faveur de voies d'accès modernes et bien aménagées vers les tunnels de base des nouvelles lignes ferroviaires à travers les Alpes (NLFA). Il souhaite également atténuer les effets négatifs de la suppression de la chaussée roulante (Rola) par des incitations financières et transférer les transports concernés vers le transport combiné non accompagné. Il entend en outre s'engager en faveur d'une modernisation rapide de l'infrastructure ferroviaire dans les pays voisins, de la mise en place d'itinéraires de contournement performants et d'une coordination internationale des travaux de construction entre les différents acteurs. Problème identifié, tâche toujours difficile L'objectif de transfert inscrit dans la Constitution est encore loin d'être atteint. Les raisons en sont multiples. Elles tiennent principalement à l'état parfois déplorable de l'infrastructure ferroviaire en Allemagne, qui entraîne l'annulation de près d'un train sur cinq. Dans ce contexte, il faut saluer le fait que le Conseil fédéral se saisisse de la question et présente des solutions concrètes. Il restera toutefois extrêmement difficile de maintenir le transport ferroviaire de marchandises à un niveau durable dans les années à venir, jusqu'à ce que les infrastructures étrangères soient modernisées. Face à ces défis, il est d'autant plus crucial que le secteur du transport de marchandises se serre les coudes et coopère étroitement tant sur le plan politique qu'opérationnel. C'est la seule façon d'éviter d'autres obstacles inutiles.
Le 19 novembre 2025, le Con­seil fédé­ral a publié le «Rap­port sur le trans­fert du tra­fic juil­let 2023 à juin 2025». Ce rap­port con­fir­me la situa­ti­on extrê­me­ment dif­fi­ci­le du tra­fic fer­ro­vi­ai­re com­bi­né de mar­chan­di­ses à tra­vers les Alpes. Le...
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Cargo-RER : optimiser ce qui a fait ses preuves, éliminer les obstacles

Cargo-RER : optimiser ce qui a fait ses preuves, éliminer les obstacles

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Mit dem Ansatz rXp InterregioCargo will eine branchenübergreifende Allianz aus innovativen und leistungsstarken Unternehmen in den nächsten Jahren Güter von der notorisch verstopften Strasse verstärkt auf die Bahn verlagern. Das intelligente Verkehrskonzept nutzt Bewährtes und eliminiert Schwachstellen des heutigen Schienengüterverkehrs. Während sich SBB Cargo immer stärker vom kombinierten Verkehr zurückzieht, kommt diese Initiative im richtigen Moment.


Darum geht’s:

  • Überlastung der Strassen nimmt zu
  • Gütertransport auf Kurz- und Mittelstrecken neu gedacht
  • Flexibler und kostengünstiger als der Einzelwagenladungsverkehr
  • Schnell und einfach wie die S-Bahn – nur für Güter
  • Für eine verstärkte Verkehrsverlagerung engagiert
  • Wertvolle Symbiose von Strasse und Schiene

Überlastung der Strassen nimmt zu

%91caption id=%22attachment_21299%22 align=%22alignright%22 width=%22300%22%93%22%22 Abb. 1: Verladevorgang von LkW auf Zug. Quelle: rXp RailTruck%91/caption%93

Die Situation auf den Schweizer Strassen spitzt sich zu: Die Staustunden steigen an und die Klimaziele des Bundes rücken zunehmend in weite Ferne. Nach dem Nein des Schweizer Stimmvolks zum Autobahnausbau bleiben die Engpässe bestehen. Vor diesem Hintergrund erweist sich die Personalsuche der Camionneure als zunehmend anspruchsvoll, wie es Hans-Peter Dreier der Dreier AG an einer Veranstaltung vom 4. November 2025 in Olten ausführte.

Gütertransport auf Kurz- und Mittelstrecken neu gedacht

Da kommt das Verkehrsmodell der rXp Interregio Cargo GmbH wie gerufen. Mit dem elektrischen Triebzug rXp RailTruck als Kernstück sollen Güter, die bisher auf der Strasse transportiert wurden, den Weg leichter auf die Schiene finden. Der rXp RailTruck ist für den Fahrbetrieb richtungsunabhängig und soll rein privat realisiert werden.

Flexibler und kostengünstiger als der Einzelwagenladungsverkehr

%91caption id=%22attachment_21304%22 align=%22alignleft%22 width=%22439%22%93%22%22 Abb. 2: Aufteilung der Transportstrecke zwischen der Bahn und der Strasse. Quelle: rXp RailTruck%91/caption%93

Das Konzept rXp InterregioCargo unterscheidet sich in einigen Punkten vom aufwendigen und bisher defizitären Einzelwagenladungsverkehr (EWLV). Mit dem rXp RailTruck lässt sich ein Grossteil der kostentreibenden Arbeiten und Aufwendungen des EWLV umgehen. Das erhöht nicht nur die Rentabilität, sondern steigert auch die Flexibilität erheblich. Diese Schlüsselargumente überzeugen Strassentransportunternehmen wie die Dreier AG, die sich am Projekt beteiligen. Geschäftsführer Hans-Peter Dreier sieht das Modell denn auch als Antwort auf den angekündigten Rückzug von SBB Cargo aus dem kombinierten Verkehr.

Schnell und einfach wie die S-Bahn – nur für Güter

Dank des elektrischen Triebzugs rXp RailTruck entfallen aufwendige und kostspielige Rangierarbeiten – analog zur S-Bahn im Personenverkehr. Das Verladen der Container oder Wechselbrücken erfolgt auf Neben- oder Anschlussgleisen mit oder ohne Fahrleitung. Das ist möglich, weil der rXp RailTruck dank Batteriebetrieb auch auf Gleisen ohne Fahrleitung einsetzbar ist. Das erspart zeitraubende Stopps und erhöht die Flexibilität des Lokführers. Das Wagenmaterial wird vom VAP-Mitglied MFD Rail GmbH zugemietet und instandgehalten. Das Rad muss also auch hier nicht neu erfunden werden, da bewährte Konzepte vorhanden sind.

Für eine verstärkte Verkehrsverlagerung engagiert

Die Initianten von rXp InterregioCargo sehen ihren innovativen Ansatz nicht als Konkurrenz zum bisherigen Schienengüterverkehr, sondern als Ergänzung für eine verstärkte Verkehrsverlagerung auf die Bahn. Dank der schlanken und kostenoptimierten Abwicklung beim Ver- und Entladen wird es für die Transporteure interessant, Güter auch auf kürzeren Strecken mit der Bahn zu transportieren.

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Wertvolle Symbiose von Strasse und Schiene

In einer Zeit, in der sich die Schlagzeilen über den Abbau des Schienengüterverkehrs mehren, sind Lichtblicke wie das Verkehrsmodell rXp InterregioCargo höchst willkommen. Indem das Konzept bewährte Aspekte nutzt und Schwächen des heutigen Schienengüterverkehrs beseitigt, schafft es ein vielversprechendes Produkt für den inländischen Gütertransport auf der Schiene. Folgen weitere Strassenspediteure dem Vorbild der Dreier AG, könnte die lang ersehnte Symbiose zwischen der Bahn und der Strasse bald Realität werden.

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Mit dem Ansatz rXp InterregioCargo will eine branchenübergreifende Allianz aus innovativen und leistungsstarken Unternehmen in den nächsten Jahren Güter von der notorisch verstopften Strasse verstärkt auf die Bahn verlagern. Das intelligente Verkehrskonzept nutzt Bewährtes und eliminiert Schwachstellen des heutigen Schienengüterverkehrs. Während sich SBB Cargo immer stärker vom kombinierten Verkehr zurückzieht, kommt diese Initiative im richtigen Moment.


Darum geht’s:

  • Überlastung der Strassen nimmt zu
  • Gütertransport auf Kurz- und Mittelstrecken neu gedacht
  • Flexibler und kostengünstiger als der Einzelwagenladungsverkehr
  • Schnell und einfach wie die S-Bahn – nur für Güter
  • Für eine verstärkte Verkehrsverlagerung engagiert
  • Wertvolle Symbiose von Strasse und Schiene

Überlastung der Strassen nimmt zu

%91caption id=%22attachment_21299%22 align=%22alignright%22 width=%22300%22%93%22%22 Abb. 1: Verladevorgang von LkW auf Zug. Quelle: rXp RailTruck%91/caption%93

Die Situation auf den Schweizer Strassen spitzt sich zu: Die Staustunden steigen an und die Klimaziele des Bundes rücken zunehmend in weite Ferne. Nach dem Nein des Schweizer Stimmvolks zum Autobahnausbau bleiben die Engpässe bestehen. Vor diesem Hintergrund erweist sich die Personalsuche der Camionneure als zunehmend anspruchsvoll, wie es Hans-Peter Dreier der Dreier AG an einer Veranstaltung vom 4. November 2025 in Olten ausführte.

Gütertransport auf Kurz- und Mittelstrecken neu gedacht

Da kommt das Verkehrsmodell der rXp Interregio Cargo GmbH wie gerufen. Mit dem elektrischen Triebzug rXp RailTruck als Kernstück sollen Güter, die bisher auf der Strasse transportiert wurden, den Weg leichter auf die Schiene finden. Der rXp RailTruck ist für den Fahrbetrieb richtungsunabhängig und soll rein privat realisiert werden.

Flexibler und kostengünstiger als der Einzelwagenladungsverkehr

%91caption id=%22attachment_21304%22 align=%22alignleft%22 width=%22439%22%93%22%22 Abb. 2: Aufteilung der Transportstrecke zwischen der Bahn und der Strasse. Quelle: rXp RailTruck%91/caption%93

Das Konzept rXp InterregioCargo unterscheidet sich in einigen Punkten vom aufwendigen und bisher defizitären Einzelwagenladungsverkehr (EWLV). Mit dem rXp RailTruck lässt sich ein Grossteil der kostentreibenden Arbeiten und Aufwendungen des EWLV umgehen. Das erhöht nicht nur die Rentabilität, sondern steigert auch die Flexibilität erheblich. Diese Schlüsselargumente überzeugen Strassentransportunternehmen wie die Dreier AG, die sich am Projekt beteiligen. Geschäftsführer Hans-Peter Dreier sieht das Modell denn auch als Antwort auf den angekündigten Rückzug von SBB Cargo aus dem kombinierten Verkehr.

Schnell und einfach wie die S-Bahn – nur für Güter

Dank des elektrischen Triebzugs rXp RailTruck entfallen aufwendige und kostspielige Rangierarbeiten – analog zur S-Bahn im Personenverkehr. Das Verladen der Container oder Wechselbrücken erfolgt auf Neben- oder Anschlussgleisen mit oder ohne Fahrleitung. Das ist möglich, weil der rXp RailTruck dank Batteriebetrieb auch auf Gleisen ohne Fahrleitung einsetzbar ist. Das erspart zeitraubende Stopps und erhöht die Flexibilität des Lokführers. Das Wagenmaterial wird vom VAP-Mitglied MFD Rail GmbH zugemietet und instandgehalten. Das Rad muss also auch hier nicht neu erfunden werden, da bewährte Konzepte vorhanden sind.

Für eine verstärkte Verkehrsverlagerung engagiert

Die Initianten von rXp InterregioCargo sehen ihren innovativen Ansatz nicht als Konkurrenz zum bisherigen Schienengüterverkehr, sondern als Ergänzung für eine verstärkte Verkehrsverlagerung auf die Bahn. Dank der schlanken und kostenoptimierten Abwicklung beim Ver- und Entladen wird es für die Transporteure interessant, Güter auch auf kürzeren Strecken mit der Bahn zu transportieren.

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Wertvolle Symbiose von Strasse und Schiene

In einer Zeit, in der sich die Schlagzeilen über den Abbau des Schienengüterverkehrs mehren, sind Lichtblicke wie das Verkehrsmodell rXp InterregioCargo höchst willkommen. Indem das Konzept bewährte Aspekte nutzt und Schwächen des heutigen Schienengüterverkehrs beseitigt, schafft es ein vielversprechendes Produkt für den inländischen Gütertransport auf der Schiene. Folgen weitere Strassenspediteure dem Vorbild der Dreier AG, könnte die lang ersehnte Symbiose zwischen der Bahn und der Strasse bald Realität werden.

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Avec l'approche rXp InterregioCargo, une alliance intersectorielle d'entreprises innovantes et performantes souhaite, au cours des prochaines années, transférer davantage de marchandises de la route, notoirement encombrée, vers le rail. Ce concept de transport intelligent s'appuie sur des solutions éprouvées et élimine les faiblesses du transport ferroviaire de marchandises actuel. Alors que CFF Cargo se retire de plus en plus du transport combiné, cette initiative arrive à point nommé.


Les enjeux:

  • La congestion routière augmente
  • Le transport de marchandises sur courtes et moyennes distances repensé
  • Plus flexible et plus économique que le transport par wagons complets
  • Aussi rapide et simple que le RER – uniquement pour les marchandises
  • Engagé en faveur d'un transfert modal accru
  • Une symbiose précieuse entre route et rail

La congestion routière augmente

[caption id="attachment_21299" align="alignleft" width="300"] Fig. 1 : Opération de chargement d'un camion sur un train. Source : rXp RailTruck[/caption]

La situation sur les routes suisses s'aggrave : les heures d'embouteillage augmentent de manière exponentielle, tout comme les émissions. Après le rejet par le peuple suisse de l'extension du réseau autoroutier, les goulets d'étranglement persistent. Dans ce contexte, le recrutement de camionneurs s'avère de plus en plus difficile, comme l'a expliqué Hans-Peter Dreier, de la société Dreier AG, lors d'un événement organisé le 4 novembre 2025 à Olten.

Le transport de marchandises sur courtes et moyennes distances repensé

Le modèle de transport de rXp Interregio Cargo GmbH arrive donc à point nommé. Avec le train électrique rXp RailTruck comme élément central, les marchandises qui étaient jusqu'à présent transportées par la route devraient trouver plus facilement leur chemin vers le rail. Le rXp RailTruck peut circuler dans les deux sens et devrait être réalisé à titre purement privé.

Plus flexible et plus économique que le transport par wagons complets

[caption id="attachment_21304" align="alignright" width="467"] Fig. 2 : Parts respectives du rail et de la route dans le transport. Source : rXp RailTruck[/caption]

Le concept rXp InterregioCargo se distingue à plusieurs égards du transport par wagons isolés (TWCI), coûteux et jusqu'à présent déficitaire. Le rXp RailTruck permet d'éviter une grande partie des travaux et des dépenses coûteux liés à le TWCI. Cela augmente non seulement la rentabilité, mais aussi considérablement la flexibilité. Ces arguments clés convainquent les entreprises de transport routier telles que Dreier AG, qui participent au projet. Le directeur général Hans-Peter Dreier considère également ce modèle comme une réponse au retrait annoncé de CFF Cargo du transport combiné.

Aussi rapide et simple que le RER – uniquement pour les marchandises

Grâce à la rame électrique rXp RailTruck, les manœuvres fastidieuses et coûteuses sont supprimées, comme c'est le cas pour le S-Bahn dans le transport de personnes. Le chargement des conteneurs ou des caisses mobiles s'effectue sur des voies secondaires ou de raccordement, avec ou sans caténaire. Cela est possible car le rXp RailTruck fonctionne sur batterie et peut donc être utilisé même sur des voies sans caténaire. Cela évite les arrêts fastidieux et augmente la flexibilité du conducteur de locomotive. Le matériel roulant est loué et entretenu par MFD Rail GmbH, membre de la VAP. Il n'est donc pas nécessaire de réinventer la roue, car des concepts éprouvés existent déjà.

Engagé en faveur d'un transfert modal accru

Les initiateurs de rXp InterregioCargo ne considèrent pas leur approche innovante comme une concurrence au transport ferroviaire de marchandises existant, mais comme un complément permettant de renforcer le transfert du trafic vers le rail. Grâce à un processus de chargement et de déchargement simplifié et optimisé en termes de coûts, il devient intéressant pour les transporteurs d'acheminer leurs marchandises par rail, même sur des trajets courts.

Une symbiose précieuse entre route et rail

À une époque où les gros titres sur le déclin du transport ferroviaire de marchandises se multiplient, des lueurs d'espoir telles que le modèle de transport rXp InterregioCargo sont les bienvenues. En exploitant les aspects éprouvés et en éliminant les faiblesses du transport ferroviaire de marchandises actuel, ce concept crée un produit prometteur pour le transport ferroviaire national de marchandises. Si d'autres transporteurs routiers suivent l'exemple de Dreier AG, la symbiose tant attendue entre le rail et la route pourrait bientôt devenir réalité.

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CFF Cargo réduit le transport par wagons complets isolés au lieu de le réorganiser

CFF Cargo réduit le transport par wagons complets isolés au lieu de le réorganiser

Avec la révision de la loi sur le transport de marchandises (LTM), le Parlement souhaitait renforcer le transport par wagons complets isolés (TWCI). Avec sa politique tarifaire, CFF Cargo fait exactement le contraire, et ce à toute vitesse. Et tout cela avant même que la loi révisée et l'ordonnance correspondante n'entrent en vigueur. Les enjeux:
  • Les hausses de prix exorbitantes entraînent un transfert vers la route
  • Les chargeurs étaient prêts à payer des prix modérément plus élevés
  • Cette réduction va fondamentalement à l'encontre de la volonté du Parlement
  • Une lueur d'espoir à l'horizon : les responsables politiques se saisissent de la question
  • Le Conseil fédéral et le Parlement doivent immédiatement tirer le frein d'urgence
Les hausses de prix exorbitantes entraînent un transfert vers la route Le 20 septembre 2025, CFF Cargo a publié un communiqué qui interpelle. Les responsables y évoquent la préservation du transport ferroviaire de marchandises respectueux de l'environnement et des emplois en Suisse. Malheureusement, c'est actuellement le contraire qui se produit. Au cours des derniers mois, CFF Cargo a procédé à des augmentations de prix parfois exorbitantes. Cela conduit de nombreux clients du secteur du transport à miser encore davantage, voire exclusivement, sur le transport routier à l'avenir. Cela est confirmé par d'innombrables retours d'information des membres de la VAP. Ceux-ci sont unanimes : les chargeurs continueraient à miser sur le transport ferroviaire de marchandises à l'avenir, mais celui-ci n'est plus compétitif par rapport au transport routier compte tenu des prix exigés par CFF Cargo. Les chargeurs étaient prêts à payer des prix modérément plus élevés À l'origine, le Parlement souhaitait rendre le TWCI autonome financièrement. Pour ce faire, celle-ci devait bénéficier d'un soutien financier pendant huit ans, avec 260 millions de francs suisses mis à disposition pour les quatre premières années. En outre, la Confédération a alloué une aide unique de 180 millions de francs suisses pour l'attelage automatique numérique (DAC) dans le transport ferroviaire de marchandises. Le chemin vers l'autofinancement était envisagé comme suit : les chargeurs contribuent par des augmentations de prix modérées, CFF Cargo par une productivité et une efficacité accrues et la Confédération par un soutien temporaire. La VAP et ses membres auraient apporté leur contribution ; les chargeurs auraient été pour la plupart prêts à payer ce prix pour un TWCI autonome financièrement. La réduction du déficit de CFF Cargo se fait presque exclusivement au détriment des chargeurs. Pour la plupart d'entre eux, il n'y a donc plus d'incitation à miser sur le transport ferroviaire de marchandises. Cela entraîne une réduction drastique des infrastructures ferroviaires destinées au transport de marchandises. Compte tenu des investissements initiaux élevés, ces entreprises ne devraient plus jamais se tourner vers le rail à l'avenir, ce qui entraînera un démantèlement durable de le TWCI et donc du transport ferroviaire de marchandises. Pour le Conseil fédéral et le Parlement, cette réduction irréversible des volumes de marchandises transportées par rail sera visible au plus tard dans quatre ans. Cette réduction va fondamentalement à l'encontre de la volonté du Parlement Les développements actuels ne correspondent pas à la volonté du Parlement. Ce dernier souhaitait renforcer e TWCI, notamment afin de faire progresser la décarbonisation des transports et d'atteindre l'objectif de zéro émission nette d'ici 2050. Sans un TWCI performant, cet objectif s'éloigne de plus en plus. Enfin, le rejet par le peuple de l'extension de l'autoroute en novembre 2024 a également contribué à ce que l'effondrement du réseau routier ne puisse être évité que si le plus grand nombre possible de marchandises sont transportées par rail. Une lueur d'espoir à l'horizon : les responsables politiques se saisissent de la question Il est réjouissant de constater que les responsables politiques se saisissent de la question. Ainsi, la conseillère aux États Eva Herzog a déposé le 25 septembre 2025 la motion 25.4147 « Garantie du niveau de prestations de CFF Cargo, y compris le maintien d'un réseau central pour le transport combiné de marchandises ». Cette motion demande que CFF Cargo ne puisse plus augmenter ses prix au-delà du taux d'inflation à partir de 2026. CFF Cargo devrait donc assurer sa rentabilité principalement par une exploitation plus productive et plus efficace, comme le prévoyait le Parlement dans la loi sur le transport de marchandises. Malheureusement, CFF Cargo a entre-temps créé un fait accompli : une partie considérable de la clientèle de le TWCI s'est déjà détournée du rail. Le Conseil fédéral et le Parlement doivent immédiatement tirer le frein d'urgence La VAP appelle le Conseil fédéral et le Parlement à mettre immédiatement un terme à la pratique de CFF Cargo consistant à augmenter ses prix, en partie à deux chiffres. Cette démarche arbitraire de CFF Cargo pousse de plus en plus de chargeurs à délaisser le transport ferroviaire au profit du transport routier, ce qui va à l'encontre de la volonté politique et des efforts de la Suisse en matière de décarbonisation.  
Avec la révi­si­on de la loi sur le trans­port de mar­chan­di­ses (LTM), le Par­le­ment sou­hai­tait ren­forcer le trans­port par wagons com­plets iso­lés (TWCI). Avec sa poli­tique tarifai­re, CFF Cargo fait exac­te­ment le con­trai­re, et ce à toute vites­se. Et...
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Session d’automne 2025: des dossiers importants mis en route

Session d’automne 2025: des dossiers importants mis en route

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Lors de la session d’automne 2025, qui s’est tenue du 8 au 26 septembre 2025, les Chambres fédérales ont inscrit à leur ordre du jour divers dossiers relatifs à la politique des transports. L’accent a été mis sur les conséquences financières et structurelles de la suppression de la chaussée roulante (CR ou Rola en allemand), sur l’extension de la ligne d’accès NLFA Anvers-Bâle sur la rive gauche du Rhin, sur le fonds d’infrastructure ferroviaire (FIF) et sur le transport souterrain de marchandises, plus connu sous le nom de Cargo sous terrain (CST).

 

Les enjeux:

    • La suppression de la chaussée roulante soulève des questions
    • Le Conseil national garantit les moyens de la politique de transfert
    • L’extension de la ligne d’accès à la NLFA sur la rive gauche du Rhin à nouveau débattue
    • Autres questions et réponses concernant Cargo sous terrain
    • Le financement et les liquidités du fonds d’infrastructure ferroviaire sont garantis

     

    La suppression de la chaussée roulante soulève des questions

    L’abandon annoncé de la chaussée roulante fin 2025 prive la Suisse de l’un des instruments centraux de sa politique de transfert. Quelque 70 000 trajets effectués jusqu’ici par rail risquent de se reporter sur la route, alors même que le plafond de 650 000 poids lourds autorisés par la Constitution fédérale à traverser les Alpes chaque année est déjà largement dépassé. Le nombre de poids lourds va donc massivement augmenter sur les axes de transit centraux, ce qui risque fortement de créer davantage d’embouteillages. Parallèlement, le réseau ferroviaire international connaît des goulets d’étranglement, notamment en raison du piteux état des infrastructures ferroviaires en Allemagne.

    Dans ce contexte, le conseiller aux États et président de la VAP Josef Dittli ainsi que la conseillère aux États Heidi Z’graggen ont déposé les interpellations 25.3540 «Aires de stationnement, centres de contrôle, report modal. Comment la Confédération gérera-t-elle la hausse du nombre de poids lourds sur les routes après la fin de la chaussée roulante?» et 25.3541 «Avenir du trafic transalpin. Comment la Confédération gérera-t-elle la hausse du nombre de poids lourds sur les routes après la fin de la chaussée roulante?»

    Le Conseil fédéral a répondu par écrit à ces questions avant la séance du Conseil. Globalement, il estime que le risque d’un renversement de tendance dans la politique de transfert modal est réaliste. Il prévoit pour les années à venir une augmentation du nombre de trajets de poids lourds à travers les Alpes par rapport à aujourd’hui et un déplacement du split modal au détriment du rail.

    Le président de la VAP, Josef Dittli, a remercié le Conseil fédéral pour sa prise de position, mais a sou-ligné son manque de détails. Lui-même et les membres de la VAP auraient notamment souhaité con-naître l’influence du centre de contrôle du trafic lourd d’Erstfeld sur le trafic supplémentaire généré par la fermeture de la chaussée roulante. Le président de la VAP doute que le trafic supplémentaire puisse être géré sans conséquences négatives pour les embouteillages devant le tunnel du Gothard, même avec une exploitation cohérente de ce potentiel de rétention.

    Le Conseil national garantit les moyens de la politique de transfert

    Avec la motion 25.3949 «Assurer les moyens de la politique de transfert», la Commission des trans-ports et des télécommunications du Conseil national (CTT-N) a chargé le Conseil fédéral d’utiliser l’intégralité des fonds libérés dans le plafond des dépenses 2024-2028 par l’abandon de la chaussée roulante, soit environ 50 millions de francs, pour promouvoir des mesures supplémentaires de transfert sur le rail du fret transalpin de 2026 à 2030, et d’entreprendre les démarches nécessaires à cet effet. La Commission estime que des mesures ciblées sont indispensables pour empêcher un retour immé-diat au transport par la route. Le Conseil fédéral a recommandé le rejet du projet. Le conseiller fédéral Albert Rösti déclare à ce sujet: «Il est important pour moi de mentionner que la promotion accrue du transport combiné non accompagné transalpin demandée dans la motion n’est pas possible, ou seu-lement de manière très limitée, sans modification de la loi. Le soutien financier au transport ferroviaire transalpin de marchandises est régi par l’article 8 de la loi sur le transfert du transport de marchan-dises.»

    Le Conseil national a adopté la motion par 123 voix contre 70. La VAP salue expressément cette dé-cision, en particulier dans le contexte du recul quasi général du volume des marchandises transpor-tées par rail.

    L’extension de la ligne d’accès à la NLFA sur la rive gauche du Rhin à nouveau débattue

    La NLFA a considérablement augmenté la capacité du transport de marchandises à travers les Alpes sur le territoire suisse. Sa principale ligne d’accès côté nord, sur la rive droite du Rhin en Allemagne, est cependant déjà surchargée et régulièrement sujette à des perturbations. Les retards pris dans son aménagement viennent encore aggraver le problème. Afin de renforcer la résilience du système, il faut donc d’urgence établir une deuxième ligne d’accès à la NLFA côté nord.

    Avec la motion 25.3543 «Aménager le tronçon Anvers-Bâle pour créer une deuxième ligne d’accès à la NLFA côté nord et éviter le report sur la route du transport combiné de marchandises», le conseiller national Thierry Burkart a chargé le Conseil fédéral d’aménager rapidement la ligne d’accès NLFA An-vers-Bâle sur la rive gauche du Rhin en tant que deuxième ligne d’accès côté nord. La Suisse doit financer intégralement l’adaptation du profil des tunnels des Vosges nécessaire à cet effet et utiliser en priorité les fonds libérés par l’abandon de la chaussée roulante pour les années 2026 à 2028.

    Le Parlement avait déjà confié au Conseil fédéral, par les motions 20.3003 (2020) et 24.3389 (2024), le mandat visant à faire avancer l’aménagement de la ligne d’accès à la NLFA sur la rive gauche du Rhin entre Metz et Strasbourg au moyen d’un futur traité international et d’un soutien financier de la Suisse à l’aménagement du profil d’espace libre. En outre, le Conseil fédéral est d’avis que le cofinan-cement ne doit pas se faire par le biais du budget général de la Confédération, mais par le biais du fonds d’infrastructure ferroviaire. La VAP partage l’avis du Conseil fédéral. Le Conseil des États a transmis la motion à la commission compétente pour examen préalable.

    Autres questions et réponses concernant Cargo sous terrain

    Cargo sous terrain fait régulièrement les gros titres dans les médias. Avec la loi fédérale sur le trans-port souterrain de marchandises (LTSM), la Confédération a créé les conditions nécessaires à la mise en place d’un système entièrement automatisé de transport souterrain de marchandises entre les grandes agglomérations du Mittelland. Le financement, la construction et l’exploitation doivent être assurés par le secteur privé.

    Dans l’interpellation 25.3631, le conseiller aux États Hans Wicki a demandé au Conseil fédéral de ré-pondre à diverses questions concernant la suite de la procédure dans le dossier CST. Dans sa ré-ponse écrite du 13 août 2025, le régulateur a indiqué qu’il avait approuvé le transport souterrain de marchandises dans le cadre du plan sectoriel des transports en juin 2025. Sur la base de diverses études, il estime que le potentiel de CST pour soulager d’autres modes de transport, en particulier les routes nationales, est plutôt faible, et ne voit actuellement aucune nécessité d’agir.

    Le financement et les liquidités du fonds d’infrastructure ferroviaire sont garantis

    Avec la motion 25.3953, A. Gmür-Schönenberger demande au Conseil fédéral de prendre les mesures appropriées pour améliorer et augmenter le financement et les liquidités du FIF. L’objectif de la motion est de garantir le financement et les liquidités du FIF afin que les projets décidés par le Parlement et les projets futurs puissent être réalisés sans retard.

    La CTT des deux Conseils ainsi que le Conseil fédéral ont recommandé l’adoption du projet. Le Conseil des États, en tant que première chambre, a accepté le projet. L’avis du Conseil fédéral relatif à l’intervention est disponible. La VAP rejette la motion 25.3953, car le Parle-ment s’est déjà prononcé en faveur de la motion 25.3949 de la commission.

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​Lors de la ses­si­on d’automne 2025, qui s’est tenue du 8 au 26 sep­tembre 2025, les Cham­bres fédé­ra­les ont inscrit à leur ordre du jour divers dos­siers rela­tifs à la poli­tique des trans­ports. L’accent a été mis sur les con­sé­quen­ces finan­ciè­res et...
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