INTEROPÉRABILITÉ

La VAP s’en­ga­ge pour l’in­teropé­ra­bi­li­té. Cela signi­fie l’har­mo­ni­sa­ti­on des con­di­ti­ons cad­res afin que les trains puis­sent cir­cu­ler libre­ment sur les réseaux fer­ro­vi­ai­res européens.

Le trans­port de mar­chan­di­ses suis­se ne con­naît pas de fron­tiè­res. Beau­coup de nos mem­bres sont actifs au niveau inter­na­tio­nal et des­ser­vent régu­liè­re­ment l’e­space de l’UE. Pour que nous puis­si­ons con­tin­uer à vous garan­tir cet accès à un potentiel de mar­ché inté­res­sant, nous nous enga­ge­ons sur la scène internationale.

 

  • La «Inter­na­tio­nal Union of Wag­on­kee­pers» – en abré­gé UIP – mène une poli­tique euro­pé­en­ne du trans­port de mar­chan­di­ses. Nous, à la VAP, avons fondé l’UIP en 1950 et fai­sons valoir depuis lors la per­spec­ti­ve suis­se en Europe.
  • La «Euro­pean Rail Freight Asso­cia­ti­on» résu­me son objec­tif en quel­ques mots: «We deli­ver com­pe­ti­ti­on!» (Nous liv­rons la com­pé­ti­ti­vi­té!). Nous som­mes éga­le­ment étroi­te­ment liés à cette orga­ni­sa­ti­on, dont nous assur­ons la vice-présidence.
25<sup>e</sup> anniversaire du «Traité de Lugano» – un regard sur l’avenir

25e anniversaire du «Traité de Lugano» – un regard sur l’avenir

25 ans exac­te­ment après la signa­tu­re du «Trai­té de Luga­no», un bilan a été dres­sé dans la gare alle­man­de de Bâle, métro­po­le fron­ta­liè­re suis­se. Pour la VAP, l’aménagement de l’itinéraire sur la rive gau­che du Rhin pour le trans­port de mar­chan­di­ses, en plus de celui de la rive droi­te du fleuve, est urgent. Il est tout aussi urgent de mett­re en œuvre l’automatisation, en par­ti­cu­lier via l’attelage auto­ma­tique digi­tal (DAK, en alle­mand). Pour finir, la VAP se féli­ci­te de l’ouverture pro­po­sée de la direc­ti­ve UE de pro­mo­ti­on du tra­fic com­bi­né aux trans­ports mul­ti­mo­daux avec un trans­bor­de­ment de mar­chan­di­ses à la place d’un trans­bor­de­ment de con­teneurs en cas de chan­ge­ment de moyen de transport.

Nouvel accord

Sous la devi­se «En visi­te chez des amis», les États con­trac­tants ont adop­té un nou­vel accord qui com­plè­te le Trai­té de Luga­no et éta­blit de nou­vel­les prio­ri­tés. Il pré­voit le ren­force­ment dura­ble du fret fer­ro­vi­ai­re, veut opti­mi­ser sa com­pé­ti­ti­vi­té inter­mo­da­le ainsi qu’intensifier la coopé­ra­ti­on au niveau de l’innovation – notam­ment l’attelage auto­ma­tique digi­tal (DAK) – et dans le cadre du pro­jet con­joint «Shift2Rail». Après les dis­cours des invi­tés, Win­fried Her­mann, minist­re des trans­ports du Land de Bade-Wurt­em­berg, et Adolf Ogi, anci­en con­seil­ler fédé­ral suis­se, Josef Ditt­li, con­seil­ler aux États et pré­si­dent de la VAP Asso­cia­ti­on des char­geurs, s’est expri­mé sur les thé­ma­ti­ques cen­tra­les de cet anniversaire.

Une garantie de la ligne d’accès est nécessaire

Josef Ditt­li a fait valoir la per­spec­ti­ve de la VAP. Celle-ci con­tri­bue côté suis­se à la pro­mo­ti­on d’un sys­tème de fret fer­ro­vi­ai­re per­for­mant grâce à diver­ses mesu­res. Ditt­li a souli­g­né la néces­si­té de pro­cé­der, en vue de garan­tir les lignes d’accès, à l’aménagement du tron­çon fer­ro­vi­ai­re éga­le­ment sur la rive gau­che du Rhin en France. Avec la moti­on «Accord inter­na­tio­nal au sujet de la ligne d’accès à la NLFA sur la rive gau­che du Rhin», la Com­mis­si­on des trans­ports et des télé­com­mu­ni­ca­ti­ons du Con­seil natio­nal a char­gé en jan­vier 2020 le Con­seil fédé­ral de s’efforcer d’obtenir un accord inter­na­tio­nal avec la France et la Bel­gi­que pour une ligne alter­na­ti­ve per­for­man­te sur la rive gau­che du Rhin (ligne de plai­ne) avec les paramè­tres d’infrastructure néces­saires pour le trans­port de mar­chan­di­ses. Par ail­leurs, l’aménagement de la ligne fer­ro­vi­ai­re de la val­lée du Rhin en Alle­ma­gne dev­rait être éner­gi­quement pour­suivi. À pro­pos du nou­vel accord de la Suis­se (DETEC) avec le minis­tère des trans­ports d’Allemagne, Josef Ditt­li a con­sta­té que cela part cer­tes de bon­nes inten­ti­ons, mais que cela équiv­aut plu­tôt à une décla­ra­ti­on d’intention non con­traignan­te, et a deman­dé: «Le nou­vel accord ne doit en aucun cas annu­ler le Trai­té de Luga­no, mais seu­le­ment le com­plé­ter.» Josef Ditt­li a jugé réjouis­sant le fait que la France fasse désor­mais avan­cer les plans desti­nés à l’agrandissement des gaba­rits dans les tun­nels sur le tron­çon Réding-Saver­ne entre Sarr­ebruck et Bâle via la France, comme l’a fait savoir SNCF Réseau, explo­itan­te d’infrastructures française.

La VAP encourage l’automatisation et la digitalisation

En ce qui con­cer­ne éga­le­ment les sujets de l’automatisation et de la digi­ta­li­sa­ti­on, la VAP s’engage en faveur d’une har­mo­ni­sa­ti­on à l’échelon euro­pé­en. Avec la moti­on «Ren­forcer l’efficacité du trans­port de mar­chan­di­ses sur le rail grâce à l’automatisation», elle a sol­li­ci­té les moy­ens finan­ciers néces­saires. Et avec la Com­mun­au­té d’intérêts Tra­fic par wagons com­plets (CI TWC), elle s’engage, aux côtés d’autres acteurs de l’économie, en faveur de la mise en œuvre de mesu­res correspondantes.

Le transport multimodal est porteur d’avenir

Pour la VAP, il s’agit de pro­mou­voir non seu­le­ment le tra­fic com­bi­né au sens strict, mais éga­le­ment le trans­port mul­ti­mo­dal avec trans­bor­de­ment de mar­chan­di­ses. Ce der­nier asso­cie éga­le­ment divers moy­ens de trans­port et répond pré­cis­é­ment aux exi­gen­ces du trans­port en colis, qui con­naît une forte crois­sance. Par con­sé­quent, la VAP se féli­ci­te des pro­po­si­ti­ons cor­re­spond­an­tes de la Com­mis­si­on de l’UE pour la révi­si­on de la direc­ti­ve sur le tra­fic com­bi­né. De tel­les inter­ven­ti­ons peu­vent aider de maniè­re déter­mi­nan­te à att­eind­re les objec­tifs du Pacte vert pour l’Europe. En Suis­se, on con­sta­te dans le fret fer­ro­vi­ai­re mul­ti­mo­dal un nombre cinq fois plus important que dans le tra­fic com­bi­né. Ce n’est pas un hasard si la mani­fes­ta­ti­on s’est déroulée à Bâle; en effet, le port de Bâle repré­sen­te une plaque tour­nan­te pro­s­pè­re pour les mar­chan­di­ses en vrac pour le tra­fic com­bi­né eau/rail.

Progrès de l’automatisation dans le transport ferroviaire de marchandises

Progrès de l’automatisation dans le transport ferroviaire de marchandises

Lors de la ses­si­on d’automne puis de la ses­si­on d’hiver, les Con­seils ont adop­té la moti­on «Ren­forcer l’efficacité du trans­port de mar­chan­di­ses sur le rail grâce à l’automatisation» de Josef Ditt­li, pré­si­dent de la VAP et con­seil­ler aux États. L’introduction à l’échelle de l’Europe du cou­pla­ge auto­ma­tique numé­ri­que, de la pré­pa­ra­ti­on auto­ma­tique des trains et d’autres pla­te­for­mes numé­ri­ques est une prio­ri­té majeu­re. Les pays mem­bres veu­lent se mett­re d’accord d’ici 2022 sur une stra­té­gie de mise en œuvre pour toute l’Europe.

L’automatisation du dernier kilomètre

Josef Ditt­li, pré­si­dent de la VAP et membre du Con­seil des États, avait dépo­sé le 4 mai 2025 la moti­on 20.3221 «Ren­forcer l’efficacité du trans­port de mar­chan­di­ses sur le rail grâce à l’automatisation». Cette moti­on exige un con­cept pour le finance­ment et la mise en œuvre coor­don­née des nou­veau­tés tech­ni­ques per­met­tant notam­ment une auto­ma­tis­a­ti­on (par­ti­el­le) du der­nier kilo­mèt­re dans le fret fer­ro­vi­ai­re et sim­pli­fi­ant l’interface route/rail dans les chaî­nes logis­ti­ques multimodales.

La Con­fé­dé­ra­ti­on peut encou­ra­ger les inves­tis­se­ments dans les inno­va­tions tech­ni­ques en s’appuyant sur l’art. 10 de la loi sur le trans­port de mar­chan­di­ses LTM. Pour garan­tir l’interopérabilité, il est indis­pensable d’avoir un finance­ment et une coor­di­na­ti­on d’un lance­ment de nou­vel­les tech­no­lo­gies à gran­de échel­le et con­cer­té avec l’Europe, tout par­ti­cu­liè­re­ment dans le tra­fic con­ven­ti­on­nel pour le regrou­pe­ment des grands volu­mes. Pour ce faire, il y a tou­te­fois beso­in d’un con­cept éla­bo­ré en con­cer­ta­ti­on avec toute la bran­che et à l’échelon international.

Couplage automatique numérique (DAK)

À l’échelle euro­pé­en­ne, une initia­ti­ve com­pa­ra­ble a été lan­cée: la «Char­te de mise en œuvre de l’attelage auto­ma­tique numé­ri­que». Le rap­port final pour la créa­ti­on d’un con­cept de migra­ti­on d’un sys­tème d’attelage auto­ma­tique numé­ri­que (DAK) pour le trans­port fer­ro­vi­ai­re de mar­chan­di­ses (TFM) a été pré­sen­té le 29 juin 2020. Le minis­tère fédé­ral alle­mand des trans­ports et de l’infrastructure numé­ri­que (BMVI) com­man­de et finan­ce l’élaboration d’un con­cept de migra­ti­on d’un DAK dans le trans­port fer­ro­vi­ai­re de marchandises.

Dans le domaine du trans­port fer­ro­vi­ai­re de mar­chan­di­ses, le DAK est con­sidé­ré comme un élé­ment cru­cial pour aug­men­ter la com­pé­ti­ti­vi­té du fret fer­ro­vi­ai­re par rap­port au fret rou­tier. Le défi majeur dans le lance­ment d’un DAK est l’élaboration et la mise en œuvre d’une stra­té­gie migra­toire sou­te­nue par tous. L’étude s’est appuyée sur les don­nées clés suivantes:

  • Sont con­cer­nés par la trans­for­ma­ti­on: 432 000 à 485 000 wagons de mar­chan­di­ses existants et 17 000 véhi­cu­les moteurs
  • Coût d’achat de 4000 à 5000 euros pour un DAK
  • Coût de réé­qui­pe­ment 2500 euros par wagon de mar­chan­di­ses et 5300 euros par véhi­cu­le moteur.
  • Achat et mon­ta­ge des com­po­sants d’automatisation par wagon de mar­chan­di­ses: 5000 euros
  • Coût total d’une migra­ti­on à l’échelle de l’UE, y com­pris com­po­sants d’automatisation: 6,4 à 8,6 mil­li­ards d’euros
  • Moné­ta­ri­sa­ti­on de l’utilisation pour l’UE des 27, y com­pris la Suis­se, la Gran­de-Bre­ta­gne et la Nor­vè­ge: potentiel annu­el d’utilisation d’env. 760 mil­li­ons d’euros.
  • Durée d’amortissement dans le scé­na­rio de base: 18 ans

 

Actu­el­le­ment, quat­re con­s­truc­teurs d’attelages (CAF, Wab­tec, Voith, Dell­ner) met­tent au point des pro­to­ty­pes de DAK. Ceux-ci seront mon­tés sur des wagons-tests de la DB et de GATX et tes­tés dans toute l’Europe d’ici le prin­temps 2021. Le but con­sis­te à se mett­re d’accord en 2021 sur le type d’attelage et de com­men­cer la migra­ti­on vers le DAK au plus tard en 2023/2024. On part du prin­ci­pe qu’une migra­ti­on dev­rait prend­re six à huit ans et être ache­vée d’ici 2030.

Un engagement pour l’innovation technique

La VAP a elle aussi signé la char­te DAK. Elle s’engage en faveur d’une auto­ma­tis­a­ti­on et d’une digi­ta­li­sa­ti­on rapi­des et géné­ra­li­sées du fret fer­ro­vi­ai­re dans le cadre de la «Décla­ra­ti­on d’intention sur la pro­mo­ti­on et la mise en œuvre d’innovations tech­ni­ques dans le fret fer­ro­vi­ai­re suis­se» (Absichts­er­klä­rung zur För­de­rung und Umset­zung tech­ni­scher Neue­run­gen im schwei­ze­ri­schen Schie­nen­gü­ter­ver­kehr, docu­ment dis­po­nible seu­le­ment en alle­mand») de 2017 signée par la Con­fé­dé­ra­ti­on, l’UTP et Cargo Forum Suis­se. Les pro­jets pilo­tes des CFF, ren­dus pos­si­bles et sou­te­nus dans le cadre de cet accord, doi­vent être bien­tôt prêts à être mis en œuvre. Dans ce con­tex­te, il s’agit d’éviter les solu­ti­ons indi­vi­du­el­les timo­rées et de lan­cer à la place une initia­ti­ve pour une auto­ma­tis­a­ti­on coor­don­née et couvrant autant que pos­si­ble l’ensemble du territoire.

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