Avec les paramè­tres clés pour les trans­ports en 2045, le Con­seil fédé­ral pose les jalons pour le déve­lo­p­pe­ment futur des infra­struc­tures de trans­port. Du point de vue de la VAP, il est essentiel que le trans­port fer­ro­vi­ai­re de mar­chan­di­ses soit pris en comp­te de maniè­re appro­priée dès le début. Sinon, les objec­tifs de trans­fert modal et le bon fon­c­tion­ne­ment de l’en­sem­ble du sys­tème seront compromis.

Lors de sa séan­ce d’hier, le Con­seil fédé­ral a fixé les gran­des lignes du déve­lo­p­pe­ment des infra­struc­tures de trans­port jus­qu’en 2045. Se fond­ant sur l’ex­per­ti­se «Trans­ports 2045» de l’EPFZ ainsi que sur les esti­ma­ti­ons et les ana­ly­ses des offices fédé­raux com­pé­tents, il a char­gé le DETEC d’é­la­bo­rer un pro­jet desti­né à la con­sul­ta­ti­on d’ici à fin juin 2026. L’ob­jec­tif est de coor­don­ner le déve­lo­p­pe­ment du rail, de la route et du tra­fic d’ag­glo­mé­ra­ti­on afin de répond­re aux beso­ins futurs en matiè­re de mobilité.

L’As­so­cia­ti­on des char­geurs (VAP) salue le fait que le Con­seil fédé­ral se pen­che suf­fi­sam­ment tôt et à long terme sur le déve­lo­p­pe­ment de l’in­fra­struc­tu­re fer­ro­vi­ai­re. Pour les mem­bres de la VAP, il est essentiel que le trans­port fer­ro­vi­ai­re de mar­chan­di­ses soit pris en comp­te de maniè­re appro­priée, car il con­sti­tue un élé­ment indis­pensable d’un sys­tème de trans­port per­for­mant et durable.

Le rap­port de l’EPFZ décrit une forte crois­sance du tra­fic voy­a­ge­urs, tan­dis que le tra­fic mar­chan­di­ses par rail sta­gne depuis des années. Du point de vue de la VAP, cette con­sta­ta­ti­on est tou­te­fois insuf­fi­san­te. La sta­gna­ti­on n’est pas prin­ci­pa­le­ment due à un man­que de deman­de, mais plu­tôt à des gou­lets d’étran­gle­ment en ter­mes de capa­ci­té, à l’ab­sence de con­di­ti­ons-cad­res et à des rest­ric­tions opé­ra­ti­on­nel­les, non seu­le­ment en Suis­se, mais aussi sur les lignes d’ap­port dans les pays voi­sins. Les trains de voy­a­ge­urs ayant la prio­ri­té dans le tra­fic mixte, il devi­ent de plus en plus dif­fi­ci­le pour les trains de mar­chan­di­ses de cir­cu­ler de maniè­re fia­ble et pon­c­tu­el­le sur un réseau fer­ro­vi­ai­re for­te­ment sol­li­ci­té. À cela s’a­jou­te l’aug­men­ta­ti­on des trans­ports de mar­chan­di­ses urgents, tels que les biens de con­som­ma­ti­on, les den­rées ali­men­tai­res ou les colis. La ques­ti­on reste ouver­te de savoir com­ment garan­tir que ces trains de mar­chan­di­ses trou­vent effec­ti­ve­ment leur place sur le réseau fer­ro­vi­ai­re, en par­ti­cu­lier avec des sil­lons vrai­ment rapides.

Si le trans­port fer­ro­vi­ai­re de mar­chan­di­ses ne dis­po­se pas de l’e­space néces­saire, il ris­que d’êt­re trans­fé­ré vers la route. Cela aurait des con­sé­quen­ces immé­dia­tes sur le réseau rou­tier déjà for­te­ment sol­li­ci­té, qui fon­c­tion­ne déjà à la limi­te de ses capa­ci­tés dans de nombreux end­roits. Une char­ge sup­p­lé­men­tai­re sur les rou­tes natio­na­les due au trans­port de mar­chan­di­ses ent­raî­nerait clai­re­ment une aug­men­ta­ti­on des heu­res d’embouteillage, ce qui n’est dans l’in­té­rêt ni de l’é­co­no­mie ni de la population.

Pour la VAP, il est donc essentiel que le trans­port fer­ro­vi­ai­re de mar­chan­di­ses soit sys­té­ma­ti­quement pris en comp­te dans la pla­ni­fi­ca­ti­on et la hié­rar­chi­sa­ti­on des étapes d’ex­ten­si­on. L’in­fra­struc­tu­re fer­ro­vi­ai­re est uti­li­sée à la fois pour le trans­port de mar­chan­di­ses et pour le trans­port de per­son­nes. Ces deux modes de trans­port sont essentiels pour la Suis­se en tant que pôle éco­no­mi­que et de mobi­li­té. La VAP par­ti­ci­pe­ra donc acti­ve­ment à la con­sul­ta­ti­on pré­vue à l’été 2026 afin de répond­re aux pré­oc­cu­pa­ti­ons des char­geurs et du trans­port fer­ro­vi­ai­re de marchandises.

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